Merci, ademimo.
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Invité,
Vous disiez ...
invité a écrit :
Cinci, je ne comprends pas comment vous pouvez croire à l'historicité de la mort des premiers-nés égyptiens par une intervention divine et en même temps avoir foi au Dieu d'amour universel. Les deux sont incompatibles. Comment ne pas se rendre compte que les plaies d'Égypte n'ont aucune valeur historique mais sont simplement un plaidoyer de la foi d'Israël en son Dieu qui est présenté comme plus puissant que les dieux d'Égypte qui brillent par leur inertie et sont incapables de s'opposer à Yahweh, le Dieu d'Israël ? Les auteurs bibliques n'envisagent leur Dieu que sous l'angle d'une puissance dévastatrice, à mille lieues du Dieu de Jésus. Et pour ce qui est du crédit historique des plaies, a-t-on déjà vu des magiciens être capables de changer l'eau en sang ou de faire monter des grenouilles sur tout un peuple ?
Le Christ est mort sur une croix de la façon que l'on sait pour le salut des hommes, et cela aussi serait incompatible avec une certaine représentation de Dieu bien humaniste, une représentation qu'on aimerait lisse, si sympa et bien de notre époque. La logique humaniste voudrait alors que l'on rejette l'ensemble du fatras traditionnel ! Faudrait tout rejeter. Ça, ce serait bien logique.
Non
En fait, c'est qu'il existe une correspondance profonde entre l'événement de la première pâque du temps de Moïse, ensuite la mort de Jésus qui scelle la nouvelle alliance.
Dans les deux cas : le passage ne s'effectue pas sans mal, pas sans casse, pas sans qu'il y ait mort d'homme et même d'innocents en plus ! Oui. Parce que. dans les deux cas, nous nous trouverons en présence de pécheurs endurcis (Pharaon, les honorables membres du Sanhédrin) et qui préméditent eux-mêmes la mort des innocents.
La vengeance divine ou la justice de Dieu paraissant bien frapper l'innocent dans la personne de Jésus n'est pas autre que la vengeance qui paraît bien frapper mortellement les premier-nés en Égypte. Le terrifiant c'est la nature sainte de Dieu (... qui est «autre») et qui prend des voies qui ne seraient pas les nôtres à prime abord. Mais sa vengeance ne tient pas tant dans le fait de la mort infligé à l'un l'autre, comme elle se trouve, cette vengeance, dans le fait de la libération des uns (le peuple saint) et de ce que c'est bien le plan salvateur de Dieu qui se réalise.
Les innocents frappés, nourrissons premier-nés en Égypte ou premier-nés sacrifiés par Hérode en Judée : ils sont tous à leur façon des figures du Christ. Et il n'en fera rien à l'affaire que l'on veuille souligner tantôt la responsabilité de Dieu dans la survenu de ces morts à quelque part.
Car ...
Ce qu'il faut comprendre c'est que le mal entraîne une pénalité, un coût, une malédiction, la nécessité de payer une sorte de rançon. La libération du mal ne s'accomplit pas sans que les saints eux-mêmes doivent supporter ou assumer une partie de la facture. Ainsi, les fils des Égyptiens morts en Égypte paient pour le crime de leur père (le pharaon assassin) et tout comme le fils du roi David, né du rapport fautif et criminel avec Bethsabée, paiera aussi pour le péché de son père. Ces morts servent aussi au redressement des coupables.
Pour vous répondre, je vous dis cela. Comment je peux croire à la réalité éventuelle du récit fondateur ? Je peux y croire parce qu'il se trouve bien une cohérence de fond entre le motif de l'agir divin présenté anciennement et l'agir divin présenté dans le Nouveau Testament. Congédier le contenu et le sens du récit ancien détruit totalement les ressorts sur lesquels la nouvelle alliance repose. C'est rendre l'évangile insignifiante.
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Pour continuer ...
invité a écrit :
Les auteurs bibliques n'envisagent leur Dieu que sous l'angle d'une puissance dévastatrice, à mille lieues du Dieu de Jésus.
Vous vous livrer à une sorte de dénigrement univoque des anciennes écritures («... les auteurs bibliques n'envisagent ... que sous l'angle ...) et comme sans les connaître. C'est pas vrai que le Dieu des anciens prophètes serait à mille lieues du Dieu de Jésus.
Et pour ce qui est du crédit historique des plaies, a-t-on déjà vu des magiciens être capables de changer l'eau en sang ou de faire monter des grenouilles sur tout un peuple ?
Et ademimo vient de vous répondre là-dessus.
On voit souvent des prédicateurs marcher sur l'eau ? des saints hommes commander à la mer ? des prêtres relever d'un mot des paralysés des quatre membres ? C'est quand la dernière fois que vous aurez vu un mort ressusciter ? En niant le phénomène surnaturel sous Moïse il n'est aucune raison d'accepter davantage ceux du temps des apôtres.