19 novembre
Pierre Cerca, +1241 à Dinan, OP.
Religieux exemplaire, extrêmement mortifié et surtout appliqué aux saintes veilles. Après les matines, au lieu de retourner dormir, il passait le reste de la nuit devant le Saint Sacrement.
19 novembre
Bx Jacques Benfatti (=bienfaits), né à Mantoue (Lombardie), + 19 novembre 1332.
De famille noble, il entra au couvent dominicain de sa ville natale. Pieux et savant maître en théologie à l’université de Paris, connu pour ses sages capacités d’administrateur, ses qualités amenèrent Niccolò Boccasini, Maître Général de l’Ordre, à l’appeler à son côté comme conseiller, puis quand il fut devenu pape (Benoît XI) à le nommer évêque de Mantoue en 1303. Avec sa haute stature morale, sa sagesse, sa connaissance des hommes, l’évêque Benfatti aurait pu faire une carrière diplomatique ou politique mais il n’en profita pas. Il se tint délibérément en dehors des épineux problèmes de l’époque, et surtout des rivalités acharnées entre cités italiennes, qu’on peut ramener à un conflit noblesse-bourgeoisie. Parmi les divers partis, Jacques préférait celui des pauvres. Les chroniques du temps parlent aussi de ses activités officielles, comme la présence au couronnement d’Henri VII à Milan et la participation au concile de Vienne. Il montra les vertus du vrai pasteur : il veilla sur la foi, travailla efficacement à la paix entre les familles de la ville, aida généreusement les pauvres et le peuple frappé de peste et de famine. La substance de son épiscopat, pendant 28 ans, fut surtout la charité, qui lui valut l’affection du peuple (il était surnommé le père des pauvres) et le culte après sa mort. Ses restes sont conservés dans la cathédrale.
Son culte fut confirmé en 1859 ab immemorabili.
19 novembre Serviteur de Dieu
Ramón Zubieta Les, né 31 août 1864 à Arguedas, Navarra (Espagne), + 19 novembre 1921 à Huacho, Lima (Pérou).
Ramon, fils de Braulio Zubieta et de Ramona Les, dernier de 4 enfants d'une famille profondément chrétienne, a 9 mois quand son père meurt. C’est un enfant vif, docile, avec un cœur d’or. Il va à l’école du curé, qui plus tard lui apprendra le latin. Il aime prier la Vierge, il a toujours voulu être prêtre mais sa mère hésite. Il veut être missionnaire et décide d’être dominicain : il entre au couvent d’Ocaña à Tolède en décembre 1881, profession décembre 1882, puis va continuer ses études au couvent Saint Thomas à Avila, vœux solennels, puis en 1888 il part aux Philippines.
Ordonné prêtre à Manille en 1889. Il rêve du Tonkin (c’est l’époque des martyrs) mais doit rester aux Philippines, où il apprend une langue locale. Beaucoup de problèmes, qu’il affronte avec créativité, énergie, ténacité et foi. La guerre d’indépendance met les Espagnols en danger : en 1898 avec d’autres missionnaires il est emprisonné et torturé. Certains en meurent, pas lui mais il aura toujours des séquelles. Libérés au bout de 18 mois, il arrive à Manille le 1/1/1900.
Il rêve toujours du Tonkin mais on l’envoie au Pérou. Il arrive à Callao en février 1902, part en expédition avec trois autres à travers le sud-est de l’Amazonie. Forêts vierges, mauvais chemins, rivières torrentielles, à cheval, en canoé. Moustiques, climat… Ils rencontrent les Indiens, qui travaillent dans le caoutchouc. Ils fondent deux centres missionnaires. C’est un esprit pratique, entreprenant, travailleur, un caractère égal et simple. Tout le monde l’aime et le respecte. Il est explorateur, architecte, ouvrier, il dessine des cartes, refait les chemins, installe des téléphones etc. Il veut éduquer les Indiens et dénonce aux autorités les abus de ceux qui les exploitent, ce qui lui attire des ennuis. Il fonde des écoles mais s’aperçoit que pour aider les familles il faut d’abord éduquer les filles, et pour cela il lui faut des sœurs. Justement en 1913 il est nommé évêque de Puerto Maldonado, il doit donc aller se faire sacrer en Europe et en profite pour parler de son projet au pape. Il revient avec cinq sœurs, dont Mère Ascension (voir 24 février) qui sera sa grande collaboratrice. Les sœurs se préparent à Lima, on les trouve téméraires de vouloir s’attaquer à l’Amazonie mais ça ne les effraie pas. Un problème quand même : communiquer avec le couvent espagnol d’où elles viennent. C’est ainsi que Ramon et Ascension fondent en 1918 une nouvelle congrégation, les Soeurs Dominicaines Missionnaires du Rosaire. Ensuite crise du caoutchouc, beaucoup d’Indiens doivent partir, les missions sont à moitié vides. Malgré la fatigue, Ramon continue à travailler sans se ménager, et meurt à 57 ans, en 1921. « Il est mort comme un saint », dit un témoin.
Béatification en cours, nihil obstat 27 mars 2003.
20 novembre Bx
Bonvisius de Plaisance, +1221.
Docteur célèbre, il reçut l’habit dominicain des mains de st Dominique, qui le prenait souvent comme compagnon à cause de sa conversation aussi vertueuse que savante. Encore novice à Bologne, il fonda un couvent dans sa ville natale. Quelque temps après, à Bologne, le pain vint à manquer pour le dîner. Bonvisius, qui était procureur, avertit st Dominique, qui lui dit : « Faites néanmoins rassembler les frères. Il est bon que les enfants d’un Dieu pauvre sentent la misère ». Quand ils furent tous assis, on vit deux anges entrer au réfectoire, portant une corbeille de beaux pains blancs qu’ils distribuèrent. Bonvisius fut promptement mûr pour le ciel : il mourut presque en même temps que st Dominique.
20 novembre Serviteur de Dieu
Juan Maria (Carlos Antonio) Riera Moscoso, né 28 janvier 1866 à Ambato, Tungurahua (Équateur), + 20 novembre 1915 à Guayaquil, Guayas.
http://www.diccionariobiograficoecuador ... mo4/r1.htm
Fils de don Carlos Riera et de doña Dolores Moscoso, avec beaucoup de sacrifices il réussit à faire ses premières études à Ambato et Latacunga. À 15 ans il entre comme novice au couvent Saint Dominique à Quito, deux ans plus tard il prononce ses vœux et prend le nom de Juan María. Il étudie latin, arithmétique, géographie, logique, mathématiques, physique, métaphysique, théologie dogmatique et morale, droit canonique, histoire de l’Église, et Écriture Sainte, matières où il se distingue par son application et son savoir.
En 1889, à cause d’une grave maladie de faiblesse produite par ses excès d’austérités (jeûnes, cilices), il alla à Cuenca chercher un meilleur climat pour se remettre. Il est ordonné prêtre le 3 août 1890. L’année suivante, au lieu d’avoir récupéré, il se lance dans un travail religieux et éducatif en divers lieux du pays. Durant les premières années de la Révolution libérale, il continua à déployer son importante mission évangélique dans les différents coins du pays. Il est nommé évêque de Guayaquil en 1912.
Peu après commencèrent à se faire sentir à Guayaquil les conséquences de la peste et de la fièvre jaune, et consacré à son labeur pastoral avec abnégation, secourant les malades et assistant les mourants, il en fut aussi victime. Le 8 décembre, tandis qu’il célébrait la messe de la Vierge, il se sentit soudain mal, fut porté chez lui et sauvé par les soins du médecin; mais il resta si fragile du cœur et des reins, qu’il dut utiliser des béquilles. Malgré sa santé ébranlée, il continua à remplir sa mission sacrée, à visiter toutes les paroisses, jusqu’à ce que finalement son corps ne puisse plus résister, et il mourut.