(Le premier tome étant l'hymnaire).
C'est un vespéral pour dimanche et jours de fêtes, suivant Liturgia Horarum.

Voir ici : http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/livre ... Dc=#3000R2



Je me demande pourquoi on se fatigue à réinventer tout un corpus liturgique, alors qu'il suffit de faire un truc tout simple : supprimer la réforme de 1969, revenir aux anciens livres. Et finis les problèmes...AdoramusTe a écrit :L'abbaye Saint-Pierre de Solesmes vient de sortir un nouveau tome de l'antiphonaire romain, intitulé "Antiphonale romanum II".
(Le premier tome étant l'hymnaire).
C'est un vespéral pour dimanche et jours de fêtes, suivant Liturgia Horarum.
Voir ici : http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/livre ... Dc=#3000R2

Il me semble qu'ils ne font que transposer les pièces grégoriennes déjà existantes au nouveau cycle liturgique.Je me demande pourquoi on se fatigue à réinventer tout un corpus liturgique, alors qu'il suffit de faire un truc tout simple : supprimer la réforme de 1969, revenir aux anciens livres. Et finis les problèmes...
Désolé pour ce coup de provoc'

Non, en réalité, pour le graduel romain c'est à 95% identique. Il y a un plus de pièces pour mieux correspondre au cycle des lectures.Laurent L. a écrit :
A propos, savez-vous si on a inventé de nouvelles pièces grégoriennes depuis la réforme liturgique ?

En ce qui me concerne oui puisque je les utilise aussi hors dimanche et jours de fêtes.steph a écrit :Petite question: ceux qui ont les Heures Grégoriennes en sont-ils dispensés?
Je ne sais pas. C'est vrai que 9 antiennes c'est quand même beaucoup. L'antiphonaire monastique en à mis 6, on utilise donc la même antienne aux premières et deuxièmes vêpres.Ainsi: les textes des antiennes correspondent-ils à ceux de LH et y a-t-il bien 9 antiennes pour les cantiques évagéliques des dimanches ordinaires? Puisque Boris, en son temps, stigmatisait PTP, entre mille autres choses, de n'avoir que trois antiennes pour les dimanches per annum...
C'est sûrement du rêve. Peut-être sera-ce disponible sous forme electronique. Il ne faut pas oublier que l'investissement est risqué.Vivement qu'ils éditent un antiphonaire diurne (plus riche que les HG) en un seul volume^^ (je rêve, mais laissez-moi^^)

Les dernières pièces de grégorien qui ont été composées pour le répertoire de la messe, c'est le propre du 15 août ; on remarquera par exemple l'introït Signum Magnum, qui est très réussi.Laurent L. a écrit : A propos, savez-vous si on a inventé de nouvelles pièces grégoriennes depuis la réforme liturgique ?



Et aussi :palmus.free.fr a écrit :D'où viennent les nouvelles antiennes ?
Dans leur immense majorité, les nouvelles pièces de chant sont tirées des manuscrits médiévaux de chant grégorien de l’Office. Elles ont été restituées selon les sources les plus anciennes. Les pièces tardives ont parfois été corrigées pour les rendre homogènes avec les pièces anciennes, et parfois pour corriger une faute de composition. Il s’agit en effet d’un livre pratique et non d’un ouvrage à vocation purement scientifique.
Dans quelques cas, très rares, l’Atelier de paléographie a dû composer une antienne à partir de formules grégoriennes traditionnelles.
Après la publication complète du nouvel antiphonaire, il est prévu de publier aussi ses sources bibliques et musicales, accompagnées d’un commentaire des restitutions qui ont été faites.
On trouve aussi dans les comptes rendu des sessions intermonastiques de chant grégorien, quelques précisions supplémentaires :palmus.free.fr a écrit :Les antiennes
Lorsqu’on réunit les antiennes disponibles dans les différents livres disponibles avant le Concile (AM 1934, AR 1912 et divers Propres) on atteint un total d’environ 1000 antiennes disponibles.
L’ordonnance de Liturgia Horarum demandait le maintien de la plupart des antiennes disponibles en usage et la « production » d’environ 1000 antiennes supplémentaires, inédites. Le travail supposait donc de rechercher dans les manuscrits médiévaux des mélodies d’antiennes correspondant aux textes de Liturgia Horarum.
Trois cas se sont présentés.
1. Le texte de Liturgia Horarum a été chanté dans la tradition médiévale
Et il se trouve dans les manuscrits avec une mélodie qui respecte les normes de la composition grégorienne. Dans cette hypothèse, l’antienne a été acceptée purement et simplement. Ce cas s’est présenté de nombreuses fois, car les compilateurs de Liturgia Horarum connaissaient bien la tradition médiévale, principalement à travers la publication récente du Corpus Antiphonalium Officii de Dom R.-J. Hesbert.
2. Un texte équipollent a été chanté dans la tradition médiévale
Le texte prévu par Liturgia Horarum n’a pas été chanté dans la tradition médiévale, ou bien la mélodie qui lui a été attribuée ne soutient pas la critique. Dans ce cas, on a cherché dans les manuscrits médiévaux une antienne dont le texte, bien que différent de celui de Liturgia Horarum, se rapprochait de celui-ci ou pouvait lui être substitué. Parfois, il a été nécessaire de modifier légèrement le texte de l’antienne pour obtenir finalement une antienne
adaptée à la circonstance liturgique et cohérente avec les principes de la composition grégorienne.
3. Quelques compositions « néo-grégoriennes »
Lorsque les deux recherches précédentes ont échoué, il est apparu nécessaire de « composer » une antienne, tirée du texte de Liturgia Horarum et reprenant des formules traditionnelles du répertoire grégorien. Ce cas s’est présenté une cinquantaine de fois (sur un total d’environ 2000 antiennes), en particulier pour les
évangiles des dimanches per annum de l’année B : l’évangile selon saint Marc n’a en effet pratiquement jamais été chanté dans la liturgie avant Vatican II.
Dans la mouvance des études grégoriennes de la seconde moitié du XXe siècle, la composition de pièces « néogrégoriennes » est habituellement reçue comme peu critique et contraire aux principes d’authenticité historique. Il faut cependant reconnaître que depuis le VIIIe siècle, ce genre de composition a été pratiqué dans toutes les régions et à toutes les époques.
Selon les centres (germaniques, français, aquitains ou italiens), ces adaptations ont été reçues avec un bonheur parfois discutable : il suffit d’étudier l’office et la messe de la Sainte Trinité pour constater que, très tôt, les lois les plus élémentaires de l’adaptation de la mélodie au texte liturgique ont été oubliées.
Les lois de la composition grégorienne étant aujourd’hui bien connues, il est possible de « composer » une mélodie qui permette au texte retenu de « sonner » comme une antienne traditionnelle et de s’intégrer dans l’ensemble du répertoire.
Ces adaptations – que le nouvel antiphonaire a tenu à réduire au strict minimum – témoignent paradoxalement de la vitalité de la mélodie grégorienne et de sa capacité à nourrir la prière liturgique de tous les temps.
2 200 antiennes… Comment avons nous fait ?
Il y avait auparavant environ 1000 antiennes publiées ; dans le nouvel antiphonaire, il y en a plus de 2000… Dans l’ensemble des trois volumes, 2200 environ.
La logique était la suivante. On a fait une étude portant à la fois sur la Liturgie des Heures et sur la tradition bénédictine. Par exemple au premier dimanche de l’Avent, quand on regarde la tradition bénédictine jusqu’à Vatican II, on constate qu’elle est monolithique. Il y a les cinq antiennes : In illa die, Iucundare, etc.
Et quand on regarde la Liturgie des Heures, on constate qu’elle répartit les antiennes (et les psaumes) différemment : il y a 3 antiennes aux Premières Vêpres, 3 la nuit, 3 aux Heures, et ce sont bien les mêmes ; la famille In illa die est là. Ainsi, dans son œuvre de renouvellement, la Liturgie des Heures n’a pas remis en cause la tradition mais l'a ré-aménagée pour aujourd’hui.
Donc, nous disons que notre tradition, c’est la série des cinq antiennes. Chaque fois, dans ces cas là, cette série a été conservée.
Investigations dans le répertoire ancien
Comment avons-nous fait ? Quand la Liturgie des Heures donne un texte, nous avons été voir dans la tradition médiévale s’il y avait quelque chose. Souvent, ces textes avaient été chantés. La Liturgie des Heures n’est pas du tout, comme on a pu le dire au début, un monument artificiel. Elle a parfois des principes très forts : mettre en rapport l’ancien et le nouveau Testament, par exemple, dans les Répons de la seconde lecture ; des choses un peu artificielles. Mais dans les choix d’antiennes, les gens connaissaient le répertoire parce que le Père Hesbert avait accéléré la publication de ce thesaurus d’antiennes pour la réforme conciliaire. Ceux qui ont revu la Liturgie des Heures disposaient de ce qu’on appelle le Corpus Antiphonalium Officii, qui est le corpus de quelques milliers d’antiennes anciennes. On est donc allé chercher là. Quand l’antienne existe dans la tradition, on ne s’est pas arrêté là où s’arrêtait le Père Hesbert, on est allé voir sa mélodie et si elle était chantable. Si elle l'était, on l’adoptait immédiatement. Si elle était moyennement chantable, on envisageait peut-être de la retoucher. Et si elle n’était pas chantable, on l’écartait.
Critère de qualité
Par exemple, il y a une antienne de la Liturgie des Heures qui existe dans la tradition italienne : elle a une fausse coupure musicale en plein milieu d’une phrase ; cela n’est pas réparable. Même si la Congrégation insiste pour qu’on la mette, on dit : non, ce n’est pas de la musique sacrée, car la parole n’est pas respectée. Nous chantons allègrement tous les ans une chose de ce genre-là dans les offices tardifs du Christ Roi : Ecce vir Oriens, nomen ejus… Cela ne veut
rien dire ! À moins d’être corrigée, cette antienne ne peut passer, il faudrait alors : Ecce vir, Oriens nomen eius.
De même pour les antiennes anciennes, mis à part le manuscrit de Hartker, que ce soit en Espagne, en Italie ou en France, que cela vienne des moines ou des séculiers, vous avez de véritables horreurs : ce qui a pu être chanté est assez inimaginable ! Quelquefois s’est "retapable" : il y a chez nous un moine spécialiste, le compositeur du Signum magnum (P Gay. cf Gr p 590), qui m’aide pour cela.
Composition d'antiennes à partir de formules
Enfin, on s'est heurté à quelques cas, par exemple le 32e dimanche de l’année B, l'évangile, très court, est celui où Jésus met en garde contre l’esprit des pharisiens, puis il fait l’éloge d’une pauvre veuve qui a mis tout son argent dans le trésor du Temple. L’Évangile selon saint Marc a été très peu utilisé par la liturgie. Nous avons donc composé deux antiennes, la liturgie nous demandant que les antiennes évangéliques soient tirées de l’Évangile. Nous avons proposé ceci : Cavete a scribe… C’est-à-dire une antienne où il n’y a que des formules habituelles au 1er mode, avec un peu de dramatisme. À Vêpres : Vidua pauper… On ne peut pas savoir que ce n’est pas dans les manuscrits : nous n'avons laissé passer aucune fantaisie. Nous avons été obligé de construire ces antiennes avec des formules. À terme, dans l’usage de nos communautés, il vaut mieux avoir une composition comme celles-là, plutôt que d’avoir quelque choses d’inchantable, ou trop loin de l’Évangile. Dans l’Antiphonaire de 1934, il n’y a qu’une seule antienne qui parle des veuves, celle du commun des saintes femmes à Magnificat.
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