Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?
Publié : jeu. 19 sept. 2013, 15:11
Bonjour,
François-Xavier écrit :
Je ne crois pas que l'on puisse extrapoler à partir d'une parabole de l'Évangile [les ouvriers de la vigne], pour penser finalement qu'il serait finalement indifférent, ou bien d'être incroyant et matérialiste; ou peut-être sataniste, sorcier, polythéiste, adorateur du veau d'or, pharisien juif antichrétien, nazi amateur de pensée magique ?, musulman voire et ainsi de suite. Je ne suis pas convaincu qu'il serait indifférent ou «bien égal» d'être hors de l'Église, loin de la connaissance de Dieu, sans les secours du viatique et tout. Je ne suis pas convaincu que ce devrait être là le discours de l'Église.
Arnaud me dit que cet indifférentisme devrait être la pensée de certains, telle une pensée étrangère à la sienne et d'une époque révolue.
Pourtant ? Si Arnaud me dit qu'un musulman, armé de sa seule conscience et quelques bribes de vrai durant sa vie, doit être fort apte à choisir le Christ de la foi chrétienne pour finir, de sortes aussi que tous les musulmans se retrouvent au final - même proportion, nul n'étant désavantagé par rapport à l'autre - dans la même condition que les moines de la Trappe : j'en conclurai à l'indifférentisme.
Me signifier que je ne peux évoquer une sorte d'indifférentisme, encore une fois, puis au motif maintenant que les athées (juifs, etc.) ou les musulmans devraient être tellement «plus malheureux que les chrétiens» dans leur vie, mais ce n'est pas sérieux. L'indifférentisme l'est en rapport au fait de devoir être ou pas dans l'Église, de soutenir qu'une méconnaissance de Dieu n'impacterait à rien du tout quant au salut de l'âme des personnes.
Le document de Vatican II fera bien allusion au malin en effet; oui, même si c'est pour le faire discrètement. Mais ce ne semble pas être le cas du tout pour Arnaud. Car, pour le risque de damnation, je n'ai vu nulle part chez lui que les hommes vivant dans une condition hors les murs devraient risquer quoi que ce soit pouvant être sérieux. Arnaud m'a fait valoir surtout qu'une vie hors de la foi chrétienne serait malheureuse, propice à susciter un creux et un appel d'air pour Dieu. Rien n'est dit au sujet de l'antique serpent et père du mensonge. Il y a comme une lacune dans la pensée d'Arnaud et comme elle est exprimée présentement. Donc, je conserve bien cette impression dans le moment, peut-être à tort. Mais l'impression reste là quand même.
François-Xavier écrit :
C'est justement ce qui me fait problème avec la pensée d'Arnaud.Donc Vatican II est clair net et sans bavure : même si Dieu n'est pas tenu par les sacrements, le plus souvent, les non chrétiens sont trompés par le Malin - lire : Satan - et désespèrent... De leur salut. Sachons en tirer toutes les conclusions. Et notamment en ce qui concerne l'Islam que les Musulmans professent.
Je ne crois pas que l'on puisse extrapoler à partir d'une parabole de l'Évangile [les ouvriers de la vigne], pour penser finalement qu'il serait finalement indifférent, ou bien d'être incroyant et matérialiste; ou peut-être sataniste, sorcier, polythéiste, adorateur du veau d'or, pharisien juif antichrétien, nazi amateur de pensée magique ?, musulman voire et ainsi de suite. Je ne suis pas convaincu qu'il serait indifférent ou «bien égal» d'être hors de l'Église, loin de la connaissance de Dieu, sans les secours du viatique et tout. Je ne suis pas convaincu que ce devrait être là le discours de l'Église.
Arnaud me dit que cet indifférentisme devrait être la pensée de certains, telle une pensée étrangère à la sienne et d'une époque révolue.
Pourtant ? Si Arnaud me dit qu'un musulman, armé de sa seule conscience et quelques bribes de vrai durant sa vie, doit être fort apte à choisir le Christ de la foi chrétienne pour finir, de sortes aussi que tous les musulmans se retrouvent au final - même proportion, nul n'étant désavantagé par rapport à l'autre - dans la même condition que les moines de la Trappe : j'en conclurai à l'indifférentisme.
Me signifier que je ne peux évoquer une sorte d'indifférentisme, encore une fois, puis au motif maintenant que les athées (juifs, etc.) ou les musulmans devraient être tellement «plus malheureux que les chrétiens» dans leur vie, mais ce n'est pas sérieux. L'indifférentisme l'est en rapport au fait de devoir être ou pas dans l'Église, de soutenir qu'une méconnaissance de Dieu n'impacterait à rien du tout quant au salut de l'âme des personnes.
Le document de Vatican II fera bien allusion au malin en effet; oui, même si c'est pour le faire discrètement. Mais ce ne semble pas être le cas du tout pour Arnaud. Car, pour le risque de damnation, je n'ai vu nulle part chez lui que les hommes vivant dans une condition hors les murs devraient risquer quoi que ce soit pouvant être sérieux. Arnaud m'a fait valoir surtout qu'une vie hors de la foi chrétienne serait malheureuse, propice à susciter un creux et un appel d'air pour Dieu. Rien n'est dit au sujet de l'antique serpent et père du mensonge. Il y a comme une lacune dans la pensée d'Arnaud et comme elle est exprimée présentement. Donc, je conserve bien cette impression dans le moment, peut-être à tort. Mais l'impression reste là quand même.