Re: Catéchisme: La messe est un saint sacrifice expiatoire et propitiatoire
Publié : mer. 23 août 2023, 19:59
Merci pour ces précisions, Perlum Pimpum.
Bonne soirée !
Votre interprétation va à l'encontre du sens naturel qu'ont clairement voulu exprimer les auteurs du texte. Même en admettant qu'elle soit valable, elle ne peut donc prévaloir, et je vois mal comment vous pourriez convaincre beaucoup de gens d'abandonner l'herméneutique de rupture à son profit.Perlum Pimpum a écrit :Vous pouvez assurément trouver que cette interprétation joue sur les mots, mais c’est la seule qui permette de lire DH dans une herméneutique de stricte continuité. Nous sommes confrontés ici à ce que j’affirme depuis le début : la profonde ambiguïté de DH, dont certains passages, tel celui ici cité, facilitent l’herméneutique de rupture. Convenez au moins avec moi que le meilleur moyen de s’opposer à cette herméneutique de rupture est d’arracher DH des mains de ceux qui s’y livrent, pour leur opposer DH en une herméneutique de stricte continuité.
Ces formules laissent penser que ce pain et ce vin deviennent de simples aliments spirituels qui, au mieux, accueillent seulement la présence spirituelle du Seigneur. Pour les protestants, c'est no problemo.cmoi a écrit :« Nous te le présentons, il deviendra le pain de la vie »
« Nous te le présentons, il deviendra le vin du royaume éternel. »
C’est même bien plus clair que dans la messe tridentine !
Et comme je sais que les tradis critiquent cette expression "pain de vie", afin d 'éviter un autre A/R au ras des pâquerettes autant le défendre tout de suite : dans St jean (6: 35) Jésus dit : "Je suis le pain de vie". Qui dit mieux ?
Un prêtre devenu matériellement hérétique (qui a perdu la foi dans la présence réelle ou dans le saint sacrifice en général) peut faire une messe invalide en suivant le rite paulinien, car ce dernier ne manifeste pas l'intention objective. Donc si le prêtre a une intention subjective correcte, la messe est valide, mais s'il n'a pas la bonne intention, la messe peut être invalide.cmoi a écrit :Pourquoi un célébrant qui a été formé par plusieurs années d’études et de prières et appelé par une Eglise qui dit que la messe est un saint sacrifice et pour le célébrer (avec les sacrifices personnels que cela suppose, dont la chasteté, la vie pauvre, etc.),irait-il interpréter les paroles de cette messe autrement ?
La notion de sacrifice peut être vue dans la nouvelle messe comme un simple sacrifice de louange, sans victime. Et, étant donné la déficience des autres prières de la messe moderne, il est possible d'entendre le "corps" et le "sang" du Christ dans un sens symbolique. La consécration devient ainsi un simple récit, un simple mémorial de la Cène du jeudi saint, comme le font certains protestants.cmoi a écrit :La remise au goût du jour de la version/traduction littérale de la fin de l’offertoire parle bien de sacrifice. Par ailleurs, la séparation du corps et du sang évoque clairement la mort et donc un sacrifice.
Je cite encore : « qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ notre seigneur ».
Et sans parler des paroles de consécration ! (Notamment « qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés »)
Bonne soirée !