Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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etienne lorant
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Le jeûne selon la loi - et la pratique de la miséricorde
Samedi après les Cendres
Livre d'Isaïe 58,9b-14.
Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.
Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.
Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».
Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers,
alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,27-32.
En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. »
Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Il y a deux "moments", deux types de langage dans l'enseignement d'Isaïe et c'est la raison pour laquelle, entre ces deux enseignements, notre prêtre a fait une pause - que j'ai traduite ici par un espace blanc. Dans la première partie, l'homme qui se convertit commence, dans sa joie, par donner ce que lui-même avait autrefois désiré : la richesse, l'abondance, la crainte d'autrui; Matthieu le publicain accomplit tout cela en offrant un banquet auquel participent ceux qui le désirent.
Mais dans la seconde partie de l'enseignement d'Isaïe, c’est le strict respect de la Loi qui devient la condition du salut. Et bien que, dans l'enseignement de l’Église, il existe des règles à respecter, ce qui préside à toutes les règles, c'est la miséricorde vécue qui préside. Ainsi, l'homme qui se repent mais qui n'a pas l'occasion de recevoir les sacrements, pour des raisons valables (comme le manque de prêtres chez nous), sera tout de même justifié par la pratique de la miséricorde.
A ce que j'ai entendu ce matin, je joins aujourd'hui la prière de sainte Faustine concernant la pratique de la miséricorde:
« Ô Seigneur, je désire me transformer tout entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon coeur sur le prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et, remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. (...)
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain.
(Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur » (PJ 163).
« Roi de miséricorde, dirige mon âme » (PJ 3).
Livre d'Isaïe 58,9b-14.
Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.
Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais.
Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».
Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers,
alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,27-32.
En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. »
Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Il y a deux "moments", deux types de langage dans l'enseignement d'Isaïe et c'est la raison pour laquelle, entre ces deux enseignements, notre prêtre a fait une pause - que j'ai traduite ici par un espace blanc. Dans la première partie, l'homme qui se convertit commence, dans sa joie, par donner ce que lui-même avait autrefois désiré : la richesse, l'abondance, la crainte d'autrui; Matthieu le publicain accomplit tout cela en offrant un banquet auquel participent ceux qui le désirent.
Mais dans la seconde partie de l'enseignement d'Isaïe, c’est le strict respect de la Loi qui devient la condition du salut. Et bien que, dans l'enseignement de l’Église, il existe des règles à respecter, ce qui préside à toutes les règles, c'est la miséricorde vécue qui préside. Ainsi, l'homme qui se repent mais qui n'a pas l'occasion de recevoir les sacrements, pour des raisons valables (comme le manque de prêtres chez nous), sera tout de même justifié par la pratique de la miséricorde.
A ce que j'ai entendu ce matin, je joins aujourd'hui la prière de sainte Faustine concernant la pratique de la miséricorde:
« Ô Seigneur, je désire me transformer tout entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon coeur sur le prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et, remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. (...)
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain.
(Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur » (PJ 163).
« Roi de miséricorde, dirige mon âme » (PJ 3).
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La miséricorde pratiquée, critère de salut
Lundi de la 1re semaine de Carême
Livre du Lévitique 19,1-2.11-18.
Le Seigneur parla à Moïse et dit :
« Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes.
Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas : tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié.
Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d’injustice ; tu n’avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compatriote avec justice.
Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,31-46.
Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Le livre du Lévitique reprend les lois données par Dieu à Moïse afin de la rendre beaucoup plus concrète pour les juifs. En somme, disent les Lévites, la loi qui consiste à aimer Dieu "de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces" se vérifie très concrètement dans l'attention et le soin apporté au prochain. Mais il est tout à fait clair que ce sont des lois qui ne s'appliquent en fait qu'au peuple élu, de la génération d'Abraham. Partout ailleurs, les autres peuples ont leurs propres dieux qui tous, d'une façon ou d'une autre, président à la destinée des hommes.
Mais dès la venue de Jésus, verbe et parole du Dieu unique, la Loi donnée à Moïse est étendue à toute l'humanité, jusqu'à la Parousie. La scène du jugement dernier fait de la miséricorde, selon qu'elle a été pratiquée ou non, le critère final du salut de l'homme.
Ne serions-nous pas tout proches de ce jugement final ? Cela fait plus de vingt ans que de nouveaux "prophètes" nous annoncent que les temps sont accomplis, que la fin du monde est pour notre temps. Ce qu'en dit notre prêtre: nous serons jugés sur la qualité de notre miséricorde et ceci implique que la miséricorde accomplie envers autrui à cause de la PEUR du jugement, n'est certes pas de la même qualité de celle a été pratiquée dans la joie...
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Livre du Lévitique 19,1-2.11-18.
Le Seigneur parla à Moïse et dit :
« Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez aucun de vos compatriotes.
Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas : tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié.
Tu ne maudiras pas un sourd, tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d’injustice ; tu n’avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compatriote avec justice.
Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple, tu ne réclameras pas la mort de ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,31-46.
Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Le livre du Lévitique reprend les lois données par Dieu à Moïse afin de la rendre beaucoup plus concrète pour les juifs. En somme, disent les Lévites, la loi qui consiste à aimer Dieu "de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces" se vérifie très concrètement dans l'attention et le soin apporté au prochain. Mais il est tout à fait clair que ce sont des lois qui ne s'appliquent en fait qu'au peuple élu, de la génération d'Abraham. Partout ailleurs, les autres peuples ont leurs propres dieux qui tous, d'une façon ou d'une autre, président à la destinée des hommes.
Mais dès la venue de Jésus, verbe et parole du Dieu unique, la Loi donnée à Moïse est étendue à toute l'humanité, jusqu'à la Parousie. La scène du jugement dernier fait de la miséricorde, selon qu'elle a été pratiquée ou non, le critère final du salut de l'homme.
Ne serions-nous pas tout proches de ce jugement final ? Cela fait plus de vingt ans que de nouveaux "prophètes" nous annoncent que les temps sont accomplis, que la fin du monde est pour notre temps. Ce qu'en dit notre prêtre: nous serons jugés sur la qualité de notre miséricorde et ceci implique que la miséricorde accomplie envers autrui à cause de la PEUR du jugement, n'est certes pas de la même qualité de celle a été pratiquée dans la joie...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La prière qui nous transforme
Mardi de la 1re semaine de Carême
Livre d'Isaïe 55,10-11.
Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.
Textes de l’Évangile au quotidien
Il faut prier sans se lasser. Notre prêtre nous a raconté l'histoire d'un homme qui avait prié Dieu durant trois années afin que revienne à lui la femme qu'il avait aimée. Après avoir tenté de l'en dissuader, il l'avait laissé faire. L'homme est resté trois années fidèle à son premier amour - et au bout des trois années elle est effectivement revenue vers lui. Cependant, tout a mal tourné: sa fiancée l'a abandonné pour un autre et il est revenu tout penaud pour confier ce pénible échec de sa vie sentimentale. Toutefois, de cette pénible expérience, il avait retenu l'essentiel : "J'ai compris que Dieu pouvait vraiment, à ma prière, faire revenir à moi cette femme que j'aimais, mais en aucun cas, Il ne pouvait l'obliger à m'aimer ..." Cet homme ne s'est jamais marié, mais il n'a jamais cessé de prier. Non plus avec une intention précise, particulière, mais afin que sa vie soit conforme à sa foi et à la volonté de Dieu sur lui.
Le rapport entre cette histoire vécue et les textes du jour, c'est qu'en priant le Notre Père, nous demandons à Dieu de nous façonner selon ce qu'elle prescrit. Ainsi, le nom du Père sera sanctifié, son règne remplacera avantageusement en nous nos désirs insatisfaits, nous abandonnerons tout désir de domination sur autrui, nous saurons véritablement pardonner et les peines de l'existence humaine nous serons moins lourdes à porter.
Le Notre Père est une prière unique. Donnée par Jésus, Parole vivante de Dieu, elle se vit, elle se pratique, elle est en chacun de nous le ferment du cœur en vue de la vie éternelle. C'est une prière qui nous transforme en véritables enfants de Dieu.
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Livre d'Isaïe 55,10-11.
Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.
Textes de l’Évangile au quotidien
Il faut prier sans se lasser. Notre prêtre nous a raconté l'histoire d'un homme qui avait prié Dieu durant trois années afin que revienne à lui la femme qu'il avait aimée. Après avoir tenté de l'en dissuader, il l'avait laissé faire. L'homme est resté trois années fidèle à son premier amour - et au bout des trois années elle est effectivement revenue vers lui. Cependant, tout a mal tourné: sa fiancée l'a abandonné pour un autre et il est revenu tout penaud pour confier ce pénible échec de sa vie sentimentale. Toutefois, de cette pénible expérience, il avait retenu l'essentiel : "J'ai compris que Dieu pouvait vraiment, à ma prière, faire revenir à moi cette femme que j'aimais, mais en aucun cas, Il ne pouvait l'obliger à m'aimer ..." Cet homme ne s'est jamais marié, mais il n'a jamais cessé de prier. Non plus avec une intention précise, particulière, mais afin que sa vie soit conforme à sa foi et à la volonté de Dieu sur lui.
Le rapport entre cette histoire vécue et les textes du jour, c'est qu'en priant le Notre Père, nous demandons à Dieu de nous façonner selon ce qu'elle prescrit. Ainsi, le nom du Père sera sanctifié, son règne remplacera avantageusement en nous nos désirs insatisfaits, nous abandonnerons tout désir de domination sur autrui, nous saurons véritablement pardonner et les peines de l'existence humaine nous serons moins lourdes à porter.
Le Notre Père est une prière unique. Donnée par Jésus, Parole vivante de Dieu, elle se vit, elle se pratique, elle est en chacun de nous le ferment du cœur en vue de la vie éternelle. C'est une prière qui nous transforme en véritables enfants de Dieu.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Jonas, préfiguration de Jésus
Livre de Jonas 3,1-10.
La parole du Seigneur fut adressée à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
Textes de l’Évangile au quotidien
Jonas fut un signe pour les habitants de Ninive, un signe assez fort pour que toute la population de la ville se mette d'emblée à faire pénitence, et même son roi et avec lui les dignitaire du royaume. Dans son homélie, notre prêtre a voulu démontrer à quel point Jonas est déjà une image de Jésus:
- c'est lui qui, parmi tous les voyageurs qui ont embarqué pour Tarsis, sera désigné comme étant le bouc émissaire, celui qui doit être jeté par dessus bord afin de calmer la tempête. Le terme de « bouc émissaire » provient d'ailleurs de la traduction grecque de « bouc à Azazel », un bouc portant sur lui tous les péchés d'Israël;
- le texte de la Bible précise que Jonas demeura trois jours et trois nuits dans le ventre de la baleine - comme Jésus demeura trois jours et trois nuits dans le tombeau : c'est ce que dit l’Évangile selon saint Matthieu au chapitre 12 : "Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.";
- et enfin la ville de Ninive est elle-même symbolique pour désigner les grands royaumes parmi toutes la terre qui finiront, comme Rome et l'empire, à se convertir à la foi chrétienne.
La question qui se pose à chacun de nous a dit encore le prêtre, est d'être suffisamment "impartiaux" envers nous-même, durant ce temps de carême, afin de reconnaître quel est le point de notre personne qui a le plus besoin de repentir et de conversion. Le carême, temps de privations, est une bonne méthode de diagnostic: en nous privant de tel ou tel bien, en variant d'exercice, nous finirons par reconnaître quelle est la part de notre être la plus facilement mise à l'épreuve. Du reste, "c'est la charité" qui couvre une multitude de péchés... de sorte que véritable repentir se traduit dans des actes de miséricorde envers autrui.
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La parole du Seigneur fut adressée à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
Textes de l’Évangile au quotidien
Jonas fut un signe pour les habitants de Ninive, un signe assez fort pour que toute la population de la ville se mette d'emblée à faire pénitence, et même son roi et avec lui les dignitaire du royaume. Dans son homélie, notre prêtre a voulu démontrer à quel point Jonas est déjà une image de Jésus:
- c'est lui qui, parmi tous les voyageurs qui ont embarqué pour Tarsis, sera désigné comme étant le bouc émissaire, celui qui doit être jeté par dessus bord afin de calmer la tempête. Le terme de « bouc émissaire » provient d'ailleurs de la traduction grecque de « bouc à Azazel », un bouc portant sur lui tous les péchés d'Israël;
- le texte de la Bible précise que Jonas demeura trois jours et trois nuits dans le ventre de la baleine - comme Jésus demeura trois jours et trois nuits dans le tombeau : c'est ce que dit l’Évangile selon saint Matthieu au chapitre 12 : "Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.";
- et enfin la ville de Ninive est elle-même symbolique pour désigner les grands royaumes parmi toutes la terre qui finiront, comme Rome et l'empire, à se convertir à la foi chrétienne.
La question qui se pose à chacun de nous a dit encore le prêtre, est d'être suffisamment "impartiaux" envers nous-même, durant ce temps de carême, afin de reconnaître quel est le point de notre personne qui a le plus besoin de repentir et de conversion. Le carême, temps de privations, est une bonne méthode de diagnostic: en nous privant de tel ou tel bien, en variant d'exercice, nous finirons par reconnaître quelle est la part de notre être la plus facilement mise à l'épreuve. Du reste, "c'est la charité" qui couvre une multitude de péchés... de sorte que véritable repentir se traduit dans des actes de miséricorde envers autrui.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Apprendre à s'en remettre à Dieu pour tout
Jeudi de la 1re semaine de Carême
Livre d'Esther 4,17n.17p.17q.17r.17aa.17bb.17gg.17hh.
En ces jours- là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur.
Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir,
elle disait :
« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob,
tu es béni.
Viens à mon secours car je suis seule,
et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur.
Car je vais jouer avec le danger.
Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur,
j’ai appris que ceux qui te plaisent,
tu les libères pour toujours, Seigneur.
Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire
et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu.
Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline,
et mets sur mes lèvres un langage harmonieux
quand je serai en présence de ce lion ;
fais que je trouve grâce devant lui,
et change son cœur :
qu’il se mette à détester celui qui nous combat,
qu’il le détruise avec tous ses partisans.
Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ;
rends-nous la joie après la détresse
et le bien-être après la souffrance. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,7-12.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Textes de l’Évangile au quotidien
La prière d'Esther citée dans la première lecture intervient durant la captivité des juifs en Perse. Leur extermination complète a été décidée du fait qu'ils ne s'associent pas aux fêtes, célébrations et au culte rendu aux dieux païens. Esther, en raison de sa beauté, avait été choisie parmi les esclaves juives pour devenir l'épouse du roi Xerxès. Elle va intervenir auprès du roi afin que le décret d'extermination des juifs soit purement et simplement annulé. Ce qui nous concerne dans cette lecture, ce n'est pas seulement la piété d'Esther, mais c'est, davantage, le fait qu'elle ne compte pas sur sa position auprès du roi, ni sur ses capacités de séduction. De la sorte, elle nous rappelle de nous en remettre en tout à la miséricorde divine, plutôt qu'à nos raisonnements, notre habileté personnelle, notre intelligence et les talents reçus. Car, Dieu est à l'origine de tout bien. C'est à ce point vrai, nous a dit le prêtre que chacun d'entre nous pourrait rapporter des moments de vie où nos talents propres et nos connaissances ne nous ont servi à rien. Et si Dieu permet certaines épreuves (ce que j'ai pu constater moi-même), c'est afin de faire s'éveiller en nous un "esprit de prière" qui nous préservera en toutes circonstances.
Dans l’Évangile, Jésus lui aussi nous incite à une attitude analogue. Pour bien prier, quelles que soient les circonstances, c'est en Dieu qu'il faut placer sa confiance. La maladie est une de ces occasions de foi. Avoir confiance en son médecin est une chose, mais c'est une chose meilleure encore de prier pour que le médecin ne commette pas d'erreur dans son diagnostic ! L'attitude de confiance en Dieu, de "remise de soi" en Dieu, devrait devenir une constante. Et dans le même ordre d'idée, ne nous étonnons pas que certaines épreuves nous adviennent, car le Seigneur peut les permettre afin d'abaisser en nous l'intelligence qui prête facilement à la présomption ou à l'orgueil. La conclusion va plus loin encore: car Jésus nous propose d'aller jusqu'au bout et de pratiquer envers autrui ce que nous espérons d'eux - puisque, fondamentalement, tous les biens procèdent de Lui.
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Livre d'Esther 4,17n.17p.17q.17r.17aa.17bb.17gg.17hh.
En ces jours- là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur.
Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir,
elle disait :
« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob,
tu es béni.
Viens à mon secours car je suis seule,
et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur.
Car je vais jouer avec le danger.
Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur,
j’ai appris que ceux qui te plaisent,
tu les libères pour toujours, Seigneur.
Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire
et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu.
Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline,
et mets sur mes lèvres un langage harmonieux
quand je serai en présence de ce lion ;
fais que je trouve grâce devant lui,
et change son cœur :
qu’il se mette à détester celui qui nous combat,
qu’il le détruise avec tous ses partisans.
Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ;
rends-nous la joie après la détresse
et le bien-être après la souffrance. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,7-12.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Textes de l’Évangile au quotidien
La prière d'Esther citée dans la première lecture intervient durant la captivité des juifs en Perse. Leur extermination complète a été décidée du fait qu'ils ne s'associent pas aux fêtes, célébrations et au culte rendu aux dieux païens. Esther, en raison de sa beauté, avait été choisie parmi les esclaves juives pour devenir l'épouse du roi Xerxès. Elle va intervenir auprès du roi afin que le décret d'extermination des juifs soit purement et simplement annulé. Ce qui nous concerne dans cette lecture, ce n'est pas seulement la piété d'Esther, mais c'est, davantage, le fait qu'elle ne compte pas sur sa position auprès du roi, ni sur ses capacités de séduction. De la sorte, elle nous rappelle de nous en remettre en tout à la miséricorde divine, plutôt qu'à nos raisonnements, notre habileté personnelle, notre intelligence et les talents reçus. Car, Dieu est à l'origine de tout bien. C'est à ce point vrai, nous a dit le prêtre que chacun d'entre nous pourrait rapporter des moments de vie où nos talents propres et nos connaissances ne nous ont servi à rien. Et si Dieu permet certaines épreuves (ce que j'ai pu constater moi-même), c'est afin de faire s'éveiller en nous un "esprit de prière" qui nous préservera en toutes circonstances.
Dans l’Évangile, Jésus lui aussi nous incite à une attitude analogue. Pour bien prier, quelles que soient les circonstances, c'est en Dieu qu'il faut placer sa confiance. La maladie est une de ces occasions de foi. Avoir confiance en son médecin est une chose, mais c'est une chose meilleure encore de prier pour que le médecin ne commette pas d'erreur dans son diagnostic ! L'attitude de confiance en Dieu, de "remise de soi" en Dieu, devrait devenir une constante. Et dans le même ordre d'idée, ne nous étonnons pas que certaines épreuves nous adviennent, car le Seigneur peut les permettre afin d'abaisser en nous l'intelligence qui prête facilement à la présomption ou à l'orgueil. La conclusion va plus loin encore: car Jésus nous propose d'aller jusqu'au bout et de pratiquer envers autrui ce que nous espérons d'eux - puisque, fondamentalement, tous les biens procèdent de Lui.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Pour une véritable conversion
Vendredi de la 1re semaine de Carême
Livre d'Ézéchiel 18,21-28.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée.
Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ?
Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra !
Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.»
Textes de l’Évangile au quotidien
Le triomphe final de la justice sur le mal, c'est le même thème abordé par Ézéchiel dans l'ancien testament et par Jésus dans le nouveau. Mais l'enseignement n'est pas tout à fait identique. Ézéchiel s'adresse au peuple issu de l'alliance conclue avec Dieu par Abraham, tandis Jésus s'adresse à tous les peuples de tous les temps, car tous sont appelés à se convertir. En sorte que ce sont les nouveautés de l'enseignement de Jésus qui attirent l'attention.
Ézéchiel a beau parler et menacer de mort les méchants, les juifs qui l'écoutent ou qui découvrent, de génération en génération, l'enseignement du prophète... retiennent en tout premier lieu qu'ils sont tous issus d'Abraham (et comment se pourrait-il qu'ils ne soient pas, après la mort, réunis à Abraham ?). Quant à l'expiation des fautes, ils ont à leurs dispositions toutes sortes de rites pour leur purification, ainsi que les sacrifices rituels, dont celui de Pâques, pour les purifier de leurs péchés. En sorte que la plupart des juifs du temps de Jésus ont une confiance "exorbitante" de leur salut personnel.
Mais Jésus leur tient un discours qui leur paraît tout à fait exagéré ! En effet, pour hériter de la vie éternelle dans le sein d'Abraham, les juifs doivent s'efforcer, tant qu'ils sont sur terre, de surpasser la justice de leurs scribes et celle des pharisiens. En outre, celui qui se met en colère contre son frère sera jugé de la même façon qu'un meurtrier. Une simple insulte est déjà passible du tribunal divin et il faut donc chercher dans la vie présente, à se réconcilier avec son adversaire. Ces mises en garde sont très sérieuses et impliquent un profond bouleversement intérieur de chaque individu: c'est d'une conversion pleine et entière qu'il s'agit, et qui est requise non seulement de la part des juifs, mais de tous les hommes, de tous les peuples et de toutes les générations.
Notre prêtre nous a invités tous, durant ce carême, à prier non seulement pour notre salut et celui de nos proches, mais aussi à prier pour ceux qui nous blessent, que ce soit physiquement ou moralement. Il a précisé ce point : qu'un coup reçu sur le corps laisse moins de trace qu'une injustice vécue qui a le pouvoir de susciter une rancune durable... Il y a moins de prêtres pour la confession, nous devons d'autant plus veiller à pardonner à ceux qui nous ont causé des peines et des souffrances qui altèrent nos âmes...
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Livre d'Ézéchiel 18,21-28.
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée.
Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ?
Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra !
Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.»
Textes de l’Évangile au quotidien
Le triomphe final de la justice sur le mal, c'est le même thème abordé par Ézéchiel dans l'ancien testament et par Jésus dans le nouveau. Mais l'enseignement n'est pas tout à fait identique. Ézéchiel s'adresse au peuple issu de l'alliance conclue avec Dieu par Abraham, tandis Jésus s'adresse à tous les peuples de tous les temps, car tous sont appelés à se convertir. En sorte que ce sont les nouveautés de l'enseignement de Jésus qui attirent l'attention.
Ézéchiel a beau parler et menacer de mort les méchants, les juifs qui l'écoutent ou qui découvrent, de génération en génération, l'enseignement du prophète... retiennent en tout premier lieu qu'ils sont tous issus d'Abraham (et comment se pourrait-il qu'ils ne soient pas, après la mort, réunis à Abraham ?). Quant à l'expiation des fautes, ils ont à leurs dispositions toutes sortes de rites pour leur purification, ainsi que les sacrifices rituels, dont celui de Pâques, pour les purifier de leurs péchés. En sorte que la plupart des juifs du temps de Jésus ont une confiance "exorbitante" de leur salut personnel.
Mais Jésus leur tient un discours qui leur paraît tout à fait exagéré ! En effet, pour hériter de la vie éternelle dans le sein d'Abraham, les juifs doivent s'efforcer, tant qu'ils sont sur terre, de surpasser la justice de leurs scribes et celle des pharisiens. En outre, celui qui se met en colère contre son frère sera jugé de la même façon qu'un meurtrier. Une simple insulte est déjà passible du tribunal divin et il faut donc chercher dans la vie présente, à se réconcilier avec son adversaire. Ces mises en garde sont très sérieuses et impliquent un profond bouleversement intérieur de chaque individu: c'est d'une conversion pleine et entière qu'il s'agit, et qui est requise non seulement de la part des juifs, mais de tous les hommes, de tous les peuples et de toutes les générations.
Notre prêtre nous a invités tous, durant ce carême, à prier non seulement pour notre salut et celui de nos proches, mais aussi à prier pour ceux qui nous blessent, que ce soit physiquement ou moralement. Il a précisé ce point : qu'un coup reçu sur le corps laisse moins de trace qu'une injustice vécue qui a le pouvoir de susciter une rancune durable... Il y a moins de prêtres pour la confession, nous devons d'autant plus veiller à pardonner à ceux qui nous ont causé des peines et des souffrances qui altèrent nos âmes...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Supériorité de la nouvelle alliance
Samedi de la 1re semaine de Carême
Livre du Deutéronome 26,16-19.
Moïse disait au peuple d’Israël : Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme.
Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix.
Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements.
Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Textes de l’Évangile au quotidien
Qu'est donc venu faire Jésus parmi les juifs ? Ces mêmes juifs dont il était question hier, qui ont multiplié les rites de purification, les lavages de coupes et de plats, les dîmes sur les plantes du jardin, les ablutions et les réservoirs d'ablutions, etc. S'ils ont multiplié les règles, ce n'était que pour y enfermer la justice divine et la détourner pour un usage humain. Déjà, ils avaient été dénoncés par
Jean le Baptiste lequel n'avait pas hésité à remettre en question le "dogme suprême" de la génération en leur lançant :
- « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham." (St Matthieu, chapitre 3)
Jésus va en même temps restaurer la vérité parmi le peuple, mais aussi l'ouvrir à tous les hommes et à toutes les générations. Car Dieu n'est pas seulement celui qui a fait alliance avec Abraham, mais il est aussi le principe même de la vie de tous les humains, sur toute la terre. Et de ceux qui veulent être de ses disciples, il n'exige rien moins que la perfection...
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Livre du Deutéronome 26,16-19.
Moïse disait au peuple d’Israël : Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme.
Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix.
Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements.
Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Textes de l’Évangile au quotidien
Qu'est donc venu faire Jésus parmi les juifs ? Ces mêmes juifs dont il était question hier, qui ont multiplié les rites de purification, les lavages de coupes et de plats, les dîmes sur les plantes du jardin, les ablutions et les réservoirs d'ablutions, etc. S'ils ont multiplié les règles, ce n'était que pour y enfermer la justice divine et la détourner pour un usage humain. Déjà, ils avaient été dénoncés par
Jean le Baptiste lequel n'avait pas hésité à remettre en question le "dogme suprême" de la génération en leur lançant :
- « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham." (St Matthieu, chapitre 3)
Jésus va en même temps restaurer la vérité parmi le peuple, mais aussi l'ouvrir à tous les hommes et à toutes les générations. Car Dieu n'est pas seulement celui qui a fait alliance avec Abraham, mais il est aussi le principe même de la vie de tous les humains, sur toute la terre. Et de ceux qui veulent être de ses disciples, il n'exige rien moins que la perfection...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'humble reconnaissance de la faute attire la Miséricorde
Mardi de la 2e semaine de Carême
Livre d'Isaïe 1,10.16-20.
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine.
Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,1-12.
En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.
Textes de l’Évangile au quotidien
Les textes de ce mardi désignent clairement l'orgueil comme la disposition inconciliable pour découvrir l'amour de Dieu. On se souvient que devant Sodome, Abraham avait longuement plaidé devant Dieu, en allant jusqu'à demander qu'à cause de cinquante justes trouvés dans la cité, celle-ci soit entièrement épargnée: «Et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein?».
En agissant ainsi, il met en jeu une nouvelle idée de justice: non pas celle qui se limite à punir les coupables, comme le font les hommes, mais une justice différente, divine, qui cherche le bien et qui le crée à travers le pardon qui transforme le pécheur, le convertit et le sauve. 0n ne peut pas, bien évidemment, traiter les innocents comme les coupables, cela serait injuste. Mais en revanche, il faut traiter les coupables comme les innocents, en leur offrant une possibilité de salut, car si les malfaiteurs acceptent le pardon de Dieu et confessent leur faute en se laissant sauver, ils ne continueront plus à faire le mal, ils deviendront eux aussi justes, sans qu’il ne soit plus nécessaire de les punir... Mais il n'y avait pas même dix justes dans la ville.
Dans l’Évangile, Jésus dénonce l'hypocrisie des scribes et des pharisiens, car leur hypocrisie est une "faute surajoutée", une faute qui justement empêche la miséricorde divine de passer "par dessus les fautes premières. Tous les hommes sont pécheurs, mais parmi tous les péchés, il en est un qui empêche le pardon de passer: c'est le péché d'orgueil.
D'où la finale de l’Évangile du jour qui manifeste combien l'humble reconnaissance de la faute attire, envers le pécheur, la miséricorde divine ... un peu comme un paratonnerre attire la foudre pour mieux la rendre inoffensive.
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Livre d'Isaïe 1,10.16-20.
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Venez, et discutons – dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine.
Si vous consentez à m’obéir, les bonnes choses du pays, vous les mangerez ; mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l’épée qui vous mangera. – Oui, la bouche du Seigneur a parlé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,1-12.
En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.
Textes de l’Évangile au quotidien
Les textes de ce mardi désignent clairement l'orgueil comme la disposition inconciliable pour découvrir l'amour de Dieu. On se souvient que devant Sodome, Abraham avait longuement plaidé devant Dieu, en allant jusqu'à demander qu'à cause de cinquante justes trouvés dans la cité, celle-ci soit entièrement épargnée: «Et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein?».
En agissant ainsi, il met en jeu une nouvelle idée de justice: non pas celle qui se limite à punir les coupables, comme le font les hommes, mais une justice différente, divine, qui cherche le bien et qui le crée à travers le pardon qui transforme le pécheur, le convertit et le sauve. 0n ne peut pas, bien évidemment, traiter les innocents comme les coupables, cela serait injuste. Mais en revanche, il faut traiter les coupables comme les innocents, en leur offrant une possibilité de salut, car si les malfaiteurs acceptent le pardon de Dieu et confessent leur faute en se laissant sauver, ils ne continueront plus à faire le mal, ils deviendront eux aussi justes, sans qu’il ne soit plus nécessaire de les punir... Mais il n'y avait pas même dix justes dans la ville.
Dans l’Évangile, Jésus dénonce l'hypocrisie des scribes et des pharisiens, car leur hypocrisie est une "faute surajoutée", une faute qui justement empêche la miséricorde divine de passer "par dessus les fautes premières. Tous les hommes sont pécheurs, mais parmi tous les péchés, il en est un qui empêche le pardon de passer: c'est le péché d'orgueil.
D'où la finale de l’Évangile du jour qui manifeste combien l'humble reconnaissance de la faute attire, envers le pécheur, la miséricorde divine ... un peu comme un paratonnerre attire la foudre pour mieux la rendre inoffensive.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le Royaume appartient aux miséricordieux
Jeudi de la 2e semaine de Carême
Livre de Jérémie 17,5-10.
Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ?
Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
Textes de l’Évangile au quotidien
Est-ce avec sa mentalité, sa réflexion, son intelligence que l'homme peut rencontrer Dieu ? Si c'était le cas, il n'y aurait au paradis que diplômés de hautes études ! Mais, le plus sûrement, c'est en aimant et en s'efforçant d'aimer que l'on cherche et que l'on trouve Dieu. L'homme riche qui avait le pauvre Lazare à sa porte, a détourné son regard afin de ne pas même le voir... Mais c'est à raison même de son indifférence qu'il se retrouve dans la fournaise. Et il y est dans une torture permanente. A quoi pense-t-il alors, se repent-il ? Demande-t-il à Lazare de lui pardonner son indifférence ?
Mais non, du tout ! Mais il demande à Abraham de faire retourner sur terre le malheureux Lazare afin que ses frères prennent garde de ne pas se comporter comme lui. Tel il était, ce riche dans la fournaise, tel il est encore et le prouve par sa demande. Notre prêtre s'est arrêté un moment sur le fait que ces frères étaient six. Ce chiffre six pourrait être un chiffre parmi d'autres, mais on connaît trop le goût des évangélistes pour les chiffres symboliques, pour ne pas chercher une signification du côté de la symbolique des chiffres. Or le chiffre 6 est souvent reçu comme l'expression de l'imperfection: il lui manque quelque chose (6=7-1) pour être le chiffre 7, chiffre de la plénitude.
En définitive, le riche dans la fournaise en arrive systématiquement à manifester sa malice et son manque de cœur. Il va jusqu'à contredire Abraham : "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront" Tout au long de sa plaidoirie, le riche n'a fait que confirmer que son cœur n' pas changé...
L'homélie s'est achevée sur l'extraordinaire prédiction de Jésus. En effet, lorsqu'il dit :
- "... quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.”, c'est bien de lui-même, que Jésus parle. Comme il est donc important pour nous tous d'ouvrir notre coeur plutôt que de calculer avec notre intelligence !
.
____________________________________________________________________________________________________________________________________________________
(RV) La mondanité assombrit l’âme, nous rendant incapable de voir les pauvres qui vivent à nos côtés avec toutes leurs douleurs : voilà l'idée développée ce jeudi matin par le Pape François dans l’homélie de la messe célébrée ce jeudi matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe.
Commentant la parabole du mauvais riche, un homme vêtu « de pourpre et de fin lin » qui « chaque jour menait une joyeuse et brillante vie », le Pape observe qu’on dit de lui qu’il était méchant : en fait, « peut-être était-ce un homme religieux, à sa façon. Peut-être priait-il deux ou trois fois par an, il se rendait sûrement au temple pour faires des sacrifices et donnait de belles offrandes aux prêtres, et ces derniers, avec leur pusillanimité cléricale, le remerciaient et le faisaient asseoir à la place d’honneur ». Mais il ne se rendait pas compte qu’à sa porte, il y avait un mendiant, Lazare, avec tant de douleurs, « symboles de tout ce dont il nécessitait ».
Le Pape explique la situation de l’homme riche : « Lorsqu’il sortait de chez lui, peut-être que la voiture avec laquelle il sortait avait des vitres teintées pour ne pas voir dehors, peut-être, je ne sais pas... Mais il est sûr que son âme, les yeux de son âme étaient assombris pour ne pas voir. Il voyait seulement sa vie et ne se rendait pas compte de ce qu’il était arrivé à cet homme, qui n’était pas méchant : il était malade. Malade de mondanité. Et la mondanité transforme les âmes, fait perdre la conscience de la réalité : ils vivent dans un monde artificiel, construit par eux. La mondanité anesthésie l’âme. C’est pour cela que cet homme mondain n’était pas capable de voir la réalité ».
« Il s’agit de la réalité de nombreux pauvres qui vivent à nos côtés, a précisé le Pape François. De nombreuses personnes vivent une vie difficile, mais si j’ai un cœur mondain, je ne le comprendrai jamais. Avec un cœur mondain, on ne peut pas comprendre la nécessité et le besoin des autres. Avec un cœur mondain, on peut se rendre à l’église, on peut prier, on peut faire tant de choses. Mais Jésus, lors de la dernière cène, quelle était sa prière adressée au Père ? "S’il te plait, Père, protège ces disciples afin qu’ils ne tombent pas dans le monde, dans la mondanité". C’est un péché subtil et plus qu’un péché : c’est un état d’âme pécheur ».
« Dans ces deux histoires, affirme le Pape, il y a deux jugements : une malédiction pour l’homme qui fait confiance au monde et une bénédiction pour celui qui fait confiance au Seigneur. L’homme riche éloigne son cœur de Dieu : « son âme est déserte », c’est une « terre de salinité où personne ne peut vivre », « parce qu’à dire la vérité, les mondains sont seuls avec leur égoïsme ». « Son cœur est malade et tellement attaché à ce mode de vie que difficilement, il pouvait guérir ». En outre, ajoute le Pape, lorsque le pauvre avait un nom, Lazare, le riche ne l’avait pas : « il n’avait pas de nom car les mondains perdent leur nom. Ils sont seulement une personne parmi la foule des gens aisés, qui n’ont besoin de rien. Les mondains perdent leur nom ».
Dans la parabole, l’homme riche, lorsqu’il meurt, se retrouve dans les tourments des enfers et demande à Abraham d’envoyer quelqu’un parmi les morts pour avertir sa famille encore en vie. Mais Abraham répond que s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se persuaderont pas, même si quelqu’un ressuscitait. Le Pape affirme que les mondains veulent des manifestations extraordinaires, même si « dans l’Église, tout est clair, Jésus a parlé clairement : c’est la voie. Mais, à la fin, il y a un mot de consolation ».
« Lorsque le pauvre homme mondain, dans les tourments, demande d’envoyer Lazare avec un peu d’eau pour l’aider, que répond Abraham? Abraham est la figure de Dieu, le Père. Que répond-il ? "Fils, souviens-toi…". Les mondains ont perdu leur nom ; même nous, si nous avons un cœur mondain, nous perdons notre nom. Mais nous ne sommes pas orphelins, précise le Pape François. Jusqu’à la fin, jusqu’au dernier moment, nous pouvons être sûrs que nous avons un Père qui nous attend. Fions-nous à lui. Il nous appelle "fils", au milieu de cette mondanité. "Fils". Nous ne sommes pas orphelins.
http://www.news.va/fr/news/francois-la- ... -aux-pauvr
Livre de Jérémie 17,5-10.
Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ?
Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
Textes de l’Évangile au quotidien
Est-ce avec sa mentalité, sa réflexion, son intelligence que l'homme peut rencontrer Dieu ? Si c'était le cas, il n'y aurait au paradis que diplômés de hautes études ! Mais, le plus sûrement, c'est en aimant et en s'efforçant d'aimer que l'on cherche et que l'on trouve Dieu. L'homme riche qui avait le pauvre Lazare à sa porte, a détourné son regard afin de ne pas même le voir... Mais c'est à raison même de son indifférence qu'il se retrouve dans la fournaise. Et il y est dans une torture permanente. A quoi pense-t-il alors, se repent-il ? Demande-t-il à Lazare de lui pardonner son indifférence ?
Mais non, du tout ! Mais il demande à Abraham de faire retourner sur terre le malheureux Lazare afin que ses frères prennent garde de ne pas se comporter comme lui. Tel il était, ce riche dans la fournaise, tel il est encore et le prouve par sa demande. Notre prêtre s'est arrêté un moment sur le fait que ces frères étaient six. Ce chiffre six pourrait être un chiffre parmi d'autres, mais on connaît trop le goût des évangélistes pour les chiffres symboliques, pour ne pas chercher une signification du côté de la symbolique des chiffres. Or le chiffre 6 est souvent reçu comme l'expression de l'imperfection: il lui manque quelque chose (6=7-1) pour être le chiffre 7, chiffre de la plénitude.
En définitive, le riche dans la fournaise en arrive systématiquement à manifester sa malice et son manque de cœur. Il va jusqu'à contredire Abraham : "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront" Tout au long de sa plaidoirie, le riche n'a fait que confirmer que son cœur n' pas changé...
L'homélie s'est achevée sur l'extraordinaire prédiction de Jésus. En effet, lorsqu'il dit :
- "... quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.”, c'est bien de lui-même, que Jésus parle. Comme il est donc important pour nous tous d'ouvrir notre coeur plutôt que de calculer avec notre intelligence !
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____________________________________________________________________________________________________________________________________________________
(RV) La mondanité assombrit l’âme, nous rendant incapable de voir les pauvres qui vivent à nos côtés avec toutes leurs douleurs : voilà l'idée développée ce jeudi matin par le Pape François dans l’homélie de la messe célébrée ce jeudi matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe.
Commentant la parabole du mauvais riche, un homme vêtu « de pourpre et de fin lin » qui « chaque jour menait une joyeuse et brillante vie », le Pape observe qu’on dit de lui qu’il était méchant : en fait, « peut-être était-ce un homme religieux, à sa façon. Peut-être priait-il deux ou trois fois par an, il se rendait sûrement au temple pour faires des sacrifices et donnait de belles offrandes aux prêtres, et ces derniers, avec leur pusillanimité cléricale, le remerciaient et le faisaient asseoir à la place d’honneur ». Mais il ne se rendait pas compte qu’à sa porte, il y avait un mendiant, Lazare, avec tant de douleurs, « symboles de tout ce dont il nécessitait ».
Le Pape explique la situation de l’homme riche : « Lorsqu’il sortait de chez lui, peut-être que la voiture avec laquelle il sortait avait des vitres teintées pour ne pas voir dehors, peut-être, je ne sais pas... Mais il est sûr que son âme, les yeux de son âme étaient assombris pour ne pas voir. Il voyait seulement sa vie et ne se rendait pas compte de ce qu’il était arrivé à cet homme, qui n’était pas méchant : il était malade. Malade de mondanité. Et la mondanité transforme les âmes, fait perdre la conscience de la réalité : ils vivent dans un monde artificiel, construit par eux. La mondanité anesthésie l’âme. C’est pour cela que cet homme mondain n’était pas capable de voir la réalité ».
« Il s’agit de la réalité de nombreux pauvres qui vivent à nos côtés, a précisé le Pape François. De nombreuses personnes vivent une vie difficile, mais si j’ai un cœur mondain, je ne le comprendrai jamais. Avec un cœur mondain, on ne peut pas comprendre la nécessité et le besoin des autres. Avec un cœur mondain, on peut se rendre à l’église, on peut prier, on peut faire tant de choses. Mais Jésus, lors de la dernière cène, quelle était sa prière adressée au Père ? "S’il te plait, Père, protège ces disciples afin qu’ils ne tombent pas dans le monde, dans la mondanité". C’est un péché subtil et plus qu’un péché : c’est un état d’âme pécheur ».
« Dans ces deux histoires, affirme le Pape, il y a deux jugements : une malédiction pour l’homme qui fait confiance au monde et une bénédiction pour celui qui fait confiance au Seigneur. L’homme riche éloigne son cœur de Dieu : « son âme est déserte », c’est une « terre de salinité où personne ne peut vivre », « parce qu’à dire la vérité, les mondains sont seuls avec leur égoïsme ». « Son cœur est malade et tellement attaché à ce mode de vie que difficilement, il pouvait guérir ». En outre, ajoute le Pape, lorsque le pauvre avait un nom, Lazare, le riche ne l’avait pas : « il n’avait pas de nom car les mondains perdent leur nom. Ils sont seulement une personne parmi la foule des gens aisés, qui n’ont besoin de rien. Les mondains perdent leur nom ».
Dans la parabole, l’homme riche, lorsqu’il meurt, se retrouve dans les tourments des enfers et demande à Abraham d’envoyer quelqu’un parmi les morts pour avertir sa famille encore en vie. Mais Abraham répond que s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se persuaderont pas, même si quelqu’un ressuscitait. Le Pape affirme que les mondains veulent des manifestations extraordinaires, même si « dans l’Église, tout est clair, Jésus a parlé clairement : c’est la voie. Mais, à la fin, il y a un mot de consolation ».
« Lorsque le pauvre homme mondain, dans les tourments, demande d’envoyer Lazare avec un peu d’eau pour l’aider, que répond Abraham? Abraham est la figure de Dieu, le Père. Que répond-il ? "Fils, souviens-toi…". Les mondains ont perdu leur nom ; même nous, si nous avons un cœur mondain, nous perdons notre nom. Mais nous ne sommes pas orphelins, précise le Pape François. Jusqu’à la fin, jusqu’au dernier moment, nous pouvons être sûrs que nous avons un Père qui nous attend. Fions-nous à lui. Il nous appelle "fils", au milieu de cette mondanité. "Fils". Nous ne sommes pas orphelins.
http://www.news.va/fr/news/francois-la- ... -aux-pauvr
Dernière modification par etienne lorant le ven. 06 mars 2015, 19:32, modifié 1 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Recherche ou confiscation de la vérité
Vendredi de la 2e semaine de Carême
Livre de la Genèse 37,3-4.12-13a.17b-28.
Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix.
En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.
Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père.
Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Il répondit : « Me voici. »
L’homme dit : « Ils sont partis d’ici, et je les ai entendu dire : “Allons à Dotane !” » Joseph continua donc à chercher ses frères et les trouva à Dotane.
Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive !
C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »
Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. »
Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait,
ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau.
Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte.
Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ?
Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent.
Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.45-46.
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits.
En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Textes de l’Évangile au quotidien
Joseph, que ses frères appellent ironiquement "l'expert en songes", c'est l'homme qui est proche de Dieu, ce que nous avons chacun et chacune l'occasion de devenir par une disposition de "foi de confiance" en Dieu. Joseph, dépouillé de sa tunique, jeté dans la citerne puis vendu comme esclave, fait songer à Daniel dans la fosse aux lions, ou à Jonas dans le ventre du poisson. Ce sont des hommes qui ont mis leur foi dans le Seigneur pour en vivre, et pas uniquement pour satisfaire aux rites de leur religion. Que survienne une épreuve, un changement radical dans leur existence, ils ne laissent pas envahir par le désarroi, la peur de l'avenir, les émotions négatives... mais ils prient et s'en remettent à Dieu.
Ce qu'a dit le prêtre, ce matin, m'a rappelé l'accident de voiture survenu dès le premier mois de mon service militaire. Mes blessures étaient superficielles, mais j'avais été envoyé en Allemagne pour servir dans un bataillon de chars. C'était une forme de punition et, maigre comme je l'étais, je pouvais craindre une foule d'ennuis. Eh bien, c''est à cette époque-là que la prière quotidienne est revenue dans ma vie. J'étais encore très loin de l'épisode extraordinaire de la vision de 1985, mais écarté pour un temps de toutes mes habitudes, j'ai commencé de changer.
A côté de ceux que l'épreuve rapproche de Dieu, il y a tous ceux que ne vivent que selon leur logique, leurs désirs, leurs ambitions, leurs pouvoirs. Ce sont les vignerons de la parabole de Jésus. Et dans le cas précis, ce sont les dignitaires de la religion juive, eux qui n'ont cessé de faire mourir leurs prophètes, puis d'interpréter la loi de Moïse dans le sens de leurs intérêts, et qui font peser sur tout le peuple un ensemble de règles pratiquement impossibles à suivre. C'est une forme de confiscation, mais aussi de détournement, de la vérité que chaque homme et chaque femme, au cours de leur vie, ne peuvent s'empêcher de rechercher.
De notre temps, a conclu le prêtre, la confiscation par les media de la recherche individuelle de la vérité est rendue manifeste dans les événements meurtriers qui se produisent de par le monde...
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Livre de la Genèse 37,3-4.12-13a.17b-28.
Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix.
En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.
Les frères de Joseph étaient allés à Sichem faire paître le troupeau de leur père.
Israël dit à Joseph : « Tes frères ne gardent-ils pas le troupeau à Sichem ? Va donc les trouver de ma part ! » Il répondit : « Me voici. »
L’homme dit : « Ils sont partis d’ici, et je les ai entendu dire : “Allons à Dotane !” » Joseph continua donc à chercher ses frères et les trouva à Dotane.
Ceux-ci l’aperçurent de loin et, avant qu’il arrive près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive !
C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et on verra ce que voulaient dire ses songes ! »
Mais Roubène les entendit, et voulut le sauver de leurs mains. Il leur dit : « Ne touchons pas à sa vie. »
Et il ajouta : « Ne répandez pas son sang : jetez-le dans cette citerne du désert, mais ne portez pas la main sur lui. » Il voulait le sauver de leurs mains et le ramener à son père.
Dès que Joseph eut rejoint ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, la tunique de grand prix qu’il portait,
ils se saisirent de lui et le jetèrent dans la citerne, qui était vide et sans eau.
Ils s’assirent ensuite pour manger. En levant les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites qui venait de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe qu’ils allaient livrer en Égypte.
Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ?
Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent.
Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.45-46.
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits.
En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Textes de l’Évangile au quotidien
Joseph, que ses frères appellent ironiquement "l'expert en songes", c'est l'homme qui est proche de Dieu, ce que nous avons chacun et chacune l'occasion de devenir par une disposition de "foi de confiance" en Dieu. Joseph, dépouillé de sa tunique, jeté dans la citerne puis vendu comme esclave, fait songer à Daniel dans la fosse aux lions, ou à Jonas dans le ventre du poisson. Ce sont des hommes qui ont mis leur foi dans le Seigneur pour en vivre, et pas uniquement pour satisfaire aux rites de leur religion. Que survienne une épreuve, un changement radical dans leur existence, ils ne laissent pas envahir par le désarroi, la peur de l'avenir, les émotions négatives... mais ils prient et s'en remettent à Dieu.
Ce qu'a dit le prêtre, ce matin, m'a rappelé l'accident de voiture survenu dès le premier mois de mon service militaire. Mes blessures étaient superficielles, mais j'avais été envoyé en Allemagne pour servir dans un bataillon de chars. C'était une forme de punition et, maigre comme je l'étais, je pouvais craindre une foule d'ennuis. Eh bien, c''est à cette époque-là que la prière quotidienne est revenue dans ma vie. J'étais encore très loin de l'épisode extraordinaire de la vision de 1985, mais écarté pour un temps de toutes mes habitudes, j'ai commencé de changer.
A côté de ceux que l'épreuve rapproche de Dieu, il y a tous ceux que ne vivent que selon leur logique, leurs désirs, leurs ambitions, leurs pouvoirs. Ce sont les vignerons de la parabole de Jésus. Et dans le cas précis, ce sont les dignitaires de la religion juive, eux qui n'ont cessé de faire mourir leurs prophètes, puis d'interpréter la loi de Moïse dans le sens de leurs intérêts, et qui font peser sur tout le peuple un ensemble de règles pratiquement impossibles à suivre. C'est une forme de confiscation, mais aussi de détournement, de la vérité que chaque homme et chaque femme, au cours de leur vie, ne peuvent s'empêcher de rechercher.
De notre temps, a conclu le prêtre, la confiscation par les media de la recherche individuelle de la vérité est rendue manifeste dans les événements meurtriers qui se produisent de par le monde...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Tous au tribunal de la miséricorde
Samedi de la deuxième semaine de carème.
Livre de Michée 7,14-15.18-20.
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois !
Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles !
Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ?
De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !
Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »
Textes de l’Évangile au quotidien
La parabole des deux fils est pour moi un des plus beaux bijoux de ce trésor de miséricorde enfoui dans le cœur de Dieu. Nombreux celles et ceux qui la connaissent et très nombreux ceux qui se convertissent et parcourent le chemin du fils cadet. Cependant, beaucoup semblent ignorer que le chemin de réconciliation que doit parcourir le fils aîné, est également celui d'une conversion.
Comme son frère, qui a parcouru un long et pénible chemin de retour, le fils aîné doit opérer en lui-même, dans son cœur, un retournement tout aussi important. Car pardonner - et pardonner vraiment !- est tout aussi aussi difficile que de se reconnaître pécheur et d'accomplir un chemin de conversion. En fait, le fils aîné doit se dépouiller d'un désir de justice... entaché de rancune, voire de revanche, quand ce n'est pas de vengeance...
Du reste, chacun d'entre nous a eu des fautes à reconnaître et aussi des fautes à pardonner à autrui. N'y a-t-il pas une balance de la miséricorde comme il existe une balance de la justice ? Si oui, mettons d'un côté de la balance notre besoin de pardon et de l'autre nos désirs de justice et nous y verrons plus clair !
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Livre de Michée 7,14-15.18-20.
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois !
Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles !
Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ?
De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !
Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32.
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »
Textes de l’Évangile au quotidien
La parabole des deux fils est pour moi un des plus beaux bijoux de ce trésor de miséricorde enfoui dans le cœur de Dieu. Nombreux celles et ceux qui la connaissent et très nombreux ceux qui se convertissent et parcourent le chemin du fils cadet. Cependant, beaucoup semblent ignorer que le chemin de réconciliation que doit parcourir le fils aîné, est également celui d'une conversion.
Comme son frère, qui a parcouru un long et pénible chemin de retour, le fils aîné doit opérer en lui-même, dans son cœur, un retournement tout aussi important. Car pardonner - et pardonner vraiment !- est tout aussi aussi difficile que de se reconnaître pécheur et d'accomplir un chemin de conversion. En fait, le fils aîné doit se dépouiller d'un désir de justice... entaché de rancune, voire de revanche, quand ce n'est pas de vengeance...
Du reste, chacun d'entre nous a eu des fautes à reconnaître et aussi des fautes à pardonner à autrui. N'y a-t-il pas une balance de la miséricorde comme il existe une balance de la justice ? Si oui, mettons d'un côté de la balance notre besoin de pardon et de l'autre nos désirs de justice et nous y verrons plus clair !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
De quelle qualité est notre foi ?
Lundi de la 3e semaine de Carême
Deuxième livre des Rois 5,1-15a.
En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux.
Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman.
Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! Si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. »
Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. »
Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête.
Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. »
Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! »
Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »
Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée.
Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. »
Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre.
Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère.
Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” »
Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié !
Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,24-30.
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Textes de l’Évangile au quotidien
Au milieu de ce carême, avons-nous confiance que le Seigneur a bien le pouvoir de nous délivrer de nos maladies et de nos fautes ?
Avons-nous confiance que la vie peut rejaillir en nous, quels que soient notre âge, les conditions de notre existence, les menaces qui pèsent sur la qualité de vie ?
Pour les habitants de Nazareth, Jésus restera toujours le fils de Joseph le charpentier. Ils l'attendent pour le mesurer, le mettre à l'épreuve. Ils ont bien sûr entendu parler des signes que Jésus accomplit partout où il passe. Par conséquent, ils attendent certainement de lui des signes de sa divinité encore plus importants que ceux dont ils ont entendu parler ! Or, nous le savons bien: Jésus n'accomplit aucun signe lorsqu'on lui demande de "prouver" qui il est. Et c'est encore le cas aujourd'hui: c'est chaque jour que Jésus accomplit des signes favorables dans nos vies, mais qui de nous reconnaît son intervention ? La vérité, c'est que nous croyons plus dans la chance et dans les "heureux hasards" de notre vie qu'en la miséricorde de notre Seigneur.
Ce scepticisme est magnifiquement illustré par le scepticisme de Naaman lorsque le prophète, pour obtenir sa guérison, lui prescrit de se plonger sept fois dans l'eau du Jourdain. Naaman se dit que c'est trop facile et refuse carrément de se livrer à ce qu'il prend pour une mascarade. Ce moment de doute m'a rappelé ce que Jésus avait déclaré aux pharisiens dans la maison de Pierre, au moment de guérir le paralytique :
"Qu'est-ce qui est le plus facile: de dire "tes péchés te sont remis" ou bien "lève-toi et marche" ?
Quelle est la qualité de notre foi, nous qui vivons l'an 2015 de l'ère chrétienne ?
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Deuxième livre des Rois 5,1-15a.
En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux.
Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël, avaient fait prisonnière une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman.
Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! Si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. »
Naaman alla auprès du roi et lui dit : « Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. »
Le roi d’Aram lui répondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’Israël. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or et dix vêtements de fête.
Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. »
Quand le roi d’Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! »
Quand Élisée, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »
Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée.
Élisée envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. »
Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guérira ma lèpre.
Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? » Il tourna bride et partit en colère.
Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire : « Père ! Si le prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifié.” »
Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié !
Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,24-30.
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Textes de l’Évangile au quotidien
Au milieu de ce carême, avons-nous confiance que le Seigneur a bien le pouvoir de nous délivrer de nos maladies et de nos fautes ?
Avons-nous confiance que la vie peut rejaillir en nous, quels que soient notre âge, les conditions de notre existence, les menaces qui pèsent sur la qualité de vie ?
Pour les habitants de Nazareth, Jésus restera toujours le fils de Joseph le charpentier. Ils l'attendent pour le mesurer, le mettre à l'épreuve. Ils ont bien sûr entendu parler des signes que Jésus accomplit partout où il passe. Par conséquent, ils attendent certainement de lui des signes de sa divinité encore plus importants que ceux dont ils ont entendu parler ! Or, nous le savons bien: Jésus n'accomplit aucun signe lorsqu'on lui demande de "prouver" qui il est. Et c'est encore le cas aujourd'hui: c'est chaque jour que Jésus accomplit des signes favorables dans nos vies, mais qui de nous reconnaît son intervention ? La vérité, c'est que nous croyons plus dans la chance et dans les "heureux hasards" de notre vie qu'en la miséricorde de notre Seigneur.
Ce scepticisme est magnifiquement illustré par le scepticisme de Naaman lorsque le prophète, pour obtenir sa guérison, lui prescrit de se plonger sept fois dans l'eau du Jourdain. Naaman se dit que c'est trop facile et refuse carrément de se livrer à ce qu'il prend pour une mascarade. Ce moment de doute m'a rappelé ce que Jésus avait déclaré aux pharisiens dans la maison de Pierre, au moment de guérir le paralytique :
"Qu'est-ce qui est le plus facile: de dire "tes péchés te sont remis" ou bien "lève-toi et marche" ?
Quelle est la qualité de notre foi, nous qui vivons l'an 2015 de l'ère chrétienne ?
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le pardon à autrui, condition de notre propre pardon
Lecture du livre du prophète Daniel (3, 25.34-43)
En ces jours-là, Azarias, debout, priait ainsi ; au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit : « À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers.
Or nous voici, ô Maître, le moins nombreux de tous les peuples, humiliés aujourd’hui sur toute la terre, à cause de nos péchés. Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi.
Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
En ce temps- là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Textes du "Prions en Église"
La prière d'Azarias sera exaucée, alors même qu'il est déjà dans un lieu de tourment. Car Dieu est en tout temps miséricorde.
Mais une chose demeure impossible quelle que soit l'époque que l'on vit: c'est d'invoquer la miséricorde divine pour soi-même sans s'appliquer à pratiquer la miséricorde aussi envers autrui, envers son prochain, quel qu'il soit.
Ainsi, lorsqu'il n'est plus possible pour les juifs (comme à l'époque de la captivité à Babylone) d'offrir des sacrifices à Dieu selon leurs rites, il demeure un sacrifice qui plaît au Seigneur : il consiste, tout simplement, à manifester de la miséricorde envers autrui
Dans les textes de ce jour se trouvent donc affirmés de nouveau avec force que la Loi qui prescrit d'aimer Dieu "de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces" est indissociable de celle qui prescrit d'aimer son prochain comme soi-même.
Et notre prêtre nous a donc rappelé la parole de Jésus dans l'Evangile selon saint Marc, au chapitre 12, qu'il nous a cité :
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
L’évangile du jour dénonce la gravité de la faute qui consiste à demander à Dieu de nous remettre nos fautes, tandis que nous continuerions à considérer de haut toute personne qui nous devrait quelque chose - ne fut-ce qu'un service à rendre.
Nous devons chasser de nous-mêmes toute hypocrisie. Un chrétien qui va chercher l'absolution de ses fautes avant de fêter Pâques, mais qui continue, dans le même temps, d'entretenir de la rancœur à l'égard d'un de ses voisins... ce fidèle s'égare complètement et s'attire un châtiment.
.
En ces jours-là, Azarias, debout, priait ainsi ; au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit : « À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers.
Or nous voici, ô Maître, le moins nombreux de tous les peuples, humiliés aujourd’hui sur toute la terre, à cause de nos péchés. Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi.
Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
En ce temps- là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Textes du "Prions en Église"
La prière d'Azarias sera exaucée, alors même qu'il est déjà dans un lieu de tourment. Car Dieu est en tout temps miséricorde.
Mais une chose demeure impossible quelle que soit l'époque que l'on vit: c'est d'invoquer la miséricorde divine pour soi-même sans s'appliquer à pratiquer la miséricorde aussi envers autrui, envers son prochain, quel qu'il soit.
Ainsi, lorsqu'il n'est plus possible pour les juifs (comme à l'époque de la captivité à Babylone) d'offrir des sacrifices à Dieu selon leurs rites, il demeure un sacrifice qui plaît au Seigneur : il consiste, tout simplement, à manifester de la miséricorde envers autrui
Dans les textes de ce jour se trouvent donc affirmés de nouveau avec force que la Loi qui prescrit d'aimer Dieu "de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces" est indissociable de celle qui prescrit d'aimer son prochain comme soi-même.
Et notre prêtre nous a donc rappelé la parole de Jésus dans l'Evangile selon saint Marc, au chapitre 12, qu'il nous a cité :
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
L’évangile du jour dénonce la gravité de la faute qui consiste à demander à Dieu de nous remettre nos fautes, tandis que nous continuerions à considérer de haut toute personne qui nous devrait quelque chose - ne fut-ce qu'un service à rendre.
Nous devons chasser de nous-mêmes toute hypocrisie. Un chrétien qui va chercher l'absolution de ses fautes avant de fêter Pâques, mais qui continue, dans le même temps, d'entretenir de la rancœur à l'égard d'un de ses voisins... ce fidèle s'égare complètement et s'attire un châtiment.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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L'ancienne alliance et le jeune homme riche
Mercredi de la 3e semaine de Carême
Livre du Deutéronome 4,1.5-9.
Moïse disait au peuple : Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères.
Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession.
Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : « Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation ! »
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ?
Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ?
Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,17-19.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux..
Textes de l’Évangile au quotidien
Après un long discours sur l'indéniable avantage qu'avait le peuple juif sur les autres peuples de la terre, du fait de n'avoir qu'un seul Dieu, mais aussi des lois qui régissaient leur vie, dont la filiation à partir d'Abraham, notre prêtre nous a donné une image saisissante de tout ce que la nouvelle alliance dans le Christ devait apporter - et qui a réussi en dépit de la non-reconnaissance du messie par les chefs des prêtres de Jérusalem.
Cette image, c'est celle du jeune homme riche qui vient trouver Jésus pour avoir la vie éternelle. Jésus lui répond d'abord en faisant référence à la loi de Moïse :
- " Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. "
Et le jeune homme répond, avec beaucoup de sincérité mais mêlée de naïveté :
- « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Et il est dit que Jésus se mit à l'aimer. Il lui propose donc de le suivre en abandonnant toutes ses richesses :
- « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » Mais on sait que ce jeune homme riche s'en repartit tout triste parce qu'il avait de grands biens
.
Bref, ce que Jésus propose au jeune homme riche, a encore dit encore le prêtre, c'est ce qu'il est venu apporter, également, à tout le peuple de l'ancienne alliance. Il fallait que la première alliance, entre Dieu et le peuple élu, s'ouvre à tous les hommes de la terre et à toutes les génération. Et cela, les docteurs de la loi, les prêtres, les scribes et les pharisiens... ne pouvait l'accepter. Ils avaient beaucoup trop à perdre (du moins à leurs yeux). En effet, que ce serait-il passé si les juifs du temps de Jésus avaient vraiment cru en son enseignement ? Eh bien, ils seraient tous partis pour semer partout la bonne nouvelle, ils seraient devenus missionnaires.
Ils ont préféré demeurer les enfants d'Abraham de peur de devenir enfants de Dieu. Mais crucifier le Messie n'a fait qu'accélérer le passage à la civilisation chrétienne et à sa vocation universelle - car l'Esprit-Saint est descendu lui-même, sur tous les apôtres, encore aujourd'hui, pour témoigner de la vérité.
Cette homélie, à la mi-carême, a renouvelé la source de la joie dans mon cœur. Mais désormais, n'est-ce pas, je dois veiller sur moi-même afin de ne pas me retrouver dans la peau d'un "riche" catholique...
.
Livre du Deutéronome 4,1.5-9.
Moïse disait au peuple : Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères.
Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession.
Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : « Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation ! »
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons ?
Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ?
Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,17-19.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux..
Textes de l’Évangile au quotidien
Après un long discours sur l'indéniable avantage qu'avait le peuple juif sur les autres peuples de la terre, du fait de n'avoir qu'un seul Dieu, mais aussi des lois qui régissaient leur vie, dont la filiation à partir d'Abraham, notre prêtre nous a donné une image saisissante de tout ce que la nouvelle alliance dans le Christ devait apporter - et qui a réussi en dépit de la non-reconnaissance du messie par les chefs des prêtres de Jérusalem.
Cette image, c'est celle du jeune homme riche qui vient trouver Jésus pour avoir la vie éternelle. Jésus lui répond d'abord en faisant référence à la loi de Moïse :
- " Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. "
Et le jeune homme répond, avec beaucoup de sincérité mais mêlée de naïveté :
- « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Et il est dit que Jésus se mit à l'aimer. Il lui propose donc de le suivre en abandonnant toutes ses richesses :
- « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » Mais on sait que ce jeune homme riche s'en repartit tout triste parce qu'il avait de grands biens
.
Bref, ce que Jésus propose au jeune homme riche, a encore dit encore le prêtre, c'est ce qu'il est venu apporter, également, à tout le peuple de l'ancienne alliance. Il fallait que la première alliance, entre Dieu et le peuple élu, s'ouvre à tous les hommes de la terre et à toutes les génération. Et cela, les docteurs de la loi, les prêtres, les scribes et les pharisiens... ne pouvait l'accepter. Ils avaient beaucoup trop à perdre (du moins à leurs yeux). En effet, que ce serait-il passé si les juifs du temps de Jésus avaient vraiment cru en son enseignement ? Eh bien, ils seraient tous partis pour semer partout la bonne nouvelle, ils seraient devenus missionnaires.
Ils ont préféré demeurer les enfants d'Abraham de peur de devenir enfants de Dieu. Mais crucifier le Messie n'a fait qu'accélérer le passage à la civilisation chrétienne et à sa vocation universelle - car l'Esprit-Saint est descendu lui-même, sur tous les apôtres, encore aujourd'hui, pour témoigner de la vérité.
Cette homélie, à la mi-carême, a renouvelé la source de la joie dans mon cœur. Mais désormais, n'est-ce pas, je dois veiller sur moi-même afin de ne pas me retrouver dans la peau d'un "riche" catholique...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Idéologies nouvelles, renversement des valeurs
Jeudi de la 3e semaine de Carême
Livre de Jérémie 7,23-28.
Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. »
Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage.
Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes.
Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères.
Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas.
Alors, tu leur diras : Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,14-23.
En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
Textes de l’Évangile au quotidien
De nouveau, ce matin, une très belle mise en rapport des paroles du prophète Jérémie, et la guérison par Jésus d'un homme rendu muet par l'intervention maligne d'un démon. C'est du moins ce que le peuple considère : qu'un homme soit frappé de cécité, on dira de la même façon qu'un démon l'a rendu aveugle. Cependant, comment peut-on ignorer le rapport étroit qui existe entre surdité et mutisme ? En effet, un enfant qui est sourd a de fortes probabilités de devenir muet, du simple fait qu'il ne perçoit pas les sons: comment les répèterait-il s'il ne les entend pas ?
Et ce même rapport tronqué, endommagé et abîmé, entre audition et parole, on le retrouve chez le peuple juif tout entier auquel Jérémie s'adresse de la part de Dieu - et auquel Jésus ne cesse d'être confronté. Ils ne veulent pas entendre la parole de Dieu, dès lors comment en vivraient-ils ? Quel est l'avenir du peuple élu s'il se bouche les oreilles pour ne pas entendre ?
Cette fausseté finit par attribuer une bonté manifeste à une œuvre diabolique. Attention à nous ! En effet, si la bonté peut être attribuée au démon, bientôt le mal sera considéré comme ce qui est bon pour l'homme ! Le prêtre nous a surtout mis en garde, en terminant son homélie, contre toutes ces nouvelles idées comme, par exemple, ce droit de mourir "dans la dignité" - qui consiste en réalité à une forme de suicide-par-autrui ! Prenons garde ! Car de ce temps, le diable s'exprime beaucoup dans les media... et se trouve beaucoup de collaborateurs !
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Livre de Jérémie 7,23-28.
Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. »
Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage.
Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes.
Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères.
Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas.
Alors, tu leur diras : Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,14-23.
En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
Textes de l’Évangile au quotidien
De nouveau, ce matin, une très belle mise en rapport des paroles du prophète Jérémie, et la guérison par Jésus d'un homme rendu muet par l'intervention maligne d'un démon. C'est du moins ce que le peuple considère : qu'un homme soit frappé de cécité, on dira de la même façon qu'un démon l'a rendu aveugle. Cependant, comment peut-on ignorer le rapport étroit qui existe entre surdité et mutisme ? En effet, un enfant qui est sourd a de fortes probabilités de devenir muet, du simple fait qu'il ne perçoit pas les sons: comment les répèterait-il s'il ne les entend pas ?
Et ce même rapport tronqué, endommagé et abîmé, entre audition et parole, on le retrouve chez le peuple juif tout entier auquel Jérémie s'adresse de la part de Dieu - et auquel Jésus ne cesse d'être confronté. Ils ne veulent pas entendre la parole de Dieu, dès lors comment en vivraient-ils ? Quel est l'avenir du peuple élu s'il se bouche les oreilles pour ne pas entendre ?
Cette fausseté finit par attribuer une bonté manifeste à une œuvre diabolique. Attention à nous ! En effet, si la bonté peut être attribuée au démon, bientôt le mal sera considéré comme ce qui est bon pour l'homme ! Le prêtre nous a surtout mis en garde, en terminant son homélie, contre toutes ces nouvelles idées comme, par exemple, ce droit de mourir "dans la dignité" - qui consiste en réalité à une forme de suicide-par-autrui ! Prenons garde ! Car de ce temps, le diable s'exprime beaucoup dans les media... et se trouve beaucoup de collaborateurs !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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