Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus renouvelle toute la création
Lundi de la 5e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 1,1-19.
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.
Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.
Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.
Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi.
Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi.
La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour.
Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.
En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Textes de l’Évangile au quotidien
Pourquoi placer ici le récit de la création du monde, extrait de la Genèse ? Sans doute pour bien signifier qu'avec la venue du Christ parmi nous, tout est en voie de renouvellement complet, ainsi qu'il est dit dans l'Apocalypse : "Voici que j fait-il partie de Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21,5) - ce sera manifesté dès la résurrection du Messie, à laquelle auront part toutes celles et tous ceux qui auront adhéré "corps et âme" en son enseignement.
Et dans l’Évangile, ce renouvellement de la création, son épanouissement, sont déjà manifestés par les guérisons multiples , ainsi que par les très nombreux exorcismes auxquels procèderont, non seulement le Christ, mais ses disciples après lui, jusqu'à nos jours. De la sorte, la malédiction qui pèse sur toute l'humanité, depuis la faute originelle, sera anéantie dans le triomphe final du Messie.
Voici la raison pour laquelle, dans l’Évangile, de multiples guérisons ont lieu pratiquement sans que Jésus prenne la peine de prononcer une parole. Il a suffi que leurs proches les aient déposés sur sa route. Et nous aussi, nous avons part à ces guérisons, chaque fois que l'amour du Christ nous pousse à des actes de miséricorde. C'est bien à à notre foi également que s'adresse cette lecture de l’Évangile d'aujourd'hui, a ajouté le prêtre. Notre foi, elle aussi, a besoin d'être débarrassée, soulagée et guérie de toutes les séductions de ce temps, de ses violences morales et physiques, et des pernicieuses promesses du démon. Les plus malades parmi nous ne seraient-ils pas celles et ceux qui prétendent pouvoir se passer de la miséricorde divine ?
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Livre de la Genèse 1,1-19.
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour.
Et Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu’il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.
Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir, il y eut un matin : deuxième jour.
Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu’elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi.
Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe, la plante qui porte sa semence, et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi.
La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : troisième jour.
Et Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
et qu’ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour commander au jour, le plus petit pour commander à la nuit ; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : quatrième jour.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,53-56.
En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent.
Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Textes de l’Évangile au quotidien
Pourquoi placer ici le récit de la création du monde, extrait de la Genèse ? Sans doute pour bien signifier qu'avec la venue du Christ parmi nous, tout est en voie de renouvellement complet, ainsi qu'il est dit dans l'Apocalypse : "Voici que j fait-il partie de Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21,5) - ce sera manifesté dès la résurrection du Messie, à laquelle auront part toutes celles et tous ceux qui auront adhéré "corps et âme" en son enseignement.
Et dans l’Évangile, ce renouvellement de la création, son épanouissement, sont déjà manifestés par les guérisons multiples , ainsi que par les très nombreux exorcismes auxquels procèderont, non seulement le Christ, mais ses disciples après lui, jusqu'à nos jours. De la sorte, la malédiction qui pèse sur toute l'humanité, depuis la faute originelle, sera anéantie dans le triomphe final du Messie.
Voici la raison pour laquelle, dans l’Évangile, de multiples guérisons ont lieu pratiquement sans que Jésus prenne la peine de prononcer une parole. Il a suffi que leurs proches les aient déposés sur sa route. Et nous aussi, nous avons part à ces guérisons, chaque fois que l'amour du Christ nous pousse à des actes de miséricorde. C'est bien à à notre foi également que s'adresse cette lecture de l’Évangile d'aujourd'hui, a ajouté le prêtre. Notre foi, elle aussi, a besoin d'être débarrassée, soulagée et guérie de toutes les séductions de ce temps, de ses violences morales et physiques, et des pernicieuses promesses du démon. Les plus malades parmi nous ne seraient-ils pas celles et ceux qui prétendent pouvoir se passer de la miséricorde divine ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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L'homélie du Pape François
Les chrétiens sont appelés à prendre soin de la Création. Le Pape l’a rappelé une nouvelle fois lundi 9 février au cours de la messe matinale célébrée en la chapelle de la maison Sainte Marthe, au Vatican. Le Saint-Père s’est attardé sur la signification de la « deuxième Création », celle réalisée par Jésus qui a « recréé » ce qui avait été détruit par le péché. Dieu crée l'univers, mais la Création ne finit pas. « Il soutient continuellement ce qu’il a créé ». Dans son homélie, le Pape François évoque le passage de la Genèse, qui relate la création de l'univers. Dans l'Évangile du jour, a-t-il ensuite relevé, nous voyons « l'autre Création de Dieu », « celle de Jésus, qui vient recréer ce qui a été détruit par le péché ».
« Nous voyons Jésus parmi le peuple », qui déclare « ceux qui le touchaient étaient sauvés ». C’est la « seconde création » relève le Saint-Père, « encore plus merveilleuse que la première ». Et il y a une autre dimension, note-t-il, celle de la « persévérance dans la foi », action de l’Esprit Saint : « Dieu œuvre, continue à œuvrer, et nous pouvons nous demander comment répondre à cette Création de Dieu, qui est né de l'amour, parce que Lui œuvre par amour ». « A la “première Création” nous devons répondre avec la responsabilité que le Seigneur nous donne : la terre est vôtre, faites qu’elle porte des fruits, soumettez-la, et faites-la croître ». « Nous aussi avons la responsabilité de faire croître la terre, indique le Pape, de faire croître la Création, d’en prendre soin, de tenir compte de ses lois. Nous sommes au service de la Création, nous n’en sommes pas les maîtres », insiste le Saint-Père.
Et le Pape met en garde contre la tentation de vouloir s’emparer de la Création. Nous devons, précise-t-il « la faire croître en étant fidèles à ses lois. C’est donc la première réponse à l’œuvre de Dieu : faire en sorte de prendre soin de la Création ». « Lorsque nous entendons parler de réunions pour réfléchir à la façon de préserver la création, nous pouvons penser qu’il s’agit d’une réunion “des verts”, déclare le Pape, « mais non il ne s’agit pas des verts, mais des “chrétiens”. C’est une attitude chrétienne que de protéger la Création, c’est notre réponse à la première création de Dieu, c’est notre responsabilité. Un chrétien qui ne prend pas soin de la Création, qui ne la fait pas croître, est un chrétien qui n’attache pas d’importance au travail de Dieu ».
Le Saint-Père se demande alors comment répondre à la “seconde Création”. « Saint Paul, a-t-il rappelé, nous dit : “Laissez-vous réconcilier avec Dieu”. Il nous invite à parcourir un chemin de réconciliation intérieure. Et le Pape ajoute : « nous croyons en un Dieu personnel : en la personne du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». « Et tous les trois sont impliqués dans cette Création, dans cette re-Création, dans cette persévérance dans la re-Création ». Et à tous les trois nous répondons : prendre soin et faire croître la Création, se laisser réconcilier avec Jésus, avec Dieu en Jésus-Christ, chaque jour, et ne pas affliger l’Esprit Saint, ne pas le chasser : il est l'hôte de nos cœurs, celui qui nous accompagne et nous fait croître ».
Que le Seigneur, a conclu le Pape François, « nous donner la grâce de comprendre qu’Il est à l’œuvre "et qu’il nous donne la grâce de répondre de manière appropriée à cette œuvre d'amour ».
http://fr.radiovaticana.va/news/2015/02 ... BB/1122316
« Nous voyons Jésus parmi le peuple », qui déclare « ceux qui le touchaient étaient sauvés ». C’est la « seconde création » relève le Saint-Père, « encore plus merveilleuse que la première ». Et il y a une autre dimension, note-t-il, celle de la « persévérance dans la foi », action de l’Esprit Saint : « Dieu œuvre, continue à œuvrer, et nous pouvons nous demander comment répondre à cette Création de Dieu, qui est né de l'amour, parce que Lui œuvre par amour ». « A la “première Création” nous devons répondre avec la responsabilité que le Seigneur nous donne : la terre est vôtre, faites qu’elle porte des fruits, soumettez-la, et faites-la croître ». « Nous aussi avons la responsabilité de faire croître la terre, indique le Pape, de faire croître la Création, d’en prendre soin, de tenir compte de ses lois. Nous sommes au service de la Création, nous n’en sommes pas les maîtres », insiste le Saint-Père.
Et le Pape met en garde contre la tentation de vouloir s’emparer de la Création. Nous devons, précise-t-il « la faire croître en étant fidèles à ses lois. C’est donc la première réponse à l’œuvre de Dieu : faire en sorte de prendre soin de la Création ». « Lorsque nous entendons parler de réunions pour réfléchir à la façon de préserver la création, nous pouvons penser qu’il s’agit d’une réunion “des verts”, déclare le Pape, « mais non il ne s’agit pas des verts, mais des “chrétiens”. C’est une attitude chrétienne que de protéger la Création, c’est notre réponse à la première création de Dieu, c’est notre responsabilité. Un chrétien qui ne prend pas soin de la Création, qui ne la fait pas croître, est un chrétien qui n’attache pas d’importance au travail de Dieu ».
Le Saint-Père se demande alors comment répondre à la “seconde Création”. « Saint Paul, a-t-il rappelé, nous dit : “Laissez-vous réconcilier avec Dieu”. Il nous invite à parcourir un chemin de réconciliation intérieure. Et le Pape ajoute : « nous croyons en un Dieu personnel : en la personne du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». « Et tous les trois sont impliqués dans cette Création, dans cette re-Création, dans cette persévérance dans la re-Création ». Et à tous les trois nous répondons : prendre soin et faire croître la Création, se laisser réconcilier avec Jésus, avec Dieu en Jésus-Christ, chaque jour, et ne pas affliger l’Esprit Saint, ne pas le chasser : il est l'hôte de nos cœurs, celui qui nous accompagne et nous fait croître ».
Que le Seigneur, a conclu le Pape François, « nous donner la grâce de comprendre qu’Il est à l’œuvre "et qu’il nous donne la grâce de répondre de manière appropriée à cette œuvre d'amour ».
http://fr.radiovaticana.va/news/2015/02 ... BB/1122316
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Mammon et le détournement des dons de Dieu
Mardi de la 5e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 1,20-31.2,1-4a.
Quand il créa le ciel et la terre, Dieu dit encore : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »
Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour.
Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement.
Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.
Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite.
Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.
En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Dans le récit de la Genèse, après avoir tout créé, Dieu confie à l'homme toute l’œuvre qu'il a faite : les insectes, les plantes, les poissons de mer ou d'eau douce, l'eau elle-même, les richesses enfouies dans la terre - et jusqu'aux planètes que l'homme peut maintenant observer, analyser et commencer de les explorer: Dieu a tout remis dans les mains des hommes.
Comment se fait-il donc, alors qu'il y a tant de richesses sur la terre, qu'un homme puisse dire à son père ou sa mère, comme le Christ le dénonce dans l’Évangile de ce jour : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu” ? Dire cela, c'est détourner la parole de Dieu tout simplement pour son profit personnel. Toute la création est donnée à l'homme - mais l'homme continue à se réserver des biens qu'il a reçu gratuitement afin d'en faire un commerce, quitte à soumettre des peuples entiers qui en ont besoin.
On rejoint directement l'actualité, nous a dit notre prêtre. Pourquoi y a-t-il du pétrole dans les lieux désertiques, mais au milieu des déserts ? Simplement afin que ceux qui ont des ressources énergétiques puissent les échanger contre tous les autres biens dont ils manquent - et d'abord de l'eau, tout simplement. Mais le partage et la mise en commun des biens sont très tôt devenus des utopies dès l'invention de la monnaie, qui a très tôt été suivie par la bourse des valeurs, etc. Mais au commencement des temps, il n'en était pas ainsi, et il subsiste encore des organismes qui appellent au partage pur et simple: notre prêtre a cité les "Iles de Paix", parmi d'autres. Mais pour le reste, notre bien le plus immédiat, le plus essentiel : l'eau est en train de devenir payante partout - et Mammon, le démon des richesses entrave directement le dessein de Dieu en parvenant à susciter l'inquiétude non seulement chez les plus pauvres, mais aussi chez les riches.
Ce fut une homélie forte, en prise directe avec notre actualité, comme j'en ai rarement entendue une. Mais sa qualité première, c'est qu'elle a pointé d'emblée le refus d'assistance aux parents en s'appuyant sur un précepte fallacieux : "Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”
.
Livre de la Genèse 1,20-31.2,1-4a.
Quand il créa le ciel et la terre, Dieu dit encore : « Que les eaux foisonnent d’une profusion d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »
Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour.
Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici : cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement.
Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite.
Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite.
Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,1-13.
En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus,
et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Dans le récit de la Genèse, après avoir tout créé, Dieu confie à l'homme toute l’œuvre qu'il a faite : les insectes, les plantes, les poissons de mer ou d'eau douce, l'eau elle-même, les richesses enfouies dans la terre - et jusqu'aux planètes que l'homme peut maintenant observer, analyser et commencer de les explorer: Dieu a tout remis dans les mains des hommes.
Comment se fait-il donc, alors qu'il y a tant de richesses sur la terre, qu'un homme puisse dire à son père ou sa mère, comme le Christ le dénonce dans l’Évangile de ce jour : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu” ? Dire cela, c'est détourner la parole de Dieu tout simplement pour son profit personnel. Toute la création est donnée à l'homme - mais l'homme continue à se réserver des biens qu'il a reçu gratuitement afin d'en faire un commerce, quitte à soumettre des peuples entiers qui en ont besoin.
On rejoint directement l'actualité, nous a dit notre prêtre. Pourquoi y a-t-il du pétrole dans les lieux désertiques, mais au milieu des déserts ? Simplement afin que ceux qui ont des ressources énergétiques puissent les échanger contre tous les autres biens dont ils manquent - et d'abord de l'eau, tout simplement. Mais le partage et la mise en commun des biens sont très tôt devenus des utopies dès l'invention de la monnaie, qui a très tôt été suivie par la bourse des valeurs, etc. Mais au commencement des temps, il n'en était pas ainsi, et il subsiste encore des organismes qui appellent au partage pur et simple: notre prêtre a cité les "Iles de Paix", parmi d'autres. Mais pour le reste, notre bien le plus immédiat, le plus essentiel : l'eau est en train de devenir payante partout - et Mammon, le démon des richesses entrave directement le dessein de Dieu en parvenant à susciter l'inquiétude non seulement chez les plus pauvres, mais aussi chez les riches.
Ce fut une homélie forte, en prise directe avec notre actualité, comme j'en ai rarement entendue une. Mais sa qualité première, c'est qu'elle a pointé d'emblée le refus d'assistance aux parents en s'appuyant sur un précepte fallacieux : "Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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L'homélie du Pape François
(RV) Pour rencontrer le Christ, il faut risquer de se mettre en chemin, parce qu’un chrétien tranquille ne pourra jamais connaitre le visage du Père. C’est la réflexion que le Pape François a développée ce matin au cours de son homélie, lors de sa messe quotidienne, célébrée dans la chapelle de la maison Ste Marthe.
Si un chrétien veut connaitre son identité, il ne peut rester confortablement installé dans son fauteuil à feuilleter un livre, parce qu’il n’existe «aucun catalogue au monde avec des images de Dieu», et on ne peut pas non plus se figurer un Dieu commode, qui obéirait à des règles, qui n'ont en réalité rien à voir avec Dieu.
Les « inquiets » verront Dieu
La première lecture de ce jour, tirée du Livre de la Genèse, et qui parle de la création de l’homme « à l’image de Dieu » suggère au Pape une méditation sur le juste chemin, et les voies trompeuses qui s’ouvrent devant un chrétien qui veut connaitre ses origines. L’image de Dieu, affirme François, « je ne la trouve certainement pas sur mon ordinateur, ni dans les encyclopédies ». Pour la trouver, et ainsi comprendre « mon identité », il n’y a qu’un seul moyen, « se mettre simplement en chemin ». Autrement, ajoute-t-il « nous ne pourrons jamais connaitre le visage de Dieu ».
“Qui ne se met pas en chemin, ne connaitra jamais le visage de Dieu, ne trouvera jamais son visage. Les chrétiens assis, les chrétiens tranquilles ne connaitront jamais le visage de Dieu, ils ne le connaissent pas. Ils disent ‘Dieu est comme ça, ou comme ça…’, mais ils ne le connaissent pas. Les tranquilles. Pour marcher, il est nécessaire d’avoir cette inquiétude que Dieu même a mis dans notre cœur, et qui nous pousse à le chercher ».
La caricature de Dieu
Certes, observe François, « se mettre en chemin, c’est laisser que Dieu, ou la vie nous mettent à l’épreuve, se mettre en chemin c’est courir un risque ». Et c’est ce que beaucoup ont fait, défiant les dangers, et se sentant abattus par la fatigue, même les grands comme le prophète Elie, ou Jérémie, ou Job ». Mais il est également une autre façon de rester immobile, et du coup, de fausser la recherche de Dieu, que François relève dans l’épisode de l’Evangile où les scribes et les pharisiens réprimandent Jésus à cause de ses disciples, qui mangent sans s’être au préalable acquittés des ablutions rituelles :
« Dans l’Evangile, Jésus rencontre des gens qui ont peur de se mettre en chemin, et qui se satisfont d’une caricature de Dieu. C’est une fausse carte d’identité : Ces ‘non inquiets’ ont fait taire l’inquiétude de leur cœur, décrivent Dieu avec des commandements, et en fait, oublient Dieu : ‘Vous, négligeant le commandement de Dieu, observez la tradition des hommes’, et ils s’éloignent ainsi de Dieu, ne marchent pas vers lui, et quand ils se sentent en insécurité, ils inventent un autre commandement ».
La grâce de se mettre en chemin
Celui qui se comporte de cette façon, conclut le Pape François, accomplit « un chemin entre guillemets, un « chemin qui ne marche pas, un chemin tranquille » : « Aujourd’hui, la liturgie nous fait réfléchir sur ces deux textes : deux cartes d’identité. Celle que nous avons tous, parce que le Seigneur nous a faits ainsi, celle qui nous dit :’mets-toi en route, et tu prendras conscience de ton identité, parce que tu es l’image de Dieu, tu es fait à sa ressemblance. Mets-toi en route et cherche Dieu’. Et l’autre : ‘Non, reste tranquille. Respecte tous ces commandements, et ça, c’est Dieu, c’est là son visage’. Que le Seigneur nous donne à tous le courage de se mettre toujours en route, pour chercher son visage, ce visage qu’un jour nous verrons, mais qu’ici sur la terre, nous devons chercher ».
http://www.news.va/fr/news/les-chretien ... pas-le-vis
Si un chrétien veut connaitre son identité, il ne peut rester confortablement installé dans son fauteuil à feuilleter un livre, parce qu’il n’existe «aucun catalogue au monde avec des images de Dieu», et on ne peut pas non plus se figurer un Dieu commode, qui obéirait à des règles, qui n'ont en réalité rien à voir avec Dieu.
Les « inquiets » verront Dieu
La première lecture de ce jour, tirée du Livre de la Genèse, et qui parle de la création de l’homme « à l’image de Dieu » suggère au Pape une méditation sur le juste chemin, et les voies trompeuses qui s’ouvrent devant un chrétien qui veut connaitre ses origines. L’image de Dieu, affirme François, « je ne la trouve certainement pas sur mon ordinateur, ni dans les encyclopédies ». Pour la trouver, et ainsi comprendre « mon identité », il n’y a qu’un seul moyen, « se mettre simplement en chemin ». Autrement, ajoute-t-il « nous ne pourrons jamais connaitre le visage de Dieu ».
“Qui ne se met pas en chemin, ne connaitra jamais le visage de Dieu, ne trouvera jamais son visage. Les chrétiens assis, les chrétiens tranquilles ne connaitront jamais le visage de Dieu, ils ne le connaissent pas. Ils disent ‘Dieu est comme ça, ou comme ça…’, mais ils ne le connaissent pas. Les tranquilles. Pour marcher, il est nécessaire d’avoir cette inquiétude que Dieu même a mis dans notre cœur, et qui nous pousse à le chercher ».
La caricature de Dieu
Certes, observe François, « se mettre en chemin, c’est laisser que Dieu, ou la vie nous mettent à l’épreuve, se mettre en chemin c’est courir un risque ». Et c’est ce que beaucoup ont fait, défiant les dangers, et se sentant abattus par la fatigue, même les grands comme le prophète Elie, ou Jérémie, ou Job ». Mais il est également une autre façon de rester immobile, et du coup, de fausser la recherche de Dieu, que François relève dans l’épisode de l’Evangile où les scribes et les pharisiens réprimandent Jésus à cause de ses disciples, qui mangent sans s’être au préalable acquittés des ablutions rituelles :
« Dans l’Evangile, Jésus rencontre des gens qui ont peur de se mettre en chemin, et qui se satisfont d’une caricature de Dieu. C’est une fausse carte d’identité : Ces ‘non inquiets’ ont fait taire l’inquiétude de leur cœur, décrivent Dieu avec des commandements, et en fait, oublient Dieu : ‘Vous, négligeant le commandement de Dieu, observez la tradition des hommes’, et ils s’éloignent ainsi de Dieu, ne marchent pas vers lui, et quand ils se sentent en insécurité, ils inventent un autre commandement ».
La grâce de se mettre en chemin
Celui qui se comporte de cette façon, conclut le Pape François, accomplit « un chemin entre guillemets, un « chemin qui ne marche pas, un chemin tranquille » : « Aujourd’hui, la liturgie nous fait réfléchir sur ces deux textes : deux cartes d’identité. Celle que nous avons tous, parce que le Seigneur nous a faits ainsi, celle qui nous dit :’mets-toi en route, et tu prendras conscience de ton identité, parce que tu es l’image de Dieu, tu es fait à sa ressemblance. Mets-toi en route et cherche Dieu’. Et l’autre : ‘Non, reste tranquille. Respecte tous ces commandements, et ça, c’est Dieu, c’est là son visage’. Que le Seigneur nous donne à tous le courage de se mettre toujours en route, pour chercher son visage, ce visage qu’un jour nous verrons, mais qu’ici sur la terre, nous devons chercher ».
http://www.news.va/fr/news/les-chretien ... pas-le-vis
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,14-23.
En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez- moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
[…]
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Le récit de la création proposé aujourd'hui par la liturgie est probablement antérieur à celui lu hier, nous a précisé le prêtre. C'est ainsi que la Bible peut parler à deux voix, et même à quatre voix (puisqu'il y eut quatre récits de la vie de Jésus), sans qu'il y ait là des contradictions pour les "cœurs qui écoutent". Et l'homme a été créé, avec la liberté, pour son bonheur, car Dieu est amour et l'amour ne s'impose pas, car l'amour présuppose la liberté.
L'arbre de vie a été planté tout proche de l'arbre de la connaissance du bien et du mal selon le même principe de liberté, car Dieu ne veut pas d'un amour dominé par la crainte.
Mais l'homme, après avoir goûté de la connaissance du bien et du mal, s'est découvert mortel. Et à partir de ce moment, il s'est posé la question de savoir comment vivre et comment résoudre le problème de sa propre existence.
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus désigne le cœur de l'homme comme le lieu du salut. Pour être sauvé, il suffit d'aimer comme Dieu aime. Ainsi, la véritable religion ne repose pas sur des règles extérieures (comme, pour les juifs du temps de Jésus, de s'abstenir de viande de porc - parmi d'autres restriction), mais de veiller en tout temps à l'état de notre cœur. Ce qui chagrine notre cœur, il faut l'éviter, le repousser et le rejeter. Si malgré cet effort -de rejeter ce qui est contraire à l'amour et à la joie dans le cœur, nous retombons... c'est encore par un cœur repentant que nous retrouverons la Joie. C'est Jésus lui-même qui le garantit dans les béatitudes, puisqu'il dit : "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde". Ainsi, si nous pardonnons à qui nous a fait du mal, alors notre cœur abattu sera relevé.
La vie des saints et des saintes est remplie de cette lutte. Nous n'y échappons pas, nous non plus. Avons-nous des raisons de nous en plaindre ? Mais non, nous devrions au contraire nous réjouir de ces pénibles efforts - car la miséricorde est pour nous la lumière sur le chemin. Le carême va bientôt commencer: une bonne occasion pour évacuer tout ce qui inquiète notre conscience et repartir d'un bon pas !
.
______________________________________________________________________________________________________________________________________
L'homélie du Pape François :
Le pape a commenté la première lecture (Gn 1, 20 – 2, 4a) où Dieu dit « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. ». Pour trouver « son identité », l'homme doit donc chercher « l'image de Dieu ».
L’image de Dieu ne se trouve « certainement pas sur son ordinateur, ni dans les encyclopédies ». Elle se cherche « en se mettant en chemin » avec « cette inquiétude que Dieu Lui-même a mise dans le cœur [de l'homme] et qui le pousse à avancer pour Le chercher ».
« Celui qui ne se met pas en chemin ne connaîtra jamais l’image de Dieu, il ne trouvera jamais le visage de Dieu. Les chrétiens assis, les chrétiens tranquilles ne connaîtront pas le visage de Dieu. Ils disent : "Dieu est comme ceci, comme cela…", mais ils ne Le connaissent pas. »
« Se mettre en chemin, c’est laisser Dieu ou la vie nous mettre à l’épreuve, se mettre en chemin, c’est prendre un risque ». Mais cet appel est inscrit dans le cœur de l'homme depuis sa création : « Mets-toi en chemin et tu auras connaissance de ton identité, parce que tu es l’image de Dieu, tu es fait à la ressemblance de Dieu. Mets-toi en chemin et cherche Dieu. »
Le pape a démasqué aussi « une fausse carte d’identité » : « Dans l’Évangile (Mc 7, 1-13), Jésus rencontre des gens qui ont peur de se mettre en chemin et qui s’adaptent à une caricature de Dieu. Ces personnes "non-inquiètes" ont fait taire l’inquiétude de leur cœur, elles peignent Dieu avec des commandements et elles oublient Dieu... elles s’éloignent de Dieu, elles ne marchent pas vers Dieu et quand elles ont une insécurité, elles inventent un autre commandement. »
Celui qui se comporte de cette façon accomplit un « chemin entre parenthèses », un « chemin qui n’avance pas, un chemin tranquille », avec cette injonction mensongère : « Non, sois tranquille : accomplis tous ces commandements et c’est cela, Dieu. C’est cela le visage de Dieu. »
Pour conclure, le pape a souhaité à tous les croyants « le courage de se mettre toujours en chemin, pour chercher le visage du Seigneur, ce visage qu'[ils] verront un jour, mais que, sur la terre, [ils] doivent chercher ».
NB. (Résumé un peu "court" à mon goût !)
http://www.zenit.org/fr/articles/a-la-r ... ge-de-dieu
En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez- moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »
[…]
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Le récit de la création proposé aujourd'hui par la liturgie est probablement antérieur à celui lu hier, nous a précisé le prêtre. C'est ainsi que la Bible peut parler à deux voix, et même à quatre voix (puisqu'il y eut quatre récits de la vie de Jésus), sans qu'il y ait là des contradictions pour les "cœurs qui écoutent". Et l'homme a été créé, avec la liberté, pour son bonheur, car Dieu est amour et l'amour ne s'impose pas, car l'amour présuppose la liberté.
L'arbre de vie a été planté tout proche de l'arbre de la connaissance du bien et du mal selon le même principe de liberté, car Dieu ne veut pas d'un amour dominé par la crainte.
Mais l'homme, après avoir goûté de la connaissance du bien et du mal, s'est découvert mortel. Et à partir de ce moment, il s'est posé la question de savoir comment vivre et comment résoudre le problème de sa propre existence.
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus désigne le cœur de l'homme comme le lieu du salut. Pour être sauvé, il suffit d'aimer comme Dieu aime. Ainsi, la véritable religion ne repose pas sur des règles extérieures (comme, pour les juifs du temps de Jésus, de s'abstenir de viande de porc - parmi d'autres restriction), mais de veiller en tout temps à l'état de notre cœur. Ce qui chagrine notre cœur, il faut l'éviter, le repousser et le rejeter. Si malgré cet effort -de rejeter ce qui est contraire à l'amour et à la joie dans le cœur, nous retombons... c'est encore par un cœur repentant que nous retrouverons la Joie. C'est Jésus lui-même qui le garantit dans les béatitudes, puisqu'il dit : "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde". Ainsi, si nous pardonnons à qui nous a fait du mal, alors notre cœur abattu sera relevé.
La vie des saints et des saintes est remplie de cette lutte. Nous n'y échappons pas, nous non plus. Avons-nous des raisons de nous en plaindre ? Mais non, nous devrions au contraire nous réjouir de ces pénibles efforts - car la miséricorde est pour nous la lumière sur le chemin. Le carême va bientôt commencer: une bonne occasion pour évacuer tout ce qui inquiète notre conscience et repartir d'un bon pas !
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L'homélie du Pape François :
Le pape a commenté la première lecture (Gn 1, 20 – 2, 4a) où Dieu dit « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. ». Pour trouver « son identité », l'homme doit donc chercher « l'image de Dieu ».
L’image de Dieu ne se trouve « certainement pas sur son ordinateur, ni dans les encyclopédies ». Elle se cherche « en se mettant en chemin » avec « cette inquiétude que Dieu Lui-même a mise dans le cœur [de l'homme] et qui le pousse à avancer pour Le chercher ».
« Celui qui ne se met pas en chemin ne connaîtra jamais l’image de Dieu, il ne trouvera jamais le visage de Dieu. Les chrétiens assis, les chrétiens tranquilles ne connaîtront pas le visage de Dieu. Ils disent : "Dieu est comme ceci, comme cela…", mais ils ne Le connaissent pas. »
« Se mettre en chemin, c’est laisser Dieu ou la vie nous mettre à l’épreuve, se mettre en chemin, c’est prendre un risque ». Mais cet appel est inscrit dans le cœur de l'homme depuis sa création : « Mets-toi en chemin et tu auras connaissance de ton identité, parce que tu es l’image de Dieu, tu es fait à la ressemblance de Dieu. Mets-toi en chemin et cherche Dieu. »
Le pape a démasqué aussi « une fausse carte d’identité » : « Dans l’Évangile (Mc 7, 1-13), Jésus rencontre des gens qui ont peur de se mettre en chemin et qui s’adaptent à une caricature de Dieu. Ces personnes "non-inquiètes" ont fait taire l’inquiétude de leur cœur, elles peignent Dieu avec des commandements et elles oublient Dieu... elles s’éloignent de Dieu, elles ne marchent pas vers Dieu et quand elles ont une insécurité, elles inventent un autre commandement. »
Celui qui se comporte de cette façon accomplit un « chemin entre parenthèses », un « chemin qui n’avance pas, un chemin tranquille », avec cette injonction mensongère : « Non, sois tranquille : accomplis tous ces commandements et c’est cela, Dieu. C’est cela le visage de Dieu. »
Pour conclure, le pape a souhaité à tous les croyants « le courage de se mettre toujours en chemin, pour chercher le visage du Seigneur, ce visage qu'[ils] verront un jour, mais que, sur la terre, [ils] doivent chercher ».
NB. (Résumé un peu "court" à mon goût !)
http://www.zenit.org/fr/articles/a-la-r ... ge-de-dieu
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Une foi exemplaire
Le jeudi de la 5e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 2,18-25.
Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun.
L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place.
Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme.
L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.
Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,24-30.
En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.
Textes de l’Évangile au quotidien
Dans le jardin d’Éden, point de vêtement, car la chair était elle-même le vêtement. Et ce vêtement suffisait , car on ignorait le froid. Si l'on me dit que cette idée est trop simple, je réponds avez-vous des chats et des chiens s'habiller d'eux-mêmes lorsque la température baisse ? Ils cherchent un abri, rien de plus. Mais le péché originel a poussé l'être humain à établir toutes sortes de comparaisons, d’échafauder toutes sortes de catégories de choses dont il dira qu'elles sont bonnes ou mauvaises et cela de manière tout à fait égoïste. "Ceci est à moi !" La première définition de la propriété, c'est une l'injuste appropriation d'un bien que Dieu a donné gratuitement, etc.
Dans son livre, Le diable dans le jeu", Lanza del Vasto, fondateur de la communauté de l'Arche, procède à une"déconstruction" de la pensée occidentale.
Par exemple, on définit le plaisir comme étant "la satisfaction d'un besoin". Lanza del Vasto raconte à partir de là, comment l'être humain, au départ, ayant besoin de dormir, éprouvait du plaisir à s'étendre à même le sol sur une simple natte. S'il avait soif, une source d'eau pure suffisait largement à le rendre heureux. Mais , à partir de la faute originelle, l'homme a détourné le plaisir lié ai départ à la satisfaction du besoin. Mais il a multiplié les satisfactions des besoins. Un des meilleurs exemples, c'est l'alcool, que les Indiens appelaient, très justement: "L'eau-qui-donne-soif"! Autre exemple : les chambres à coucher sont devenues de plus en plus luxueuses, mais pour le sommeil il a fallu des pilules ! Évidemment, les relations amoureuses supposant la saticsfaction d'un besoin inné, on a multiplié toutes les satisfactions possibles - non du besoin de se sentir aimé, mais de la pure satisfaction charnelle de ce besoin. On pourrait encore parler des drogues, évidemment ! Le jeu du diable, après la faute originelle, a envahi rapidement toute la terre, y semant la convoitise et tous les méfaits qui l'accompagnent...
Dans l’Évangile d'aujourd'hui, la syro-phénicienne, qui est une païenne au regard des juifs, ne demande rien pour elle-même. Si elle demande à Jésus la guérison de sa fille possédée. Elle ne demande rien pour elle-même et elle prouve elle-même l'humilité de sa demande lorsque Jésus, reprenant un langage digne des pharisiens : "il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » En entendant cela, qui d'entre nous n'eût pas manifesté un sursaut d'orgueil ? Eh bien, pas elle, qui fait cette réponse extraordinaire: "Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants !. Cette réponse a dû réjouir Jésus, car il vient de trouver une païenne qui a bien plus la foi que les juifs - et certainement aussi : plus de foi que parmi ses propres disciples. Dans l’Évangile, le mot de cette païenne n'a d'équivalent que la foi du centurion romain qui dit, tout simplement, comme si c'était évident : "Seigneur, il te suffit de dire un mot, et mon serviteur se remettra".
"Si vous aviez la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne "Jette-toi dans la mer", et elle vous obéirait."
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Livre de la Genèse 2,18-25.
Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun.
L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place.
Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme.
L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »
À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.
Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,24-30.
En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.
Textes de l’Évangile au quotidien
Dans le jardin d’Éden, point de vêtement, car la chair était elle-même le vêtement. Et ce vêtement suffisait , car on ignorait le froid. Si l'on me dit que cette idée est trop simple, je réponds avez-vous des chats et des chiens s'habiller d'eux-mêmes lorsque la température baisse ? Ils cherchent un abri, rien de plus. Mais le péché originel a poussé l'être humain à établir toutes sortes de comparaisons, d’échafauder toutes sortes de catégories de choses dont il dira qu'elles sont bonnes ou mauvaises et cela de manière tout à fait égoïste. "Ceci est à moi !" La première définition de la propriété, c'est une l'injuste appropriation d'un bien que Dieu a donné gratuitement, etc.
Dans son livre, Le diable dans le jeu", Lanza del Vasto, fondateur de la communauté de l'Arche, procède à une"déconstruction" de la pensée occidentale.
Par exemple, on définit le plaisir comme étant "la satisfaction d'un besoin". Lanza del Vasto raconte à partir de là, comment l'être humain, au départ, ayant besoin de dormir, éprouvait du plaisir à s'étendre à même le sol sur une simple natte. S'il avait soif, une source d'eau pure suffisait largement à le rendre heureux. Mais , à partir de la faute originelle, l'homme a détourné le plaisir lié ai départ à la satisfaction du besoin. Mais il a multiplié les satisfactions des besoins. Un des meilleurs exemples, c'est l'alcool, que les Indiens appelaient, très justement: "L'eau-qui-donne-soif"! Autre exemple : les chambres à coucher sont devenues de plus en plus luxueuses, mais pour le sommeil il a fallu des pilules ! Évidemment, les relations amoureuses supposant la saticsfaction d'un besoin inné, on a multiplié toutes les satisfactions possibles - non du besoin de se sentir aimé, mais de la pure satisfaction charnelle de ce besoin. On pourrait encore parler des drogues, évidemment ! Le jeu du diable, après la faute originelle, a envahi rapidement toute la terre, y semant la convoitise et tous les méfaits qui l'accompagnent...
Dans l’Évangile d'aujourd'hui, la syro-phénicienne, qui est une païenne au regard des juifs, ne demande rien pour elle-même. Si elle demande à Jésus la guérison de sa fille possédée. Elle ne demande rien pour elle-même et elle prouve elle-même l'humilité de sa demande lorsque Jésus, reprenant un langage digne des pharisiens : "il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » En entendant cela, qui d'entre nous n'eût pas manifesté un sursaut d'orgueil ? Eh bien, pas elle, qui fait cette réponse extraordinaire: "Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants !. Cette réponse a dû réjouir Jésus, car il vient de trouver une païenne qui a bien plus la foi que les juifs - et certainement aussi : plus de foi que parmi ses propres disciples. Dans l’Évangile, le mot de cette païenne n'a d'équivalent que la foi du centurion romain qui dit, tout simplement, comme si c'était évident : "Seigneur, il te suffit de dire un mot, et mon serviteur se remettra".
"Si vous aviez la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne "Jette-toi dans la mer", et elle vous obéirait."
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le diable dans le jeu
Vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 3,1-8.
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »
Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes.
Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. L’homme et sa femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,31-37.
En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Textes de l’Évangile au quotidien
J'ai entendu la première lecture avec une certaine émotion, puisque - je m'en souviendrai toujours -, la veille de ma conversion j'avais lu et bien compris, "intégré" pour ainsi dire, la question posée de façon naïve par le serpent :
- « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
Et Eve de corriger "l'erreur" :
- « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.”
Ensuite seulement vient le mensonge du diable, brutal autant que séduisant, comme émanent d'un homme omniscient :
- « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.»
Évidemment, devant une telle démonstration, Eve se sent un peu stupide et se dit que posséder l'intelligence serait d'un grand avantage.
Quel que soit le démon à expulser, les exorcistes expérimentés recommandent aux jeunes prêtres de ne jamais entrer en conversation avec la personne possédée. Tout ce qu'il convient de faire, c'est d'obliger le démon a dire son nom, et de le chasser. Car le démon est capable de percevoir les fautes et les faiblesses des prêtres venus les chasser. Et d'ailleurs, dans l’Évangile, c'est ce qui se passe : lorsque Jésus chasse un démon, souvent il le désigne par son nom et le chasse aussitôt.
Pour en revenir à mon cas personnel, c'est en découvrant ces choses que j'ai réalisé combien de fois, pour mon malheur, j'avais écouté les "vérités" du monde telles qu'elles s'étaient présentées à moi à l'adolescence. J'avais été littéralement obsédé, non par la recherche du bonheur, mais par la nécessité de réussir, et de "me réussir". De la sorte, je m'étais véritablement écarté de la pensée d'un bonheur humain véritable.
Dès le lendemain matin, je fus converti, retourné "comme une crêpe" par la vision du Seigneur me soufflant dans le cœur de faire comme Lui et de dire : "Père, entre tes mains, je remets mon esprit". En effet, jusque-là, mon esprit avait été entièrement "pollué" par cette obsession de la réussite sociale et financière.
Et je me reconnais aussi dans la guérison du sourd-muet : si j'étais été un homme taciturne, enfermé sur lui-même, c'est bien du fait que je ne croyais plus vraiment au bonheur. Mais si j'écris aujourd'hui (et si j'écris depuis longtemps), c'est parce que j'ai vraiment été guéri !) Mas pour mieux me préserver, le Seigneur m'a donné le désir - un très grand désir - de rejoindre un ordre religieux. Ce désir m'a poursuivi très longtemps, il n'a jamais été satisfait, mais il m'a gardé en marche tout du long..
Je me rends compte que j'aurais pu écrire d'autres mots aujourd'hui, mais ceux-ci me sont venus avec beaucoup de Joie - et donc, c'était bien le commentaire que je devais donner.
.
Livre de la Genèse 3,1-8.
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »
Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes.
Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. L’homme et sa femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,31-37.
En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Textes de l’Évangile au quotidien
J'ai entendu la première lecture avec une certaine émotion, puisque - je m'en souviendrai toujours -, la veille de ma conversion j'avais lu et bien compris, "intégré" pour ainsi dire, la question posée de façon naïve par le serpent :
- « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
Et Eve de corriger "l'erreur" :
- « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.”
Ensuite seulement vient le mensonge du diable, brutal autant que séduisant, comme émanent d'un homme omniscient :
- « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.»
Évidemment, devant une telle démonstration, Eve se sent un peu stupide et se dit que posséder l'intelligence serait d'un grand avantage.
Quel que soit le démon à expulser, les exorcistes expérimentés recommandent aux jeunes prêtres de ne jamais entrer en conversation avec la personne possédée. Tout ce qu'il convient de faire, c'est d'obliger le démon a dire son nom, et de le chasser. Car le démon est capable de percevoir les fautes et les faiblesses des prêtres venus les chasser. Et d'ailleurs, dans l’Évangile, c'est ce qui se passe : lorsque Jésus chasse un démon, souvent il le désigne par son nom et le chasse aussitôt.
Pour en revenir à mon cas personnel, c'est en découvrant ces choses que j'ai réalisé combien de fois, pour mon malheur, j'avais écouté les "vérités" du monde telles qu'elles s'étaient présentées à moi à l'adolescence. J'avais été littéralement obsédé, non par la recherche du bonheur, mais par la nécessité de réussir, et de "me réussir". De la sorte, je m'étais véritablement écarté de la pensée d'un bonheur humain véritable.
Dès le lendemain matin, je fus converti, retourné "comme une crêpe" par la vision du Seigneur me soufflant dans le cœur de faire comme Lui et de dire : "Père, entre tes mains, je remets mon esprit". En effet, jusque-là, mon esprit avait été entièrement "pollué" par cette obsession de la réussite sociale et financière.
Et je me reconnais aussi dans la guérison du sourd-muet : si j'étais été un homme taciturne, enfermé sur lui-même, c'est bien du fait que je ne croyais plus vraiment au bonheur. Mais si j'écris aujourd'hui (et si j'écris depuis longtemps), c'est parce que j'ai vraiment été guéri !) Mas pour mieux me préserver, le Seigneur m'a donné le désir - un très grand désir - de rejoindre un ordre religieux. Ce désir m'a poursuivi très longtemps, il n'a jamais été satisfait, mais il m'a gardé en marche tout du long..
Je me rends compte que j'aurais pu écrire d'autres mots aujourd'hui, mais ceux-ci me sont venus avec beaucoup de Joie - et donc, c'était bien le commentaire que je devais donner.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Anne
- Prætor

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- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
- Conviction : Catholique romaine
- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant
Et c'est un commentaire très touchant : merci de le partager, celui-ci comme tous les autres ! 
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le témoignage d'une simple sacristine
Fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l'Europe
Livre des Actes des Apôtres 13,46-49.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Psaume 117(116),1.2.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.”
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
Textes de l’Évangile au quotidien
Les recommandations données par Jésus nous concernent nous aussi, les fidèles, qui n'ont pas reçu de "charge officielle" pour parler de la venue du Christ et de son royaume et pour manifester autour de nous l'amour dont nous avons été aimés. Je dirais même plus : à cause même des petits ou plus grands scandales (qu'ils soient avérés ou non) et qui touchent certains prêtres et religieux, c'est de notre devoir, non pas forcément de prendre leur défense, mais de rappeler que tous les êtres humains sont doués d'une conscience qui les rend capables de discerner le bien du mal.
Nous sommes véritablement des agneaux au milieu des loups et c'est la raison pour laquelle notre première défense est la modestie. Si nous ne portons ni bourse, ni sac, ni sandale (on dirait aujourd'hui: ni belle voiture, ni bagues, ni vêtements de marque); si nous ne nous répandons pas en bavardages à la sortie des messes - ah, combien de fois j'ai fui ces commérages, si nous sommes capables de demeurer une heure, une seule heure, après l'Eucharistie en puisant dans la Joie reçue, nous serons et demeurerons dans cette Päix dont Jésus parle.
Pour le reste, le témoignage des fidèles est du mode de l'exemple. Il existe en ville quelques personnes que je n'ai jamais entendu se plaindre de quoi que ce soit, ni se vanter de leur chance, ni évoquer les meilleurs moments de leurs vacances, ni se plaindre de leurs difficultés personnelles. On les aime d'autant plus qu'ils semblent ne jamais avoir de problèmes - tandis que nous avons tendance à nous décharger sur eux de nos propres difficultés.
Le fidèle à la foi - c'est simple : s'il a la foi, il peut supporter quelques malheurs pour l'amour de Dieu et l'imitation de Jésus; par cette attitude, modeste et fidèle dans la modestie, il peut certainement devenir l'image "réactualisée" de Jésus. En disant cela, j'ai l'image devant moi de cette paysanne devenue sacristine, qui a gardé son langage simple et fleuri, et qui est sacristine en ville.
Elle va, elle vient, elle parcourt des kilomètres en mini-vélo entre la ville et les faubourgs, je me doute que c'est elle qui dépose de temps à autre un pain ou un colis alimentaire dans une chapelle du quartier - car je l'y ai vue souvent. Eh bien, cette modestie, même les athées et les agnostiques que je rencontre en magasin, me l'ont vantée. Et s'ils l'on fait, c'est que son silence, son sourire et ses petites œuvres portent du fruit.
Par avance, bon dimanche à toutes et tous !
.
Livre des Actes des Apôtres 13,46-49.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Psaume 117(116),1.2.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.”
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
Textes de l’Évangile au quotidien
Les recommandations données par Jésus nous concernent nous aussi, les fidèles, qui n'ont pas reçu de "charge officielle" pour parler de la venue du Christ et de son royaume et pour manifester autour de nous l'amour dont nous avons été aimés. Je dirais même plus : à cause même des petits ou plus grands scandales (qu'ils soient avérés ou non) et qui touchent certains prêtres et religieux, c'est de notre devoir, non pas forcément de prendre leur défense, mais de rappeler que tous les êtres humains sont doués d'une conscience qui les rend capables de discerner le bien du mal.
Nous sommes véritablement des agneaux au milieu des loups et c'est la raison pour laquelle notre première défense est la modestie. Si nous ne portons ni bourse, ni sac, ni sandale (on dirait aujourd'hui: ni belle voiture, ni bagues, ni vêtements de marque); si nous ne nous répandons pas en bavardages à la sortie des messes - ah, combien de fois j'ai fui ces commérages, si nous sommes capables de demeurer une heure, une seule heure, après l'Eucharistie en puisant dans la Joie reçue, nous serons et demeurerons dans cette Päix dont Jésus parle.
Pour le reste, le témoignage des fidèles est du mode de l'exemple. Il existe en ville quelques personnes que je n'ai jamais entendu se plaindre de quoi que ce soit, ni se vanter de leur chance, ni évoquer les meilleurs moments de leurs vacances, ni se plaindre de leurs difficultés personnelles. On les aime d'autant plus qu'ils semblent ne jamais avoir de problèmes - tandis que nous avons tendance à nous décharger sur eux de nos propres difficultés.
Le fidèle à la foi - c'est simple : s'il a la foi, il peut supporter quelques malheurs pour l'amour de Dieu et l'imitation de Jésus; par cette attitude, modeste et fidèle dans la modestie, il peut certainement devenir l'image "réactualisée" de Jésus. En disant cela, j'ai l'image devant moi de cette paysanne devenue sacristine, qui a gardé son langage simple et fleuri, et qui est sacristine en ville.
Elle va, elle vient, elle parcourt des kilomètres en mini-vélo entre la ville et les faubourgs, je me doute que c'est elle qui dépose de temps à autre un pain ou un colis alimentaire dans une chapelle du quartier - car je l'y ai vue souvent. Eh bien, cette modestie, même les athées et les agnostiques que je rencontre en magasin, me l'ont vantée. Et s'ils l'on fait, c'est que son silence, son sourire et ses petites œuvres portent du fruit.
Par avance, bon dimanche à toutes et tous !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le sacrifice d'Abel
Lundi de la 6e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 4,1-15.25.
L’homme s’unit à Ève, sa femme : elle devint enceinte et elle mit au monde Caïn. Elle dit alors : « J’ai acquis un homme avec l’aide du Seigneur ! »
Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn. Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre en offrande au Seigneur.
De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau, en offrant les morceaux les meilleurs. Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande, mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas. Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu.
Le Seigneur dit à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ?
Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ? Mais si tu n’agis pas bien, le péché est accroupi à ta porte. Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. »
Caïn dit à son frère Abel : « Sortons dans les champs. » Et, quand ils furent dans la campagne, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi !
Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main.
Tu auras beau cultiver la terre, elle ne produira plus rien pour toi. Tu seras un errant, un vagabond sur la terre. »
Alors Caïn dit au Seigneur : « Mon châtiment est trop lourd à porter ! Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre. Je dois me cacher loin de toi, je serai un errant, un vagabond sur la terre, et le premier venu qui me trouvera me tuera. »
Le Seigneur lui répondit : « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et le Seigneur mit un signe sur Caïn pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.
Adam s’unit encore à sa femme, et elle mit au monde un fils. Elle lui donna le nom de Seth (ce qui veut dire : accordé), car elle dit : « Dieu m’a accordé une nouvelle descendance à la place d’Abel, tué par Caïn. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,11-13.
En ce temps- là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ainsi sont les hommes. Par jalousie, Caïn va jusqu'à tuer son frère Abel, mais il se plaint aussitôt que son châtiment est trop lourd à porter ! Et que fait Dieu ? Après l'avoir chassé, il met un signe sur lui afin qu'il soit épargné et qu'on ne lui fasse pas subir, à son tour, le meurtre dont Abel a été victime. Dès ce moment, le dessein de la rédemption est lancé. C'est ainsi qu' Abel est déjà une préfiguration de Jésus.
Dans l’Évangile, les pharisiens demandent un signe venant du ciel et Jésus le leur refuse, car il est lui-même le signe donné à toutes celles et tous ceux qui le reconnaîtront par son enseignement et, bien sûr, par le don de lui-même sur la Croix.
Ce matin, pour la première fois dans ma vie de fidèle, j'ai assisté à cette scène : un homme s'est présenté à la communion, mais notre prêtre lui a fait un signe de tête négatif, puis a dit "Non" tout haut; l'homme a quitté aussitôt la chapelle. Je me suis dit que cet homme aura sans doute confessé une faute, mais sans intention réelle d'y renoncer. Si je rapporte cet incident, c'est qu'il m'a paru, sur le moment, comme faisant partie intégrante de l'enseignement reçu aujourd'hui.
.
Livre de la Genèse 4,1-15.25.
L’homme s’unit à Ève, sa femme : elle devint enceinte et elle mit au monde Caïn. Elle dit alors : « J’ai acquis un homme avec l’aide du Seigneur ! »
Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn. Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre en offrande au Seigneur.
De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau, en offrant les morceaux les meilleurs. Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande, mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas. Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu.
Le Seigneur dit à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ?
Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ? Mais si tu n’agis pas bien, le péché est accroupi à ta porte. Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. »
Caïn dit à son frère Abel : « Sortons dans les champs. » Et, quand ils furent dans la campagne, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi !
Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main.
Tu auras beau cultiver la terre, elle ne produira plus rien pour toi. Tu seras un errant, un vagabond sur la terre. »
Alors Caïn dit au Seigneur : « Mon châtiment est trop lourd à porter ! Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre. Je dois me cacher loin de toi, je serai un errant, un vagabond sur la terre, et le premier venu qui me trouvera me tuera. »
Le Seigneur lui répondit : « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et le Seigneur mit un signe sur Caïn pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.
Adam s’unit encore à sa femme, et elle mit au monde un fils. Elle lui donna le nom de Seth (ce qui veut dire : accordé), car elle dit : « Dieu m’a accordé une nouvelle descendance à la place d’Abel, tué par Caïn. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,11-13.
En ce temps- là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ainsi sont les hommes. Par jalousie, Caïn va jusqu'à tuer son frère Abel, mais il se plaint aussitôt que son châtiment est trop lourd à porter ! Et que fait Dieu ? Après l'avoir chassé, il met un signe sur lui afin qu'il soit épargné et qu'on ne lui fasse pas subir, à son tour, le meurtre dont Abel a été victime. Dès ce moment, le dessein de la rédemption est lancé. C'est ainsi qu' Abel est déjà une préfiguration de Jésus.
Dans l’Évangile, les pharisiens demandent un signe venant du ciel et Jésus le leur refuse, car il est lui-même le signe donné à toutes celles et tous ceux qui le reconnaîtront par son enseignement et, bien sûr, par le don de lui-même sur la Croix.
Ce matin, pour la première fois dans ma vie de fidèle, j'ai assisté à cette scène : un homme s'est présenté à la communion, mais notre prêtre lui a fait un signe de tête négatif, puis a dit "Non" tout haut; l'homme a quitté aussitôt la chapelle. Je me suis dit que cet homme aura sans doute confessé une faute, mais sans intention réelle d'y renoncer. Si je rapporte cet incident, c'est qu'il m'a paru, sur le moment, comme faisant partie intégrante de l'enseignement reçu aujourd'hui.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le déluge : une des préfigurations du baptême
Mardi de la 6e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 6,5-8.7,1-5.10.
Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.
Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit :
« Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés - et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel - car je me repens de les avoir faits. »
Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.
Le Seigneur dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste.
De tous les animaux purs, tu prendras sept mâles et sept femelles ; des animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;
et de même des oiseaux du ciel, sept mâles et sept femelles, pour que leur race continue à vivre à la surface de la terre.
Encore sept jours, en effet, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits ; j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. »
Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,14-21.
En ce temps- là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Textes de l'Evangile au quotidien
Dans la première lecture comme dans l’Évangile, ce qui est reproché à l'homme, c'est de raisonner et de discuter selon leurs propres intérêts et de tenir Dieu à l'écart - lui qui, pourtant, est à la source de tous les biens. Ce que Jésus appelle le levain des pharisiens, c'est le fait de remettre Dieu en question à tout moment, en utilisant le raisonnement, le jugement, la logique. Fondamentalement, c'est de cela que surgit le mal : l'homme s'éloigne de Dieu en cherchant à "se réussir" par lui-même.
Quand les disciples, oubliant la multiplication des pains, commencent à s'inquiéter de savoir comment se nourrir durant la traversée de la mer de Tibériade, c'est comme s'ils annulaient complètement les deux multiplications des pains auxquelles ils ont assisté. C'est presque une insulte à Jésus - mais de ce manque de confiance, d'un jour à l'autre, nous nous en rendons très souvent coupables.
Dans le catéchisme catholique (253, 1217-1222), l'arche de Noé est une des préfigurations de notre baptême :
voir sur sous le lien : les sept sacrements de l'Egliqe :
http://www.vatican.va/archive/compendiu ... 3%89TIENNE
Je prie que ce baptême, dont j'ai bénéficié moi aussi, grandisse en moi en confiance absolue dans la miséricorde divine.
.
Livre de la Genèse 6,5-8.7,1-5.10.
Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.
Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit :
« Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés - et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel - car je me repens de les avoir faits. »
Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.
Le Seigneur dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste.
De tous les animaux purs, tu prendras sept mâles et sept femelles ; des animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;
et de même des oiseaux du ciel, sept mâles et sept femelles, pour que leur race continue à vivre à la surface de la terre.
Encore sept jours, en effet, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits ; j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. »
Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,14-21.
En ce temps- là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
Textes de l'Evangile au quotidien
Dans la première lecture comme dans l’Évangile, ce qui est reproché à l'homme, c'est de raisonner et de discuter selon leurs propres intérêts et de tenir Dieu à l'écart - lui qui, pourtant, est à la source de tous les biens. Ce que Jésus appelle le levain des pharisiens, c'est le fait de remettre Dieu en question à tout moment, en utilisant le raisonnement, le jugement, la logique. Fondamentalement, c'est de cela que surgit le mal : l'homme s'éloigne de Dieu en cherchant à "se réussir" par lui-même.
Quand les disciples, oubliant la multiplication des pains, commencent à s'inquiéter de savoir comment se nourrir durant la traversée de la mer de Tibériade, c'est comme s'ils annulaient complètement les deux multiplications des pains auxquelles ils ont assisté. C'est presque une insulte à Jésus - mais de ce manque de confiance, d'un jour à l'autre, nous nous en rendons très souvent coupables.
Dans le catéchisme catholique (253, 1217-1222), l'arche de Noé est une des préfigurations de notre baptême :
voir sur sous le lien : les sept sacrements de l'Egliqe :
http://www.vatican.va/archive/compendiu ... 3%89TIENNE
Je prie que ce baptême, dont j'ai bénéficié moi aussi, grandisse en moi en confiance absolue dans la miséricorde divine.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'homélie du Pape François
(RV)
http://www.news.va/fr/news/lhomme-capab ... estruction« Tous sommes capables de faire le bien, mais aussi de détruire ce que Dieu a créé ». Ce sont les parole du Pape lors de la messe matinale mardi dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, au Vatican. François, s’arrêtant sur la première lecture du jour qui raconte le déluge universel, observe que l’Homme est même capable de détruire la fraternité, de faire naître guerres et divisions. Il condamne donc fermement les « entrepreneurs de morts » qui vendent des armes aux pays en conflit pour que la guerre puisse continuer.
« L’Homme semble être plus puissant que Dieu, regrette le Souverain Pontife, et capable de détruire les bonnes choses qu’Il a faites ». Et de se référer alors aux « nombreux exemples dans les premiers chapitres de la Bible, de Sodome et Gomorrhe à la Tour de Babel, dans lesquels l’Homme démontre toute sa méchanceté ».
Un point de vue certes négatif, mais « réaliste », répond François, causé par les jalousies, les envies, beaucoup de cupidité, la volonté d’avoir plus de pouvoir. « Mais que se passe-t-il dans le cœur de l’Homme ? », questionne le Pape, et répond : « notre cœur faible est blessé ». Et de condamner cette « envie d’autonomie : “je fais ce que je veux. Si je veux faire une guerre, je la fais” ».
De la guerre aux commérages
Les jalousies et les envies mènent aussi aux commérages, jusque dans les paroisses. Cela aussi « est de la méchanceté, cette capacité de détruire que nous avons tous », condamne le Saint-Père, qui se tourne alors vers l’Evangile d’aujourd’hui, lorsque Jésus réprimande les disciples qui se disputent car ils ont oublié de prendre le pain. Le Seigneur leur demande de faire « attention », de prendre « garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ».
« Mais ils ne comprenaient, poursuit François, car leur cœur était endurcit par cette passion, par cette méchanceté de discuter entre eux et de chercher le coupable, celui qui avait oublié le pain ». Nous devons prendre « au sérieux » le message du Seigneur, explique le Pape, « ce n’est pas une chose étrangère, ce n’est pas le discours d’un Martien, l’Homme est capable de faire de bonnes choses », en citant l’exemple de mère Teresa, « une femme de notre temps ».
« Nous tous sommes capables de faire beaucoup de bien, mais aussi de détruire, conclut le Souverain Pontife. Dans la famille même, détruire les enfants, ne les laissant pas grandir avec liberté, ne les aidant pas à bien grandir ». Pour cela, « sont nécessaires une médiation continue, la prière, la confrontation entre nous, pour ne pas tomber dans la méchanceté qui détruit ».
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mercredi des Cendres
Livre de Joël 2,12-18.
Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.
Frères, nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.
Textes de l’Évangile au quotidien
Je ne me souviens pas d'avoir vu autant de fidèles dans la chapelle, ce matin. D'habitude, nous ne sommes qu'une dizaine au maximum, mais ce matin, le sacristain a dû rapporter chaise après chaise au fur et à mesure des entrées. Lorsque la messe a commencé, j'avais évalué que nous étions une cinquantaine... On peut s'en réjouir tout en espérant que les renoncements personnels suivront la cérémonie des cendres. Les évènements terribles de ce temps, et tout récemment, la décapitation de ces 21 chrétiens orientaux par des djihadistes, sont-ils l'explication de ce sursaut de conscience ?
Compte tenu des circonstances, l'homélie fut très brève. Elle a essentiellement porté sur le secret de nos pénitences, qui doivent demeurer signes de repentir pour Dieu seul.
L'humilité est indispensable pour trouver grâce auprès de Dieu, que ce soit pour l'aumône, le jeûne ou la prière. Il y a dans cette déclaration une sorte de dévoilement de l'agir du Père. Ainsi, lorsque Dieu crée, Il se retire de sa création, Il s'efface derrière elle. Et lorsque Jésus multiplie les pains pour la foule, il s'enfuit ensuite, afin de ne pas être proclamé roi; et lorsqu'il guérit un malade, il le prie instamment de n'en parler à personne.
Pour rencontrer Dieu, il faut donc se retirer, il faut accepter de s'effacer. C'est ce retrait de soi qui plaît à Dieu et, pour moi, je comprends bien l'utilité de certaines épreuves qui nous sont proposées afin de nous engager à nous "retirer" de nous-mêmes et de nos bonnes œuvres. Nous finirons par découvrir ainsi que la volonté du Père est ce souverain Bien, qui dépasse tous les biens, et qui doit faire le premier objet de notre attention et de nos plus vifs désirs. Ce déplacement, du premier plan vers l'arrière plan, c'est l'humilité. Il rend possible le déplacement inverse, qui s'effectue dans l'invisible: celui qui était dernier se retrouve premier, et celui qui était premier se retrouve dernier.
Tout cela me donne une image dynamique de l'amour divin: comme ces vagues de l'océan qui s'enroulent sur elles-mêmes plusieurs fois avant de s'épancher sur le sable. Et l'on dirait que la dernière vague reprend en elle-même toutes les autres qui l'ont précédées, mais c'est c'elle aussi qui avance le plus loin sur la plage... puissent donc nos retraits du monde nous permettre d'avancer plus loin dans la vie de l'Amour !
Bon carême !
.
Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.
Frères, nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.
Textes de l’Évangile au quotidien
Je ne me souviens pas d'avoir vu autant de fidèles dans la chapelle, ce matin. D'habitude, nous ne sommes qu'une dizaine au maximum, mais ce matin, le sacristain a dû rapporter chaise après chaise au fur et à mesure des entrées. Lorsque la messe a commencé, j'avais évalué que nous étions une cinquantaine... On peut s'en réjouir tout en espérant que les renoncements personnels suivront la cérémonie des cendres. Les évènements terribles de ce temps, et tout récemment, la décapitation de ces 21 chrétiens orientaux par des djihadistes, sont-ils l'explication de ce sursaut de conscience ?
Compte tenu des circonstances, l'homélie fut très brève. Elle a essentiellement porté sur le secret de nos pénitences, qui doivent demeurer signes de repentir pour Dieu seul.
L'humilité est indispensable pour trouver grâce auprès de Dieu, que ce soit pour l'aumône, le jeûne ou la prière. Il y a dans cette déclaration une sorte de dévoilement de l'agir du Père. Ainsi, lorsque Dieu crée, Il se retire de sa création, Il s'efface derrière elle. Et lorsque Jésus multiplie les pains pour la foule, il s'enfuit ensuite, afin de ne pas être proclamé roi; et lorsqu'il guérit un malade, il le prie instamment de n'en parler à personne.
Pour rencontrer Dieu, il faut donc se retirer, il faut accepter de s'effacer. C'est ce retrait de soi qui plaît à Dieu et, pour moi, je comprends bien l'utilité de certaines épreuves qui nous sont proposées afin de nous engager à nous "retirer" de nous-mêmes et de nos bonnes œuvres. Nous finirons par découvrir ainsi que la volonté du Père est ce souverain Bien, qui dépasse tous les biens, et qui doit faire le premier objet de notre attention et de nos plus vifs désirs. Ce déplacement, du premier plan vers l'arrière plan, c'est l'humilité. Il rend possible le déplacement inverse, qui s'effectue dans l'invisible: celui qui était dernier se retrouve premier, et celui qui était premier se retrouve dernier.
Tout cela me donne une image dynamique de l'amour divin: comme ces vagues de l'océan qui s'enroulent sur elles-mêmes plusieurs fois avant de s'épancher sur le sable. Et l'on dirait que la dernière vague reprend en elle-même toutes les autres qui l'ont précédées, mais c'est c'elle aussi qui avance le plus loin sur la plage... puissent donc nos retraits du monde nous permettre d'avancer plus loin dans la vie de l'Amour !
Bon carême !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jeudi après les cendres
Jeudi après les Cendres
Livre du Deutéronome 30,15-20.
Moïse disait au peuple : Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.
Psaume 1,1-2.3.4.6.
Heureux est l'homme
qui n'entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté
près d'un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu'il entreprend réussira.
Tel n'est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,22-25.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?
Textes de l’Évangile au quotidien
La vie à laquelle le Seigneur nous appelle n'est plus seulement "l'existence", avec tout ce que l'existence comporte d'évènements heureux et malheureux, auxquels l'être humain s'adapte plus ou moins bien et en avançant à l'aveuglette ! Mais c'est un chemin à suivre dans la foi et l'amour de Dieu - et qui conduit à la vie éternelle.
Les textes de la liturgie du jour ne sont pas parmi les plus agréables à entendre, mais il est bon pour nous qu'il en soit ainsi. Dès le commencement, le choix proposé est simple et nous préserve pour la vie éternelle. Prendre sa croix chaque jour, c'est tout d'abord s'accepter simplement tel que l'on est, sans chercher son avantage, mais en prêtant attention à son prochain. (Dès mon arrivée au travail, j'en ai eu l'occasion en découvrant un portefeuille certainement volé la veille à la sortie du supermarché voisin: il ne contenait aucun billet, mais tous les documents divers dont la carte d'identité et une carte de crédit. Je l'ai confié au bon soin d'un agent de la poste, qui va le déposer au bureau de police.)
Qui veut sauver sa vie... l'essentiel est de reconnaître qu'aucun d'entre nous, à la fin, n'a ce pouvoir, mais que c'est la foi - et la foi vécue, qui nous sauve. Perdre sa vie est beaucoup plus facile: il suffit à l'homme de la considérer comme un bien personnel dont il peut faire usage comme il veut. C'est ici qu'intervient le démon, le menteur du commencement: car c'est de Dieu que nous avons reçu "la vie, le mouvement et l'être" et en toute chose, l'occasion nous est donnée de rendre grâce.
(A la chapelle ce matin, nous n'étions plus que six, en ce compris le prêtre et le sacristain...)
.________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
L'homélie du Pape François
Dans chaque circonstance de la vie, le chrétien doit choisir Dieu et ne pas se laisser tromper par des habitudes et des situations qui L’en éloignent, comme l’affirme le Pape lors de la messe matinale à la maison Sainte-Marthe au Vatican.
Au centre de la liturgie en ce jeudi après les cendres, et donc au centre de la réflexion du Souverain Pontife, le passage de la Bible dans lequel Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins. »
« Le choix de Moïse est celui que le chrétien doit faire tous les jours, explique le Saint-Père. C’est un choix difficile. Il est plus facile vivre en se laissant porter par l’inertie de la vie, par les habitudes, il est plus simple, au fond, devenir le serviteur des “autres dieux”, ceux qui n’ont le pouvoir de ne rien nous donner ».
L’Eglise nous fournit un bon conseil : « cela nous ferait du bien de nous arrêter et de penser : comment est mon style de vie ? Par quelles routes je chemine ? Quel est mon rapport avec Dieu, avec Jésus, avec mes parents, mes frères, femme et mari, enfants ? » interpelle François, qui complète avec l’Évangile du jour, lorsque Jésus demande à ses disciples « quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »
L’erreur est de « toujours chercher le propre succès, les propres biens, sans penser au Seigneur, sans penser à la famille, répond le Pape. On peut tout remporter, mais devenir à la fin un échec ». Il faut se demander, explique François, quelle est « la vitesse de ma vie », si « je réfléchis sur ce que je fais ». Et « demandons à Dieu la grâce d’avoir ce “petit courage” nécessaire pour Le choisir à chaque fois. Il nous aidera », conclut le Souverain Pontife.
http://www.news.va/fr/news/le-choix-ent ... -de-la-vie
Livre du Deutéronome 30,15-20.
Moïse disait au peuple : Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.
Psaume 1,1-2.3.4.6.
Heureux est l'homme
qui n'entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté
près d'un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu'il entreprend réussira.
Tel n'est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,22-25.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?
Textes de l’Évangile au quotidien
La vie à laquelle le Seigneur nous appelle n'est plus seulement "l'existence", avec tout ce que l'existence comporte d'évènements heureux et malheureux, auxquels l'être humain s'adapte plus ou moins bien et en avançant à l'aveuglette ! Mais c'est un chemin à suivre dans la foi et l'amour de Dieu - et qui conduit à la vie éternelle.
Les textes de la liturgie du jour ne sont pas parmi les plus agréables à entendre, mais il est bon pour nous qu'il en soit ainsi. Dès le commencement, le choix proposé est simple et nous préserve pour la vie éternelle. Prendre sa croix chaque jour, c'est tout d'abord s'accepter simplement tel que l'on est, sans chercher son avantage, mais en prêtant attention à son prochain. (Dès mon arrivée au travail, j'en ai eu l'occasion en découvrant un portefeuille certainement volé la veille à la sortie du supermarché voisin: il ne contenait aucun billet, mais tous les documents divers dont la carte d'identité et une carte de crédit. Je l'ai confié au bon soin d'un agent de la poste, qui va le déposer au bureau de police.)
Qui veut sauver sa vie... l'essentiel est de reconnaître qu'aucun d'entre nous, à la fin, n'a ce pouvoir, mais que c'est la foi - et la foi vécue, qui nous sauve. Perdre sa vie est beaucoup plus facile: il suffit à l'homme de la considérer comme un bien personnel dont il peut faire usage comme il veut. C'est ici qu'intervient le démon, le menteur du commencement: car c'est de Dieu que nous avons reçu "la vie, le mouvement et l'être" et en toute chose, l'occasion nous est donnée de rendre grâce.
(A la chapelle ce matin, nous n'étions plus que six, en ce compris le prêtre et le sacristain...)
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L'homélie du Pape François
Dans chaque circonstance de la vie, le chrétien doit choisir Dieu et ne pas se laisser tromper par des habitudes et des situations qui L’en éloignent, comme l’affirme le Pape lors de la messe matinale à la maison Sainte-Marthe au Vatican.
Au centre de la liturgie en ce jeudi après les cendres, et donc au centre de la réflexion du Souverain Pontife, le passage de la Bible dans lequel Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins. »
« Le choix de Moïse est celui que le chrétien doit faire tous les jours, explique le Saint-Père. C’est un choix difficile. Il est plus facile vivre en se laissant porter par l’inertie de la vie, par les habitudes, il est plus simple, au fond, devenir le serviteur des “autres dieux”, ceux qui n’ont le pouvoir de ne rien nous donner ».
L’Eglise nous fournit un bon conseil : « cela nous ferait du bien de nous arrêter et de penser : comment est mon style de vie ? Par quelles routes je chemine ? Quel est mon rapport avec Dieu, avec Jésus, avec mes parents, mes frères, femme et mari, enfants ? » interpelle François, qui complète avec l’Évangile du jour, lorsque Jésus demande à ses disciples « quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »
L’erreur est de « toujours chercher le propre succès, les propres biens, sans penser au Seigneur, sans penser à la famille, répond le Pape. On peut tout remporter, mais devenir à la fin un échec ». Il faut se demander, explique François, quelle est « la vitesse de ma vie », si « je réfléchis sur ce que je fais ». Et « demandons à Dieu la grâce d’avoir ce “petit courage” nécessaire pour Le choisir à chaque fois. Il nous aidera », conclut le Souverain Pontife.
http://www.news.va/fr/news/le-choix-ent ... -de-la-vie
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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Le repentir et la grâce
Vendredi après les Cendres
Livre d'Isaïe 58,1-9a.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche :
« Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?
Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »
Psaume 51(50),3-4.5-6ab.18-19.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-15.
En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
Textes de l’Évangile au quotidien
De quel jeûne s'agit-il, si le jeûne est connu, visible, institué ? Il est tout différent de celui que s'imposa David, après avoir reconnu cette faute épouvantable: pour que son fidèle officier, Urie le Hittite, ne puisse se rendre compte que son roi, en son absence, avait
mis enceinte son épouse, il ordonna qu'on le laisse exposé durant une bataille afin que l'ennemi le tue - ce qui arriva. David, l'élu de Dieu, s'était complètement déshonoré dans un crime crapuleux savamment prémédité...
Survient le prophète Nathan qui lui propose de donner son propre jugement sur une affaire assez simple :
« Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. Le riche avait des brebis et des boeufs en très grand nombre, et le pauvre n'avait rien, si ce n'est une petite brebis qu'il avait achetée; il l'élevait et elle grandissait chez lui avec ses enfants, mangeant de son pain, buvant de sa coupe et dormant sur son sein, et elle était pour lui comme une fille.
Une visite arriva chez l'homme riche; et le riche s'abstint de prendre de ses brebis ou de ses boeufs, pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui; il prit la brebis du pauvre et l'apprêta pour l'homme qui était venu chez lui. »
La colère de David s'enflamma violemment contre cet homme, et il à Nathan: « Aussi vrai que Yahweh est vivant! L'homme qui a fait cela mérite la mort; et il rendra quatre fois la brebis, pour avoir fait une pareille chose et pour avoir été sans pitié. »
Et Nathan dit à David: "Cet homme-là, c'est toi !"
Le Psaume 51 est généralement attribué à ce moment de la vie de David, où le roi, l'élu de Dieu, se rend compte de l'énormité de la faute dont il s'est rendu coupable sous l’emprise de la passion; il s'effondre et exprime un cœur brisé par la soudaine prise de conscience de son péché... Le psaume exprime un repentir si profond que l'on dirait un chagrin pratiquement inconsolable, comparable seulement - du moins selon moi - à celui d'une mère qui a perdu son unique enfant... s'il n'y avait la miséricorde divine, ce type de chagrin ou de remord est pratiquement inconsolable.
Notre prêtre s'est inspiré longuement de ce passage pour insister que nous soyons sincères dans la démarche du carême: si l'on prend Dieu pour un juge un peu plus qu'humain, on est toujours dans une fausse relation. Mais Dieu nous aime, et nous aime plus encore que notre propre mère ! Et le mot de miséricorde (comme je l'avais appris) provient d'une locution hébraïque désignant les "entrailles maternelles de Dieu".
Si les disciples ne jeûnent pas, c'est tout simplement qu'ils ne sont pas dans le cas où le jeûne permettrait de restaurer dans sa pureté la relation à Dieu - cette relation, ils en jouissent pleinement du fait que Jésus les a choisis pour disciples. Quand bien même ils jeûneraient, ils ne sauraient éprouver que la joie...
Dans l'examen de conscience, que la sincérité domine !
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L'homélie du Pape François
François appelle à vivre le Carême dans la vérité du coeur
Lors de la messe qu'il a célébrée ce vendredi 20 février en la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, le Pape François a insisté sur l'effort de cohérence que chaque chrétien doit entreprendre dans le temps du Carême.
Ne pas utiliser Dieu pour masquer les injustices
Les chrétiens, spécialement pendant la période du Carême, sont appelés à vivre de façon cohérente l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain. C’est un des passages clefs de l’homélie de la messe que le Pape François a célébrée ce vendredi matin en la chapelle Sainte-Marthe. Le Pape a mis en garde contre celui qui envoie un chèque à l’Église et qui ensuite, se comporte injustement avec ses employés.
Le peuple proteste devant le Seigneur parce qu’il n’écoute pas leurs jeûnes. Le Pape François a commencé sa méditation en partant du passage d’Isaïe dans la première lecture. Et ensuite, il a souligné qu’il faut opérer une distinction entre le « formel et le réel ». Pour le Seigneur, a-t-il observé, « il ne s’agit pas de faire le jeûne, de ne pas manger de viande » et ensuite de « se disputer et exploiter les ouvriers ». Voilà pourquoi Jésus a condamné les pharisiens qui accomplissaient « tant d’actes extérieurs mais sans la vérité du cœur ».
L’amour pour Dieu et pour son prochain sont unis
Au contraire, le jeûne que désire Jésus est celui qui défait les chaînes injustes, qui libère les opprimés, qui habille les pauvres, qui fait justice. « Ceci, a répété le Pape, est le vrai jeûne, le jeûne qui n’est pas seulement extérieur, comme une application externe, mais c’est un jeûne qui vient du cœur ».
« Sur les Tables de la loi, il y a la loi sur Dieu et la loi sur le prochain et tous deux vont ensemble. Je ne peux pas dire : « J’accomplis les trois premiers commandements…et les autres, plus ou moins. Non, si tu fais ceci, tu ne peux pas faire cela et si tu fais cela, tu dois faire ceci. Ils sont unis : l’amour pour Dieu et l’amour du prochain sont une unité et si tu veux faire une pénitence qui soit réelle et non formelle, tu dois la faire devant Dieu et avec ton frère, avec ton prochain ».
C’est un grave péché que d’utiliser Dieu pour masquer l’injustice
« On peut avoir la foi, a-t-il poursuivi, mais- comme le dit l’apôtre Jacques- « sans œuvres, la foi est comme morte. A quoi cela sert-il ? Ainsi, si une personne assiste à la messe tous les dimanches et communie, on peut lui poser les questions suivantes : « Quel est ton rapport avec tes employés ? Les paies-tu en noir ? Leur paies-tu un juste salaire ? Leur verses-tu une contribution pour leur pension ? Pour leur assurer les soins de santé ? »
« Combien sont les hommes et les femmes de foi, qui ont la foi mais qui ne partagent pas les Tables de la loi : « Oui, je fais cela »- Mais donnes-tu l’aumône ?- Oui, j’envoie toujours un chèque à l’Église- Ah, d’accord. Mais avec ton Église, chez toi, avec ceux qui dépendent de toi- que ce soit tes enfants, tes grands-parents, tes employés- es-tu généreux ? Es-tu juste ? Tu ne peux pas faire d’offres à l’Église pour camoufler l’injustice que tu accomplis avec tes employés. C’est un péché très grave : c’est utiliser Dieu pour masquer l’injustice ».
« Et ça, a t’il repris, c’est ce que le prophète Isaïe nous fait comprendre aujourd’hui au nom du Seigneur”: “Celui qui ne fait pas justice avec les personnes qui dépendent de lui n’est pas un bon chrétien”. Et n’est pas un bon chrétien, ajoute t’il, celui qui ne se défait pas de quelque chose qui lui est nécessaire pour le donner à un autre qui en a besoin ». Le chemin de Carême, a-t-il encore dit, « est double, envers Dieu et envers le prochain : c’est-à-dire qu’il est réel et pas seulement formel. Ce n’est pas seulement ne pas manger de viande le vendredi, faire quelque chose et puis, accroître l’égoïsme, l’exploitation du prochain, l’ignorance des pauvres ». Il y a celui qui, raconte le Pape, s’il a besoin de se soigner, se rend à l’hôpital et comme il est affilié à une mutuelle, il est tout de suite visité. « C’est une bonne chose, a commenté le Pape, il remercie le Seigneur. Mais, dis-moi, as-tu pensé à ceux qui n’ont pas ce même rapport social avec l’hôpital et que lorsqu’ils arrivent, ils doivent attendre 6, 7 ou 8 heures, même pour quelque chose d’urgent. »
Pendant le Carême, nous faisons place dans notre cœur pour celui qui a commis une faute
Il y a des personnes, à Rome, a-t-il averti, qui vivent ainsi et le Carême est le moment « pour penser à eux : que puis-je faire pour les enfants, pour les personnes âgées qui n’ont pas la possibilité d’être visitées par un médecin », qui attendent peut-être « huit heures et ensuite, obtiennent un rendez-vous pour la semaine prochaine ». « Que fais-tu pour ces personnes ? » demande le Pape François. « Grâce à Dieu, j’ai une famille qui accomplit les commandements, qui n’ont pas de problèmes… » « Mais en cette période de Carême, demande encore le Pape, il y a-t-il dans ton cœur un endroit pour ceux qui n’ont pas accompli les commandements ? Qui ont mal agi et sont en prison ? » :
« Non, pas ces personnes… Mais lui se trouve en prison : si tu n’es pas en prison, c’est parce que le Seigneur t’a aidé à ne pas tomber. Dans ton cœur, les prisonniers ont-ils une place ? Pries-tu pour eux afin que le Seigneur les aide à changer de vie ? Accompagne, Seigneur, notre chemin de Carême pour que l’observation extérieure corresponde à un profond renouvellement de l’Esprit. Voilà notre prière. Que le Seigneur nous donne cette grâce ».
http://www.news.va/fr/news/francois-app ... -la-verite
Livre d'Isaïe 58,1-9a.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que s’élève ta voix comme le cor ! Dénonce à mon peuple sa révolte, à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu, ils me demandent des ordonnances justes, ils voudraient que Dieu soit proche :
« Quand nous jeûnons, pourquoi ne le vois-tu pas ? Quand nous faisons pénitence, pourquoi ne le sais-tu pas ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien faire vos affaires, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poing sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît, un jour où l’homme se rabaisse ? S’agit-il de courber la tête comme un roseau, de coucher sur le sac et la cendre ? Appelles-tu cela un jeûne, un jour agréable au Seigneur ?
Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »
Psaume 51(50),3-4.5-6ab.18-19.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-15.
En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
Textes de l’Évangile au quotidien
De quel jeûne s'agit-il, si le jeûne est connu, visible, institué ? Il est tout différent de celui que s'imposa David, après avoir reconnu cette faute épouvantable: pour que son fidèle officier, Urie le Hittite, ne puisse se rendre compte que son roi, en son absence, avait
mis enceinte son épouse, il ordonna qu'on le laisse exposé durant une bataille afin que l'ennemi le tue - ce qui arriva. David, l'élu de Dieu, s'était complètement déshonoré dans un crime crapuleux savamment prémédité...
Survient le prophète Nathan qui lui propose de donner son propre jugement sur une affaire assez simple :
« Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. Le riche avait des brebis et des boeufs en très grand nombre, et le pauvre n'avait rien, si ce n'est une petite brebis qu'il avait achetée; il l'élevait et elle grandissait chez lui avec ses enfants, mangeant de son pain, buvant de sa coupe et dormant sur son sein, et elle était pour lui comme une fille.
Une visite arriva chez l'homme riche; et le riche s'abstint de prendre de ses brebis ou de ses boeufs, pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui; il prit la brebis du pauvre et l'apprêta pour l'homme qui était venu chez lui. »
La colère de David s'enflamma violemment contre cet homme, et il à Nathan: « Aussi vrai que Yahweh est vivant! L'homme qui a fait cela mérite la mort; et il rendra quatre fois la brebis, pour avoir fait une pareille chose et pour avoir été sans pitié. »
Et Nathan dit à David: "Cet homme-là, c'est toi !"
Le Psaume 51 est généralement attribué à ce moment de la vie de David, où le roi, l'élu de Dieu, se rend compte de l'énormité de la faute dont il s'est rendu coupable sous l’emprise de la passion; il s'effondre et exprime un cœur brisé par la soudaine prise de conscience de son péché... Le psaume exprime un repentir si profond que l'on dirait un chagrin pratiquement inconsolable, comparable seulement - du moins selon moi - à celui d'une mère qui a perdu son unique enfant... s'il n'y avait la miséricorde divine, ce type de chagrin ou de remord est pratiquement inconsolable.
Notre prêtre s'est inspiré longuement de ce passage pour insister que nous soyons sincères dans la démarche du carême: si l'on prend Dieu pour un juge un peu plus qu'humain, on est toujours dans une fausse relation. Mais Dieu nous aime, et nous aime plus encore que notre propre mère ! Et le mot de miséricorde (comme je l'avais appris) provient d'une locution hébraïque désignant les "entrailles maternelles de Dieu".
Si les disciples ne jeûnent pas, c'est tout simplement qu'ils ne sont pas dans le cas où le jeûne permettrait de restaurer dans sa pureté la relation à Dieu - cette relation, ils en jouissent pleinement du fait que Jésus les a choisis pour disciples. Quand bien même ils jeûneraient, ils ne sauraient éprouver que la joie...
Dans l'examen de conscience, que la sincérité domine !
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L'homélie du Pape François
François appelle à vivre le Carême dans la vérité du coeur
Lors de la messe qu'il a célébrée ce vendredi 20 février en la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, le Pape François a insisté sur l'effort de cohérence que chaque chrétien doit entreprendre dans le temps du Carême.
Ne pas utiliser Dieu pour masquer les injustices
Les chrétiens, spécialement pendant la période du Carême, sont appelés à vivre de façon cohérente l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain. C’est un des passages clefs de l’homélie de la messe que le Pape François a célébrée ce vendredi matin en la chapelle Sainte-Marthe. Le Pape a mis en garde contre celui qui envoie un chèque à l’Église et qui ensuite, se comporte injustement avec ses employés.
Le peuple proteste devant le Seigneur parce qu’il n’écoute pas leurs jeûnes. Le Pape François a commencé sa méditation en partant du passage d’Isaïe dans la première lecture. Et ensuite, il a souligné qu’il faut opérer une distinction entre le « formel et le réel ». Pour le Seigneur, a-t-il observé, « il ne s’agit pas de faire le jeûne, de ne pas manger de viande » et ensuite de « se disputer et exploiter les ouvriers ». Voilà pourquoi Jésus a condamné les pharisiens qui accomplissaient « tant d’actes extérieurs mais sans la vérité du cœur ».
L’amour pour Dieu et pour son prochain sont unis
Au contraire, le jeûne que désire Jésus est celui qui défait les chaînes injustes, qui libère les opprimés, qui habille les pauvres, qui fait justice. « Ceci, a répété le Pape, est le vrai jeûne, le jeûne qui n’est pas seulement extérieur, comme une application externe, mais c’est un jeûne qui vient du cœur ».
« Sur les Tables de la loi, il y a la loi sur Dieu et la loi sur le prochain et tous deux vont ensemble. Je ne peux pas dire : « J’accomplis les trois premiers commandements…et les autres, plus ou moins. Non, si tu fais ceci, tu ne peux pas faire cela et si tu fais cela, tu dois faire ceci. Ils sont unis : l’amour pour Dieu et l’amour du prochain sont une unité et si tu veux faire une pénitence qui soit réelle et non formelle, tu dois la faire devant Dieu et avec ton frère, avec ton prochain ».
C’est un grave péché que d’utiliser Dieu pour masquer l’injustice
« On peut avoir la foi, a-t-il poursuivi, mais- comme le dit l’apôtre Jacques- « sans œuvres, la foi est comme morte. A quoi cela sert-il ? Ainsi, si une personne assiste à la messe tous les dimanches et communie, on peut lui poser les questions suivantes : « Quel est ton rapport avec tes employés ? Les paies-tu en noir ? Leur paies-tu un juste salaire ? Leur verses-tu une contribution pour leur pension ? Pour leur assurer les soins de santé ? »
« Combien sont les hommes et les femmes de foi, qui ont la foi mais qui ne partagent pas les Tables de la loi : « Oui, je fais cela »- Mais donnes-tu l’aumône ?- Oui, j’envoie toujours un chèque à l’Église- Ah, d’accord. Mais avec ton Église, chez toi, avec ceux qui dépendent de toi- que ce soit tes enfants, tes grands-parents, tes employés- es-tu généreux ? Es-tu juste ? Tu ne peux pas faire d’offres à l’Église pour camoufler l’injustice que tu accomplis avec tes employés. C’est un péché très grave : c’est utiliser Dieu pour masquer l’injustice ».
« Et ça, a t’il repris, c’est ce que le prophète Isaïe nous fait comprendre aujourd’hui au nom du Seigneur”: “Celui qui ne fait pas justice avec les personnes qui dépendent de lui n’est pas un bon chrétien”. Et n’est pas un bon chrétien, ajoute t’il, celui qui ne se défait pas de quelque chose qui lui est nécessaire pour le donner à un autre qui en a besoin ». Le chemin de Carême, a-t-il encore dit, « est double, envers Dieu et envers le prochain : c’est-à-dire qu’il est réel et pas seulement formel. Ce n’est pas seulement ne pas manger de viande le vendredi, faire quelque chose et puis, accroître l’égoïsme, l’exploitation du prochain, l’ignorance des pauvres ». Il y a celui qui, raconte le Pape, s’il a besoin de se soigner, se rend à l’hôpital et comme il est affilié à une mutuelle, il est tout de suite visité. « C’est une bonne chose, a commenté le Pape, il remercie le Seigneur. Mais, dis-moi, as-tu pensé à ceux qui n’ont pas ce même rapport social avec l’hôpital et que lorsqu’ils arrivent, ils doivent attendre 6, 7 ou 8 heures, même pour quelque chose d’urgent. »
Pendant le Carême, nous faisons place dans notre cœur pour celui qui a commis une faute
Il y a des personnes, à Rome, a-t-il averti, qui vivent ainsi et le Carême est le moment « pour penser à eux : que puis-je faire pour les enfants, pour les personnes âgées qui n’ont pas la possibilité d’être visitées par un médecin », qui attendent peut-être « huit heures et ensuite, obtiennent un rendez-vous pour la semaine prochaine ». « Que fais-tu pour ces personnes ? » demande le Pape François. « Grâce à Dieu, j’ai une famille qui accomplit les commandements, qui n’ont pas de problèmes… » « Mais en cette période de Carême, demande encore le Pape, il y a-t-il dans ton cœur un endroit pour ceux qui n’ont pas accompli les commandements ? Qui ont mal agi et sont en prison ? » :
« Non, pas ces personnes… Mais lui se trouve en prison : si tu n’es pas en prison, c’est parce que le Seigneur t’a aidé à ne pas tomber. Dans ton cœur, les prisonniers ont-ils une place ? Pries-tu pour eux afin que le Seigneur les aide à changer de vie ? Accompagne, Seigneur, notre chemin de Carême pour que l’observation extérieure corresponde à un profond renouvellement de l’Esprit. Voilà notre prière. Que le Seigneur nous donne cette grâce ».
http://www.news.va/fr/news/francois-app ... -la-verite
Dernière modification par etienne lorant le lun. 23 févr. 2015, 19:06, modifié 2 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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