Suliko a écrit : ↑jeu. 07 mai 2020, 10:10
Seriez-vous devenu protestant ? Car votre méthode, qui consiste à ne prendre en considération que la Bible, ne relève ni d'une démarche catholique, ni d'une démarche orthodoxe.
Bonjour Suliko,
voilà qu'après Trinité vous m'obligez à passer dans le détecteur de mensonges....
Il m'arrive en effet de me dépouiller de certains oripeaux pour obtenir de façon plus certaine une réponse, non pas en soi, mais sur le fond. Il n'y a pas là une méthode, juste un artifice et que je suis prêt à confesser.
Suliko a écrit : ↑jeu. 07 mai 2020, 10:10
Ce n'est pas à vous de décider ce qui est nécessaire à la foi et ce qui relève de la libre opinion. Vous vous rendez bien compte qu'à poursuivre ce raisonnement, il ne restera bientôt plus grand chose de la foi chrétienne, chacun ayant sa propre idée de ce qui est nécessaire à la foi et au salut.
C'est tout à fait exact et je m'attendais depuis longtemps à une telle remarque. Mais je n'oblige personne à partager mon désir d'unité par des mesures concrètes de ce que vous qualifieriez probablement de "relâchement", je me pose seulement la question : est-ce que tout le monde est conscient de la validité de certaines objections et qu'elles méritent d'être considérées ?
Vous passez dans votre observation d'un extrême à l'autre : pour éviter que chacun ait sa propre idée, il faut que l'idée commune soit recevable par tous, y compris la science, l'histoire, la psychologie, etc.
Evidemment, je sais que ce n'est pas ainsi que se bâtit un édifice qui relève au contraire d'un arbitraire Divin,mais je ne remets aucunement en cause les grands dogmes fondateurs de la foi chrétienne, et à partir du moment où il y a division, et si durable, pour être certain que le Saint-Esprit nous parle et de l'écouter, il convient d'entendre ce qu'il a pu dire à chacun, à tous, avant de s'en faire un avis tranché.
Un concile oecuménique n'est pas comme une élection où il suffit d'avoir plus de 50% des voix, c'est aussi ce qui explique la lenteur de réaction face aux questions nouvelles ou à l'actualité. Or, l'Eglise étant universelle non seulement en étendue mais dans le temps, il importe que les pères d'aujourd'hui revisitent les dogmes des anciens et leur prêtent un soutien, un ajout, un complément, une modification parfois, pour les perfectionner. Sinon autant déclarer que le dogme est clos !
Les premiers conciles, qui chacun prétendirent avoir défini une vérité inébranlable, revisitèrent pourtant à chaque fois le précédent et pour réaffirmer la même chose. Il n'empêche qu'ils les revisitèrent et cela seul suffit pour signifier quelque chose, comme un droit...
Quand j'écrivais que Vatican II était resté à mi-pente, je vais compléter mon image pour la rendre plus précise : il y avait un sommet dont on a dû redescendre, parce qu'il faut redescendre pour monter sur un autre sommet plus élevé. Du premier, on pouvait se croire au plus haut de tous, à vu d'oeil et à la ronde. Mais soit il y avait du brouillard, soit notre vue était défectueuse, soit un plus haut se trouvait hors de vue. Il fallait redescendre pour aborder l'ascension d'un plus haut, c'est une loi de la nature pour la défense de laquelle on peut citer des passages d'évangiles. si de ce premier sommet vous contemplez dans la vallée ceux qui sont encore à mi-pente, vous pouvez les accabler de plein de mots en "ismes". De fait, ils sont sur un isthme (juste pour le jeu de mots, désolé...) mais la promesse nous a été faite qu'ls finiraient sur un sommet plus élevé que celui qu'ils avaient quitté.
Y croyez-vous ?
Je ne prétends pas le définir ni le trouver à moi tout seul, ce nouveau sommet, mais il appartient à chacun de faire part de ses observations, ce n'est souvent pas les guides ou les plus anciens, chargés qu'ils sont de leur responsabilité, qui aperçoivent en premier les signes - même si en principe ils sauront mieux les interpréter - et parfois, il faut de nouveaux guides parce que la topographie a changé.
Suliko a écrit : ↑jeu. 07 mai 2020, 10:10
Cela me fait penser à ceux qui affirment que l'hymen de Marie fut intact et le resta même pendant et après l'accouchement. C 'est un voeux pieux, cela aurait été un beau miracle, mais rien n'a été écrit à ce sujet
Rien n'a été écrit à ce sujet, vraiment ? La virginité perpétuelle de la Sainte Vierge est pourtant une croyance catholique et orthodoxe. La Tradition, que vous semblez soudain rejeter, en parle, ainsi que les théologiens... Vous connaissez surement l'hymne orthodoxe
Agni parthene ? Il est très clair sur ce point que vous remettez témérairement en question.
Qui plus est, il n'y a pas de flou à ce sujet dans l'enseignement de l'Eglise. Seulement dans votre esprit, je le crains.
Là vous m'avez mal compris. Je comprends que c'est pour vous un exemple de ce que vous critiquiez auparavant et donc à juste titre.
Je parle de son hymen, pas de sa virginité.
Ainsi des religieuses, vierges, ont été violées (c'est hélas une pratique affectionnée par beaucoup dès lors qu'ils portent un uniforme et une arme qui leur fait jouir d'une relative impunité). elles ont perdu leur hymen, mais point leur virginité. Quand bien même elles auraient éprouvé un plaisir involontaire.
Saint Augustin a traité ce sujet avec brio dans "la cité de Dieu".
Et je ne vois pas en quoi affirmer que Marie ait conservé son hymen pendant et après son accouchement devrait être un dogme.
Cela n'en est pas un, mais je connais bien des personnes qui le croient, qui se vantent de la savoir, et que ce sera un jour un dogme.
Seriez-vous du nombre ? Je ne le crois pas, je vous tiens pour plus rigoureuse que cela...
Il est peut-être arrivé que l'on parle de son hymen mais de façon symbolique comme représentant sa virginité.