spk a écrit :J'ignore qui défend la conception de la démocratie dont vous parlez. Quelle est votre référence? A quelle pensée politique attribuez-vous une telle idée, dont je pense que vous reconnaîtrez avec moi qu'elle ne supporte pas l'examen critique?
Quant à l'ineptie que j'ai écrite, permettez-moi de la maintenir. Il y a plusieurs nuances au sein du libéralisme, c'est entendu. Mais toutes ces nuances sont libérales. A moins que vous n'ayez une définition restrictive du libéralisme et de bonnes raisons d'en exclure certaines de ces nuances, ce qu'il faudrait expliquer.
Si vous voulez dire, ce qui serait une interprétation possible, que le socialisme ne saurait être libéral puisqu'il s'intitule socialiste, c'est accorder une bien trop grande confiance aux étiquettes.
J'ai pour ma part donné ma définition du libéralisme. Que lui reprochez-vous? Où voyez-vous que les socialistes français ne s'y rallient pas? Sans parler, bien entendu, de leur notoire conversion à l'économie de marché. Mais je ne parlais pas d'économie.
Ce que vous appelez "accorder une bien trop grande confiance aux étiquettes", j'appelle cela "accepter le fait que les mots ont un sens que je n'ai pas le droit de manipuler à des fins rhétoriques". C'est toute une éthique voyez-vous. Je n'ai pas le droit de dissoudre le sens des mots, de le redéfinir à ma convenance car c'est malhonnête et conduit à la confusion.
Le libéralisme, sous ses multiples avatars (classique avec Locke ou Smith, minarchiste avec Nozick voire Hayek, anarcho-capitaliste avec D. Friedman ou Rothbard...), vise toujours, au fond, à maximiser la liberté individuelle et à limiter autant que possible la contrainte étatique (quand elle l'admet). Sur le plan économique, cela se traduit, entre autres, par la promotion de l'économie de marché, le rejet du protectionnisme et des monopoles légaux, la stricte limitation des dépenses de l'Etat...
De plus, de façon générale, le libéralisme privilégie la règle à la mesure discrétionnaire et il cherche à restreindre la production de normes légales au strict minimum.
J'insiste sur le fait que distinguer le libéralisme politique et le libéralisme économique est une démarche typiquement sociale-démocrate, systématiquement rejetée par les auteurs libéraux car, selon eux, la liberté économique n'est qu'une facette de la liberté politique (droit à disposer de ses biens librement, de contracter librement, etc.)
Avec Sarkozy nous avons affaire à quelqu'un qui légifère à chaque fait divers, qui se lance dans des guerres électorales et qui a creusé le déficit public comme nul autre.
Il n'y a qu'en France que l'on peut qualifier un tel homme politique de libéral.
Les socialistes français sont acquis à une économie de marché où un Etat surendetté dépense plus de la moitié de la production nationale et où le code du travail pèse plus de 3000 pages chez Dalloz.
Quand on est intelligent et que l'on fait des distinctions, on appelle cela une politique sociale-démocrate, certainement pas une politique libérale et encore moins "ultra-libérale".
La vérité de l'UMPS, c'est le consensus socio-démocrate en France.
Ce qui entretient la confusion chez les gens de bonne foi, c'est que notre pays socio-démocrate évolue dans un environnement mondialisé où règne une grande liberté des échanges.
Vous remarquerez que je me garde bien de défendre les doctrines libérales. Je dis simplement que les mots ont un sens.
Maintenant on peut préférer la bouillie, dire que le libéralisme et le socialisme c'est du libéralisme et qu'un catholique peut être catholique et nier la double nature humaine et divine du Christ, dire que "la guerre, c'est la paix", dire que tout est dans tout et vice versa.