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Re: Mon église aussi est pleine
Publié : lun. 28 août 2006, 7:47
par Boris
Domy a écrit :D'autre part, des journalistes médisants avaient dit, pour le 21 janvier 2006, qu'il n'y aurait que trois pelés et un tondu pour la messe à la commémoration de la mort de Louis XVI, à Saint-Denis. J'étais là. Il ne restait pas dix places de libres dans l'immense basilique, ce qui prouve deux choses : la renaissance de la pratique religieuse chez les catholiques et l'explosion du royalisme depuis la naissance d'Alliance Royale, en 2001.
Et c'est la Schola saint Maur qui a chanté cette Messe : Missel de 2002 en Grégorien pour la 2e année consécutive au moins.
Comme quoi une belle Liturgie, selon les rubriques du nouveau Missel, fait venir du monde de tout bord.
Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : jeu. 12 juil. 2012, 18:19
par etienne lorant
Bien avant que je découvre mon premier forum sur le Net, j'écrivais pour une feuille paroissiale locale, sous la supervision de l'Abbé L. qui fut aussi mon confesseur. Je me souviens qu'en début juillet, un peu comme aujourd'hui, j'avais écrit (sous son nom à lui, curé) quelque chose qui l'avait un peu choqué au début - mais qu'il avait imprimé tel quel ensuite.
Je m'étais étonné que l'église se vide de plus en plus au fur et à mesure des départs en vacances, puisque l'on m'avait rassuré en me disant: "Mais c'est très bien ainsi: au cours des dimanches qui viennent, en juillet et en août, nous aurons l'occasion de rencontrer des fidèles venus de l'étranger." Quel bel optimisme ! Dans la pratique, nous restâmes une dizaine d'irréductibles à la messe du dimanche, mais ensuite, en août, le prêtre officiant étant tombé malade, il n'y eut qu'une autre messe d'été - celle du 15 août.
J'avais donc écrit que pour beaucoup de fidèles chez nous, il y avait le Dieu du temps de travail durant l'année, puis le soleil en été. Et je m'étonnais: je ne comprenais pas que pour les hommes et les femmes, il soit si simple de comprendre qu'il est bon d'aller exposer son corps aux rayons du soleil... mais qu'il soit si difficile de comprendre qu'en été comme en hiver, en tous temps, il est bon davantage d'exposer son âme aux rayons du Saint-Sacrement.
Ce forum lui-même est pratiquement vide. J'ai fait le tour des autres sites sur lesquels je me rends chaque jour, et j'ai bien pu constater qu'il reste les "indéracinables" - sans doute ceux qui, comme moi, ne partiront pas encore en congés cet été, parce qu'ils ne peuvent pas être certains qu'un malade parmi leurs proches sera vraiment bien traité durant leur absence.
Je me félicite que le bon Pape Jean-Paul II ait proclamé saint le fondateur de l'Opus Dei, pour qui le travail était un mode de sanctification par excellence !
Etienne
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : jeu. 12 juil. 2012, 20:12
par AMaria
bonjour Etienne
mon été à moi, comme je le souhaite, est consacré au Seigneur... semaine monastique chez les bénédictines et guide touristique dans la même communauté côté hommes... je suis comme vous, triste de voir entre temps nos églises vides et bien calmes, mais peut être que ces fidèles iront en remplir d'autres...plus au Sud
La mienne, trop au Nord, n'en sera pas de la partie, je prie néanmoins pour que cette période soit vite passée et que les coeurs se retrouvent rassemblés au plus vite
Fraternellement
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : jeu. 12 juil. 2012, 20:23
par Teano
AMaria a écrit :bonjour Etienne
peut être que ces fidèles iront en remplir d'autres...plus au Sud
Fraternellement
Chère AMaria,
J'habite le Sud de la France : je ne suis pas optimiste...
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : jeu. 12 juil. 2012, 21:43
par salésienne05
Teano, viens à Valberg ! Nous passons d'une dizaine durant l'année à une trentaine voire une quarantaine (et une centaines les jours de fête) pendant les vacances...
Nous revoyons souvent les mêmes têtes d'année en année.
Personnellement, quand je vais en vacances ailleurs que chez moi, cela signifie que je suis avec mon mari. Si je suis avec mon mari, j'ai plus de temps à consacrer à Dieu puisque mon mari s'occupe des enfants...
Ne soyez donc pas pessimistes ! Et pas tout le monde n'a un parent malade à côté de chez lui... La plupart des personnes ont leurs parents âgés qui habitent loin, car désormais, il est rare de travailler sur le lieu de notre enfance.
Mes grands-parents m'ont toujours emmenée en vacances durant les deux mois d'été, et nous allions le dimanche à la messe, mais pas dans la parooise habituelle de mes grands-parents, en plein centre ville.
La sanctification par le travail, nous sommes tous d'accord, mais le repos n'est pas interdit

Il est même salutaire.
Fraternellement.
Cécile
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : ven. 13 juil. 2012, 8:40
par Teano
Tu as raison Cécile, et c'est vrai que par bien des côtés, la montagne est plus dynamique que le littoral, chez nous.
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : ven. 13 juil. 2012, 22:11
par nad
bonsoir
plutôt de l'avis de Salésiennes les églises ne se vident pas mais les personnes vont à la messe mà ou elles vivent le temps des vacances..
et puis il y a tout ceux qui en profitent pour rejoindre des congrégations faire des temps de retraite de formation, il y a les jeunes qui partent en camps, il y a les pélé.....
confiance et espérance, le Seigneur veille et nous prions quoi de mieux que de rester tous en union de prière là ou nous sommes, autour et avec Notre Saint Père ?
et puis les vacances c'est un autre travail qui commence la rencontre l'évangélisation, la lecture et je suis convaincue que beaucoup en profites pour se plonger dans de saines lectures....
et on ne peut bien travailler que lorsque nous sommes reposer ... et je suis de ceux qui ne savait même pas que vacances était un mot du dictionnaire.....
en udp
Que le repos de chacun éveille à la Lumière de Notre Seigneur!
nad
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : sam. 14 juil. 2012, 10:04
par zelie
Dans mon coin, sur les bords de la Méditérranée, la population en été se multiplie par 100.
L'église est donc archi-pleine le dimanche, déborde et doit sortir des chaises, -mais toujours aussi vide en semaine-.
Mais ne nous leurrons pas.
Durant l'année, les personnes fréquentant l'église le dimanche représente 3% de la population.
L'été, moins de 1 %.
Le fait est que l'inquiétude des clercs liée à ce que vont faire ou pas faire les fidèles se retrouvent dans de nombreux magazines religieux, chaque année, et que cela sembe représenter un souci, notamment pour les jeunes et ce qu'ils vont faire durant l'été.
Je crois que c'est justement après avoir été sensibilisé à ce phénomène que beaucoup de chrétiens de nos jours en prennent le contre-pied et essaient à leur niveau, de profiter de ce temps pour se ressourcer spirituellement, et pour témoigner autour d'eux. En tous cas, personnellement, c'est suite à ce type de lecture que j'ai pris conscience qu'il y avait à faire l'été, et pas seulement souffler pour soi.
Je pars la semaine prochaine en pèlerinage en famille (eh oui, je quitte la mer pour la pluie!!

). L'été c'est aussi le temps des neuvaines ininterrompues, des lectures pieuses et de la disponibilité aux autres!
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : sam. 14 juil. 2012, 10:57
par jean_droit
Oh ! Que je suis d'accord avec vous !
L'été est propice au ressourcement.
Ici, les églises ne sont pas pleines en été mais il y a un accroissement de 15 à 20 % de nombre de fidèles.
Quant aux fidèles de ma paroisse ils vont peu en vacances car souvent trop âgés.
Et puis, l'été, il y a de nombreuses manifestations religieuses partout en France. Oh ! Que j'aimerais aller à Lourdes, à Paray Le Monial ....
Ma femme et moi comptons aller écouter le père Manjackal à Bordeaux : 3 ou 4 jours fin août.
http://www.jmanjackal.net/docs/bordinfo.pdf
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : dim. 15 juil. 2012, 9:37
par zelie
Merci pour la réflexion, ça fait toujours plaisir.
Je remets en cause votre bonne foi, moi?
Au bord de l'eau, là où il y a pléthore d'hôtels vides à l'année, et des résidences inlouables aux autochtones car réservées aux touristes, c'est ainsi, la population explose le temps de la haute saison.
Là où je suis, c'est un petit village en terme de population, mais tout a été pensé pour le tourisme de masse d'été, tout a été construit pour cela.
Et le soir, parce qu'ici il y aura un casino, ailleurs une boite ou une fête, une soirée mousse, le mouvement qui passe et qui repasse dans le village est innombrable.
Entre juin et septembre, d'après les chiffres donnés les structures d'accueil de touristes, 600 000 personnes auront séjournées ici, au moins une semaine.
La saison touristique débute en mars avec l'ouverture des structures d'accueil et finit en novembre, avec leur fermeture, mais c'est seulement de mai à octobre que la population se multiplie de semaine en semaine et que le coin devient invivable, que les prix augmentent, triplent pour les légumes et les choses essentielles.
Et encore, je n'habite pas dans le coin le plus touristique de la Méditerranée; ailleurs il y a un tourisme de masse poussé à l'extrême inimaginable pour quelqu'un qui ne voit pas à quoi ressemblent les villages de bord de l'eau l'hiver, combien tout prend vite un aspect fantôme.
J'ai habité un temps à Nice, ville touristique de grande capacité s'il en est. Mais comme Nice est l'une des grandes villes de France, la proportion d'augmentation de population due au tourisme reste raisonnable. Et dans toutes les grandes villes de France attirant le tourisme, même de masse, c'est vrai que les choses ne changent pas du tout au tout l'été.
Aujourd'hui, je vis dans un minuscule patelin de pêcheurs rattrapé par la toute-puissance du fric. C'est totalement différent.
Et quand enfin tout ferme et que tout le monde part, on a l'impression de revivre comme dans un village...gaulois!
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : lun. 16 juil. 2012, 8:58
par Teano
J'ajoute que Nice est touristique pour ainsi dire toute l'année. L'hiver y est agréable, c'est la période du Carnaval. Quant à l'été, les touristes sont agglutinés sur la plage, on peut facilement les éviter... !
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : lun. 16 juil. 2012, 17:11
par zelie
Teano a écrit :J'ajoute que Nice est touristique pour ainsi dire toute l'année. L'hiver y est agréable, c'est la période du Carnaval. Quant à l'été, les touristes sont agglutinés sur la plage, on peut facilement les éviter... !
Pas dans les bouchons... 1h30 matin et soir pour faire 8 km et aller au boulot. On finit par acheter un scooter... qu'on se fait voler.
Le carnaval l'hiver c'est payant, entouré de barricades immensément hautes pour qu'on ne puisse pas voir si on n'a pas payé les pour les gradins, et on ne peut pas le suivre si on est un simple chaland, comme dans les carnavals du nord de la France par exemple.
Nice, c'est d'abord une vitrine. Après, c'est pas le meilleur endroit pour y vivre à l'année. Sauf pour le jardin de Cimiez de l'abbaye des dominicains. C'est de très loin mon meilleur souvenir niçois; j'y allais chaque jour.
Réflexions sur l'évolution de l'Eglise en France
Publié : dim. 30 juin 2013, 10:10
par jean_droit
Voici quelques réflexions qui me sentent intéressantes.
Piquées sur le site Metablog du père de Thanouärn.
Elles me semblent un peu trop optimistes car je ressens une résistance forte de l'immobilisme dans l'Eglise de France. Mais je me trompe peut être.
J'espère profondément que grace au mouvement des jeunes, et des moins jeunes, contre le mariage homosexuel et la nomination, par le Saint Père, de nouveaux évêques l'Eglise de France se réveille.
Si vous voulez comprendre ce qui est neuf dans l’Eglise depuis les manifestations anti-mariage pour tous, Guillaume de Prémare, qui a été l’un des responsables de la mobilisation explique très simplement le tsunami que représentent les manifestants non pas encore pour le Gouvernement français mais à tout le moins pour l’Eglise de France, la manière dont ils sont soutenus par le pape François.
[de Guillaume de Prémare] Ite missa est : requiem pour l’enfouissement - 27 juin 2013
Dans ma dernière chronique hebdomadaire sur Radio Espérance, je reviens sur le malaise des « chrétiens de l’enfouissement » : vis-à-vis de l’évolution de l’Eglise depuis le pontificat de Jean-Paul II, vis-à-vis du mouvement social qui s’est levé à l’occasion du combat contre la loi Taubira.
Ite missa est : la messe de requiem de l’enfouissement est-elle dite ? Dans La Croix du 31 mai dernier, Bruno Frappat, pointure historique du quotidien catholique, a la franchise de dire ce qu’il a sur le cœur. Et manifestement, il en a gros sur la patate : lui et ses semblables ont mal vécu le tournant amorcé dans l’Eglise depuis Jean-Paul II, les deux derniers papes ayant « incarné une présence au monde différente de leurs rêves d’enfouissement ».
Et voici que le nouveau pape François en rajoute une grosse louche dimanche dernier, lançant un vibrant appel aux jeunes :
« N'ayez pas peur d'aller à contre-courant, lorsqu’on vous propose des valeurs avariées, comme peuvent l'être les aliments. Ayez cette fierté d'aller à contre-courant. »
Voilà l’esprit de notre jeunesse en quelque sorte adoubé : une jeunesse fière, audacieuse, fougueuse, courageuse, intrépide, créative ; une jeunesse frondeuse, une jeunesse bien vivante !
Ces jeunes ne sont pas de gentils petits poissons iréniques, mais d’énergiques rameurs : à contre-courant de l’hégémonie culturelle qui imprègne les mœurs au sens large, à contre-courant de la téloche en quelque sorte.
Car voilà, le levain ne peut plus être enfoui discrètement et sagement dans la pâte quand celle-ci est avariée par le poison des fausses valeurs mondaines, celui des nouvelles mœurs ou de la « dictature de l’argent », qui vont ensemble.
Ainsi, c’est bien un certain mode de présence au monde qui semble périmé. Cet enfouissement des années 60-70 portait la conviction que l’irréversible courant du monde allait nécessairement dans le bon sens et qu’il fallait précisément se laisser porter pour le bonifier. Il y avait l’idée de progrès continu, de sens de l’histoire, d’âge adulte du monde et de l’Eglise, enfin tous deux réconciliés. Las ! Cet âge adulte de l’humanité était un leurre, un rêve d’adolescents.
La sociologie des profondeurs a changé. Les aspirations profondes de ceux que les animateurs télé appellent les « vrais gens » ne sont plus d’abord l’émancipation, mais – tout au contraire – le besoin d’autorité, de repères, d’identité, de sécurité. Sur ce plan, notre jeune génération catholique est bien de son temps. Et – paradoxe ! - c’est l’hégémonie culturelle qui semble de plus en plus à contre-courant du réel, ce qui signe peut-être sa disparition prochaine.
Par exemple, lutter contre la loi Taubira, c’est à contre-courant de la téloche, mais pas forcément à contre-courant du peuple.
Ce combat aura été un révélateur supplémentaire du malaise des chrétiens de « l’enfouissement » : mal à l’aise avec le projet de la gauche, mal à l’aise avec le mouvement social, le cul entre deux chaises ; et cette impression d’être écrasés parce que minoritaires dans leur « famille-Eglise ». Ce mouvement social, ils ne l’ont pas aimé, ils ne l’ont pas compris.
En témoigne une tribune de Mgr Dagens, toujours dans La Croix, qui assimile la contestation à « la tentation du catholicisme intransigeant » des années 1900-1930. Enfin quoi ! Les catholiques sont-ils descendus dans la rue Bible et catéchisme à la main pour proclamer « Je suis chrétien voilà ma gloire ! » ? Non, ils sont descendus dans l’agora contemporaine comme citoyens intéressés aux préoccupations séculières du moment. Ils ont fait précisément ce que les enfouisseurs ont toujours prôné : entrer de manière séculière dans les débats séculiers, rejoindre le monde du même point de vue que le monde.
Et c’est là que les chrétiens de « l’enfouissement » ont – à mon avis – manqué l’occasion. Alors même que le catholicisme français les rejoignait sur les leçons – non périmées celles-là - de la sécularisation, ils ont manqué l’occasion d’amorcer leur propre mutation historique ; et celle de bonifier le mouvement social de leurs propres talents. Mais l’histoire n’est pas finie, elle ne fait que commencer. Ite missa est, en liturgie, c’est ce qu’on appelle l’envoi. A vos rames camarades !
Guillaume de Prémare
Re: Eglises vides : un temps pour Dieu, un temps pour Ra
Publié : sam. 05 oct. 2013, 10:12
par etienne lorant
Je place cette info ici, car elle correspond bien à une lutte nécessaire pour ramener les fidèles dans les églises:
Monseigneur Léonard réclame le retour des croyants dans les églises pour les enterrements et a dès lors décidé d'
interdire les célébrations religieuses dans les crématoriums dès 2015, peut-on lire samedi dans Sudpresse, Het Nieuwsblad et De Standaard. Dès 2015, les prêtres ne pourront se rendre dans les crématoriums que pour y prononcer de petites prières, d'une dizaine de minutes pas plus, et ne pourront donc plus y tenir des offices complets, ce qui se fait pourtant aujourd'hui lors de quatre crémations sur dix.
Le but est de "faire revenir les croyants dans les églises pour les funérailles", précise Monseigneur Léonard. Un courrier en ce sens a été envoyé à tous les prêtres du pays.
Une décision prise non pas contre les crématoriums mais en faveur des églises, insiste le porte-parole de l'Eglise, Tommy Scholtes, qui précise que la décision a été prise en concertation avec l'ensemble des évêques.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/mon ... 9ce10acdfc
Il me semble que beaucoup de fidèles se laissent gagner par le service "vite fait, bien fait", par le rendement. Lors du décès de mon père en 2008, nous avions organisé une messe de funérailles dans l'église de son village d'origine, publié un avis de décès dans les journaux, choisi avec le prêtre des chants et des intentions qui lui correspondaient. Lui voulait l'incinération, mais elle a eu lieu après la messe des funérailles. Il a fallu attendre un certain temps et nous nous sommes tous retrouvés au cimetière.
Pour ma part, je ne suis pas en faveur de la crémation. Globalement, il plane toujours dans l'air une mentalité d'efficacité et de rendement. D'abord, on place les personnes âgées dans les maisons de repos, on paie la note et on les oublie; certains (hommes comme femmes) n'ont apparemment de famille qu'une fois par an et leur moral diminue rapidement; l'euthanasie est désormais bien installée en Belgique - on cherche à présent à passer une nouvelle loi en faveur de l'euthanasie des enfants qui présentent des "problèmes" à la naissance... sombre époque !
Pourquoi le catholicisme décline en France ?
Publié : dim. 15 févr. 2015, 17:40
par Bénédictions
Je ne suis pas catholique, mais en tant que français d'une famille de tradition catholique cela m'intéresse.
Je n'ai pas de réponse. Peut-être que le baptême des enfants et la morale sexuelle très exigeante ne sont pas en phase avec la société du choix et du plaisir.
Beaucoup des gens qui ont soif de spiritualité ne comprennent pas l'idée catholique des sacrements.