Le joug du Christ
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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Le joug du Christ
Bonjour,
Dans l'Évangile, quand Jésus appelle ceux qui ploient sous le poids de leurs fardeaux à venir à Lui pour les soulager, il propose après son joug "facile à porter".
Pourriez-vous m'expliquer quel est ce joug ?
Si c'est la croix que chacun doit porter au quotidien, quelle est la différence entre la croix et les fardeaux de tous les jours ?
Merci
Dans l'Évangile, quand Jésus appelle ceux qui ploient sous le poids de leurs fardeaux à venir à Lui pour les soulager, il propose après son joug "facile à porter".
Pourriez-vous m'expliquer quel est ce joug ?
Si c'est la croix que chacun doit porter au quotidien, quelle est la différence entre la croix et les fardeaux de tous les jours ?
Merci
Dernière modification par Christophe le jeu. 11 mars 2010, 9:49, modifié 1 fois.
Raison : Merci d'éviter les titres en majuscules.
Raison : Merci d'éviter les titres en majuscules.
L'amour excuse tout, l'amour comprend tout, l'amour pardonne tout. L' Amour ne critique pas, ne juge pas, ne condamne pas.
Quiconque se dit disciple du Christ mais qui n'aime pas est un menteur.
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Re: Le joug du Christ
Bonjour Naina.NAINA a écrit :Bonjour,
Dans l'Évangile, quand Jésus appelle ceux qui ploient sous le poids de leurs fardeaux à venir à Lui pour les soulager, il propose après son joug "facile à porter".
Pourriez-vous m'expliquer quel est ce joug ?
Si c'est la croix que chacun doit porter au quotidien, quelle est la différence entre la croix et les fardeaux de tous les jours ?
Merci
Je pense qu'on peut d'abord comparer le fardeau et le joug.
Le fardeau est un poids, même si vous n'avancez pas.
Le joug est la pièce de bois qui permet d'accrocher une charrette ou un appareil derrière des boeufs.
Cela suppose donc qu'on est "en chemin".
Par ailleurs, dans le monde des âmes, on peut intervertir les sujets.
Exemple : Vous êtes en Jésus, signifie que Jésus est en vous.
Ainsi, le joug nous permet de tirer (nos frères, par exemple) mais aussi, et surtout, d'être tiré par Jésus.
C'est ce joug qui nous relie à Lui.
Est-il facile à porter ce joug ?
Oui, car Jésus ne nous impose plus une loi impitoyable.
Il nous demande la bonne volonté.
Il nous demande de nous mettre en route, et dès lors, en vérité, c'est Lui qui porte la plus grande charge de notre croix.
Ce joug est si léger, que Ste Thérèse de Lisieux l'a comparé à l'ascenseur ou aux bras de Jésus.
Comme un enfant, on peut se réfugier dans les bras de notre Sauveur, et Lui nous sauvera et nous conduira au Père.
Plus on comprend ce don, plus nous avons besoin de prendre avec nous un maximum de nos frères et de nos soeurs.
Par la prière, le jeune, les sacrifices,...
Naina, que le Seigneur vous découvre sa face de tendresse et d'amour,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Re: Le joug du Christ
Merci pour vos réponses,
Oui, la comparaison entre le poids et le joug m'éclaire un peu mieux. J'ai pensé par exemple que puisqu'un joug se pose sur le coup des bœufs pour tirer la charrette, ça donne une image de quelque chose d'imposé.
Dans le cas où Jésus impose son joug facile à porter, quelle est la croix qu'on doit porter pour le suivre ? Mais vu qu'on peut voir le joug plutôt comme un lien avec Lui, ça change tout.
On vient à Jésus souvent pour qu'Il nous soulage des épreuves et souffrances de la vie au quotidien. que ces fardeaux nous fassent grandir dans la foi, ou reculer dans la confiance en Dieu.
Mais en même temps Il a dit que celui qui ne prend pas sa croix de tous les jours n'est pas digne d'être son disciple. Alors quelle est cette croix qu'on doit prendre pour le suivre ?
Est-ce que accepter sa croix veut dire tout subir sans chercher à s'en sortir ? Etre un peu maso en quelque sorte ?
Oui, la comparaison entre le poids et le joug m'éclaire un peu mieux. J'ai pensé par exemple que puisqu'un joug se pose sur le coup des bœufs pour tirer la charrette, ça donne une image de quelque chose d'imposé.
Dans le cas où Jésus impose son joug facile à porter, quelle est la croix qu'on doit porter pour le suivre ? Mais vu qu'on peut voir le joug plutôt comme un lien avec Lui, ça change tout.
On vient à Jésus souvent pour qu'Il nous soulage des épreuves et souffrances de la vie au quotidien. que ces fardeaux nous fassent grandir dans la foi, ou reculer dans la confiance en Dieu.
Mais en même temps Il a dit que celui qui ne prend pas sa croix de tous les jours n'est pas digne d'être son disciple. Alors quelle est cette croix qu'on doit prendre pour le suivre ?
Est-ce que accepter sa croix veut dire tout subir sans chercher à s'en sortir ? Etre un peu maso en quelque sorte ?
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gerardh
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Re: Le joug du Christ
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Bonjour,
Dans une première application du passage, l’invitation de Jésus s’adressait spécialement à « vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés », c’est-à-dire à ceux qui cherchaient sincèrement et pieusement à garder la loi, dont Pierre dit, en Actes 15:10, qu’elle est « un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ». Plus ils étaient sincères, plus ils devaient se sentir chargés sous ce joug. Ils pouvaient maintenant échanger le joug pesant de la loi contre le joug aisé et léger de Christ. Ils apprendraient de lui ce que la loi ne pourrait jamais leur enseigner, mais que la grâce et l’Esprit pourraient produire.
Dans une seconde application, le joug de Jésus, c’est la soumission à la volonté de son Père. Pour le cœur renouvelé, ce joug est aisé, ce fardeau est léger ; c’est le sien ; il le porte avec nous, et ainsi nous jouissons de sa communion au travers des épreuves ; là nous apprenons à le connaître mieux que dans la prospérité matérielle, et nous pouvons jouir sans cesse de ce repos en communion avec lui, quelque pénibles que soient nos circonstances.
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Bonjour,
Dans une première application du passage, l’invitation de Jésus s’adressait spécialement à « vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés », c’est-à-dire à ceux qui cherchaient sincèrement et pieusement à garder la loi, dont Pierre dit, en Actes 15:10, qu’elle est « un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ». Plus ils étaient sincères, plus ils devaient se sentir chargés sous ce joug. Ils pouvaient maintenant échanger le joug pesant de la loi contre le joug aisé et léger de Christ. Ils apprendraient de lui ce que la loi ne pourrait jamais leur enseigner, mais que la grâce et l’Esprit pourraient produire.
Dans une seconde application, le joug de Jésus, c’est la soumission à la volonté de son Père. Pour le cœur renouvelé, ce joug est aisé, ce fardeau est léger ; c’est le sien ; il le porte avec nous, et ainsi nous jouissons de sa communion au travers des épreuves ; là nous apprenons à le connaître mieux que dans la prospérité matérielle, et nous pouvons jouir sans cesse de ce repos en communion avec lui, quelque pénibles que soient nos circonstances.
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Re: Le joug du Christ
Quelque chose d'imposé ? Non. Jésus propose au peuple "son" joug, parce qu'il est simple. Il ne faut pas y voir comme quelque chose d'imposé qui pèse lourd, non c'est simplement d'accepter Jésus comme guide. Un joug, c'est une guidance, un enseignement, une voie de tram ou de métro bien tracée.NAINA a écrit :Merci pour vos réponses,
Oui, la comparaison entre le poids et le joug m'éclaire un peu mieux. J'ai pensé par exemple que puisqu'un joug se pose sur le coup des bœufs pour tirer la charrette, ça donne une image de quelque chose d'imposé.
Quant à la croix, c'est assez simple, j'ai la mienne, faite de tous les ennuis, les peines morales et les souffrances physiques que vous et moi avons à porter.
La différence entre la Croix que Jésus nous propose, et le fardeau que le monde nous impose, c'est que la croix, c'est aussi le croisement de la vie (si pénible qu'elle soit) avec l'Amour.
Jésus offre des réalités supérieures là où nous n'avions vu que des signes de désespoir... Dieu vous bénisse et qu'Il vous donne la Joie !
Re: Le joug du Christ
Très chère Naina,
Vos questions sont hyper-importantes, aussi je vous remercie de les poser.
A la suite de Jésus (avec Pierre), je puis vous affirmer que ce n'est pas la chair et le sang qui vous suggère de la poser.
Mais bien l'Esprit en vous.
Celui qui souffre et qui ne veut pas en sortir est malade : il est masochiste.
Que nous propose Jésus ?
Il y a plusieurs niveaux d'interprétation...
Si tu souffres, d'abord résigne-toi. Très basique !
Chacun a sa part de "difficultés" à porter. Ses soucis, ses souffrances,...
Bien mieux, offre tes souffrances à Dieu, et ainsi, rejoins le Christ sur la Croix.
Souffrir avec Lui. En Lui.
On peut aussi réfléchir à ce que la Croix a été pour Jésus.
Plus on entrera dans ce mystère, plus nous pourrons nous conformer au Christ.
Et, si nous le suivons, devenir aux yeux du Père, d'autre Christ.
Là se trouve le but !
1) La Croix est "Souffrir et être méprisé(e)"
Instrument de torture et de mépris.
Lire : Marc XIV,32-42
Jésus, angoissé, qui, après sa prière, s'avance en héros vers la Croix.
2) La Croix est instrument du salut.
Jésus nous dit : Car le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. (Marc X,45)
Imaginons un jeune qui a mis le feu de la maison d'à côté.
La police se présente à la maison. La mère dit au policier : "Non. Prenez-moi plutôt !".
C'est ce qu'a fait saint Maximilien Kolbe quand les responsables du camp ont pris de force des gens pour les faire mourir de faim. "Prenez-moi plutôt".
3) La Croix est la preuve de l'amour de Jésus pour nous
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, nous dit Jésus.
Prendre notre croix, c'est faire tout cela, et plus encore, selon ce que vous découvrirez dans votre méditation de ce mystère.
C'est impossible !
Si nous nous ouvrons à l'Esprit, il peut nous transformer de sorte que nous devenions d'autres Christ !
Un vaste programme, chère Naina !
Une énorme histoire d'amour qui remplit le coeur de paix et de joie !
C'est tout ce que je souhaite.
Priez pour moi, s'il vous plait, pauvre homme qui parle de choses si grandes,
Griffon.
Vos questions sont hyper-importantes, aussi je vous remercie de les poser.
A la suite de Jésus (avec Pierre), je puis vous affirmer que ce n'est pas la chair et le sang qui vous suggère de la poser.
Mais bien l'Esprit en vous.
NAINA a écrit :Est-ce que accepter sa croix veut dire tout subir sans chercher à s'en sortir ? Etre un peu maso en quelque sorte ?
Celui qui souffre et qui ne veut pas en sortir est malade : il est masochiste.
Que nous propose Jésus ?
Il y a plusieurs niveaux d'interprétation...
Si tu souffres, d'abord résigne-toi. Très basique !
Chacun a sa part de "difficultés" à porter. Ses soucis, ses souffrances,...
Bien mieux, offre tes souffrances à Dieu, et ainsi, rejoins le Christ sur la Croix.
Souffrir avec Lui. En Lui.
On peut aussi réfléchir à ce que la Croix a été pour Jésus.
Plus on entrera dans ce mystère, plus nous pourrons nous conformer au Christ.
Et, si nous le suivons, devenir aux yeux du Père, d'autre Christ.
Là se trouve le but !
1) La Croix est "Souffrir et être méprisé(e)"
Instrument de torture et de mépris.
Lire : Marc XIV,32-42
Jésus, angoissé, qui, après sa prière, s'avance en héros vers la Croix.
2) La Croix est instrument du salut.
Jésus nous dit : Car le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. (Marc X,45)
Imaginons un jeune qui a mis le feu de la maison d'à côté.
La police se présente à la maison. La mère dit au policier : "Non. Prenez-moi plutôt !".
C'est ce qu'a fait saint Maximilien Kolbe quand les responsables du camp ont pris de force des gens pour les faire mourir de faim. "Prenez-moi plutôt".
3) La Croix est la preuve de l'amour de Jésus pour nous
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, nous dit Jésus.
Prendre notre croix, c'est faire tout cela, et plus encore, selon ce que vous découvrirez dans votre méditation de ce mystère.
C'est impossible !
Si nous nous ouvrons à l'Esprit, il peut nous transformer de sorte que nous devenions d'autres Christ !
Un vaste programme, chère Naina !
Une énorme histoire d'amour qui remplit le coeur de paix et de joie !
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etienne lorant
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Re: Le joug du Christ
A mon sens, prendre sa croix, c'est accepter notre condition et malgré tout vouloir avancer. Je n'ai pratiquement plus de famille, je n'ai ni femme, ni enfants, ma santé est chancelante, les nouvelles du monde me perturbent, voici ma croix. Quand je me lève le matin, j'ai tout cela en tête. Mais cela ne m'empêche de prier pour obtenir la grâce d'un acte de miséricorde durant ma journée: je l'ai obtenu ! (J'ai pu offrir un sac plastique à une jeune maman qui n'avait pas prévu que ses courses pèseraient aussi lourd...) Prendre sa croix, c'est d'abord accepter ses défauts, ses lacunes et ses faiblesses, mais malgré tout se lever avec l'intention de vivre sa foi.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Le joug du Christ
[M]erci à tous. [Q]ue Dieu vous bénisse et à bientôt[.]
Dernière modification par Christophe le jeu. 11 mars 2010, 21:04, modifié 1 fois.
Raison : Merci de soigner la rédaction de vos messages : majuscules, ponctuation…
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Re: Le joug du Christ
Il faut aussi se rappeler cette dimension importante du joug, qui est habituellement une pièce d'attelage double: c'est que le fardeau est PARTAGÉ!!! GérardH souligne bien cette facette dans son message.
Cependant, ça n'a pas à voir avec la soumission. C'est plutôt que nous ne sommes pas laissés seuls à "tirer la charge" sous laquelle nous pouvons ployer au fil des divers événements de notre vie. En fait, quelqu'un nous aide à avancer plus facilement, en rendant le fardeau plus léger... Cette nuance est importante, et les contemporains de Jésus la saisissaient beaucoup mieux que nous, qui n'avons qu'une vague idée de ce qu'était un joug.
Cependant, ça n'a pas à voir avec la soumission. C'est plutôt que nous ne sommes pas laissés seuls à "tirer la charge" sous laquelle nous pouvons ployer au fil des divers événements de notre vie. En fait, quelqu'un nous aide à avancer plus facilement, en rendant le fardeau plus léger... Cette nuance est importante, et les contemporains de Jésus la saisissaient beaucoup mieux que nous, qui n'avons qu'une vague idée de ce qu'était un joug.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
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Re: Le joug du Christ
Bonjour,
j'ai vu enfant (dans les années 60) des boeufs sous le joug, dans le Gers ; c'est effectivement une guidance mais aussi un partage du fardeau, un outil qui permet de coordonner (con-juguer) un effort que seul nous n'arrivons pas à fournir. J'ai entendu dire assez récemment qu'on appariait vraiment deux bêtes capables de bien travailler ensemble... Concernant le joug du Christ il est bon de comprendre que c'est Jésus lui-même qui est à nos côtés, supportant le plus lourd de la charge mais ne ne nous laissant jamais seul à la porter.
Si à certains moments plus pénibles il nous semble porter tout le poids, c'est que le Seigneur nous fait vraiment partager la souffrance et la solitude qui furent les siennes : c'est plutôt une grâce...car Il est toujours bien présent et nous demande simplement de lui offrir alors nos efforts ou notre peine dans une foi abandonnée et généreuse...
In Christo !
P.S : un mot par rapport à "résigne toi" (de Griffon, supra) : ce n'est pas la résignation mais l'acquiescement qui nous est demandé...la nuance est de taille je crois...
j'ai vu enfant (dans les années 60) des boeufs sous le joug, dans le Gers ; c'est effectivement une guidance mais aussi un partage du fardeau, un outil qui permet de coordonner (con-juguer) un effort que seul nous n'arrivons pas à fournir. J'ai entendu dire assez récemment qu'on appariait vraiment deux bêtes capables de bien travailler ensemble... Concernant le joug du Christ il est bon de comprendre que c'est Jésus lui-même qui est à nos côtés, supportant le plus lourd de la charge mais ne ne nous laissant jamais seul à la porter.
Si à certains moments plus pénibles il nous semble porter tout le poids, c'est que le Seigneur nous fait vraiment partager la souffrance et la solitude qui furent les siennes : c'est plutôt une grâce...car Il est toujours bien présent et nous demande simplement de lui offrir alors nos efforts ou notre peine dans une foi abandonnée et généreuse...
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P.S : un mot par rapport à "résigne toi" (de Griffon, supra) : ce n'est pas la résignation mais l'acquiescement qui nous est demandé...la nuance est de taille je crois...
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
Re: Le joug du Christ
Cher Etienne,etienne lorant a écrit :A mon sens, prendre sa croix, c'est accepter notre condition et malgré tout vouloir avancer. Je n'ai pratiquement plus de famille, je n'ai ni femme, ni enfants, ma santé est chancelante, les nouvelles du monde me perturbent, voici ma croix. Quand je me lève le matin, j'ai tout cela en tête. Mais cela ne m'empêche de prier pour obtenir la grâce d'un acte de miséricorde durant ma journée: je l'ai obtenu ! (J'ai pu offrir un sac plastique à une jeune maman qui n'avait pas prévu que ses courses pèseraient aussi lourd...) Prendre sa croix, c'est d'abord accepter ses défauts, ses lacunes et ses faiblesses, mais malgré tout se lever avec l'intention de vivre sa foi.
Votre souffrance me touche.
Mais, vous y trouvez une raison de vivre : une croix à la quelle vous pouvez non seulement vous résigner, mais que vous pouvez offrir à notre Sauveur, comme vous nous l'avez très justement expliqué par ailleurs.
etienne lorant a écrit :Je vous dirai encore un mot que je garde précieusement: "Tu sais, mon fils, je n'aurais jamais pensé que le fait d'offrir sa souffrance au Seigneur soit soit source d'autant de grâces !" ... comment l'interpréter, cette parole ?
J'ai déjà lu un message d'une âme qui ne portait pas de croix : "Je suis heureuse, pas de problèmes,... Suis-je oubliée de Dieu ? Vais-je arriver devant Dieu les mains vides ?".
A l'époque, je pensais que c'était un problème de riche.
Je portais moi-même une lourde croix, et j'étais dans l'impossibilité d'apporter la moindre réponse.
Mais voilà !
Au moment où il n'y avait plus aucune solution humaine, au moment où ma croix aurait blesser également ma famille, lors d'une retraite, j'ai reçu une promesse : attends Noël !
Et effectivement, ma croix s'est envolée...
Mais en même temps, j'ai reçu l'invitation à porter une part de la croix de Jésus.
Cela s'est fait en douceur, sans que j'en prenne conscience. J'ai seulement acquiescer aux intuitions spirituelles.
J'ai ainsi découvert que grâce à la communion des saints, Jésus nous invite à porter une part de sa croix, de la croix du monde. Le jeune, le sacrifice, le partage,... sont également puissant devant notre Dieu. Louer Dieu lors de chaque contre-temps, mettre de l'amour dans le moindre acte,...
Oui ! Nous pouvons tous porter une part de la croix du Christ !
Croyez en mes prières pour que vous trouviez la force,
Et aussi, veuillez prier pour moi, s'il vous plait,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
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Re: Le joug du Christ
Concernant le joug du Christ il est bon de comprendre que c'est Jésus lui-même qui est à nos côtés, supportant le plus lourd de la charge mais ne ne nous laissant jamais seul à la porter.
Si à certains moments plus pénibles il nous semble porter tout le poids, c'est que le Seigneur nous fait vraiment partager la souffrance et la solitude qui furent les siennes : c'est plutôt une grâce
Ce n'est pas la résignation mais l'acquiescement qui nous est demandé
Merci tout plein, vu ainsi le joug de Jésus devient plus facile à porter en effet, plus comme un acte d'amour plutôt qu'une entrave à notre liberté.
Si à certains moments plus pénibles il nous semble porter tout le poids, c'est que le Seigneur nous fait vraiment partager la souffrance et la solitude qui furent les siennes : c'est plutôt une grâce
Ce n'est pas la résignation mais l'acquiescement qui nous est demandé
Merci tout plein, vu ainsi le joug de Jésus devient plus facile à porter en effet, plus comme un acte d'amour plutôt qu'une entrave à notre liberté.
L'amour excuse tout, l'amour comprend tout, l'amour pardonne tout. L' Amour ne critique pas, ne juge pas, ne condamne pas.
Quiconque se dit disciple du Christ mais qui n'aime pas est un menteur.
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Re: Le joug du Christ
Merci à vous tous, vos témoignages me touchent beaucoup. C'est vrai que l'expérience de l'autre est plus édifiant que de grandes études en matière de foi chrétienne.
A une époque, j'étais tellement amoureuse de Jésus que je voulais souffrir tout ce qu'Il veut pour partager son amour.
Mais ces dernières années, les épreuves sont si fréquentes et fortes que je n'arrêtais pas de lui dire non à la croix pour que ça s'arrête.
Maintenant que j'ai compris ce que "joug" veut dire, je ne Lui en veux plus.
Le témoignage de Griffon me rappelle une anecdote que j'aimerais vous partager, qui s'est passé dans les années 90, peu après ma conversion.
La future bergère de notre groupe de prière de l'époque (qui venait de se convertir comme moi) avait reçu lors d'une retraite un message qui disait que sa vocation était dans la prière du rosaire.
Quelques temps après, elle voyait et entendait des anges prier le chapelet avec elle, ce qui a renforcé notre passion pour cette prière.
Parfois, elle sanglotait fort parce qu'elle voyait Jésus souffrir pendant les mystères douloureux, et ressentait Ses souffrances dans son corps.
J'avais tellement envie de voir Jésus moi aussi, que j'ai pensé que ce serait possible si j'acceptais de souffrir pareil. Alors dans ma candeur j'ai demandé instamment à Jésus de souffrir les douleurs de sa passion.
Une fois, alors que c' était mon tour de commencer le 2ème mystère douloureux, j'ai reçu dans le dos comme un coup de cravache (je l'ai entendu claquer). Ça m'a tétanisé de douleur, mais j'essayais de continuer la récitation de l'Ave Maria.
Vint un deuxième coup, qui m'a fait transpirer instantanément à grosses gouttes. J'avais le nez qui coule (je n'arrivais pas à pleurer) sans que je puisse m'essuyer( les bras figés en croix), je tremblais comme une feuille (on était à genoux). J'avais les yeux exorbités et je n'arrêtais pas de péter tellement ça faisait mal.
Je n'ai pas vu Jésus pour autant, et la tête que je faisais a failli déclencher un fou rire général ! Cette expérience m'a fait comprendre ma vanité et mes limites, et j'ai arrêté de vouloir des grâces que notre Seigneur donnait aux autres.
De ce côté là, oui, je me suis résignée à ma situation de non mystique.
Avec le recul, je vois cet épisode comme un sens de l'humour de Jésus, qui nous montre à notre manière comment il faut l'approcher.
A une époque, j'étais tellement amoureuse de Jésus que je voulais souffrir tout ce qu'Il veut pour partager son amour.
Mais ces dernières années, les épreuves sont si fréquentes et fortes que je n'arrêtais pas de lui dire non à la croix pour que ça s'arrête.
Maintenant que j'ai compris ce que "joug" veut dire, je ne Lui en veux plus.
Le témoignage de Griffon me rappelle une anecdote que j'aimerais vous partager, qui s'est passé dans les années 90, peu après ma conversion.
La future bergère de notre groupe de prière de l'époque (qui venait de se convertir comme moi) avait reçu lors d'une retraite un message qui disait que sa vocation était dans la prière du rosaire.
Quelques temps après, elle voyait et entendait des anges prier le chapelet avec elle, ce qui a renforcé notre passion pour cette prière.
Parfois, elle sanglotait fort parce qu'elle voyait Jésus souffrir pendant les mystères douloureux, et ressentait Ses souffrances dans son corps.
J'avais tellement envie de voir Jésus moi aussi, que j'ai pensé que ce serait possible si j'acceptais de souffrir pareil. Alors dans ma candeur j'ai demandé instamment à Jésus de souffrir les douleurs de sa passion.
Une fois, alors que c' était mon tour de commencer le 2ème mystère douloureux, j'ai reçu dans le dos comme un coup de cravache (je l'ai entendu claquer). Ça m'a tétanisé de douleur, mais j'essayais de continuer la récitation de l'Ave Maria.
Vint un deuxième coup, qui m'a fait transpirer instantanément à grosses gouttes. J'avais le nez qui coule (je n'arrivais pas à pleurer) sans que je puisse m'essuyer( les bras figés en croix), je tremblais comme une feuille (on était à genoux). J'avais les yeux exorbités et je n'arrêtais pas de péter tellement ça faisait mal.
Je n'ai pas vu Jésus pour autant, et la tête que je faisais a failli déclencher un fou rire général ! Cette expérience m'a fait comprendre ma vanité et mes limites, et j'ai arrêté de vouloir des grâces que notre Seigneur donnait aux autres.
De ce côté là, oui, je me suis résignée à ma situation de non mystique.
Avec le recul, je vois cet épisode comme un sens de l'humour de Jésus, qui nous montre à notre manière comment il faut l'approcher.
L'amour excuse tout, l'amour comprend tout, l'amour pardonne tout. L' Amour ne critique pas, ne juge pas, ne condamne pas.
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Re: Le joug du Christ
Juste un mot : la vie mystique est la vie NORMALE de tout baptisé vivant de la grâce (et notamment dans la nuit de la foi pour pas mal d'entre nous), en aucun cas nous ne devons aspirer à de prétendus phénomènes mystiques.
Ce que vous contez des groupes de prières que vous avez pu connaître est même inquiétant (je trouve) quant-à l'immaturité spirituelle des "bergers-bergères" qui pensent avoir un pouvoir quelconque sur l'Esprit Saint.
Je tenais à vous le dire en toute simplicité fraternelle car les manifestations que vous citez (qui n'ont rien d'obligatoire ni de forcément véridique) peuvent provenir de l'illusion, du démon ou de dispositions physio-psychologiques déficientes... J'ai connu tel "Berger" imbu de sa petite autorité (et indépendance) spirituelle qui ne connaissait pas le b-a ba des règles de discernement en la matière (voir ce qu'écrit St Jean de la Croix sur la gourmandise spirituelle notamment).
Il est normal que nous soyons perturbés, en recherche, curieux, vu l'incompétence et le faible degré de vie spirituelle d'un certain nombres de curés de paroisse (ceux qui, faute de temps négligent l'oraison personnelle, la méditation et la lecture spirituelle). Quitte à asséner une "douche froide" je vous conseille la simplicité, prudence et humilité en la matière...
Cordialement !
Ce que vous contez des groupes de prières que vous avez pu connaître est même inquiétant (je trouve) quant-à l'immaturité spirituelle des "bergers-bergères" qui pensent avoir un pouvoir quelconque sur l'Esprit Saint.
Je tenais à vous le dire en toute simplicité fraternelle car les manifestations que vous citez (qui n'ont rien d'obligatoire ni de forcément véridique) peuvent provenir de l'illusion, du démon ou de dispositions physio-psychologiques déficientes... J'ai connu tel "Berger" imbu de sa petite autorité (et indépendance) spirituelle qui ne connaissait pas le b-a ba des règles de discernement en la matière (voir ce qu'écrit St Jean de la Croix sur la gourmandise spirituelle notamment).
Il est normal que nous soyons perturbés, en recherche, curieux, vu l'incompétence et le faible degré de vie spirituelle d'un certain nombres de curés de paroisse (ceux qui, faute de temps négligent l'oraison personnelle, la méditation et la lecture spirituelle). Quitte à asséner une "douche froide" je vous conseille la simplicité, prudence et humilité en la matière...
Cordialement !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
Re: Le joug du Christ
C'est vrai qu'à l'époque, on était plus fascinés par le côté charismatique des choses, vu qu'on était déjà catholiques pratiquants et engagés depuis toujours. D'ailleurs, cette Bergère n'avait plus de charisme du tout depuis longtemps quand elle a été élue.
Mais ça s'est passé il y a 20 ans, et j'ai beaucoup appris depuis. Il n'y avait rien de spécial d'ailleurs dans le groupe qui a proposé la retraite dont j'ai parlé.
Comme j'étais fascinée par le surnaturel à l'époque, le mot "don " a été seulement un astuce que ma mère a utilisé pour m'y faire venir. Mais ce n'était qu'une retraite comme une autre.
Les chemins de Seigneur sont impénétrables.
Je vous trouve un peu négatif par rapport aux groupes de prières Coeurderoy. Il y en a de bons vous savez, il y a beaucoup de gens qui savent discerner ce qui vient de Dieu, du Mal ou de soi-même, même en dehors.
Comme vous j'ai connu aussi un berger pas idéal, qui prenait son statut comme un politicien, et voyait en toute personne ayant le moindre charisme un adversaire capable de lui voler la vedette voire sa place.
J'en ai connu un aussi qui avait manifestement besoin d'être délivré, mais qui était tellement fasciné par le paranormal qu'il ne voulait faire aucun discernement et n'écoutait personne.
Bref en tout point de vue, dans la vie, il y a toujours des bons et des mauvais. Mais ce n'est pas une raison pour limiter les œuvres de Dieu à nos connaissances ou à notre expérience.
Vous avez raison de dire que la vie mystique est la vie normale. La contemplation par exemple est déjà du domaine mystique, pourtant courant et naturel chez ceux qui en ont l'habitude.
Saint Jean de la Croix est un saint que j'affectionne particulièrement. J'adore et j'essaie d'appliquer La Montée du Carmel qu'il a écrit.
En tout cas, je vous remercie de vous faire de soucis pour moi.
Mais ça s'est passé il y a 20 ans, et j'ai beaucoup appris depuis. Il n'y avait rien de spécial d'ailleurs dans le groupe qui a proposé la retraite dont j'ai parlé.
Comme j'étais fascinée par le surnaturel à l'époque, le mot "don " a été seulement un astuce que ma mère a utilisé pour m'y faire venir. Mais ce n'était qu'une retraite comme une autre.
Les chemins de Seigneur sont impénétrables.
Je vous trouve un peu négatif par rapport aux groupes de prières Coeurderoy. Il y en a de bons vous savez, il y a beaucoup de gens qui savent discerner ce qui vient de Dieu, du Mal ou de soi-même, même en dehors.
Comme vous j'ai connu aussi un berger pas idéal, qui prenait son statut comme un politicien, et voyait en toute personne ayant le moindre charisme un adversaire capable de lui voler la vedette voire sa place.
J'en ai connu un aussi qui avait manifestement besoin d'être délivré, mais qui était tellement fasciné par le paranormal qu'il ne voulait faire aucun discernement et n'écoutait personne.
Bref en tout point de vue, dans la vie, il y a toujours des bons et des mauvais. Mais ce n'est pas une raison pour limiter les œuvres de Dieu à nos connaissances ou à notre expérience.
Vous avez raison de dire que la vie mystique est la vie normale. La contemplation par exemple est déjà du domaine mystique, pourtant courant et naturel chez ceux qui en ont l'habitude.
Saint Jean de la Croix est un saint que j'affectionne particulièrement. J'adore et j'essaie d'appliquer La Montée du Carmel qu'il a écrit.
En tout cas, je vous remercie de vous faire de soucis pour moi.
L'amour excuse tout, l'amour comprend tout, l'amour pardonne tout. L' Amour ne critique pas, ne juge pas, ne condamne pas.
Quiconque se dit disciple du Christ mais qui n'aime pas est un menteur.
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