jovanni a écrit : ↑mar. 07 nov. 2017, 6:52
Si la position est agnostique oui. Mais si elle est athée elle affirme (sait ou croit) nécessairement une inexistence et a une cgarge de preuve. Votre exemple n'est pas le mien: je ne dis pas du tout que l'absence depreuve d'inexistence prouve une existence, mais que l'absence de preuve d'existence ne prouve pas l'inexistence (or l'athéisme affirme une inexistence).
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Si je ne ne crois pas en l'existence d'une chose, je crois donc en son inexistence, ces deux choses reviennent exactement au même.
Absolument faux. Ne pas croire P et croire non P sont 2 propositions différentes. C'est pourquoi vous ne suivez pas l'argument.
https://www.jstor.org/stable/2254481?se ... b_contents
since my believing that not-P entails my not-believing that P, but not vice versa…
Bien sur ne pas croire P n’implique pas croire non p, mais croire non p implique ne pas croire p.
Si je crois que le chien n'est pas blanc, je ne crois pas qu'il est blanc;
Mais si je ne crois pas qu'il est blanc, je ne crois pas nécessairement qu'il est non blanc (car ma non croyance peut simplement être un aveu que je ne crois rien sur sa couleur, elle me reste inconnue et non crue)
De facon parallèle, ne pas savoir P n'est pas la même chose et n'implique pas savoir non P.
...............C'est bon signe, mais il faut aller plus loin: la multiplicité ne prouve pas davantage que leur crédibilité soit indécidable (au plan des croyances, pas du savoir).
..................Le fait de le dire n'est pas sophistique, mais le fait de considérer cette proposition vraie sur base du désaccord des religions et de leur subjectivité, car ces 2 arguments ne concluent pas.
............Justement, mais les hypothèses montrent que le désaccord ne prouve rien car le désaccord ne peut les exclure
................Ca se peut mais pas nécesairement. Je ne dis pas qu'il n'y qu'une vérité mais que c'est possible, et que donc l'argument du désaccord ou de la subjectivité n'élimine pas cette possibilité, donc ne prouve rien.
........Quand je dis ne prouve pas sur ce point, je ne le prenais pas comme preuve de fausseté mais exactement comme vous: preuve de basse crédibilité. la nuit des temps ne prouve pas une basse crédibilité.
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Ce raisonnement est défensif, c'est typiquement ce que disent les gens qui ont des croyances sans fondement réel. Car si ces gens avaient des croyances exactes et probantes, ils n'auraient même pas besoin de se défendre ainsi.
Je veux dire, ce manque d'accord devrait vous mettre la puce à l'oreille concernant la nature humaine... Non au lieu de ça vous vous réconfortez dans vos croyances, je suis dépassé par ce comportement.
D'ailleurs si, la nuit des temps prouve une basse crédibilité pour la bonne est simple raison qu'à défaut d'être un argument irréfutable, c'est au moins une mise relief qui permet de mettre l'accent sur les probabilité d'un tel messie dans une période de temps aussi courte, si on la compare aux autres religion et la durée de vie moyenne d'une religion, sans oublier de comparer l'apparition du christianisme avec l'apparition de l'homme, certes l'argument n'a pas de valeur déterminante, mais vous avez vous même admis ce point plus tôt en disant "et pourquoi pas" l'aire de dire, que c'était fort peu probable mais c'est probable quand même, alors pourquoi pas?!
Bien sur, mais ce n'est pas moi qui ai dit que l'an 0 ajoute de la crédibilité c'est vous qui affirmez que ca en enlève. Donc puisque cette idée n'est pas plus valable que l'autre nous sommes en face de 2 croyances de nature comparables.
Bien sur que le raisonnement est défensif: il montre que vos arguments sont invalides, et c'est leur seul point. Je ne me réconforte pas, je note seulement que l'argument anticroyance est invalide et implique des croyances, c'est tout.
Pour le coté plus positif c'est la crédibilité des fondateurs qui joue.
Vous avez avancé vos raisons d'incroyance, c'est donc elles que je traite pour l'instant.
L'incroyance est aussi relative aux lieux, et elle est souvent liée à des intérêts. Et des croyances à corps défendant ne sontpas intéressées.
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L,incroyance varie selon les pays, les cultures et les familles, pour ceux qui naissent, ou naissaient, dans des familles communistes p.ex.
........Les communistes ont autant de Dieu que vous, à la différence près que leur Dieu existe vraiment de manière irréfutable puisqu'il s'agit généralement du chef de leur parti. Comme avec Mao, Staline ou la dynastie des "Kim" pour ne citer que les plus connus.
cet argument est à coté de la question car il change le sens du mot Dieu et incroyance. On parle ici de religion . Or les communistes sont antireligieux, au sens habituel.
. La mort de César est un fait rapporté, donc une parole crue. Bel et bien une croyance (dite de foi naturelle) reposant sur la confiance.
..................Vous avez raison au sujet des preuves démonstratives mais tout le monde sait ca car croire n'est pas savoir et quand on a des preuves démonstratives on sait. On croit que César est mort le 15 mars, on croit quelqu'un sur parole (donc on ne sait pas ) etc. Même principe en religion: pas de preuves (sauf pour le Dieu des philos, par ex.) démonstratives, seulement des fondements, comme très souvent partout, on croit beaucoup plus qu'on ne sait.
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On ne croit pas en Dieu comme on croit à la mort de César. En plaçant votre foi en Dieu vus espérez des choses en retour. Vous n'avez rien à gagner à croire ou ne pas croire en la date de décès exacte de César. Vous mettez sur le même pied d'égalité un fait historique communément admis avec un mythe faisant appelle au métaphysique, ça n'a strictement aucune sens.
Ca a du sens pou rla forme logique: croyance par argument d'autorité. Les choses à gagner ne prouvent rien. Pas plus que pour un historien croyant à l'héroisme des Francais qui écrit l'histoire de la guerre.
Vous avez raison de dire que d'autres faits puissent être extraordinaire, mais l'extraordinaire peut arriver, on ne peut nier gratuitement le possible caractère factuel.
Et alors, à fait extraordinaire il faudra crédibilité proportionnelle.
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Oui sauf que la crédibilité du christianisme est loin d'être "extra-ordinaire", dixit des testes de datation au carbone 14 du saint suaire, des mythes plus anciens aux ressemblances assez frappantes avec les textes bibliques, les incohérences de la bible, etcetc..
Là vous abordez directement la matière et je pense que c'est la bonne facon; une fois éliminés les arguments périphériques (relativisme et subjectivisme), on va à la crédibilité, qui est le vrai coeur. Et le christianisme va avancer ses arguments en sens inverse. Il va montrer que le Christ a existé, ce que certains incroyants du 19e s. niaient (et Onfray je crois) etc. Le suaire sera mis en doute ou réfuté, mais le suaire n'est pas un contenu de foi.
Montrer les problèmes bibliques est entièrement justifié, y compris pour les croyants.
Un point cependant: la crédibilité du Christianisme n'est pas d'abord biblique mais Christique; c'est parce que le Christ est crédible qu'on croit à la bible dans sa totalité. Seul le nouveau testament compte pour le Christ et ce n'est pas le seul facteur.
Le fait que d'autres événements extraordinaires se soient avérés faux ne prouve pas. Pas plus que le fait que des rois aient été assassinés avant César ne prouvent que son assassinat soit un mythe.
N'allons pas trop vite à la matière crue: commençons par la forme. Sans preuve démonstrative sur la mort de César nous croyons des témoins et c'est clairement de la foi. Il est évident que c'est pareil pour les principales grandes religions, avec une matière différente certes.
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Oui bien sur, le fait qu'on signale avoir vu des ovenis tous les jours ne prouve pas que si demain on énième témoignage d'ovni point le bout de son nez il sera forcément faux. Dans le cas de César, l'exemple est juste très mal choisi, le fait que des rois se fassent tuer dépend d'un contexte, ce contexte fonctionne pour tout type de meurtre ou quoi que ce soit d'historiquement notable. Ça n'aurait aucun sens de croire qu'un événement historique est faux parce que des cas similaires ont eu lieu antérieurement, au contraire, cela renforcerait plutôt l'idée d'une vérité. Dans le cas d'une religion c'est une autre paire de manche, on parle du messie, celui censé apporter les grandes réponses, si on entend parler de tout un défilé de messies et qu'ils racontent tous des trucs différents, bah logiquement vous vous demandez s'il n'y à pas un truc qui cloche avec le dernier venu.
Le fait de croire en la date de décès de César n'a rien d'un acte de foi, déjà parce qu'histoire d'enfoncer le clou, 99% de la planète s'en bats les **** et ne sais tout simplement pas sa date de décès par manque d’intérêt historique ou pire, ne sait même pas de qui il s'agit. Puis comme je l'ai déjà expliqué croire qu'on croit en la date de décès d'un empereur comme on croit en Dieu relève du sophisme pur et simple. C'est comme comparer l'existence du père noël avec la date de décès d’Einstein. "oui mais bon c'est que des croyances" Non, ce n'est pas que des croyances, j'ai pas envie de croire qu'une mec en rouge enfourche un traîneau qui vole à la vitesse de la lumière avec comme moyen de propulsion des cerfs. Bah c'est pareil avec Dieu et César, c'est juste pas la même chose, la chose à croire est juste pas équivariante en vraisemblance.
Mais le truc formidable avec c'est argument c'est: qu'est-ce qui n'est pas acte de foi dans ce cas? A vous écouter tout est prétexte à la foi. Comprenez bien qu'il y a une différence essentielle entre croire en l'efficacité du dernier colgate pour dent sensible et une explication à la création du monde faisant l’objet d'un culte. Ça me parait tellement évident que je ne comprends pas pourquoi je dois vous l'expliquer.. Vous jouez avec les mots en essayant de faire passer sur le même pied d'égalité toutes les formes de croyances, pour légitimer la votre, mais ce stratagème ne prend pas.
NOn. D'abord croyance et foi ne sont pas identiques, même au point de vue de la forme: toute foi est croyance, toute croyance n'est pas foi. Tout argument d'autorité est une foi, une confiance en un locuteur. C'est le point commun. Ce n'est pas parce que la matière est différente que ce n'est pas de la foi: on croit la mort de César par confiance en des locuteurs. IL y a des différences sur la matière, car la mort de César est plus ordinaire. Et aussi il y a davantage de différences entre les religions. Mais le même principe s'applique: on va juger de la crédibilité des fondateurs (comme pourla mort de César on jugerait de la crédibilité d'un éventuel contradicteur.
Il ne faut pas identifier la foi religieuse avecla foi tout court, considéré d'un point de vue logique. Il y a la foi naturelle, puis la foi naturelle de sens commun, puis la foi critique des historiens pro.
Croire en colgate n'est pas de foi, si ma croyance résulte de mes propres enquêtes et observations etc.
Il est incompréhensible de dire que la mort de César le 15 mars n'est pas une foi parce que les gens sont indifférents; ca n'a rien à voir. Tout simplement, tout argument testimonial repose sur la foi (confiance en la crédibilité d'un locuteur, sans avoir soi même l'évidence directe de la chose connue
C'est vous qui dites qu'elles sont toutes au même niveau de crédibilité. Une religion dont on ne connait pas le fondateur ne peut avoir la même crédibilité qu'une dont on connait le fondateur et qui a existé dans l'histoire. De plus, de bons arguments philosophiques sont avancés contre le polythéisme etc. Si, par exemple, je sais que Raël est un escroc financier (hypothèse), la crédibilité de son message va chuter, c'est évident et tout à fait objectif..........Je ne dis pas, pour l'instant qu'une religion est plus vraie; je dis que la négation a priori de cette possibilité est gratuite pcq le désaccord et la subjectivité ne prouvent rien. C'est vous qui avancez la croyance que les religions sont indécidables et vos arguments sont insuffisants, c'est pourquoi vous avez un fardeau de preuve. Votre position est une croyance sur la religion. Certes, si vous dites seulement que votre position est une hypothèse, pas de problême, mais l'hypothèse inverse est aussi probable, c'est tout ce que je dis.
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Le fardeau de preuve consisterait en premier lieu à me dire pourquoi les religions sont inégales en vraisemblance, avant même d’émettre la possibilité que ce soit possible ou non. Car ne vous y trompez pas, c'est vous qui êtes venu me dire que les religions ne se valaient pas en premier lieu et en suite seulement je vous ai demandé "pourquoi?". Ce que vous semblez -comme par hasard- pas du tout disposé à m'expliquer.
Pas du tout: vous avez avancé votre relativisme en premier, accompagné de subjectivisme et c'est cela que je traite en priorité. Vous avez un fardeau. Et moi aussi bien sur.
Expliquez moi comment nous sommes censé pouvoir déterminer qu'une religion est plus vraie qu'une autre quand elles reposent toutes sur des fondations marécageuses? Toutes les religion ne se prouvent pas, donc elles sont toutes égales dans leur charge de preuve qui n'est pas remplie. Vu que leur base elle-même n'est pas attestée.
L'erreur ici est de confondre religion et philo ou science. Quand on croit on sait pas donc on ne demande pas de preuve, seulement des fondements.
Fondements raisonnables n'impliquent pas marécage. Ca implique une certaine complexité, et l'argument d'autorité, quel qu'il soit , est toujours plus obscur que l'évidence immédiate (comme quand on croit l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours).
Ne confondez pas "vraie" avec prouvrée démonstrativement.
Vous allez trop vite à la matière. Pour croire un phénomène extraordinaire qu'on n'a pas vu soi-même il faudra un témoin extraordinaire avec des qualités extraordinaires. Ce ne sera jamais une preuve démonstrative, mais un fondement de crédibilité: le témoin est-il menteur, est-il incompétent? Si tout indique le contraire à un degré très élevé, la crédibilité va suivre.
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Il est où ce fameux témoins extraordinaire d'une crédibilité extraordinaire? Non parce que vous en parlez beaucoup mais vous restez bizarrement assez évasif quand il s'agit de démontrer ce qui le rend si extraordinaire. On dirait surtout que vous voulez qu'il soit extraordinaire, mais qu'il ne l'est que pour vous. Parce qu'en premier lieu vous vouliez croire ce qu'il avait à vous dire.
C'est pqrce que je vous parle forme et non pas matière. Vous voyez bien que ce que je dis s'applique à tout locuteur: Christ, Mahomet, n'importe quel gourou. Je traitre votre relativisme et subjectivisme. Si vous montrer des indices qui montrent que untel a menti souvent, je vais suivre, si ca m'intéresse.
L'athéisme n'est pas seulement une objection, mais une affirmation d'inexistence. Ce n'est pas seulement le résultat d'une objection si on veut dire par là la réfutation des fondements d'existence; car il est clairement sophistique de passer de "il n'y a pas de fondements au théisme" à "il y a un fondement à l'athéisme". On ne peut passer de ne pas croire (ou savoir) P à croire (ou savoir ) non P. Un athée face à un agnostique qui ne croit ni que Dieu existe ni qu'il n'existe pas, et qui dit que Dieu n'existe pas a certainement la charge de preuve face à l'agnostique.
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Le fondement de l'athéisme c'est justement le théisme! Car s'il n'y avait pas de Dieu à croire alors les athées n'auraient pas lieu d'être.. Merde c'est pourtant logique quoi.. Désolé hein mais je considère cela comme étant un élément très important, il faut que vous le compreniez.
Personne n'a de charge de preuve à présenter à un agnostique. Et encore moins un athée qui ne croit pas car on ne lui prouve pas que dieu existe en premier lieu. Vous passez votre temps à inverser la charge de preuve. Comment voulez vous qu'un athée prouve la non-existence de ce qui, de base, n'est déjà pas prouvable en soi! Enfin soyez logique un effort s'il vous plait...
Pour l'agnostique cela dépend de ce qu'il affirme exactement. Il y a plusieurs sortes.
Je n'inverse rien. Affirmer une inexistence parce qu'il n'y aurait pas de preuve d'existence est évidemment sophistique sur tout sujet: Je n'ai pas de preuve que Macron est compétent donc il est non compétent est invalide, car l'absence de preuve n'est qu'une abstention; autrement dit on peut à la fois s'abstenir d'affirmer la compétence et aussi la non compétence, bref ne pas savoir. C'est pour cela qu'affirmer la non compétence exige une preuve et a un fardeau.
C'est bien connu.
I.Copi, Introduction à la logique:
"Le sophisme ad ignorantiam se produit...lorsqu'on afirme qu'une proposition est fausse parce qu'elle n'a pas été prouvée vraie'"
Ailleurs:
L’énoncé P n’est pas prouvé, donc non P est vrai; L’énoncé non P n’est pas prouvé, donc P est vrai.
Ce sophisme arrive quand on dit que les fantomes, la télépathie ou Dieu n’existent pas parce que leur existence n’est pas prouvée.
Cela se passe souvent par l'inconscient. Par exemple, si certains croyants sont totalement subjectifs ils ne le verront pas et donc de l'admettront pas, ils penserons être objectifs. Même chose pour l'incroyance en certains cas; bien sûr que des raisons contre l'enfer seront avancées, et elles le sont souvent, mais de même que certains croyants, certains incroyants y seront poussés par l'influence de passions. C'est très courant dans bon nombre de croyances, politiques etc.
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Ah donc maintenant c'est inconscient, pratique pour designer des cibles qui n'existent pas. Et le fait que certains ne croient pas parce qu'ils pensent objectivement que la religion est quelque chose de peu probable, ça non? C'est parce qu'ils ont peur de ce en quoi ils croient inconsciemment! Non mais je suis désolé, il me faudra des arguments plus convaincants pour espérer me faire croire que la peur de l'enfer peut conditionner l'incroyance.
Ca se peut, et ce que je dis c'est que l'incroyance est subjective comme la croyance, dans une mesure comparable, c'est tout. Prévert était athée par affectivité libertaire, etc.
Et en fait c'est sans importance car c'est périphérique. Tous les 2, croyants et incroyants, s'ils se gendarment suffisamment, vont avoir des fondements objectifs, des arguments à considérer tels qu'ils sont, indépendamment du locuteur.
Eh bien c'est la même chose quand on dit que telle proposition politique, morale, philosophique est fausse. Je suis péjoratif sur les intempérants (par exemple de type anarchiste ou autre) en disant que l'intempérance est un vice
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Les propositions morales, philosophiques ou politiques sont communes à tous les hommes et n'ont pas de frontières physiques. La religion est quelque chose de bien plus ethnique, d'où par exemple la confusion fréquente entre arabe et musulman, raccourci = les arabes sont forcément des musulmans. Même s'il existe des exception qui ne font que confirmer la "règle", si on peut l’appeler ainsi.
Pour les masses, les morales ont certainement des frontières physiques, et les politiques donc! Et il y a d'immenses intérêts, donc de la subjectivité.
D'ailleurs le point n'était pas là, mais sur le manque de respect quand on dit qu'une proposition est fausse.
Il faut suivre l'argument car c'est logiquement très fondamental même si ça parait un peu abstrait. Toute la question du fardeau de preuve est là. Ne pas croire en Dieu seulement est agnostique; il faut croire en non Dieu et c'est pas pareil.
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Ce que vous dite rejoint ce que je disais plus haut, avec le mot "in"existence, "in"croyance. Relisez vous sérieusement, vous en connaissez beaucoup des gens qui emploient l'expression croire en "non-Dieu" pour dire qu'ils ne croient pas? Faut arrêter le délire, vous venez juste d'inventer un mot là.. Ne pas croire en dieu et croire en "non-dieu" revient exactement au même, et si ce n'est pas le cas, je vous en prie, dites moi la différence! Vous cherchez juste à éviter votre responsabilité de charge de preuve en jouant avec les mots, c'est vraiment triste d'en arriver à ces bassesses.
Non. D'abord beaucoup disent croire que Dieu n'existe pas, ce qui est croire en non Dieu. Rien d'inventé là. Sartre présente des démonstrations d'inexistence de Dieu. Ensuite il y a l'athéisme du charbonnier qui ne prend pas garde à des analyses logiques plus poussées.
Voici la différence, même si c'est déjà traité:
nepas croire P N'est pas croire non P;comme ne pas savoir P n'est pas savoir non P.
Peut-être on peut comparer au modus ponens: si P alors Q; or non P, et on ne peut rien conclure, on ne peut conclure non Q.
Plus explicitement ne pas croire quele chien est blanc est distinct de croire qu'il est non blanc (noir p.ex.), même si le glissement se produit souvent. S'absetenir de croire c'est ne pas avoir de fondement suffisant pour affirmer la blancheur et c'est tout; pour affirmer la non blancheur il faut quelque chose de plus, aller au delà de l'abstention, car onpeut tout à la fois ne pas croire à la blancheur et ne pas croire à la non blancheur, bref ne savoir que croire sur la blancheur du chien.
PS. Si j'étais à votre place je resterais sur l'argument au lieu de faire des commentaires périphériques sur mes intentions ou mes habiletés (ou manques) ou votre impatience: ca parait mal...
Ma conclusion est simple, l'incertitude est mon guide et le doute est ma raison, car rien n'est certain. Les arguments que j'avance ne sont que les explications des choses qui me poussent à avoir ce regard envers la religion. Ni plus ni moins.
Les désaccords entre les religions ne sont qu'un élément de l'échiquier ne faisant qu'appuyer ma thèse principale: rien ne permet de déterminer l'existence de Dieu, en partant de ce simple postulat tout ce qui suit, crédibilité extraordinaire et tout le tralala s'annulent automatiquement, car la condition primordiale n'est de toute façon pas remplie.
Là on passe à autre chose et c'est plus complexe. Il ne s'agit plus de croyance relativiste-subjectiviste sur les paroles d'un locuteur (Foi) mais d'un sujet mixte philo-religion: l'existence de Dieu. Et là on a le Dieu des philosophes. Sartre apporte des démarches démonstratives d'inexistence, Aristote, St Thomas, Leibniz, Spinoza etc. apportent des démarchent contraires. Si on a une position sceptique dogmatique en disant que les 2 cotés se trompent ou quelque chose de ce genre, on est dans le bain, pas au dessus, et ce scepticisme (argument des désaccords des philosophes, sur quoi que ce soit d 'ailleurs) a une charge de preuve, il est une position philosophique parmi les autres et on n'a pas plus de raison de la suivre.
erreur évidente. tout le monde sait que ne pas savoir X n'entraine aucunement savoir non X, tout traité de logique va vous le dire......
"Invalider" signifie seulement que la conclusion (Dieu existe) ne suit pas, pas du tout, que Dieu n'existe pas. Absence de conclusion n'est pas conclusion du contraire. Votre exemple des licornes qui renvoie le fardeau est justement un exemple de sophisme, car celui qui dit qu'il n'y a pas de preuve d'inexistence n'affirme pas nécessairement leur existence, il peut être totalement agnostique. La bonne réponse c'est que les 2 doivent prouver. Personne ne dit que celui qui affirmerait l'existence des licornes n'a pas besoin de preuves/fondements.
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Si personne n'est là pour affirmer que les licornes existent, alors pourquoi y aurait-il besoin d'une personne pour le réfuter? Si personne n'est la pour réfuter l'existence des licornes, alors pourquoi y aurait-il besoin d'une personne pour justifier leur existence? La charge de preuve ne peut pas être partagée, celui qui croit est dépendant de celui qui ne croit pas et vice versa, un agnostique n'affirme pas que dieu existe, donc si quelqu'un affirme que les licornes existes c'est qu'il y croit en premier lieu, donc qu'il n'est en aucun cas agnostique.
Faux. Celui qui parle des licornes en premier n'a nul besoin d'y croire, il peut présenter la chose comme hypothèse (comme une thought experiment philosophique p.ex.). Ensuite il va demander si quelqu'un a des preuves d'existence, et d'autres des preuves d'inexistence. Ce N'est donc aucunement parce qu'il n'y aurait pas de preuve d'existence que cette personne va conclure à l'existence (ce serait sophistique - le même sophisme que celui qui conclut à l'inexistence faute depreuve d'existence).
Il ne s'agit pas du coté qui m'arrange: votre argument roule surles influences sociales, or je montre qu'ellles ne sont pas toujours déterminantes donc la conversion se fera dans le sens inverse de ce que suppose votre relativisme. Idem en philo morale (sur les intouchables par ex.)
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Ça on le sait pertinemment, la question essentielle que je soulevais était celle de l’arrangement des religions en fonction des pays, et le fait que si vous étiez indien vous défendriez votre religion de la même manière avec exactement la même ferveur, pour prouver la subjectivité de vos croyances, est vous vous servez d'agissements minoritaires pour justifier l'injustifiable. C'est comme si demain je vous disait que l'homme ne prenait aucun plaisir à tuer ses semblables et que vous me disiez "y'a des tueurs en série pourtant" ouais mais combien sont-il à l’échelle humaine si on prend un échantillon d'un milliard d'humain combien auront ces tendances? 00.01%?
Même chose pour l'incroyance dans des régions, villles, cultures ou elle est majoritaire. L'arrangement de toutes les cultures varie selon les régions, y compris en philosophie, qui consiste pourtant en un effort maximal de raison objective.
Partout les majorités font pression sur les minorités, en tout sujet. ca ne rend pas le sujet subjectif ou relatif de part en part. Les passions influent, les propositions objectives restent objectives. Et si on maitrise assez les passions, la subjectivité recule, ca va au cas par cas.
Pas du tout: il s'agit de 2 groupes de croyants religieux: les uns à leur corps défendant, les autres non.
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Euh comment dire non. Il n'y a rien de religieux dans la grosse majorité de nos croyances communes, du style je préfère le pain de seigle plutôt que le pain de blé, vous y voyez une croyance religieux vous? Moi pas. Une fois de plus je dois vous avouer que je trouve cela très agaçant que que vous cherchiez à faire passer tout le monde pour des croyants de type dogmatique, comme si on devait tous vous ressembler, alors que ça n'a strictement aucun sens..
On parlait de 2 groupes religieux dont l'un ne serait pas subjectif car irait contre son intérêt, c'est pas pareil.
Pour reste je procède une chose à la fois; je ne dis aucunement que toute foi est religieuse ou dogmatique, mais seulement que la foi (expression ceci est digne de foi; les fiancés se donnent leur foi) n'est pas exclusivement religieuse. Donc on commence par distinguer foi et savoir en général, et on éviter de dire que la foi n'a pas de fondements. Ensuite, et ensuite seulement, on distingue les différents types d'arguments d'autorité: foi naturelle, foi naturelle critique (méthode historique p.ex.), foi religieuse. On différentes espèces d'un même genre: on croit la parole de d'un locuteur sur une chose au lieu de connaitre la chose directement.
Ensuite, croyance et foi ne sont pas identiques. Je peux avoir une croyance sur le temps qu'il fera demain en me fondant sur mes propres recherches, sans faire confiance (foi) à la parole de personne.
Faux si on dit JAMAIS. Ce n'est pas une vérité nécessaire et elle est contrebalancée par d'autres facteurs, de proximité par exemple, qui n'a pas que des défauts. Un historien étranger aura aussi sa subjectivité. C'est justement la preuve que la subjectivité n'est pas essentielle mais périphérique. Que veut dire "l'histoire de France par les Français n'a pas d'objectivité?? Comme il faut rester objectif les français ne doivent pas écrire leur histoire?
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Eh bien regardez autour de vous, vous verrez que partout dans le monde chaque civilisation réécrit l'histoire à sa convenance, nous somme tous des grands enfants.
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Et je ne vous parle pas de philo ou de je ne sais quoi qu'aurait dit un philosophe grecque, je vous parle de fait réels qu'on peut observer..
Alors si vous êtes relativiste-subjectiviste à ce point, l'histoire de quoi que ce soit est subjective et on ne doit pas croire que César est mort le 15 mars.
Et si l'histoire de France est subjective, alors Faurisson et Leroy-Ladurie c'est relatif et subjectif. Comme la religion...
on n'observe pas que l'histoire de France n'a pas d'objectivité; on se borne à conclure cette croyance à partir des désaccords, qui sont seuls observés. D'autres vont tout simplement conclure que Ladurie sait davantage se gendarmer contre ses passions.
Je n'ai pas dit que vous aviez intérêt à être objectif, mais à le prétendre (alors que vous ne l'êtes pas, vous êtes environné d'une foule d'influences). Pourquoi croire à votre neutralité? De nombreuses personnes suivent une influence antireligieuse.
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l'être ou le prétendre, qui n'aimerait pas prétendre être objectif, je vous le demande? Je reconnais volontier vouloir être objectif, et alors? tant que je le suis au final et que ma raison pure me pousse à croire ce que je crois, où est le mal?
Absolument. Alors si dans votre cas la prétention à l'objectivité n'est pas entachée de passions cachées (même à vos propres yeux - Freud) , il n'y apas davantage de raison que la prétention de tel croyant ne soit pas également pure quand on examine la crédibilité d'un locuteur en lequel on va avoir foi.
Par exemple parce que tel fondateur a menti et personnellement il est moins crédible, etc.
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Donc vous prenez la pomme la moins pourri du panier en espérant que c'est la bonne quoi.. le fait qu'un fondateur ait menti n'est en rien un gage de véracité de ses homologues. D'ailleurs vous ne pourrez jamais savoir qu’untel a menti.
. Il faudra aussi, si un autre locuteur est crédible, montrer que lui n'a pas menti etc. Mais pour l'instant on examine des raisons d'incroyance en un locuteur. En certains cas on peut savoir que quelqu'un ment, eg. un contemporain comme rael etc. En d'autres cas on ne saura pas mais on va croire: il y a des signes, des indices que quel qu'un ment, e.g. tout simplement s'il est un menteur habituel.
Un croyant ne peut pas être objectif s'il croit en Dieu ou de façon dogmatique. Croire en Dieu fait appelle à la foi et la foi n'est pas quelque chose de rationnel, c'est quelque chose en rapport avec l'âme, le métaphysique, ce sont des choses qui ne s'expliquent pas. Croire objectivement en Dieu est un non-sens, car croire objectivement implique, en premier lieu d'avoir une bonne raison de croire, or il n'y a pas de bonne raison de croire en dieu, par bonne raison, je parle pas de raison relatives au bien être personnel, mais bien de bonnes raisons matérielles. On a aucune bonne raison matérielle de croire en Dieu, quand on y réfléchi Dieu n'existe qu'au travers de ses adeptes. Absolument rien d'objectif pousse l'homme à croire. Une partie des contemporains catholiques admettent volontairement que leur foi est irrationnelle et s'en porte très bien vous savez.
Cela c'est le fidéisme et ce n'est qu'une théologie particulière. Certains athées ont aussi l'intuition indéfinissable que Dieu n'existe pas. D'autres sont athées sans raison, comme Prévert.
ce que vous dites ne tient aucun compte du Dieu des philosophes, de la raison pratique de Kant p.ex., ou de l'esprit absolue de Hegel, ou du panthéisme de Spinoza etc. Aussi objectif que le raisonnement philosophique peut l'être.
Raisons matérielles est ambigu. Si on veut dire de la science physique, oui, mais Dieu est immatériel et celle-ci est agnostique. Dieu relève de la partie de la philosophie appelée métaphysique, et l'athéisme aussi: Sartre est un métaphysicien, L'Etre et le néant est un traité d'ontologie phénoménologique (ontologie=part principale de la métaphysique, avec la théologie naturelle).
Prenez l'analogie de la philo morale: si on dit que l'une est plus vraie avec arguments on va être subjectifs? Ridicule.
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Que veut dire "philo morale", pourquoi parlez-vous constamment de "philo"? Je vous parle de religion et de Dieu pas de spinoza ou de Kant..
Oui mais Dieu est chez Spinoza (au centre, en fait) et Kant. Je vousparle philo en transposant votre argument subjectiviste pour montrer qu'il ne conclut rien. Si l'intérêt cause la subjectivité il va la causer partout, et particulièrement en morale et en philo morale. et on arrive à des conclusions absurdes et contre-intuitives (un esprit comme Kant=le kantisme=subjectif???)
Je rappelle le point en question: vous disiez ou impliquiez qu'une révélation divine en l'an 0 vous paraissait moins croyable que plus tôt, c'est donc que vous croyez que cette révélation plus tôt serait plus croyable et c'est évidemment une croyance, pas différente de la mienne, qui en fait est indifférente sur ce point. Le fait que cette croyance ne soit pas de foi (confiance en un locuteur) ne change rien. Il en est de même, par exemple,, si vous soupçonnez Mahomet d'avoir menti souvent etc.vous allez croire ce phénomène.
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Je sais qu'il s'agit d'une croyance, merci.

vous ne faite que critiquer mon raisonnement au lieux de réfuter l'idée qu'il véhicule, franchement c'est gavant à la longue. Ce que vous dite n'est pas constructif, oui c'est un parti pris, oui derrière chaque prise de position il se cache une croyance, on peut changer de disque ou bien?
On peut pas car c'est fondamental. Et ca réfute justement une part de l'idée; car ma croyance sur l'an 0 ne relève pas de la foi, mais d'idées comparables aux votres, de même niveau, et c'est cela le point: nous avons tous 2 des croyances (non religieuses) au sujet d'une religion.
souvenez vous que un de vos points, étant entendu que tous ont des croyances, c'est que les croyances dans le domaines religieux sont toutes différentes des autres, plus faibles, etc.
PS. Si j'étais à votre place je resterais sur l'argument au lieu de faire des commentaires périphériques sur mes intentions ou mes habiletés (ou manques) ou votre impatience: ca parait mal...
La question n'est pas là, mais de savoir si les 2.3% sont dépourvus d'objectivité. Votre raisonnement dit que l'influence rend subjectif, alors si on va contre cette influence on sera objectif. Rien de malhonnête là-dedans, ça suit vos prémisses.
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Pour le coup vous mélangez tout là, l'objectivité n'était pas du tout l'objet de ce segment argumentaire. Le but était de faire le lien démographique entre les populations et leur croyances, car il n'y a pas de plus bel exemple de la subjectivité religieuse. Vous vous servez du fait qu'il y ait une minorité de catho en inde pour rebondir et me dire "ouais mais y'a des catho en inde, je me serai converti du coup ahaha" c'est profondément malhonnête car vous savez aussi bien que moi ce qu'il en découlerait si vous étiez né dans une famille Indienne, vous rebondissez sur des exceptions pour les faire passer pour des normes.e..
ca semble incohérent. Ca concernait pas l'objectivité avec un exemple de subjectivité? mais la subjectivité c'est la non objectivité, non?
Dans votre raisonnement, celui qui sera minoritaire sera objectif. C'est tout. Et si c'est 50-50 dans un pays, ca va être quoi? Ces statistiques ne mênent nulle part, et pas plus en philo morale.
. Un regard objectif sur la religion pause un tas de questions et n'en résout aucune, rien ne permettant de "croire". Avec un regard objectif sur la religion je me pose les questions suivantes: pourquoi y a il une plus vraie que les autres? De quelle preuve indiscutable dispose elle concrètement? Pourquoi partout dans le monde on s'étripe depuis la nuit des temps pour son bout de vérité soi-disant "inébranlable"? Bien sur vous êtes complètement incapable de répondre à aucune de ces questions, donc c'est le principe du rasoir d’Ockham qui s’applique, on fait au plus simple, si la charge de preuve n'est pas remplie, on ne croit pas, donc si je crois objectivement je ne crois pas au christianisme, dans le cas contraire je ne suis pas objectif, c'est pas compliqué.
Dans ce passage se dessine peut-être une circularité dont j'ai déjà parlé: vous commencez par dire quela croyance n'est pas objective donc qu'elle manque probablement ou surement de fondement. Puis ensuite la raison pour laquelle elle n'est pas objective c'est qu'elle manque de fondement. Donc finalement la subjectivité ne veut rien dire, la seule chose qui compte c'est le manque de fondement. Mais là ca bifurque car vous demandez des preuves inébranlables comme s'il s'agissait de savoir et non de croyance!. Mais quand on croit, pas besoin de preuve, des fondements raisonnables suffisent, comme l'argument d'autorité: vous devez donc montrer que tous les fondateurs de religion ont des caractères de menteurs, p.ex. Sinon c'est gratuit. Et le croyants doivent montrer le contraire. Et des croyances sur la religion vont être impliquées de part et d'autre.
PS. Si j'étais à votre place je resterais sur l'argument au lieu de faire des commentaires périphériques sur mes intentions ou mes habiletés (ou manques) ou votre impatience: ca parait mal...