Traductions 'maison' récentes sur la corrélation entre avortement et maltraitance enfantine que je souhaitais partager avec vous:
copié-collé de traductions sur le même sujets postées sur 2 forums pro-vie:
http://www.lifenews.com/nat1721.html.
Depuis des décennies, les faits ont démontré que l’avortement contribue à une augmentation de la maltraitance enfantine. Selon une nouvelle étude effectuée par un institut de recherche sur les effets de l’avortement conjointement avec Bowling Green State University, des professeurs ont trouvé que les femmes qui ont des avortements sont plus sujettes à maltraiter leurs enfants. L’étude publiée dans le journal médical Acta Paediatrica montre que des femmes qui ont eu des avortements sont 2.4 fois plus sujettes à maltraiter physiquement leurs enfants.
Les avocats pro-vie disent que cela démontre la nécessité d’accompagner les femmes après leur avortement pour les aider à faire face au traumatisme émotionnel de l’avortement. Sous la direction d’une professeure à Bowling Green, Priscilla Coleman, les chercheurs ont examiné les données d’une enquête concernant 518 femmes de Baltimore à revenu faible qui recevaient l’aide aux famille avec des enfants à charge et qui avaient au moins un enfant de 12 ans ou plus jeune. Ces données comparaient les taux de maltraitance enfantine et de négligence parmi les femmes qui avaient vécu soit une fausse couche ou la naissance d’un enfant mort né (involontaire) soit un avortement provoqué (volontaire).
Les femmes qui avaient eu une fausse couche ou un enfant mort né étaient également plus sujettes à maltraiter leur enfants physiquement mais nettement moins que les femmes qui ont eu des avortements. Les auteurs suggèrent que les « difficultés émotionnelles et les deuils non faits » de la perte de la grossesse, qu’elle soit volontaire ou involontaire, pourraient avoir un impact négatif sur la santé mentale des femmes et conduire à des réponses malsaines vis-à-vis de leurs enfants.
le sujet avait déjà été abordé par le docteur Ney et le père franck Pavone en avait fait une synthèse il y a quelques mois.
Réflexions de Fr.Frank Pavone, directeur de Priests for life.
(Traduction maison et résumé des 3 parties). :
1.- Un des arguments qui a fait légaliser et exploser ainsi les chiffres de l'avortement est que cette procédure ferait soi-disant diminuer le taux de maltraitance enfantine. Le raisonnement fut le suivant: Si les enfants non désirés sont avorté, alors ne naîtront que les enfants désirés et comme les enfants désirés seront les seuls à naîtres, alors la maltraitance enfantine va diminuer dans un pays à l'avortement sur demande....
C'est exactement le contraire qui s'est produit. Depuis la légalisation de l'avortement, la maltraitance enfantine a augmenté. cet argument était fallacieux en ce sens qu'il prétendait que les enfants non désirés étaient forcément destinés à être maltraités. Or, dès 1976, E.F.Lenoski démontrait le contraire: la maltraitance se produit plus sur les enfants 'désirés'. Ce que les études du psychiatre canadien Philip Ney confirment et il commente ainsi: " Quand j'ai commencé à investiguer la relation entre avortement et maltraitance enfantine et signalai une correlation directe, les gens ont été stupéfaits et furieux. Il apparait que non seulement la maltraitance enfantine n'a pas disparu avec les avortements librement à disposition mais que le contraire s'est produit. Dans les régions du Canada, où les taux d'avortement étaient bas, les taux de maltraitance enfantine étaient bas aussi. Quand les taux d'avortement augmentèrent, les taux de maltraitance enfantine augmentèrent aussi.... C'est réellement un cercle vicieux. Le fait est que les parents qui ont été impliqués dans l'avortement tendent plus à maltraiter et négliger leur enfants. Les mères et les pères qui ont été maltraités dans leur enfance tendent plus à avorter leurs enfants" (deeply damaged, p.91).
La première constatation quand on examine cette corrélation est que l'avortement est de la maltraitance. Démembrer un nouveau né serait certainement considéré comme la forme ultime de maltraitance enfantine. Les textes médicaux et légaux utilisent le même mot " démembrement" pour décrire ce que l'on fait à un enfant à naître en l'avortant. Alors ne s'agit-il pas de maltraitance? Le fait de permettre la maltraitance d'un enfant à naître, créé une atmosphère dans laquelle, sans faire de bruit et secrètement, nous justifions la maltraitance des enfants nés. L'enfant devient le bouc émissaire de nos conflits non résolus, nous faisons que l'enfant - surtout à naître - paie pour nous.
les 2 formes de maltraitance sur l'enfant à naître (l'avortement) et sur l'enfant né se renforcent mutuellement dans une même causalité. L'avortement provoque plus de dépression post-partum qui rend plus difficile la formation de liens avec les enfants suivants.De même les blessures de la maltraitance se répercutent dans l'acte auto-destructeur de l'avortement plus tard.
2.- Même si les statistiques sont significatives, chaque personne qui a eu un avortement maltraitera pas forcément ses enfants comme chaque personne qui a été maltraitée n'aura pas forcément un avortement. Maintenant, cela ayant été précisé cela, pourquoi le fait d'avoir eu un avortement (l'ultime forme de maltraitance) peut être suivi de plus de maltraitance enfantine?
a- Chaque grossesse est une 'crise' dans le meilleur sens du terme. La grossesse créée des demandes et des défis pour la mère qui la conduisent à murir. Le corps, l'esprit (psy et spi) doivent 'grandir' pour accueillir l'enfant. cet esprit 'd'incorporation' place la mère à un carrefour: soit elle accepte les changements que la grossesse exige d'elle, soit elle avorte l'enfant, choisissant par là de régresser plutôt que de 'murir'.
b- les pères n'ont aucun droit légal de sauver leur enfant d'un avortement. Ne pas savoir si l'enfant va vivre ou mourir créée une ambivalence chez le père et une difficulté d'attachement à l'enfant. Sans attachement à leur enfant, ils montrent moins de soutien à leur partenaire. Après l'avortement, cette aliénation/ce rejet empirent. Les études montrent des taux aussi élevés que 80% dans les ruptures de couple après avortement. La colère de la mère devant le manque de support du père de l'enfant peut se reporter sur un enfant né.
c- la 3ème raison est la difficulté de s'attacher à l'enfant suivant un avortement et les bébés qui n'ont pas bénéficié d'attachement sont plus à risque de maltraitance et de négligence. Une grossesse qui suit un avortement engendre plus d'anxiété, due en partie par un raisonnement fataliste que l'enfant sera anormal (comme une punition pour avoir avorté l'aîné). Et cette anxiété peut interférer avec la procédure d'attachement.
De plus si le deuil de l'avortement ne s'est pas fait adéquatement, il peut se produire une dépression post partum qui interfère avec la procédure d'attachement. Quand une personne pleure toujours un bébé perdu, cette personne ne peut pas s'attacher à un nouveau bébé parce que l'attachement demeure sur celui qui est mort. L'échec de la procédure d'attachement sur celui qui vit peut conduire à de la maltraitance et de la négligence.
Il peut y avoir aussi un sentiment de déception vis à vis de l'enfant suivant, qui est mis en compétition avec le bébé avorté souvent idéalisé dans l'imaginaire de la mère. Les attentes reportées sur le nouvel enfant, parfois perçu comme un enfant de 'remplacement' ne sont pas remplies, résultant en une colère qui peut conduire à de la maltraitance et de la négligence.
3.-Dans cette 3ème partie, après avoir souligné la causalité mutuelle entre avortement et maltraitance et examiné des raisons, F.Pavone explique pourquoi le fait d'avoir été soi-même maltraité ou négligé dans son enfance augmente la probabilité que l'on avorte son propre enfant.
la personne qui a été maltraité ou négligée dans son enfance est profondément abimée et cela se répercute dans l'âge adulte. Parce que les dégats se sont produits dans des domaines clés de la perception de soi-même, comment on fait confiance aux autres, comment on perçoit la relation parent-enfant et les attentes que l'on peut avoir du monde et du future, ces dégats peuvent nuire autant à l'envie qu'à la capacité de donner naissance et d'élever un enfant. La vie et l'espérance sont inextricablement liées. D'avoir le courage de dire oui à la nouvelle vie exige de l'espérance et l'espoir est une des choses précieuses que la maltraitance et la négligence peut détruire dans leurs victimes. Si les espoirs et les rêves des personnes maltraitées sont bafoués, ils voient peu d'espoir pour le futur de leur enfant et avortent cet enfnant.
De plus, la maltraitance et la négligence affaiblit une personne dans son corps et son esprit. la victime de maltraitance trouve plus difficile de croire son corps capable de supporter du stress ou de la douleurs et trouve plus difficile de s'engager dans une réflexion mure et flexible. Pour ces raisons, elle dira souvent qu'une grossesse est 'trop' à supporter et l'avortement semble être une option plus facile.
la peur de l'abandon est un autre facteur. Les enfants qui ont été négligés ou abandonnés sont terrifiés à l'idée que cela puisse se reproduire et une victime enceinte est particulièrement vulnérable aux menaces d'abandon de ceux qui exigent qu'elle avorte. Elle peut aussi craindre que l'enfant l'abandonne plus tard et préfère avorter plutôt que de faire face à cette forme d'abandon.
un problème est aussi la relation parentale. une femme maltraitée ou négligée par ses parents dans son enfance ne pense pas qu'il vont la soutenir et être présents dans sa grossesse. Alors qu'elle avait désespérement besoin d'eux dans son enfance, ses parents n'ont pas aidé, donc elle est persuadée qu'ils ne l'aideront pas cette fois aussi. ce qui augmente la tentation d'avorter.
La grossesse et la naissance, de plus, propulse une personne dans les exigences de la vie adulte. Une personne qui a été maltraitée ou négligée a essentiellement perdu de son enfance et cherche à s'y accrocher ou à la retrouver. Ceci augmente la réticence de perdre cette enfance d'une autre manière qui est l'acceptation de la maturité par la maternité/paternité. C'est souvent vu comme perdre sa dernière chance de recevoir de l'attention d'un parent.
pour plus d'info: Dr.P.Ney:
http://www.messengers2.com