Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Publié : sam. 16 oct. 2021, 13:34
Ce que je retiens pour ma part de votre contribution, c’est que vous êtes d’une bonne foi évidente ce dont je vous remercie. Mais reconnaissez que vous réfléchissez « à vide » sur un sujet que vous ne connaissez pas !
Vous avez écrit :
Or il y a eu viol, notamment sur mineur, et par personne ayant autorité. 3 motifs graves auxquels s’ajoutent la trahison spirituelle et qui y suffisent largement.
Heureusement que Mr Sauvé et sa commission ont fait la distinction qu’évoque Fée Violine, car visiblement le degré et le rapport de gravité ne vous sont pas évidents et certainement pas qu’à vous. Sans cette commission, sur le seul témoignage des victimes, beaucoup n’y verraient encore rien de plus grave qu’effectivement ce que doit être pour vous un acte homosexuel, et ce fut longtemps le cas. Il faut pour cela des commissions (un peu comme pour la shoah), sans quoi les personnes ne réalisent pas toute l’horreur, elles ont besoin de ces garde-fous. Je ne suis pas certain d’ailleurs que l’on descendra jusqu’au fond de cette horreur-là, car les tabous sont puissants.
Encore une fois c’est l’âme qui est violée, même sans que ce soit par un prêtre. Alors imaginez…
Par rapport à vos arguments antérieurs, ce que dit Gaudens sur le fait que les contacts des prêtres permettaient les abus majoritairement sur des garçons explique à mon sens beaucoup les choses.
Ensuite il y a le fait qu’un homosexuel ayant déjà « franchi la ligne jaune » et le sachant, il « hésitera moins » à la franchir pour une gravité plus grande en choisissant un enfant.
Aussi, parce que ne s’agissant plus d’un rapport d’amour, mais certainement de domination, il est plus valorisant d’opérer sur un mâle, notamment aussi parce qu’ayant la même structure psychique que lui, il saura mieux contrôler ses agissements/réactions et éviter d’être dénoncé, c’est plus rassurant et sécuritaire pour lui.
Le sexe féminin a quelque chose de plus mystérieux qui peut effrayer et dans la mesure où il aura été lui-même abusé auparavant (cas hélas plus fréquent qu’il n’en a l’air), il ne pourra pas aussi bien se « projeter » dans ce qu’il fait et en retirer profit pour ce qu’il en attend psychologiquement.
Et enfin, aussi paradoxal que cela soit mais dans certains cas, il se sentira moins en faute d’agir avec un garçon qu’avec une fille, car ainsi il ne « déflore pas », et que le rapport n’étant pas « naturel » c’est comme s’il ne comptait pas ou était moins grave, d’autant que l’autre est un mineur.
Il y a ainsi un critère pour évaluer la gravité d’un péché qui se mesure à la force déployée pour le commettre, et qui est moindre qu’avec un adulte !
On m’avait demandé de ne pas faire dans le scabreux, malheureusement c’est nécessaire pour que vous compreniez un peu mieux les choses et j’espère y avoir contribué sans être allé trop loin. Je n’irai d’ailleurs pas plus loin, je préfère que vous conserviez vos illusions, je ne suis pas sadique. Car c’est vous qui ne vous en rendez pas compte (ni sans doute qui vous avez voulu défendre) mais qui l’êtes : au moins scabreux !
Vous ne trouverez nulle part trace de ces quelques « détails » dans le rapport de la commission, j’en suis quasiment certain. Pourtant, en rester sur les stats et autres descriptions de phénomènes d’emprise (qui sont aussi importants à noter et dénoncer) ou des traumatismes, c’est occulter une partie de la crue réalité sur laquelle un voile de pudeur est encore posé et qu’il faudra manier avec précaution, ne dévoilant qu’avec parcimonie ce qui doit être compris si on veut que cela le soit.
Car il faut aussi le dire, la plupart des spécialistes psy échouent dans le traitement de ces types de cas qui les dépassent, car d’une part ils ont fait l’objet de peu d’études, et d’autre part il faut pour les soigner une « expérience » et une compétence rares, avoir soi-même dépassé certains caps dans lesquels entre aussi en jeu la spiritualité.
Alors des non-spécialistes…
Il ne faut pas se leurrer, la société mettra des années avant d’intégrer le fait, de le traiter avec justice et d’être capable de soigner les victimes. Si encore elle s’en donne la peine et en produit l’effort, que rien ne vienne la désengager. Ce fut pareil mais à une autre échelle, pour le traumatisme de la grande guerre, quand les thérapies n’étaient pas aussi développées qu’aujourd’hui.
On ne saura jamais combien de thérapies, démarrées sur le constat de symptômes, ont échoué, quand elles n’ont pas empiré le mal. D’autres ont partiellement guéri, mais renforcé la perte de la foi. Or si la foi a bien été perdue là, une vraie guérison supposerait de l’avoir retrouvée. Il y aura aussi eu des suicides dont on ne saura jamais que telle en aura été la cause.
Vous trouverez encore un complément de réponse dans celle qui suit à l’adresse de l’intervention d’un autre membre.
Vous avez écrit :
Or sans même prendre en considération d’autres aspects, vous le savez, il est difficile de nos jours de démontrer en quoi l’homosexualité est un mal. Par conséquent, l’urgence est d’éviter que cette difficulté empêche de prendre au sérieux le mal commis aux victimes d’abus sexuels.PaxetBonum a écrit : ↑sam. 16 oct. 2021, 9:26 - comprendre et lutter contre ce qui a conduit ces personnes à commettre ces crimes et cela passe inévitablement par la prise en compte de l’homosexualité, de la perte de Foi.
Or il y a eu viol, notamment sur mineur, et par personne ayant autorité. 3 motifs graves auxquels s’ajoutent la trahison spirituelle et qui y suffisent largement.
Heureusement que Mr Sauvé et sa commission ont fait la distinction qu’évoque Fée Violine, car visiblement le degré et le rapport de gravité ne vous sont pas évidents et certainement pas qu’à vous. Sans cette commission, sur le seul témoignage des victimes, beaucoup n’y verraient encore rien de plus grave qu’effectivement ce que doit être pour vous un acte homosexuel, et ce fut longtemps le cas. Il faut pour cela des commissions (un peu comme pour la shoah), sans quoi les personnes ne réalisent pas toute l’horreur, elles ont besoin de ces garde-fous. Je ne suis pas certain d’ailleurs que l’on descendra jusqu’au fond de cette horreur-là, car les tabous sont puissants.
Encore une fois c’est l’âme qui est violée, même sans que ce soit par un prêtre. Alors imaginez…
Par rapport à vos arguments antérieurs, ce que dit Gaudens sur le fait que les contacts des prêtres permettaient les abus majoritairement sur des garçons explique à mon sens beaucoup les choses.
Ensuite il y a le fait qu’un homosexuel ayant déjà « franchi la ligne jaune » et le sachant, il « hésitera moins » à la franchir pour une gravité plus grande en choisissant un enfant.
Aussi, parce que ne s’agissant plus d’un rapport d’amour, mais certainement de domination, il est plus valorisant d’opérer sur un mâle, notamment aussi parce qu’ayant la même structure psychique que lui, il saura mieux contrôler ses agissements/réactions et éviter d’être dénoncé, c’est plus rassurant et sécuritaire pour lui.
Le sexe féminin a quelque chose de plus mystérieux qui peut effrayer et dans la mesure où il aura été lui-même abusé auparavant (cas hélas plus fréquent qu’il n’en a l’air), il ne pourra pas aussi bien se « projeter » dans ce qu’il fait et en retirer profit pour ce qu’il en attend psychologiquement.
Et enfin, aussi paradoxal que cela soit mais dans certains cas, il se sentira moins en faute d’agir avec un garçon qu’avec une fille, car ainsi il ne « déflore pas », et que le rapport n’étant pas « naturel » c’est comme s’il ne comptait pas ou était moins grave, d’autant que l’autre est un mineur.
Il y a ainsi un critère pour évaluer la gravité d’un péché qui se mesure à la force déployée pour le commettre, et qui est moindre qu’avec un adulte !
On m’avait demandé de ne pas faire dans le scabreux, malheureusement c’est nécessaire pour que vous compreniez un peu mieux les choses et j’espère y avoir contribué sans être allé trop loin. Je n’irai d’ailleurs pas plus loin, je préfère que vous conserviez vos illusions, je ne suis pas sadique. Car c’est vous qui ne vous en rendez pas compte (ni sans doute qui vous avez voulu défendre) mais qui l’êtes : au moins scabreux !
Vous ne trouverez nulle part trace de ces quelques « détails » dans le rapport de la commission, j’en suis quasiment certain. Pourtant, en rester sur les stats et autres descriptions de phénomènes d’emprise (qui sont aussi importants à noter et dénoncer) ou des traumatismes, c’est occulter une partie de la crue réalité sur laquelle un voile de pudeur est encore posé et qu’il faudra manier avec précaution, ne dévoilant qu’avec parcimonie ce qui doit être compris si on veut que cela le soit.
Car il faut aussi le dire, la plupart des spécialistes psy échouent dans le traitement de ces types de cas qui les dépassent, car d’une part ils ont fait l’objet de peu d’études, et d’autre part il faut pour les soigner une « expérience » et une compétence rares, avoir soi-même dépassé certains caps dans lesquels entre aussi en jeu la spiritualité.
Alors des non-spécialistes…
Il ne faut pas se leurrer, la société mettra des années avant d’intégrer le fait, de le traiter avec justice et d’être capable de soigner les victimes. Si encore elle s’en donne la peine et en produit l’effort, que rien ne vienne la désengager. Ce fut pareil mais à une autre échelle, pour le traumatisme de la grande guerre, quand les thérapies n’étaient pas aussi développées qu’aujourd’hui.
On ne saura jamais combien de thérapies, démarrées sur le constat de symptômes, ont échoué, quand elles n’ont pas empiré le mal. D’autres ont partiellement guéri, mais renforcé la perte de la foi. Or si la foi a bien été perdue là, une vraie guérison supposerait de l’avoir retrouvée. Il y aura aussi eu des suicides dont on ne saura jamais que telle en aura été la cause.
Vous trouverez encore un complément de réponse dans celle qui suit à l’adresse de l’intervention d’un autre membre.