Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
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- philémon.siclone
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Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Bonjour,
Nous savons que le grand schisme qui sépare l'Eglise d'Occident et les églises d'Orient tient essentiellement à des raisons d'ordre politique et culturelle.
Historiquement, l'Empire romain s'est scindé en deux territoires, Occident et Orient, avec pour capitales Rome et Constantinople, et pour langues le latin et le grec. Cette séparation territoriale se trouve manifestée chaque fois que des coempereurs se partagent le gouvernement, surtout depuis l'établissement de la Tétrarchie de Dioclétien. Constantin, ayant rétabli provisoirement l'unité, transporte ensuite la cour à Constantinople, où il établit un nouveau Sénat et une nouvelle administration. Après Théodose, la séparation devient définitive, au détriment d'une Rome de plus en plus fragilisée.
La chute de l'Empire d'Occident conduit à un morcellement en royaumes indépendants, qui d'une certaine façon profite à l'Eglise romaine, dont le pape incarne l'unité face à des rois multiples. Ces rois sont d'ailleurs tous ariens au début, sauf Clovis. Mais constamment mise en danger, notamment par le souverain local, l'un de ces rois, Pépin, puis son successeur, Charlemagne, s'en fait le défenseur, et intervient même directement, lui attribuant au passage un état : l'état pontifical. C'est là une sorte de retour de balancier, 3 siècles après le baptême de Clovis. L'Eglise manifeste sa reconnaissance en accordant les fameux titres de "Fille aînée de l'Eglise" et de "Roi très-chrétien".
Mais en Orient, l'Empire se maintient. Or, l'Empereur d'Orient, adoré par ses sujets comme une divinité vivante, se considère comme le chef de l'Eglise, et il l'est de fait. D'où cette absence d'unité ecclésiale, si propre aux orientaux, où nul patriarche n'exerce une quelconque primauté. L'unité est incarnée par la personne de l'Empereur, perpétuant d'une certaine façon l'attribut des anciens empereurs romains, qui depuis Auguste (et même César) portent le titre de Pontifex maximus (même si ce titre est abandonné en Occident à partir de Gratien, par égard pour la nouvelle religion).
Dans ces conditions, il était difficile d'imaginer une Eglise d'Orient rattachée à l'autorité du pape romain.
Après ce bref rappel historique, je voudrais avancer quelques idées :
1) L'Eglise se nommerait : Eglise catholique orthodoxe (d'ailleurs, les catholiques se disaient eux-mêmes "orthodoxes" il n'y a pas si longtemps).
2) L'Eglise possèderaient deux langues officielles : le latin et le grec ancien, et deux rites principaux : un rite d'Occident et un rite d'Orient.
3) Deux capitales : Rome, et Istanbul. (Ou Athènes ? Moscou ?)
4) Le pape serait alternativement choisi parmi les Occidentaux ou les Orientaux. Bien sûr, les orientaux participeraient aux conclaves. La Curie se composeraient pour moitié d'Orientaux.
Si ces conditions étaient acceptées et proposées par les catholiques, quelles raisons auraient les orthodoxes de s'y refuser ? Ils n'y perdraient rien, avec la garantie de voir survivre leurs rites et d'exercer leur influence à égalité avec les Occidentaux. Ils auraient un pape issu de leurs propres rangs une fois sur deux. La réunion ne se ferait donc ni à l'avantage ni au détriment d'aucune des deux religions actuelles. Et l'Eglise réunie y gagnerait en unité, et en influence dans le monde certainement.
Nous savons que le grand schisme qui sépare l'Eglise d'Occident et les églises d'Orient tient essentiellement à des raisons d'ordre politique et culturelle.
Historiquement, l'Empire romain s'est scindé en deux territoires, Occident et Orient, avec pour capitales Rome et Constantinople, et pour langues le latin et le grec. Cette séparation territoriale se trouve manifestée chaque fois que des coempereurs se partagent le gouvernement, surtout depuis l'établissement de la Tétrarchie de Dioclétien. Constantin, ayant rétabli provisoirement l'unité, transporte ensuite la cour à Constantinople, où il établit un nouveau Sénat et une nouvelle administration. Après Théodose, la séparation devient définitive, au détriment d'une Rome de plus en plus fragilisée.
La chute de l'Empire d'Occident conduit à un morcellement en royaumes indépendants, qui d'une certaine façon profite à l'Eglise romaine, dont le pape incarne l'unité face à des rois multiples. Ces rois sont d'ailleurs tous ariens au début, sauf Clovis. Mais constamment mise en danger, notamment par le souverain local, l'un de ces rois, Pépin, puis son successeur, Charlemagne, s'en fait le défenseur, et intervient même directement, lui attribuant au passage un état : l'état pontifical. C'est là une sorte de retour de balancier, 3 siècles après le baptême de Clovis. L'Eglise manifeste sa reconnaissance en accordant les fameux titres de "Fille aînée de l'Eglise" et de "Roi très-chrétien".
Mais en Orient, l'Empire se maintient. Or, l'Empereur d'Orient, adoré par ses sujets comme une divinité vivante, se considère comme le chef de l'Eglise, et il l'est de fait. D'où cette absence d'unité ecclésiale, si propre aux orientaux, où nul patriarche n'exerce une quelconque primauté. L'unité est incarnée par la personne de l'Empereur, perpétuant d'une certaine façon l'attribut des anciens empereurs romains, qui depuis Auguste (et même César) portent le titre de Pontifex maximus (même si ce titre est abandonné en Occident à partir de Gratien, par égard pour la nouvelle religion).
Dans ces conditions, il était difficile d'imaginer une Eglise d'Orient rattachée à l'autorité du pape romain.
Après ce bref rappel historique, je voudrais avancer quelques idées :
1) L'Eglise se nommerait : Eglise catholique orthodoxe (d'ailleurs, les catholiques se disaient eux-mêmes "orthodoxes" il n'y a pas si longtemps).
2) L'Eglise possèderaient deux langues officielles : le latin et le grec ancien, et deux rites principaux : un rite d'Occident et un rite d'Orient.
3) Deux capitales : Rome, et Istanbul. (Ou Athènes ? Moscou ?)
4) Le pape serait alternativement choisi parmi les Occidentaux ou les Orientaux. Bien sûr, les orientaux participeraient aux conclaves. La Curie se composeraient pour moitié d'Orientaux.
Si ces conditions étaient acceptées et proposées par les catholiques, quelles raisons auraient les orthodoxes de s'y refuser ? Ils n'y perdraient rien, avec la garantie de voir survivre leurs rites et d'exercer leur influence à égalité avec les Occidentaux. Ils auraient un pape issu de leurs propres rangs une fois sur deux. La réunion ne se ferait donc ni à l'avantage ni au détriment d'aucune des deux religions actuelles. Et l'Eglise réunie y gagnerait en unité, et en influence dans le monde certainement.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
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Ps. 123
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Bonjour,
Je crois que les 3 premiers points ne sont pas des obstacles majeurs. Le quatrième point non plus du côté de l'Eglise catholique, mais je ne sais pas trop si les orthodoxes accepteraient.
Question : sur la reconnaissance des Saints et le calendrier liturgique, voyez-vous des impossibilités de rapprochement ? Moi je ne vois pas trop comment réunir catholiques et orthodoxes sur ces considérations pratiques, mais c'est peut-être possible.
Bien à vous,
Je crois que les 3 premiers points ne sont pas des obstacles majeurs. Le quatrième point non plus du côté de l'Eglise catholique, mais je ne sais pas trop si les orthodoxes accepteraient.
Question : sur la reconnaissance des Saints et le calendrier liturgique, voyez-vous des impossibilités de rapprochement ? Moi je ne vois pas trop comment réunir catholiques et orthodoxes sur ces considérations pratiques, mais c'est peut-être possible.
Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
-
Sofia
- Barbarus

Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Bonjour,
quid des dogmes de l'Église catholique non reconnus par l'Église orthodoxe (infaillibilité pontificale, immaculée conception) ?
Et réciteriez-vous le même credo ?
Bien à vous,
quid des dogmes de l'Église catholique non reconnus par l'Église orthodoxe (infaillibilité pontificale, immaculée conception) ?
Et réciteriez-vous le même credo ?
Mais, ce n'est pas l'Esprit-Saint, pour vous, qui est censé inspirer le conclave lors de l'élection du pape ? Si on considère que oui, qui vous dit qu'Il se soumettrait à des considérations "diplomatiques" ? Ou alors je n'ai pas compris ce que vous vouliez dire.philémon.siclone a écrit :4) Le pape serait alternativement choisi parmi les Occidentaux ou les Orientaux. Bien sûr, les orientaux participeraient aux conclaves.
Bien à vous,
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Cette réunification de l'Eglise d'Orient et de l'Occident sera une "merveille à nos yeux". Déjà le retour de milliers d'Anglicans dans le giron de l'Eglise est un très beau signe ! Je suis content car, de cela, les media ne parlent pas, ils sont passés au-dessus sans rien mentionner. Et pendant ce temps, l'Eglise va se reconstituer et c'est un vrai bonheur.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Attention, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs! Il y a certes eu des signes encourageants, ce dont on ne peut que se réjouir, mais pour aller regarder de temps en temps ce qui s'écrit sur divers forums orthodoxes, j'ai l'impression que beaucoup auront du mal à admettre l'idée de se remettre sous l'autorité (même large et généreuse) d'un Pape qu'ils considèrent comme hérétique et abusant de ses prérogatives depuis l'an mil (comme le sédévac ordinaire, mais eux remontent beaucoup plus loin).
Je pense que si les autorités de toute ou partie des Eglises qui composent l'Orthodoxie se mettaient d'accord pour une réunification avec Rome, seul un Concile Oecuménique pourrait avoir l'autorité nécessaire pour trancher les différends dogmatiques et décider des dispositions d'une union éventuelle. Encore faudra-t-il qu'il soit finalement ratifié par toutes les parties.
Et la 1ere chose que ce Concile devrait faire, c'est d'établir les bases d'une ecclésiologie commune, c'est ça qui conditionne toutes les autres divergences.
Il est vrai que la position orthodoxe sur ce sujet est bâtarde: ils reconnaissent en théorie la primauté du successeur de Pierre, telle qu'elle a été définie par les Pères de l'Eglise... mais ne vont pas jusqu'au bout de cette logique, qui veut que dès le premier successeur de Pierre, il était celui que tous écoutaient et qui tranchait les conflits avec autorité (et pas juste une primauté d'honneur... ça aussi c'est dans la littérature patristique), et ça n'a pas de sens de décider arbitrairement qu'il est devenu hérétique en 1054 parce qu'à cette date on s'est séparé de lui pour des raisons qui, dans les faits, sont surtout politiques.
Ensuite, les questions qu'un tel Concile devra trancher avec autorité ne manqueront pas: statut des Conciles précédents (les orthodoxes ne reconnaissent pas les Conciles catholiques du 2e millénaire, dont des Conciles essentiels comme Trente), Filioque (même s'il y a eu beaucoup de progrès sur ce point), dogmes mariaux, doctrine occidentale thomiste vs. doctrine orientale palamiste, divorcés-remariés (les orthodoxes admettent 3 mariages, ce qui est inconcevable selon le point de vue occidental), fonctionnement de l'Eglise, etc, etc...
Et après, il reste les autres Eglises, non Nicéennes... c'est encore une autre paire de manches.
In Xto,
archi.
Je pense que si les autorités de toute ou partie des Eglises qui composent l'Orthodoxie se mettaient d'accord pour une réunification avec Rome, seul un Concile Oecuménique pourrait avoir l'autorité nécessaire pour trancher les différends dogmatiques et décider des dispositions d'une union éventuelle. Encore faudra-t-il qu'il soit finalement ratifié par toutes les parties.
Et la 1ere chose que ce Concile devrait faire, c'est d'établir les bases d'une ecclésiologie commune, c'est ça qui conditionne toutes les autres divergences.
Il est vrai que la position orthodoxe sur ce sujet est bâtarde: ils reconnaissent en théorie la primauté du successeur de Pierre, telle qu'elle a été définie par les Pères de l'Eglise... mais ne vont pas jusqu'au bout de cette logique, qui veut que dès le premier successeur de Pierre, il était celui que tous écoutaient et qui tranchait les conflits avec autorité (et pas juste une primauté d'honneur... ça aussi c'est dans la littérature patristique), et ça n'a pas de sens de décider arbitrairement qu'il est devenu hérétique en 1054 parce qu'à cette date on s'est séparé de lui pour des raisons qui, dans les faits, sont surtout politiques.
Ensuite, les questions qu'un tel Concile devra trancher avec autorité ne manqueront pas: statut des Conciles précédents (les orthodoxes ne reconnaissent pas les Conciles catholiques du 2e millénaire, dont des Conciles essentiels comme Trente), Filioque (même s'il y a eu beaucoup de progrès sur ce point), dogmes mariaux, doctrine occidentale thomiste vs. doctrine orientale palamiste, divorcés-remariés (les orthodoxes admettent 3 mariages, ce qui est inconcevable selon le point de vue occidental), fonctionnement de l'Eglise, etc, etc...
Et après, il reste les autres Eglises, non Nicéennes... c'est encore une autre paire de manches.
In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
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Alléluia, alléluia, alléluia.
- Laurent L.
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 25 mai 2009, 13:18
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Bonjour,
).
En matières de mœurs, le mariage des prêtres n'est pas un problème, en revanche, je ne crois pas que leur laxisme en matière de divorce soit accepté.
On peut garder ses particularités locales comme sa liturgie, c'est le cas chez les Uniates. Il faudra quand même se mettre d'accord sur le moment de la consécration (les orientaux disent que c'est à l'épiclèse, nous croyons que c'est au récit de l'Institution).
Bref, comme Archi, je ne suis pas très optimiste. Il faut savoir que les Orthodoxes sont TRÈS tatillons : les quelques minuscules réformes liturgiques (quelques tours de lutrins modifiés, un calendrier adapté ; rien à voir avec la réforme de Paul VI) ont engendré des schismes importants. On ne résorbe pas un schisme de 1000 ans en un claquement de doigts.
Espérons que les discussions théologiques avancent sûrement.
Non, mais la question du "Filioque" a, il me semble, été quelque peu dépassée. Ainsi, les catholiques de langue grecque (même de rite latin), ne prononcent pas le filioque. L'Eglise catholique est d'accord avec la conception orthodoxe (procède du Père, par le Fils), le filioque souligne juste l'importance de la communion entre le Père et le Fils. Son ajout s'explique historiquement par la lutte de l'Eglise d'Occident contre l'arianisme.Sofia a écrit :Et réciteriez-vous le même credo ?
Ils devront s'y soumettre. (C'est pas gagné, surtout pour le premier, évidemmentSofia a écrit :quid des dogmes de l'Église catholique non reconnus par l'Église orthodoxe (infaillibilité pontificale, immaculée conception) ?
En matières de mœurs, le mariage des prêtres n'est pas un problème, en revanche, je ne crois pas que leur laxisme en matière de divorce soit accepté.
On peut garder ses particularités locales comme sa liturgie, c'est le cas chez les Uniates. Il faudra quand même se mettre d'accord sur le moment de la consécration (les orientaux disent que c'est à l'épiclèse, nous croyons que c'est au récit de l'Institution).
Bref, comme Archi, je ne suis pas très optimiste. Il faut savoir que les Orthodoxes sont TRÈS tatillons : les quelques minuscules réformes liturgiques (quelques tours de lutrins modifiés, un calendrier adapté ; rien à voir avec la réforme de Paul VI) ont engendré des schismes importants. On ne résorbe pas un schisme de 1000 ans en un claquement de doigts.
Espérons que les discussions théologiques avancent sûrement.
-
pajaro
- Quæstor

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- Inscription : dim. 20 sept. 2009, 19:33
- Localisation : Dioecesis Massiliensis
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Ne connaissant pas grand chose au schisme entre l'Eglise d'Oient et d'Occident, je vais quand meme me permettre d'ecrire quelques mots a ce sujet. Peu importe que l'on soir orthodoxe ou catholique, car en reflechissant bien, nous adorons le meme Dieu, mais la separation est le resultat de l'orgueil des hommes, car nous sommes tous unis dans le Christ. Par exemple les Coptes, nous n'avons pas la meme liturgie et pourtant ils sont nos freres et nous devons les soutenir et prier pour eux avec toutes les persecutions dont ils sont victimes en Egypte. Nous sommes tous une partie de l'Eglise universelle.
A quien Dios quiere hacer muy santo, lo hace muy devoto de la Virgen María.
San Luis de Monfort
San Luis de Monfort
- philémon.siclone
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- Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
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Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
On s'accomode bien d'un double calendrier liturgique entre la forme ordinaire et la forme extraordinaire du rite romain. Ce n'est donc pas un problème. Il y aurait des usages différents suivant le territoire occidental ou oriental de l'Eglise. Si l'on établit deux capitales, si le pape est tour à tour oriental ou occidental, la cour pontificale suivrait le rite et le calendrier du pape du moment.Cgs a écrit :Bonjour,
Je crois que les 3 premiers points ne sont pas des obstacles majeurs. Le quatrième point non plus du côté de l'Eglise catholique, mais je ne sais pas trop si les orthodoxes accepteraient.
Question : sur la reconnaissance des Saints et le calendrier liturgique, voyez-vous des impossibilités de rapprochement ? Moi je ne vois pas trop comment réunir catholiques et orthodoxes sur ces considérations pratiques, mais c'est peut-être possible.
Bien à vous,
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
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- philémon.siclone
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- Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
- Localisation : Ciel-sur-Mer
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Il me semble que théologiquement, catholiques et orthodoxes sont à peu près d'accord. Bien sûr, un grand concile, réunissant les pères d'Occident et les pères d'Orient, serait nécessaire pour définir un dogme commun.Sofia a écrit :Bonjour,
quid des dogmes de l'Église catholique non reconnus par l'Église orthodoxe (infaillibilité pontificale, immaculée conception) ?
Et réciteriez-vous le même credo ?
Mais, ce n'est pas l'Esprit-Saint, pour vous, qui est censé inspirer le conclave lors de l'élection du pape ? Si on considère que oui, qui vous dit qu'Il se soumettrait à des considérations "diplomatiques" ? Ou alors je n'ai pas compris ce que vous vouliez dire.philémon.siclone a écrit :4) Le pape serait alternativement choisi parmi les Occidentaux ou les Orientaux. Bien sûr, les orientaux participeraient aux conclaves.
Bien à vous,
Quant à l'Esprit Saint, il choisit toujours parmi les candidats présents. Jusqu'ici, le fait est qu'il a toujours choisi parmi les cardinaux occidentaux, les orientaux étant absents. Et même, pendant plusieurs siècles, les papes choisis ont été exclusivement italiens. Donc, je crois que l'Eglise possède le pouvoir (elle possède les clefs...) d'établir la liste des candidats possibles. L'Esprit Saint éclaire ensuite son choix en fonction de cette liste. N'oublions pas d'ailleurs que concrètement, ce sont quand même les personnes présentes au Conclave qui choisissent, éclairées par l'Esprit Saint. Elles ont donc la possibilité de fixer volontairement les limites entre lesquelles le choix (éclairé par le Saint-Esprit) va s'opérer.
Corrigez-moi si ce que je dis est une hérésie.
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- philémon.siclone
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Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Petit polisson d'Archi, vous n'avez pas bien lu mon texte. Je ne propose pas de soumettre les chrétiens d'Orient sous le joug (même large et bienveillant) du pape de Rome. Justement, je fais une proposition pour annuler cette objection assez légitime. Je propose une réelle unité, soit une Eglise où Orientaux et Occidentaux gouvernent conjointement l'Eglise, sont mêlés à égalité aux différents organes de décision, et choisissent ensemble, à égalité et avec des forces égales, le pape de toute l'Eglise. Ce n'est pas le pape de Rome qui commande aux orthodoxes. C'est un pape choisi par tout le monde qui gouverne tout le monde. Et pour garantir l'équité entre Orient et Occident, je propose une alternance entre un pape oriental et un pape occidental, avec un changement de capitale et de rite à chaque alternance.archi a écrit :Attention, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs! Il y a certes eu des signes encourageants, ce dont on ne peut que se réjouir, mais pour aller regarder de temps en temps ce qui s'écrit sur divers forums orthodoxes, j'ai l'impression que beaucoup auront du mal à admettre l'idée de se remettre sous l'autorité (même large et généreuse) d'un Pape qu'ils considèrent comme hérétique et abusant de ses prérogatives depuis l'an mil (comme le sédévac ordinaire, mais eux remontent beaucoup plus loin).
C'est d'ailleurs légitime puisque le fait est qu'historiquement, l'Eglise possède deux visages, un visage occidental et un visage oriental. Il faut l'accepter, et convenir de marcher ensemble malgré cette diversité.
C'est complètement mon avis. Un tel événement ne pourrait aller sans un grand concile pour annuler 1000 ans de schisme (la moitié de la vie de l'Eglise, tout de même), s'accorder un pardon mutuel, annuler les anathèmes et excommunications diverses, et bien sûr définir un dogme commun.Je pense que si les autorités de toute ou partie des Eglises qui composent l'Orthodoxie se mettaient d'accord pour une réunification avec Rome, seul un Concile Oecuménique pourrait avoir l'autorité nécessaire pour trancher les différends dogmatiques et décider des dispositions d'une union éventuelle. Encore faudra-t-il qu'il soit finalement ratifié par toutes les parties.
Je ne sais d'ailleurs ce qui resterait de Vatican II, au passage...
Toujours d'accord. J'attends ça avec impatience. Une pastorale commune, également. Surtout, peut-être.Et la 1ere chose que ce Concile devrait faire, c'est d'établir les bases d'une ecclésiologie commune, c'est ça qui conditionne toutes les autres divergences.
Comme je disais, si vous aviez pris la peine de lire autrement qu'en pointillés...Il est vrai que la position orthodoxe sur ce sujet est bâtarde: ils reconnaissent en théorie la primauté du successeur de Pierre, telle qu'elle a été définie par les Pères de l'Eglise... mais ne vont pas jusqu'au bout de cette logique, qui veut que dès le premier successeur de Pierre, il était celui que tous écoutaient et qui tranchait les conflits avec autorité (et pas juste une primauté d'honneur... ça aussi c'est dans la littérature patristique), et ça n'a pas de sens de décider arbitrairement qu'il est devenu hérétique en 1054 parce qu'à cette date on s'est séparé de lui pour des raisons qui, dans les faits, sont surtout politiques.
En effet, quand on se retrouve après s'être perdu de vue pendant 1000 ans, on doit avoir des choses à se raconter. Il est évident que si une telle réunion s'opérait, on obtiendrait un Concile qui occuperait les pères pendant plusieurs années, voire peut-être une génération entière. Ces travaux seraient même peut-être l'occasion pour catholiques et orthodoxes, de mieux se connaître, échanger leurs richesses, dialoguer, faire une synthèse de ce qu'ils ont assemblé pendant 1000 ans. Je suis sûr que ce serait une formidable occasion, surtout pour les catholiques, de déterrer leurs trésors théologiques et liturgiques, fortement endormis depuis Vatican II au moins, de les redécouvrir, de les enseigner. Un tel événement serait susceptible, à mon avis, de provoquer une véritable effervescence, des vocations, des écoles spirituelles, des conversions, et enfin de quoi marquer l'histoire au temps où cela se produirait.Ensuite, les questions qu'un tel Concile devra trancher avec autorité ne manqueront pas: statut des Conciles précédents (les orthodoxes ne reconnaissent pas les Conciles catholiques du 2e millénaire, dont des Conciles essentiels comme Trente), Filioque (même s'il y a eu beaucoup de progrès sur ce point), dogmes mariaux, doctrine occidentale thomiste vs. doctrine orientale palamiste, divorcés-remariés (les orthodoxes admettent 3 mariages, ce qui est inconcevable selon le point de vue occidental), fonctionnement de l'Eglise, etc, etc...
Ne vous inquiétez pas. Une fois catholiques et orthodoxes réunis, la position des différentes hérésies, protestantisme en tête, ne tiendront pas en place bien longtemps. Car la division se nourrit de la division. Mais elle ne tient pas devant l'unité.Et après, il reste les autres Eglises, non Nicéennes... c'est encore une autre paire de manches.
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Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Certes, mais on a quand même raison de travailler à l'Unité. La pseudo tolérance envers les différences n'est en réalité qu'une lâcheté déguisée en vertu, et même l'effet d'un individualisme replié, pour pouvoir rester seul dans son coin. Et personne n'a intérêt à ce que chacun reste dans son coin, isolé des autres. C'est lorsque les hommes sont unis qu'ils sont forts. Les démons, les ennemis, sont eux parfaitement unis pour nous faire la guerre. L'unité des chrétiens est de plus en plus nécessaire pour resister.pajaro a écrit :Ne connaissant pas grand chose au schisme entre l'Eglise d'Oient et d'Occident, je vais quand meme me permettre d'ecrire quelques mots a ce sujet. Peu importe que l'on soir orthodoxe ou catholique, car en reflechissant bien, nous adorons le meme Dieu, mais la separation est le resultat de l'orgueil des hommes, car nous sommes tous unis dans le Christ. Par exemple les Coptes, nous n'avons pas la meme liturgie et pourtant ils sont nos freres et nous devons les soutenir et prier pour eux avec toutes les persecutions dont ils sont victimes en Egypte. Nous sommes tous une partie de l'Eglise universelle.
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Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
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- Laurent L.
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- Inscription : lun. 25 mai 2009, 13:18
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Je trouve votre idée farfelue, cher Philémon... Qu'entendez-vous par "changement de rite", vous parlez du rite du pape ou du rite de l'Église entière ? Il y a toujours eu, et il y a encore une multitude de rites vénérables dans l'Église catholique ; les chartreux, les milanais et les uniates ne sont pas des catholiques de seconde zone. Les rites sont liés à l'histoire et la culture des Églises locales et le Rite Romain n'est pas supérieur aux autres.Philémon a écrit :je propose une alternance entre un pape oriental et un pape occidental, avec un changement de capitale et de rite à chaque alternance.
D'autre part, si toutes les Églises, au premier millénaire, reconnaissaient la primauté de l'Évêque de Rome sur les autres Églises, c'était aussi parce que Rome est le lieu du martyre des deux colonnes de l'Église, Saint Pierre et Saint Paul. (Le Roc a tout de même été crucifié sur la colline du Vatican !) Les orthodoxes sont très attachés à la Tradition, pas sûr qu'ils apprécieraient votre idée.
En revanche, on étendrait certainement le cardinalat aux orthodoxes (même en appelant ça autrement que "cardinalat" pour ne pas froisser les sensibilités), si d'aventure l'Unité était rétablie. Il y a des cardinaux uniates au Conclave, d'ailleurs.
Euh... Ça fait 45 ans que les anathèmes mutuels ont été levés ("communion imparfaite", Paul VI et Athénagoras, ça ne vous dit rien ?Philémon a écrit : C'est complètement mon avis. Un tel événement ne pourrait aller sans un grand concile pour annuler 1000 ans de schisme (la moitié de la vie de l'Eglise, tout de même), s'accorder un pardon mutuel, annuler les anathèmes et excommunications diverses, et bien sûr définir un dogme commun.
Quant au Dogme, vous m'effrayez quelque peu. Sous-entendriez-vous que les DOGMES du Purgatoire, de l'Immaculée Conception, de l'Infaillibilité Pontificale ou de l'Assomption seraient NÉGOCIABLES ? Explicités, certes. Négociables,
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Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Mmh... Je n'ai pas dû m'exprimer clairement. Je ne propose pas que l'Eglise toute entière, jusque dans le moindre de ses replis les plus secrets, se soumette tout à coup au rite romain, ou au rite orthodoxe. Je parlais uniquement du pape et de la cour pontificale. Si on alterne entre un pape occidental et un pape oriental. Maintenant, s'il faut que le pape reste à Rome, et que les orthodoxes sont d'accord, tant mieux. Mais il faut bien qu'on se mette d'accord.Laurent L. a écrit :Je trouve votre idée farfelue, cher Philémon... Qu'entendez-vous par "changement de rite", vous parlez du rite du pape ou du rite de l'Église entière ? Il y a toujours eu, et il y a encore une multitude de rites vénérables dans l'Église catholique ; les chartreux, les milanais et les uniates ne sont pas des catholiques de seconde zone. Les rites sont liés à l'histoire et la culture des Églises locales et le Rite Romain n'est pas supérieur aux autres.Philémon a écrit :je propose une alternance entre un pape oriental et un pape occidental, avec un changement de capitale et de rite à chaque alternance.
D'autre part, si toutes les Églises, au premier millénaire, reconnaissaient la primauté de l'Évêque de Rome sur les autres Églises, c'était aussi parce que Rome est le lieu du martyre des deux colonnes de l'Église, Saint Pierre et Saint Paul. (Le Roc a tout de même été crucifié sur la colline du Vatican !) Les orthodoxes sont très attachés à la Tradition, pas sûr qu'ils apprécieraient votre idée.
En revanche, on étendrait certainement le cardinalat aux orthodoxes (même en appelant ça autrement que "cardinalat" pour ne pas froisser les sensibilités), si d'aventure l'Unité était rétablie. Il y a des cardinaux uniates au Conclave, d'ailleurs.
Il n'empêche que pour que les orthodoxes se rallient aux dogmes catholiques, il faut bien qu'on fasse un concile, de toute façon. Ne serait-ce que pour trouver une façon de les formuler qui convienne à l'esprit oriental. On est bien obligé de faire un geste, sinon ce n'est pas la peine de rêver d'unité. On ne peut quand même pas leur dire : messieurs les orthodoxes, voulez-vous bien enfin vous soumettre à l'autorité du pape, et accepter sans discuter la totalité des dogmes et des enseignements de la Sainte Église Catholique Apostolique & Romaine, Amen.Euh... Ça fait 45 ans que les anathèmes mutuels ont été levés ("communion imparfaite", Paul VI et Athénagoras, ça ne vous dit rien ?Philémon a écrit : C'est complètement mon avis. Un tel événement ne pourrait aller sans un grand concile pour annuler 1000 ans de schisme (la moitié de la vie de l'Eglise, tout de même), s'accorder un pardon mutuel, annuler les anathèmes et excommunications diverses, et bien sûr définir un dogme commun.).
Quant au Dogme, vous m'effrayez quelque peu. Sous-entendriez-vous que les DOGMES du Purgatoire, de l'Immaculée Conception, de l'Infaillibilité Pontificale ou de l'Assomption seraient NÉGOCIABLES ? Explicités, certes. Négociables,. Quant à l'Ecclésiologie, la manière de penser la foi, elle diffère en Orient, même chez les Uniates. Je pense comme vous que c'est sans doute une vraie richesse bien plus qu'une contrainte, même si cela est déroutant...
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Tiens, la traduction d'un document de travail de la commission mixte orthodoxe-catholique sur le sujet (trouvé via la lecture du Forum Catholique): http://orthodoxie.typepad.com/Fichiers_ ... enaire.pdf
Le site http://www.orthodoxie.com qui l'a mis en ligne précise ceci:
On voit tout de même bien apparaître l'idée que ce qui fait le Pape... c'est qu'il est sur le siège de Rome. Pas question de fantaisies du style Pape tournant (je ne parle pas des conditions de sa désignation où il est certain que les orientaux devraient être impliqués)... Pour ce qui est du rite, il est tout de même normal que l'Evêque de Rome célèbre normalement dans le rite romain, qui est précisément, à l'origine, celui de l'évêché de Rome
même si la juridiction universelle l'autorise déjà maintenant à célébrer dans tous les rites légitimes de la chrétienté.
Ensuite, les modalités de l'exercice de sa "primauté" sur les Eglises d'Orient... restent à ma connaissance à définir.
Le site http://www.orthodoxie.com qui l'a mis en ligne précise ceci:
A la suite de sa mise en ligne, le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a publié un communiqué pour signaler que ce texte n'a ni "autorité", ni "caractère officiel", qu'il est "en train d'être examiné" et que ce document préparatoire consiste en "une liste de thèmes à étudier et à approfondir".
On voit tout de même bien apparaître l'idée que ce qui fait le Pape... c'est qu'il est sur le siège de Rome. Pas question de fantaisies du style Pape tournant (je ne parle pas des conditions de sa désignation où il est certain que les orientaux devraient être impliqués)... Pour ce qui est du rite, il est tout de même normal que l'Evêque de Rome célèbre normalement dans le rite romain, qui est précisément, à l'origine, celui de l'évêché de Rome
Ensuite, les modalités de l'exercice de sa "primauté" sur les Eglises d'Orient... restent à ma connaissance à définir.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
- Laurent L.
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Re: Comment réaliser la "réunification" de l'Eglise
Mais tout ce que vous voulez sur la forme, tant que le fond reste ce qu'il est. Par définition, un dogme est valable toujours et partout. Il n'y a pas de dogme valable pour les uns et pas pour d'autres. Sinon, on tomberait dans le syncrétisme, et non plus l'œcuménisme ; et "l'unité" serait factice. On n'est pas chez les anglicans. Pas d'union dans la diversité des dogmes, ça n'a aucun sens.Il n'empêche que pour que les orthodoxes se rallient aux dogmes catholiques, il faut bien qu'on fasse un concile, de toute façon. Ne serait-ce que pour trouver une façon de les formuler qui convienne à l'esprit oriental. On est bien obligé de faire un geste, sinon ce n'est pas la peine de rêver d'unité. On ne peut quand même pas leur dire : messieurs les orthodoxes, voulez-vous bien enfin vous soumettre à l'autorité du pape, et accepter sans discuter la totalité des dogmes et des enseignements de la Sainte Église Catholique Apostolique & Romaine, Amen.
Or, "l'orthodoxie" s'est construite sur la condamnation de "l'hérésie papiste". Il y a donc du grabuge chez les orientaux.
Bref, il faut surtout prier. Une petite image de rêve :
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