@ gentil athée
N'inversez pas les rôles, merci. Nous n'avons pas cherché à tout prix à nous justifier à tout bout de champ jusqu'à imaginer forcer votre assentiment, ou faire comme si nous l'avions obtenu pour nous imaginer quitte des explications.
Il n'est nulle part question que le but de la discussion soit de voir son interlocuteur se jeter à genou en se frappent la poitrine et en reconnaissant le génie de qui que ce soit (cela dit, si ça vous tente, surtout ne vous privez pas :-).
Il semblerait parfois, d'ailleurs (mais ça n'est qu'une impression), que vous vous imaginiez que tel soit notre but, et que votre but à vous ne deviennent plus, essentiellement, que de jouer à vous dérober à ce que, croyez vous, nous essayions de vous faire dire.
Mais pas du tout.
La preuve en est ce que j'ai écrit et comment vous l'avez, vous compris :
Si déjà vous ne comprenez pas les propos simples que nous vous avons écrit,
Il est question de
comprendre, vous noterez bien. Je n'ai pas parlé d'
accepter, de
croire, de se
convertir. Mais de comprendre.
De même que, lorsque je lis l'histoire de Uitzilopochtli ou de Tlahuizcalpantecuhtli, je comprends peu à peu, autant que faire se peut, les principes de la mythologie mayas ou aztèque ; ça ne signifie pas du tout que je m'y convertisse ; ou, lorsque je lis Richard Dawkins ou André Comte-Sponville, c'est pour comprendre leur pensée, la façon dont ils voient les choses, cela ne signifie pas que j'adhère à tout ce qu'ils racontent.
Or, pour le moment vous n'avez visiblement pas compris ce que nous disons.
Mais, soit, il semble qu'apparemment votre exemple soit finalement une possibilité de mieux nous expliquer, autant pour moi : comme le dit Jean-Baptiste, votre question est mal posée :
votre question était
"Aurait-elle alors la possibilité morale d'utiliser des moyens de contraception ?".
Ce qui est différent de "
peut-elle user de médicaments pour rétablir des cycles normaux".
Ce que vous semblez (apparemment, ou en tout cas c'est ce qu'il paraît, ce qu'il nous semble) ne pas comprendre, malgré que nous l'ayons déjà dit, c'est qu'
il ne s'agit pas avant tout d'une question technique : il n'y a pas, du point de vue de l'église, des techniques de contraception artificielles et naturelles, ces dernières seules étant acceptables pour une sorte de raison naturaliste.
Mais il y a la contraception (l'esprit, la mentalité, la façon d'envisager et de comprendre la réalité de l'homme, de la femme, et de leur union), et la paternité responsable (assumer sa nature, aimer son époux/épouse dans tout son être, espacer les naissances…).
Effectivement, un traitement visant à rétablir des cycles normaux, ne serait pas de la contraception.
Ceci étant, avant de réfléchir à un cas hypothétique, il faudrait déjà y réfléchir et le décrire sur le plan médical :
. un tel cas existe-t-il ?
. est-il alors médicalement indiqué de rétablir artificiellement des cycles normaux ?
. quid de la balance bénéfices/risques entre le rétablissement des cycles par un traitement chimique à long terme et la persistance de la fécondité perpétuelle ?
(Cela dit, en écrivant les questions je me rends compte qu'effectivement se pose la question : est-ce possible?
Biologiquement, cela signifierait des maturations de follicule en chaîne, permanentes, tout juste décalées de quelques jours, des ovulations à la suite... et l'endomètre, dans tout ça ?)
En tous les cas il me semble que l'on retombe sur la fameuse question du "but visé" (par exemple, l'opposition à l'avortement n'empêche pas qu'il soit acceptable moralement de mettre en œuvre, lors d'une grossesse à risque, des moyens médicaux visant à sauver la mère en préservant au maximum l'enfant, même si cela présente pour ce dernier un risque non négligeable).