Réforme de la réforme

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Boris
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Boris »

Attention, la notion de "repas" au lieu de "banquet sacrificiel" est franco-français.

C'est une traduction/adaptation (invention) d'une des instructions d'application du Concile en matière de Liturgie.

Lorsque le document authentique parle de "banquet sacrificiel", les "pontifes" français ont remplacé par "repas" et sous entendent ensuite "repas conviviale", laissant de complètement de coté l'aspect sacrificiel et sacramentel.

Alors méfiance.

Au fait voyons les originaux de ce que vous nous soumettez :
CE 1992 a écrit :1282.
Inde a temporibus perquam antiquissimis, Baptismus infantibus administratur, quia ipse gratia et donum est Dei, quae merita non praesupponunt humana; infantes in fide baptizantur Ecclesiae. Ingressus in vitam christianam accessum verae praebet libertati.

Depuis les temps les plus anciens, le Baptême est administré aux enfants, car il est une grâce et un don de Dieu qui ne supposent pas des mérites humains; les enfants sont baptisés dans la foi de l'Eglise. L'entrée dans la vie chrétienne donne accès à la vraie liberté.
Je pense qu'il y a eu une faute de frappe : ce n'est pas 1282 mais 1382 !
CEC 1992 a écrit :1382.
Missa simul et inseparabiliter sacrificale est memoriale in quo crucis perpetuatur Sacrificium, et sacrum convivium Communionis corporis et sanguinis Domini. Sed Sacrificii eucharistici celebratio prorsus dirigitur ad intimam unionem fidelium cum Christo per Communionem. Communicare est Ipsum recipere Christum qui Se pro nobis obtulit.

1383.
Altare, circa quod Ecclesia in Eucharistiae celebratione congregatur, duas eiusdem mysterii repraesentat rationes: altare sacrificii et mensam Domini, et quidem eo magis quod christianum altare symbolum est Ipsius Christi, praesentis in medio congregationis fidelium Eius, simul sicut victimae pro nostra reconciliatione oblatae et sicut cibi caelestis qui nobis Se dat. « Quid est enim altare Christi nisi forma corporis Christi? », inquit sanctus Ambrosius(1077), et alibi: « Forma corporis altare est et corpus Christi est in altari »(1078). Liturgia hanc sacrificii et Communionis unitatem in pluribus exprimit orationibus. Sic Ecclesia Romana in sua precatur anaphora:
« Supplices Te rogamus, omnipotens Deus: iube haec perferri per manus sancti angeli Tui in sublime altare Tuum, in conspectu divinae maiestatis Tuae; ut, quotquot ex hac altaris participatione sacrosanctum Filii Tui corpus et sanguinem sumpserimus, omni benedictione caelesti et gratia repleamur »(1079).
(1077) Sanctus Ambrosius, De sacramentis, 5, 7: CSEL 73, 61 (PL 16, 447).
(1078) Sanctus Ambrosius, De sacramentis, 4, 7: CSEL 73, 49 (PL 16, 437).
(1079) Prex eucharistica seu seu Canon Romanus, 96: Missale Romanum, editio typica (Typis Polyglottis Vaticanis 1970) p. 453.


1382.
La messe est à la fois et inséparablement le mémorial sacrificiel dans lequel se perpétue le sacrifice de la croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Seigneur. Mais la célébration du sacrifice eucharistique est toute orientée vers l'union intime des fidèles au Christ par la communion. Communier, c'est recevoir le Christ lui-même qui s'est offert pour nous.

1383.L'autel, autour duquel l'Eglise est rassemblée dans la célébration de l'Eucharistie, représente les deux aspects d'un même mystère: l'autel du sacrifice et la table du Seigneur, et ceci d'autant plus que l'autel chrétien est le symbole du Christ lui-même, présent au milieu de l'assemblée de ses fidèles, à la fois comme la victime offerte pour notre réconciliation et comme aliment céleste qui se donne à nous. "Qu'est-ce en effet l'autel du Christ sinon l'image du Corps du Christ?" - dit S. Ambroise (sacr. 5,7), et ailleurs: "L'autel représente le Corps (du Christ), et le Corps du Christ est sur l'autel" (sacr. 4,7). La liturgie exprime cette unité du sacrifice et de la communion dans de nombreuses prières. Ainsi, l'Eglise de Rome prie dans son anaphore:

Nous t'en supplions, Dieu tout-puissant : qu'elle soit portée par ton ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu'en recevant ici, par notre communion à l'autel, le corps et le sang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions.
Vous voyez qu'en réalité il n'est aucunement question de "repas" mais de "communion" et de sacrifice.
UdP,
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Sursum Corda
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Sursum Corda »

Voici la définition de banquet dans le dictionnaire de l'académie française (je n'avais que cela à disposition) :
BANQUET n. m.
XIVe siècle, rare avant le XVe siècle. Emprunté de l'italien banchetto, proprement « petit banc », dérivé de banco, « banc ». Repas d'apparat, donné pour célébrer une personne, un groupe, une institution ou un évènement.

Est-ce que le fait de parler de repas dans le cas d'un banquet est si incongru que cela?

De plus, si on distingue l'autel sacrificiel et la table du Seigneur, c'est bien pour signifier qu'il y a deux réalités dans l'unité du sacrifice de la communion.
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Boris
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Boris »

Nous ne sommes pas dans le cas d'un banquet COMMUN, mais dans le cas d'un banquet SACRE.

C'est pour cela que le raccourci à la française vers le "repas" ne tient pas la route.
UdP,
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Sursum Corda »

la sacralisation du repas se fait par la présence du Christ.
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Boris
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Boris »

Dans l'usage du terme "repas" retire une part de sacré : c'est un mot commun, surtout si on ne précise pas qu'il est sacré.

Or c'est justement ce qu'il se passe trop souvent : le terme sacré disparait comme par enchantement. Pourtant il est bien dans le CEC et toute la doctrine de l'Eglise à propos de la Liturgie.

Ce manquement amène les fidèles à s'imaginer qu'il s'agit d'un simple repas type agapé. Alors on en voit venir à la messe en tongue et autres tenues débraillées et irrespectueuse.
Comme me l'a dit un vieux prêtre : le Dimanche, on s'endimanche. (dans la mesure des finances de chacun évidemment, néanmoins on trouve des costumes à 40 €, alors qu'une paire de nike ou adidas coûte 100€ ou plus !)
UdP,
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Sursum Corda a écrit :si on distingue l'autel sacrificiel et la table du Seigneur, c'est bien pour signifier qu'il y a deux réalités dans l'unité du sacrifice de la communion.
Non ! C'est pour signifier que l'unique réalité du sacrifice n'est consommée que dans la communion. Il n'y a pas deux réalités, mais deux aspects d'une même réalité.

La Loi naturelle exige le sacrifice. C'est la forme extérieure du culte de latrie que l'homme, créature corporelle, doit rendre à Dieu. Le sacrifice extérieur suppose, pour être agrée, que les dispositions intérieures y correspondent. D'où les imprécations de certains prophètes : « Je hais vos sacrifices ». Est-ce à dire que le sacrifice de la Messe est fonction des dispositions du prêtre ? Non, puisque c'est le Christ qui agit en lui, le prêtre agissant « en la personne du Christ-Tête » ; la seule chose requise étant l'intention du prêtre de faire ce que l'Église fait, l'instrument qu'est le prêtre en les mains du Seigneur étant un instrument libre. La Loi naturelle exige le sacrifice. Et c'est pourquoi les actes sacrificiels se retrouvent dans toutes les cultures, l'homme étant essentiellement un animal religieux.

En vérité, le sacrifice exige une action transformatrice sur les objets offerts : sacrifier c'est rendre sacré ! L'essence du sacrifice, acte de la vertu de religion, signe extérieur des dispositions intérieures, consiste à offrir à Dieu, dans un acte de latrie, ce qui, étant offert à Dieu, est agréé par Dieu, devient sacré par l'acceptation divine qui ainsi le transforme. Si la transformation de la matière du sacrifice doit aller jusqu'à la destruction, et constituer ainsi une immolation (sanglante ou non), c'est accidentellement, à raison du péché.

Dans l'ordre actuel de la Providence, qui est celui d'une humanité soumise au péché, cette transformation est destruction de ce qui est offert. Dans le sacrifice de la Croix, la « destruction » a lieu par la mort, séparation de l'âme et du corps. Car si le corps est miraculeusement préservé au tombeau (il y a même, parmi les écoles catholiques, une controverse théologique quant à savoir si le corps séparé de l'âme du Christ continuait d'être en-hypostasié par le Verbe où s'il n'était que miraculeusement préservé par la puissance de l'Esprit), le composé d'âme et de corps (= l'homme) est détruit : c'est l'âme seule qui, durant le triduum pascal, descend « aux enfers » (le limbe des justes). Dans le sacrifice de la Messe, la « destruction » a lieu par l'absorption et l'assimilation des espèces eucharistiques par l'organisme. Le sacrifice eucharistique n'est donc consommé, c'est-à-dire accompli jusqu'à son terme, que par la communion. Parler d'Autel puis de Table n'est donc pas signifier deux réalités, mais signifier que le sacrifice doit d'abord être offert à Dieu (Offertoire) et agréé par Dieu (Épiclèse et Transsubstantiation) avant que d'être consommé dans la communion ; raison pourquoi l'Autel du sacrifice est une Table de communion. Quant aux espèces eucharistiques conservées au Tabernacle ou exposées dans l'Ostensoir, elles sont sacrificielles (rendues sacrées) de par leur Transubstantiation, mais le sacrifice n'est pas pleinement consommé (les espèces n'étant pas détruites).

Le sacrifice est d'essence latreutique. Mais à raison du péché qui souille l'homme dès Adam, le sacrifice devient expiatoire. En l'état, le sacrifice répond à quatre finalités subordonnées : latreutique, expiatoire (ou satisfactoire), propiatoire, eucharistique, la dernière rejoignant d'ailleurs la première, bouclant ainsi le cercle.

Popeye, pécheur dans cette vie et dans l'autre.
Dernière modification par Popeye le dim. 20 janv. 2008, 13:08, modifié 3 fois.
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Question à Charles

Message non lu par Popeye »

René Girard est-il a des années lumières de la théologie catholique du sacrifice ? :francais:
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Boris
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Re: Le sens du sacré.

Message non lu par Boris »

popeye a écrit :
Sursum Corda a écrit :si on distingue l'autel sacrificiel et la table du Seigneur, c'est bien pour signifier qu'il y a deux réalités dans l'unité du sacrifice de la communion.
Non ! C'est pour signifier que l'unique réalité du sacrifice n'est consommée que dans la communion. Il n'y a pas deux réalités, mais deux aspects d'une même réalité.
CEC 1992 a écrit :1383.
Altare, circa quod Ecclesia in Eucharistiae celebratione congregatur, duas eiusdem mysterii repraesentat rationes: altare sacrificii et mensam Domini, et quidem eo magis quod christianum altare symbolum est Ipsius Christi, praesentis in medio congregationis fidelium Eius, simul sicut victimae pro nostra reconciliatione oblatae et sicut cibi caelestis qui nobis Se dat. « Quid est enim altare Christi nisi forma corporis Christi? », inquit sanctus Ambrosius(1077), et alibi: « Forma corporis altare est et corpus Christi est in altari »(1078). Liturgia hanc sacrificii et Communionis unitatem in pluribus exprimit orationibus. Sic Ecclesia Romana in sua precatur anaphora:
« Supplices Te rogamus, omnipotens Deus: iube haec perferri per manus sancti angeli Tui in sublime altare Tuum, in conspectu divinae maiestatis Tuae; ut, quotquot ex hac altaris participatione sacrosanctum Filii Tui corpus et sanguinem sumpserimus, omni benedictione caelesti et gratia repleamur »(1079).
(1077) Sanctus Ambrosius, De sacramentis, 5, 7: CSEL 73, 61 (PL 16, 447).
(1078) Sanctus Ambrosius, De sacramentis, 4, 7: CSEL 73, 49 (PL 16, 437).
(1079) Prex eucharistica seu seu Canon Romanus, 96: Missale Romanum, editio typica (Typis Polyglottis Vaticanis 1970) p. 453.


1383.
L'autel, autour duquel l'Eglise est rassemblée dans la célébration de l'Eucharistie, représente les deux aspects d'un même mystère: l'autel du sacrifice et la table du Seigneur, et ceci d'autant plus que l'autel chrétien est le symbole du Christ lui-même, présent au milieu de l'assemblée de ses fidèles, à la fois comme la victime offerte pour notre réconciliation et comme aliment céleste qui se donne à nous. "Qu'est-ce en effet l'autel du Christ sinon l'image du Corps du Christ?" - dit S. Ambroise (sacr. 5,7), et ailleurs: "L'autel représente le Corps (du Christ), et le Corps du Christ est sur l'autel" (sacr. 4,7). La liturgie exprime cette unité du sacrifice et de la communion dans de nombreuses prières. Ainsi, l'Eglise de Rome prie dans son anaphore:

Nous t'en supplions, Dieu tout-puissant : qu'elle soit portée par ton ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu'en recevant ici, par notre communion à l'autel, le corps et le sang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions.
Il me semble que Popeye "paraphrase" le CEC en parlant de 2 aspects d'une même chose et que Sursum Corda s'est mal exprimé en parlant d'une "distinction".
Car justement, il ne faut pas faire de distinction mais au contraire une unification.
UdP,
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Wistiti »

Salut!

Qui était le père "Gunini"

http://www.dailymotion.com/search/Mgr+L ... sse_events
L'occident montre une haine envers lui-même, qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique. L'occident ne s'aime plus, dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, il n'est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.
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Re: Le sens du sacré.

Message non lu par Popeye »

Sursum Corda a écrit :si on distingue l'autel sacrificiel et la table du Seigneur, c'est bien pour signifier qu'il y a deux réalités dans l'unité du sacrifice de la communion.
Boris a écrit :Il me semble que Popeye "paraphrase" le CEC en parlant de 2 aspects d'une même chose et que Sursum Corda s'est mal exprimé en parlant d'une "distinction".
Car justement, il ne faut pas faire de distinction mais au contraire une unification.
Bonjour Boris.

Notre ami Sursum a posé une distinction actuelle, implicite ou explicite, là où il ne fallait poser qu'une distinction de raison raisonnée.

:smart:
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Popeye
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Popeye »

Wistiti a écrit :Salut!

Qui était le père "Gunini"

http://www.dailymotion.com/search/Mgr+L ... sse_events

BUGNINI !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Annibale_Bugnini
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Sursum Corda »

Merci mon cher Popeye de corriger les termes résumant ma pensée. C'est cela même. Cela ne signifie pas qu'il s'agit de deux choses différentes mais d'une seule et même chose exprimant deux aspects de cette réalité. Mais ces deux aspects sont bien réels et ni l'un ni l'autre ne peut être éludé.
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Arzur
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Arzur »

Arzur a écrit :Le Christ s'est offert pour nous avec la volonté de nous mener vers le Père. C'est ce mouvement qui est représenté lorsque l'on se tourne face à la croix, qui nous amène vers Dieu.

Si le prêtre est tourné vers l'assemblée, c'est pour privilégier la dimension fraternelle. Mais vous savez qu'il y a deux tables dans la messe, la table de la parole, l’Ambon et la table eucharistique l’Autel.

Le prêtre et les fidèles qui parlent à l’Ambon, pour les lectures, les prières Universelles et l’homélie sont toujours tournés vers l’assemblé.
Car la Liturgie de la parole au destiné au peuple chrétien, à l’assemblé.

Mais le Christ s'est offert pour nous avec la volonté de nous mener vers le Père. Lors du Saint sacrifice, la liturgie Eucharistique, c'est ce mouvement qui est représenté lorsque le prêtre se tourne face à la croix, qui nous amène vers Dieu.
La prière du prêtre s’adresse à Dieu le Père, par le sacrifice de Jésus sur l’autel.

La messe tournée vers la croix souligne la dimension sacrificielle : Dieu supplée à nos offrandes son fils, comme il a suppléé à l'offrande d'Abraham. Le Christ est l'agneau immolé pour nous sauver. C'est aussi pourquoi il est important de se tourner vers le soleil levant, symbole de la résurrection.

Dans la majorité des messes catholiques actuellement célébrées, la dimension sacrificielle de la messe n’est pas assez présente.

Quand je dis cela je ne remet pas en Cause Vatican II, loin de là. Je suis un fidèle du concile sur tous les points.

Le concile a voulu augmenter la dimension communautaire, avec le missel selon le Bienheureux Jean XXIII (ou dit de Saint Pie V, l’unique messe célébrée avant le concile), la dimension communautaire était très faible, trop faible.

Donc le concile a voulu augmenter cette dimension communautaire, mais seulement l’application du concile à peu être un peu négligée la dimension sacrificielle de la messe.

Le pape Benoît XVI est pour remettre à l’honneur la partie sacrificielle de la messe, sans pour autant négliger la partie communautaire.

Il est, et moi aussi, pour un juste milieu, car oublier le coté sacrificielle de la messe est peu être le plus grand risque dans le catholicisme.

Car, c’est la principale différence entre les protestants et les catholiques. Les protestants se réunissent ensemble pour prier Jésus, la dimension communautaire de leur culte est très importante, mais la dimension sacrificielle est inexistante, ou alors biaisé.

La Force du catholicisme vient du fait que dans la messe, Jésus se donne de manière Vrai et Réelle aux fidèles par le ministère du prêtre, qui agit In persona Christi.
L’unique Sacrifice du Christ est réactualisé sur l’Autel. Dieu nous donne le Corps et le Sang de Son fils unique à manger et à boire !

Ceci est inouïe, la plénitude de la force d’Amour du Christ se révèle pleinement dans la messe ! Dieu se donne réellement aux fidèles catholiques ! Pas seulement la parole de Dieu, mais aussi Son Corps et Son Sang.

Le problème aujourd’hui c’est que trop de catholiques ne comprennent pas la grandeur de la messe, car ce coté sacrificielle est trop mis de coté par rapport à la dimension communautaire.


J’espère avoir était assez claire sur ce difficile sujet !

In Christo Jesu
+ Arzur


Voici la réponse que j'ai écrite dans le forum généraliste dont je vous ai parlé.
Je me suis surtout inspiré de Sursum Corda, votre réponse m'a beaucoup aidé. Merci ! :) Les réponses de Boris et popeye me serviront si les personnes pose des questions plus poussés.

In Christo Jesu
+ Arzur
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AdoramusTe
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par AdoramusTe »

Bonjour,

Je m'intéresse à la réforme de le réforme.
Après avoir lu diverses citation du Cal Ratzinger et documents de Benoit XVI je n'arrive pas à avoir une idée précise de ce que pourrait être cette réforme de la réforme.

Ce pourrait être:
- un retour à une manière de célébrer plus traditionnelle, à base du missel 2002 inchangé
- une modification du missel de 2002 pour corriger tout ce qui peut entrainer des abus et le rapporcher du missel de 1962
- une modification du missel de 1962 moins libérale selon les directives du Concile, mais je n'y crois pas trop car cela risque d'instaurer une troisième forme. Je sais qu'il pensait que la réforme avait été trop loin, notamment la modification du calendrier liturgie.

Je pencherais pour la deuxième ...

Voici un article intéressant : ce que pensait le Cal Ratzinger en 2003. C'est en anglais.
"The Roman Rite of the future should be a single rite"

http://www.kath.net/detail.php?id=19014
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est
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Arzur
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Re: Réforme de la réforme

Message non lu par Arzur »

Bonsoir,

Je pencherai aussi pour la deuxième solution, avec comme objectif de satisfaire les traditionalistes non sectaire, dans le but a terme (long) d'unifier le seul et unique rite romain.

Pour cette réforme il faut, à mon avis, rester fidèle a Vatican II (le texte non son soit disant esprit), il ne sert à rien de vouloir un nouveau concile !

La Constitution Sacrosanctum Concilium est d'une grande richesse.

Une reforme de la réforme consisterait donc a partir de cette constitution tout en restant le plus fidèle possible à la Tradition, mais sans nier les avancées du missel de Paul VI.


Je pense que cela correspond donc plutôt à votre deuxième proposition AdoramusTe.


+ Arzur (très contant de discuter encore sur ce sujet passionnant ! ) :) :oui:
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