« La fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu »
Publié : dim. 02 mai 2010, 19:54
Bonjour à toutes et à tous,
Cette phrase célèbre du pape Paul VI a fait couler beaucoup d'encre. Je la replace dans son contexte :
« Devant la situation de l'Église d'aujourd'hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l'incertitude, la problématique, l'inquiétude, l'insatisfaction, l'affrontement. On n'a plus confiance dans l'Église. On met sa confiance dans le premier prophète profane venu qui vient à nous parler de la tribune d'un journal ou d'un mouvement social, et on court après lui pour lui demander s'il possède la formule de la vraie vie, sans penser que nous en sommes déjà en possession, que nous en sommes les maîtres. Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient êtres ouvertes à la lumière. La critique et le doute sont venus de la science, laquelle pourtant est faite pour nous donner des vérités qui non seulement ne nous éloignent pas de Dieu, mais nous le font chercher encore davantage et le célébrer plus intensément. Les savants sont ceux qui courbent la tête, qui s'interrogent le plus douloureusement. Ils finissent par dire : « Je ne sais pas, nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir ». L'enseignement devient source de confusion et de contradictions parfois absurdes. On célèbre le progrès pour pouvoir ensuite le démolir par les révolutions les plus étranges et les plus radicales, pour renier toutes les conquêtes, pour redevenir primitifs après avoir tant exalté les progrès du monde moderne. Dans l'Église également règne cet état d'incertitude. On croyait qu'après le Concile le soleil aurait brillé sur l'histoire de l'Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l'incertitude. Nous prêchons l'œcuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ? Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable, cet être mystérieux auquel Saint Pierre fait allusion dans sa lettre.(...) » (Sa Sainteté le pape Paul VI, Homélie 29 juin 1972)
Des propos très forts à partir desquels me viennent deux interrogations :
- Font-ils référence à Satan en tant qu'adversaire qui interviendrait en dehors de l'Église Catholique pour pervertir et tenter de détruire ses actions, ou bien carrément, d'une infiltration à l'intérieur de celle-ci, caractérisée par l'actions de certains prélats de la curie accusés d'appartenir à la franc-maçonnerie, et qui auraient réussi à s'emparer d'une partie du pouvoir au sein du Vatican, voire à influer sur les orientations doctrinale et pastorale ?
- Si c'est la deuxième hypothèse qui est retenue, ne viendrait-t-elle pas à l'encontre de la promesse faite dans l'Évangile selon Saint Matthieu par le Christ qui dit à Pierre : «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. »
En vous remerciant de vos éclairages.
Cette phrase célèbre du pape Paul VI a fait couler beaucoup d'encre. Je la replace dans son contexte :
« Devant la situation de l'Église d'aujourd'hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l'incertitude, la problématique, l'inquiétude, l'insatisfaction, l'affrontement. On n'a plus confiance dans l'Église. On met sa confiance dans le premier prophète profane venu qui vient à nous parler de la tribune d'un journal ou d'un mouvement social, et on court après lui pour lui demander s'il possède la formule de la vraie vie, sans penser que nous en sommes déjà en possession, que nous en sommes les maîtres. Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient êtres ouvertes à la lumière. La critique et le doute sont venus de la science, laquelle pourtant est faite pour nous donner des vérités qui non seulement ne nous éloignent pas de Dieu, mais nous le font chercher encore davantage et le célébrer plus intensément. Les savants sont ceux qui courbent la tête, qui s'interrogent le plus douloureusement. Ils finissent par dire : « Je ne sais pas, nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir ». L'enseignement devient source de confusion et de contradictions parfois absurdes. On célèbre le progrès pour pouvoir ensuite le démolir par les révolutions les plus étranges et les plus radicales, pour renier toutes les conquêtes, pour redevenir primitifs après avoir tant exalté les progrès du monde moderne. Dans l'Église également règne cet état d'incertitude. On croyait qu'après le Concile le soleil aurait brillé sur l'histoire de l'Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l'incertitude. Nous prêchons l'œcuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ? Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable, cet être mystérieux auquel Saint Pierre fait allusion dans sa lettre.(...) » (Sa Sainteté le pape Paul VI, Homélie 29 juin 1972)
Des propos très forts à partir desquels me viennent deux interrogations :
- Font-ils référence à Satan en tant qu'adversaire qui interviendrait en dehors de l'Église Catholique pour pervertir et tenter de détruire ses actions, ou bien carrément, d'une infiltration à l'intérieur de celle-ci, caractérisée par l'actions de certains prélats de la curie accusés d'appartenir à la franc-maçonnerie, et qui auraient réussi à s'emparer d'une partie du pouvoir au sein du Vatican, voire à influer sur les orientations doctrinale et pastorale ?
- Si c'est la deuxième hypothèse qui est retenue, ne viendrait-t-elle pas à l'encontre de la promesse faite dans l'Évangile selon Saint Matthieu par le Christ qui dit à Pierre : «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. »
En vous remerciant de vos éclairages.