Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : mar. 07 avr. 2009, 1:06
par jeanbaptiste
Je crois que lorsque JPII disait que "ça s'est passé comme ça", il parlait de la Passion en tant que telle. Mais, effectivement, si on prend le film dans son intégralité il y a beaucoup d'ajouts imaginaires et sans doute inspirés par les évangiles apocryphes populaires.
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : lun. 13 avr. 2009, 11:49
par coeurderoy
Bonjour,
fin janvier je vous disais mon bonheur d'avoir découvert Séraphine de Martin Provost, film très fin et généreux relatant la vie douloureuse de Séraphine de Senlis peintre "naïf" révélée par un critique d'Art allemand, Wilhem Uhde. Je découvre que ce film d'une beauté franciscaine, plebiscité par un large public a été couronné de nombreux Césars : tout n'est donc pas si pourri que cela au royaume du 7ème Art, même si la noklamentura cathophobe régissant le prêt-à-penser - Anneau, Besson, Chereau et autres âmes fraîches utilisant les grosses ficelles du monde pour...se faire du fric - s'accroche désespérément à la bien-pensance académique et ringarde qui les caractérise.
Lyrique, poétique, mystique, profondément humain, juste, et esthétiquement très réussi ce film est un hymne à notre condition humaine magnifiée par la rédemption et la sainteté des pauvres et des simples !
Si vous ne pouvez le voir dans votre coin, je découvre qu'il existe en DVD :
Vive Séraphine, Vive Senlis (Cocorico, moi j'suis né à Compiègne ), et Vive l'Esprit-Saint, inspirateur des artistes qui ont un qui bat à la place d'un cerveau qui juge !
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : lun. 13 avr. 2009, 15:18
par jeanbaptiste
Vous avez tout à fait raison cœurderoy. Dans le fond je ne crois pas que la France soit complètement anti-chrétienne. Elle reste profondément chrétienne "spirituellement" (au sens le plus vague et faible du mot), sinon elle ne s'occuperait pas tant des propos du pape. Mais elle est malheureusement prodigieusement papophobe. Rencontre malheureuse de l'ancien gallicanisme avec la haine du "puissant" (à supposer que le pape le soit !!!) qui a fleurit avec la survalorisation de la culture populaire.
Cela dit, je suis heureux d'apprendre que Séraphine a gagné des césars ! Ce film a l'air merveilleux !
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : mar. 19 mai 2009, 19:01
par DavidB
J'ai d'abord eu une petite gêne, puisqu'il y a beaucoup de thèmes abordés qui confrontent la morale catholique, mais j'y reviens. Je trouve que le film Odette Toulemonde est très touchant, d'autant plus que le film semble vouloir montrer une identification entre Odette et Notre Seigneur, Notre Seigneur identifié à la plus banale (Toulemonde), une simple vendeuse de cosmétiques, mère monoparentale, veuve, entourée de gens des plus différents et des horizons les plus extrêmes... Même si c'est plutôt très subtile et discret, je crois que nous pouvons dire que ce film aborde le thème de la foi...
David
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : mer. 20 mai 2009, 14:39
par SweetieLoLy
mon intervention risque d'etre farfelue!
desolé
l'autre soir mon epoux a emprunter un dvd....un dessin animé Il était une fois Jésus......... j'ai adoré!
sinon un film, que je trouve, selon mon interpretation, sur la foi!apres j'espère ne pas vous choquer
vous connaissez M night shyalaman, un realisateur producteur de film, assez spirituel malgré une apparence toute autre
j'ai été marqué par signe...qui au premier abord et pour toute personne qui regarde ce film avec cerveau tout eteind, un vulgaire film sur un debarquement d'extraterrestre sur terre et l'homme qui les combat et hop...voilà!
mais si on regarde bien.....il y a aussi, melé à tout ça l'histoire d'un pretre(ou pasteur) qui a perdu la foi....suite à la mort de sa femme, qui a été ecrasé par une voiture, et sa souffrance....
avant que cette derniere ne decede il a pu lui parler, oui tout au long de cette histoire d'extra terrestre..on voit des flash back de cette nuit d'horreur pour cet homme,donc voilà il a pu lui parler avant que elle ne s'eteigne et avant son dernier soupir sa meme, dit une chose qui parait, un delire cerebral...elle dit le nom de son frere, dont je ne me souvient pas, on va dire tom
"frappe fort tom"..et elle s'eteint..cette parole reste marquante pour ce pretre...surtout que ele semble incongrue!
ce n'est que à la fin du film,que on comprend que la disparition de cette femme et ce que elle a dit etait en quelque sorte necessaire, car ce que elle dit, revient à l'espris de ce pretre,qui le repete à tom et.... oui on revient au sujet, soit disant principal du film, se debarasse definitivement des ET! en frappant fort!
ça prend une dimension spirituelle tres troublante, à la fin le pretre retrouve la foi suite à cet evenement où il comprend que la disparition de sa femme et sa parole à priori delirante a sauvé
arf il faut le voir ce film
apres on peut se dire"pourquoi ce realisateur s'abaisse à faire des film si spirituel en melant ces histoire à des chose aussi stupide"
si ça peut etre un bon moyen de toucher un large public, attiré par la science fiction pure....et qui decouvrira un film spirituellement tres fort pourquoi pas!
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : mer. 20 mai 2009, 17:58
par etienne lorant
Dúbida a écrit :J'ai regardé La Passion du Christ, de Mel Gibson, hier soir.
Et c'est drôle (c'est pas le mot mais bon), mais je n'arrive pas à me défaire d'un léger sentiment de malaise. Le film est fidèle aux évangiles ? Parce que, je ne sais pas, mais le Christ, Dieu selon les chrétiens, humilié et moqué d'une telle façon, ça me dépasse !
C'est volontairement que je n'ai pas vu ce film, à cause de la violence et du sang. Or, je ne doute pas que le Christ ait été maltraité au-delà de ce que les Évangiles eux-mêmes racontent. J'ai jugé inutile de heurter ma sensibilité outre mesure. Ce qui me frappe, en ce moment, c'est tout ce qui est caché - je veux dire: la vie cachée du Christ. Trente ans dont on ne sait quasi rien. Et je crois que Jésus l'a voulu ainsi afin que les hommes et les femmes de toutes les générations puissent aussi se reconnaître dans "le fils de Joseph le charpentier".
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : jeu. 28 mai 2009, 21:38
par eternia15
pour moi, c'est la passion du christ de mel gibson, ainsi que touts autres films sur Jésus - jeanne d'arc - dom camillo pour ma jeunesse.
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : mar. 02 juin 2009, 3:29
par Harfang
Moi j'ai trouver que Jeanne d'Arc selon Luc Besson passe surtout pour une folle... C'est dommage, à croire qu'il y avait une volonté à casser l'aspect religieux. Je me trompe peut-être mais c'est l'impression que ça m'en a laisser.
Sinon La Passion de Mel Gibson est un film qui m'a, lui, beaucoup marqué. Il a eu le mérite de me faire prendre conscience de toute l'horreur du supplice de la croix, du sacrifice de Jésus pour nous, ce qu'il a réellement endurer pour racheter nos péchés. Cependant je dois reconnaître que dans le film, le corps de Jésus est trop lacéré, aucun homme ne peut se relever de telles blessures il me semble, bon je sais c'est Jésus mais quand même...
Re: Dîtes, quel film sur la foi avez-vous le plus aimé ?
Publié : mar. 02 juin 2009, 6:59
par coeurderoy
[quote="Harfang"]Moi j'ai trouver que Jeanne d'Arc selon Luc Besson passe surtout pour une folle... C'est dommage, à croire qu'il y avait une volonté à casser l'aspect religieux. Je me trompe peut-être mais c'est l'impression que ça m'en a laisser.
quote]
C'est historiquement nul par ailleurs : un minimum de curiosité (et de respect) envers l'Histoire est requis dans ce type de film : cela demande culture et humilité. Les images de siège, prises de villes, m'ont tellement agacé que je n'ai vu que...le début du film : une Jeanne d'Arc hallucinée ayant, pardonnez-moi "les ovaires dans le chignon" : ça colle tout-à-fait avec les fantasmes érotomanes de notre époque déboussolée !
Et des historiens ont consacré une vie pour que la fraîcheur de son visage et de son âme ressurgisse de grimoires poussiéreux!!.. L'alouette s'est envolée dans le ciel pur, nous laissant dans les miasmes du marécage, qu'elle continue d'intercéder pour la France dont elle est, avec Thérèse de Lisieux, patronne secondaire !
"Bernadette" film de Jean Delannoy
Publié : ven. 17 juin 2011, 15:38
par flammed'amour
Bonjour,
je voulais vous parler de ce film fabuleux qui est diffusé de temps en temps : il date de 1990 je crois et il est superbe ! Il montre la vie de Bernadette et il existe une partie sur sa vie en tant que religieuse ! On ne voit pas La Sainte Vierge car les réalisateurs ont décidé de juste montré le visage de Bernadette lors des apparitions ! J'ai trouvé un extrait sur Youtube : peut être que vous le connaissez http://www.dailymotion.com/video/x6lk36 ... s-2_webcam[/dailymotion] Pour ceux qui veulent voir le passage de l'apparition c'est vers 7 minutes 25..
Re: "Bernadette" film de Jean Delannoy
Publié : ven. 17 juin 2011, 20:10
par flammed'amour
Voici la vidéo mais elle est en anglais car apparemment ça ne passe pas avec Dailymotion
. Le moment de l'Apparition a lieu vers 7 minutes.
Re: "Bernadette" film de Jean Delannoy
Publié : sam. 13 août 2011, 11:36
par flammed'amour
Ce soir, à la télévision, est diffusée le spectacle de Robert Hossein : UN FEMME NOMMEE MARIE en direct du sanctuaire de Lourdes sur France 3. L'histoire raconte la vie de Jésus racontée par la Très Sainte Vierge à Bernadette Soubirous ! A ne pas manquer
Re: "Bernadette" film de Jean Delannoy
Publié : mar. 16 août 2011, 21:52
par Et.H
Jean Delannoy a fait deux films sur Bernadette :
en 1987 : Bernadette (histoire des apparitions)
en 1989 : La passion de Bernadette (la vie de Bernadette religieuse)
Ces films sont très bons aussi bien d'un point de vue cinématographique que d'un point de vue chrétien. La musique du premier est de Francis Lai et elle est magnifique!!!!
Je les conseille à tous !
Il est à noter aussi que Jean Delannoy a également fait un film sur Marie appelé "Marie de Nazareth".
La Passion de Jeanne d'Arc, de Carl Théodore Dreyer
Publié : lun. 07 nov. 2011, 23:50
par Petit Matthieu
Il s'agit d'un film muet de 1928 sur les derniers instants de Jeanne d'Arc, son procès, sa condamnation et sa mort. La bande son du film est splendide, elle plaira à Coeurderoy car une chanson médiévale fort belle y est présente.
Les films muets que j'ai vu doivent se compter sur les doigts d'une main, ainsi je laisse volontiers la parole à plus cinéphile que moi qui voudra bien parler de ce magnifique film.
Je ne sais pas si c'est la volonté du réalisateur, mais l'on s'identifie très vite à Jeanne, on se sent tout comme elle agressé par les clercs qui l'assaillent de questions pernicieuses, par la pression énorme qu'elle subit. Les gros plans sur les visages ridés, grimaçants et effrayants de ses juges contrastent avec le visage rayonnant de la sainte, bien que marqué par d'abondantes larmes et de la crispation.
Alors qu'on pourrait vite s'ennuyer, le film suit un rythme qui s'accélère, et monte en intensité régulièrement.
On lit sur le visage de Jeanne les doutes, les angoisses, les moments de grâce, les fermes résolutions, les moments où ses forces lui échappent, la détresse ou l'espoir.
On est surtout frappé d'y reconnaître le Christ lui-même, moqué, questionné et méprisé. La douleur de Jeanne d'Arc, on la reçoit en pleine poitrine dans plusieurs scènes qui vous figent. On tremble pour elle. Mais surtout on ne parvient pas à se séparer de ses yeux. Ses yeux tantôt exorbités, tantôt égarés, abattus ou transfigurés.
On est suspendu à ces yeux qui expriment le ressenti intérieur de Jeanne en train de vivre son devoir.
La scène finale du bûcher est terrible, il s'agit du sommet du film. Ignoble et fascinante à la fois, on a hâte qu'elle se termine et l'on en voudrait pourtant pas rater une seule seconde.
On en ressort marqué par la force qui émane des martyrs de la foi. De ces martyrs du passé qui sont la gloire de Dieu. On pense alors aux martyrs du présent.
Re: La Passion de Jeanne d'Arc, de Carl Théodore Dreyer
Publié : lun. 14 nov. 2011, 19:07
par Cinci
Il y a un autre film de Dreyer qui vaudrait sans doute le détour, Ordet. Mais quoi qu'il en soit il est intéressant de voir un peu la carrière du réalisateur, sa mentalité et tout. On se retrouve là dans un tout autre monde que celui de la réalité des producteurs de cinéma d'aujourd'hui évidemment.
[...] La manière qu’avait le dramaturge de poser simplement la question de la foi l’avait immédiatement séduit et le sujet d’Ordet rencontrait directement un de ses plus vieux projets, sur lequel il travaillait plus particulièrement depuis 1949 : celui de tourner une vie de Jésus.
Ordet envisage en effet la possibilité d’un nouvel avènement du Christ, en la personne de Johannes, un fils de paysan, qui tout au long du film s’exprime par paraboles énigmatiques. Ses parents, ses voisins, le prennent pour un simple d’esprit ou pour un fou, jusqu’à ce qu’il réalise à la fin le miracle de ramener à la vie sa belle-sœur, morte en couches. C’est, de tous ses films, celui où Dreyer pousse le plus loin la réflexion qui est au cœur de son œuvre depuis La Passion de Jeanne d'Arc, à savoir la possibilité de la sainteté dans un univers dominé par les tièdes, les fanatiques et les sceptiques. Comme Jeanne, Johannes est en butte aux brimades des incrédules, parce qu’il est resté fidèle à la valeur spirituelle du message évangélique, contre son dévoiement temporel, et il faudra le miracle final, triomphe de l’amour sur la mort, pour que soient réconciliés ordre du monde et ordre divin.
Ce dénouement inoubliable quand on l’a vu une fois ne serait pas si bouleversant pour le spectateur, quelles que soient ses croyances, si Dreyer n’avait pas pris le parti de l’inscrire dans la réalité la plus prosaïque : les extérieurs furent tournés dans la paroisse même de Kaj Munk, à Veders, et les meubles que nous voyons dans la ferme du patriarche, Morten Borgen, sont ceux que voulurent bien prêter les habitants des environs. Dans le même esprit, le cinéaste choisit de réduire au tiers le dialogue original de la pièce, supprimant notamment tout ce qui s’écartait du langage le plus clair et le plus simple pour rester attentif aux seuls éléments qui donnaient chair à la vie concrète et sensible de ses personnages.