Peut-on dater la création de l’homme ?
Publié : sam. 12 déc. 2009, 14:11
Ce début,dans l'histoire, dépend des critères utilisés pour définir l’Homme, qui peuvent être anthropologiques, biologiques, culturels, philosophiques ou … religieux.
Le critère religieux est celui que nous indique l’Evangile : la vie éternelle. Pour un croyant, le premier homme est celui qui a la même nature humaine que le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Une personne qui peut franchir la mort, qui peut bénéficier de la promesse du Christ : celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais.
L’Evangile nous indique un autre critère. L’humain peut être séparé de Dieu par le péché, mais il peut aussi être pleinement humain sans le péché, comme le Christ. L’humain se caractérise par un choix possible, donc par une liberté de choix.
Ici, le critère de distinction s’affine de manière moins nette, mais une perception spirituelle minimale semble nécessaire pour qu’un choix soit possible.
Un être n’ayant pas accès à une conscience ou à une sensibilité minimale pour pouvoir faire un tel choix ne paraît pas pouvoir être qualifié d’humain.
Soyons ici bien précis : il ne s’agit pas nécessairement d’un niveau d’intelligence, car cette conscience ou cette sensibilité peuvent exister spirituellement avant et après des capacités intellectuelles déterminées par le développement d’un cerveau.
Un fœtus, un malade mental, ou un vieillard dément peuvent avoir une perception spirituelle alors même que leur cerveau n’est pas encore ou n’est plus fonctionnel.
La Genèse nous précise la création du premier homme en évoquant quelques faits : la rencontre d’Adam et Eve et surtout, très longuement, le récit d’un choix originel (le péché originel) des premiers humains qui s’est produit au commencement et a eu des effets sur toute leur descendance.
La Genèse nous indique un autre critère : les premiers humains dialoguent avec Dieu et ont donc une capacité d’abstraction par rapport à la réalité terrestre.
Comment pouvons-nous situer leur apparition dans l’histoire ?
Une première hypothèse à envisager est celle d'une correspondance avec l’apparition des homo sapiens il y a près de 200.000 ans, voire avec des homo plus anciens (comme Ardi, récemment découvert et ayant vécu il y a 4 millions d’années).
Cette hypothèse présente une difficulté majeure. Comment expliquer qu’un être semblable à nous, avec une aptitude à une communion avec Dieu et une conscience suffisante pour pouvoir faire un choix libre ayant permis un péché originel, aurait vécu et se serait reproduit pendant des millions ou des centaines de milliers d’années, sans découvrir l'écriture permettant une communication abstraite avec les autres êtres de la même espèce, sans parvenir à développer un ensemble organisé de signes ou symboles, permettant de matérialiser et de transmettre des informations, des pensées, des sentiments.
Comment expliquer que l’écriture (par idéogrammes ou pictogrammes dessinant le monde ou par un alphabet dessinant la parole) n’est apparue qu’il y a moins de dix mille ans ?
Comment expliquer l’absence de toute trace plus lointaine d’une organisation de la production des biens ou d’une culture humaine ?
L’Homme est le fruit d’une lente évolution du matériel, puis du vivant, dans une durée qui se mesure actuellement en milliards d’années.
Il ne suffit pas de repérer, dans cette longue histoire, des êtres qui, par leur station debout, certaines capacités intellectuelles ou d’autres caractéristiques, nous sont semblables sur certains points, comme le sont encore de nombreux animaux actuels.
Où situons-nous, au cours de l’évolution, dans le passé historique, l’apparition d’êtres semblables à nous, ou plus précisément, semblables au Christ, vrai homme ? des personnes qu’il peut sauver de la mort par sa résurrection ?
Sans tomber dans les travers d’une interprétation littérale incertaine des datations bibliques, ne faut-il pas admettre objectivement que l’assimilation des premiers humains aux premiers homo sapiens est particulièrement aléatoire et peu vraisemblable, au vu du peu de progrès constaté, avant les derniers millénaires, durant près de 200.000 ans ?
Inversement, les progrès extraordinaires constatés depuis moins de dix mille ans par rapport aux milliards d’années antérieurs ou depuis la présence sur terre d’homo sapiens, ne concordent-ils pas davantage avec une mutation majeure relativement récente ayant créé notre humanité ?
Le critère religieux est celui que nous indique l’Evangile : la vie éternelle. Pour un croyant, le premier homme est celui qui a la même nature humaine que le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Une personne qui peut franchir la mort, qui peut bénéficier de la promesse du Christ : celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais.
L’Evangile nous indique un autre critère. L’humain peut être séparé de Dieu par le péché, mais il peut aussi être pleinement humain sans le péché, comme le Christ. L’humain se caractérise par un choix possible, donc par une liberté de choix.
Ici, le critère de distinction s’affine de manière moins nette, mais une perception spirituelle minimale semble nécessaire pour qu’un choix soit possible.
Un être n’ayant pas accès à une conscience ou à une sensibilité minimale pour pouvoir faire un tel choix ne paraît pas pouvoir être qualifié d’humain.
Soyons ici bien précis : il ne s’agit pas nécessairement d’un niveau d’intelligence, car cette conscience ou cette sensibilité peuvent exister spirituellement avant et après des capacités intellectuelles déterminées par le développement d’un cerveau.
Un fœtus, un malade mental, ou un vieillard dément peuvent avoir une perception spirituelle alors même que leur cerveau n’est pas encore ou n’est plus fonctionnel.
La Genèse nous précise la création du premier homme en évoquant quelques faits : la rencontre d’Adam et Eve et surtout, très longuement, le récit d’un choix originel (le péché originel) des premiers humains qui s’est produit au commencement et a eu des effets sur toute leur descendance.
La Genèse nous indique un autre critère : les premiers humains dialoguent avec Dieu et ont donc une capacité d’abstraction par rapport à la réalité terrestre.
Comment pouvons-nous situer leur apparition dans l’histoire ?
Une première hypothèse à envisager est celle d'une correspondance avec l’apparition des homo sapiens il y a près de 200.000 ans, voire avec des homo plus anciens (comme Ardi, récemment découvert et ayant vécu il y a 4 millions d’années).
Cette hypothèse présente une difficulté majeure. Comment expliquer qu’un être semblable à nous, avec une aptitude à une communion avec Dieu et une conscience suffisante pour pouvoir faire un choix libre ayant permis un péché originel, aurait vécu et se serait reproduit pendant des millions ou des centaines de milliers d’années, sans découvrir l'écriture permettant une communication abstraite avec les autres êtres de la même espèce, sans parvenir à développer un ensemble organisé de signes ou symboles, permettant de matérialiser et de transmettre des informations, des pensées, des sentiments.
Comment expliquer que l’écriture (par idéogrammes ou pictogrammes dessinant le monde ou par un alphabet dessinant la parole) n’est apparue qu’il y a moins de dix mille ans ?
Comment expliquer l’absence de toute trace plus lointaine d’une organisation de la production des biens ou d’une culture humaine ?
L’Homme est le fruit d’une lente évolution du matériel, puis du vivant, dans une durée qui se mesure actuellement en milliards d’années.
Il ne suffit pas de repérer, dans cette longue histoire, des êtres qui, par leur station debout, certaines capacités intellectuelles ou d’autres caractéristiques, nous sont semblables sur certains points, comme le sont encore de nombreux animaux actuels.
Où situons-nous, au cours de l’évolution, dans le passé historique, l’apparition d’êtres semblables à nous, ou plus précisément, semblables au Christ, vrai homme ? des personnes qu’il peut sauver de la mort par sa résurrection ?
Sans tomber dans les travers d’une interprétation littérale incertaine des datations bibliques, ne faut-il pas admettre objectivement que l’assimilation des premiers humains aux premiers homo sapiens est particulièrement aléatoire et peu vraisemblable, au vu du peu de progrès constaté, avant les derniers millénaires, durant près de 200.000 ans ?
Inversement, les progrès extraordinaires constatés depuis moins de dix mille ans par rapport aux milliards d’années antérieurs ou depuis la présence sur terre d’homo sapiens, ne concordent-ils pas davantage avec une mutation majeure relativement récente ayant créé notre humanité ?