Justice indispensable dans la création monétaire
Publié : dim. 08 janv. 2006, 16:13
Crédit-Social
intervention de Renaud au
Congrès International des PÈLERINS DE SAINT MICHEL, Rougemont, 3, 4, 5 septembre 2005
(Québec-Canada) (4 septembre 2005)
Il est une chose paradoxale, notre langage ne nous appartient pas, il préexiste à notre entrée dans le monde. Par lui nous accédons à l’entendement, durant notre enfance. Alors, de quoi s’agit-il?
Et bien, par dessus toutes les sciences psychologiques qui, par ailleurs, peuvent nous éclairer un peu, c’est de la Parole de Dieu dont il s’agit, celle que dessinent, généralement sans le savoir, les vrais professionnels des sciences PSY . Cette Parole incarnée en Jésus-Christ par Marie Sa Mère. Parole qui ne passe pas et qui reste. Vérité incorruptible. Cette Parole est à la source de toute la Création. La preuve en est, lorsqu’on demande à un jeune enfant qui sait parler, s’il préfère qu’on lui dise la vérité ou qu’on lui mente. Invariablement il préfère la vérité. C’est bien là la meilleure preuve de la dimension divine en l’homme. La vérité doit s’exercer dans TOUS les domaines, y compris les plus UTILITAIRES et les plus CONTINGENTS.
Si le langage ne nous appartient pas, mais plutôt, c'est nous qui lui appartenons, l'on se rend bien compte que, lorsque nous pratiquons le mensonge, la souffrance se manifeste tôt ou tard.
Donc individuellement comme collectivement, il n’y a pas de dérogation à ne pas exercer la vérité. Si cela est bien clair au niveau individuel, c’est aussi clair au niveau collectif.
Ainsi notre sujet étant le Crédit Social, il peut se résumer ainsi : application de la vérité en technique économique, avec pour conséquences la justice et l’équilibre dans la fabrication et le traitement de l’argent. Il s’agit de rendre financièrement possible ce qui est possible physiquement selon les termes mêmes de Louis Even. Et l’on sait que quand la loi humaine est issue du mensonge, ici s’agissant de l’argent, elle entraîne les conséquences les plus perverses. En plus de ses mensonges économiques et sociaux, la base de cette " loi " s’affranchit de l’arithmétique et des mathématiques qui sont des sciences exactes que, jusqu’à nouvel ordre, nous n’avons pas inventés!
Or le Crédit Social, c’est le christianisme appliqué. Qui a dit cela? C’est le major Clifford Hugh Douglas. Le major Douglas savait de quoi il parlait! Lui qui découvrit EXPERIMENTALEMENT les principes du Crédit Social tellement bien enseignés par Louis Even.
Le Crédit Social est avant toute chose un procédé ORGANIQUE, en AMONT du politique. Un organe n’est pas politique, il doit fonctionner au mieux, tel la recherche constante du meilleur rendement pour un moteur ou une machine. L’application du Crédit Social relève donc du domaine organique et technique. Ainsi, l’on s’aperoit que le Crédit Social est avant tout une technique économique. Or, dans le domaine matériel et celui de l’arithmétique et des mathématiques, nous savons bien que l’on ne peut pas tricher longtemps. Ainsi nous pouvons affirmer, par l’histoire et l’actualité de notre monde ici bas, que le progrès matriel technologique est foudroyant et il s’exerce essentiellement dans le domaine de la PRODUCTION des biens et des services mais ne s’applique pas, ou de faon insignifiante, à la DISTRIBUTION des mêmes biens et services. D’où les désordres et des souffrances sans nombre dans notre monde contemporain dont l’actualité déborde.
C’est donc la référence au progrès dans la justice qui sera le fil conducteur de ma modeste intervention. Dans un deuxième temps, je vous répercuterai selon le temps restant, tout ou parties, de l’intervention de mon grand ami mexicain Luis Lopezllera dans sa ville de M騙ico en décembre 2004. C’est un excellent rapport sur l’essentiel des expériences menées au Mexique auxquelles j’attache une grande importance car cela signifie beaucoup de choses pour qui veut un argent juste dans son élaboration et je n’hésite pas à appeler ces expériences : la germination du Crédit Social.
***
Lorsque, inexplicablement, je ramassai près de chez moi sur le trottoir, un chiffon de papier sali, jauni et en mauvais état, poussé par le vent et sans doute dirigé par la Main divine, ce fût la grâce inattendue de lire un article aussi clair que concis, qui captiva mon attention, signé par un certain Louis Even, intitulé: - D'où Vient le Progrès? À Qui le Progrès? - Je connu ainsi, par cette feuille de Vers-Demain tombée du Ciel, le Crédit Social. Ainsi se déclencha, il y a un peu plus de quinze ans, le processus de ma présence ici.
Si le Crédit Social est du christianisme appliqué, n’oublions pas que le terme catholique signifie: universel. Et comme en matière économique et social, tout le monde, sans exception, est concerné, il en est de même avec le Crédit Social. C'est le cas de tous les chrétiens, mais aussi de tous les libres penseurs, les athées, les agnostiques, tous les tenants des autres religions, etc. Il faudrait être bien peu lucide pour ne pas discerner que, sur Terre, nous sommes tous, vraiment tous, immergés dans l'économique et le social.
Par exemple, le fait d'être non chrétien, voire antichrétien, nous affranchit-il des ponctions fiscales et des intérêts à payer sur les dettes? Bien sûr que non, et c'est là une réponse universelle. Que personne ne l'oublie jamais! Le Major Douglas et Louis Even nous démontrent magistralement que les extraordinaires progrès dans la production des biens et services ne sont nullement répercutés dans la distribution et nous sommes tous concernés par cet état des choses. Mais les « habits neufs » de la prétendue modernité nous cachent ce terrible constat.
Or, quelle est l'essence du Crédit Social?
C’est:
L’EQUILIBRE ENTRE LA PRODUCTION DES BIENS ET DES SERVICES D'UN PAYS (ou d’un espace économique donné) ET DE L'EISSION MONETAIRE QUI Y CORRESPOND EXACTEMENT.
Tel des objets reflétés dans un miroir, la PRODUCTION est le PATRON, OU L'ETALON de la quantité d’argent à mettre en circulation dans le pays (ou l’espace économique en question).
Ni plus ni moins.
C'est à ce stade social que se constatent : soit l'exercice plein et entier des responsabilités collectives, soit le détournement ou le dévoiement des dites responsabilités.
C'est à la direction de la collectivité, c'est à dire au gouvernement, d'assumer pleinement ses responsabilités en vue du bien commun dont il a la charge. C'est à dire faciliter le développement du progrès technique dans la PRODUCTION d’une part (c’est ce qui se fait à peu près actuellement). ET d’autre part, faciliter le développement du même progrès dans la DISTRIBUTION des biens dans le pays (c’est ce qui ne se fait pas du tout aujourd’hui, comme jamais!) et ne pas laisser la distribution sous contrôle financier à peu près exclusif des banques commerciales qui font d’ÉNORMES profits ni d'une banque centrale presque entièrement dévouée aux intérêts de ces banques commerciales qu'elle est supposée contrôler. Et je fais une rapide digression.
Aux États-Unis, le capital de la banque Centrale (qui s'appelle la Federal-Reserve ou FED) appartient aux 12 ou 13 principales banques commerciales privées qui se répartissent le territoire des États-Unis. L'on voit très bien dans cet exemple que les contrôlés "choisissent" leurs contrôleurs... Que la Federal Reserve, pourtant banque Centrale des États-Unis, sensée exercer le contrôle des banques commerciales, (celles qui créent, à partir de rien, environ 90% de la monnaie en circulation par le biais des crédits qu'elles octroient à leurs clients), est elle-même le jouet de ses propres actionnaires, alors que c'est elle qui, théoriquement, les contrôle... Le tour est joué, la boucle est bouclée... Voici un exemple élucidant du détournement et du dévoiement du progrès dans la distribution car le pouvoir d'achat est littéralement vampirisé par les intérêts bancaires à verser. C'est à dire: ramener PLUS d'argent aux banques (par les intérêts à payer) qu'il en était sorti lorsque ces mêmes banques avaient fait des crédits à leurs clients, ce qui hypothèque en permanence la marche saine de l'économie et rend les dettes collectivement impossibles à rembourser. La puissance et la "bonne santé" de l'économie nord-américaine ne doit pas nous leurrer car les transferts provenant du reste du monde vers les États-Unis sont tellement massifs en tout domaine, surtout financier, que cela suffit à soutenir le "train de vie" étatsunien... et son illusion… (Le Japon possède quelque 450 milliards de dollars de bons du trésor étatsunien et la Chine détiendrait quelque 150 milliards de dollars des mêmes bons, etc). Fin de la digression.
En général, les hommes que nous sommes déployons assez bien le génie technique matériel, l'élaboration d'outils, le perfectionnement des instruments à tous les stades et tous les échelons pour le développement et le confort. Mais, au delà de l'historique du progrès et de son avenir, il s'agit en toute priorité de veiller à ce que le progrès démontre concrètement qu'il s'exerce dans TOUS les domaines humains où il peut vraiment progresser et que ces deux types de progrès : PRODUCTION et DISTRIBUTION marchent ensemble, indissolublement. Or, quel est le moteur de la distribution? C’est l’argent. C’est le pouvoir d’achat de la population correspondant exactement à la production, ni plus ni moins. S’il n’y a pas cette égalité, ou cet équilibre, c’est le pays ou l’espace économique en question qui est atteint dans sa substance. C’est le règne de la globalisation anarchique à la clé et l’atomisation des structures sociales qui avait mis des siècles à se former.
Que ce déséquilibre soit maintenu avec complaisance par les états-majors financiers apatrides, et les plus grandes violences seront au rendez-vous, jusqu’à la guerre, jusqu’aux guerres. L’histoire et l’actualité débordent d’exemples. C’est donc le domaine financier qui est la CLÉ de l’équilibre : production = distribution. Tel est le sujet essentiel. Tel est le but primordial le plus urgent. Dans le domaine socio-économique en tous les pays, il n’y en a pas de plus urgent.
Car n'oublions jamais et ayons à l'esprit en permanence qu'au progrès technique et technologique doit CORRESPONDRE le MÊME PROGRÈS dans la DISTRIBUTION des biens et des services. Cela nous conduit directement et rigidement, sans aucun détours, au CONTRÔLE absolument nécessaire DES FINANCES par la société civile productrice sans laquelle rien n'existerait. Car ce sont SES propres finances. Ce ne sont pas des finances de banquier, mais ce sont les finances du pays productif, elles sont sensées refléter, exactement comme dans un miroir, ses réalisations de productions.
Parlons par image : si j’ai fait pousser des légumes dans mon champ (et non pas si j’ai l’intention de les faire pousser) car il y a une demande de ces légumes par la population, c’est un devoir impératif que soit émis l’argent nécessaire à son achat par la population qui, elle, produit d’autres biens par ailleurs. Et comme j’ai hérité d’un progrès dont je me sert pour ma production et que je perfectionne sans cesse ce progrès (j’ai d’ailleurs plusieurs brevets à mon actif) je représente, comme d’autres branches professionnelles, un capital réel qui est un actif de plus s’ajoutant aux autres actifs du pays auquel j’appartiens et c’est cela qui autorise et garantit le CRÉDIT POSSIBLE dans le pays, donc l’émission monétaire correspondante; et AUCUNEMENT un crédit basé sur les caprices des banquiers repus qui gèrent leurs énormes profits. Petite digression.
Rien qu’en France les banques commerciales, créatrices À PARTIR DE RIEN d’environ 90% de la monnaie en circulation dans le pays, ont vu leurs bénéfices pulvériser leurs records aux derniers bilans parus cette année 2005, de l’ordre de 30% d’augmentation par rapport aux précédents exercices (en 2004, il y avait le même « saut » de profit par rapport à 2003!) . Et les impôts sont écrasants pour les petites classes! Rien qu’en France, les impôts résultant des dettes de l’État ponctionnent plus de 60% du PIB. Chaque Français, y compris celui qui naît aujourd’hui, a sur le dos une dette qui dépasse 17 000 euros. Sans commentaires! Dans les pays pauvres, c’est une saignée indicible. Quand le Mexique, qui a, dans le « meilleurs » des cas une dette internationale de 155 milliards de dollars! (alors que ce pays a déjà payé 270 milliards de dollars du fait des « intérêts » à payer) doit payer un peso pour lutter contre la pauvreté dans le pays, il doit en sortir 12 autres pour payer le « service de la dette »… Fin de la petite digression.
Ce système est tout simplement indéfendable!!
Or, l'on sait qu'un être humain, en naissant, se trouve déterminé biologiquement et familialement, culturellement, spirituellement et économiquement par tous les éléments mémorisés des générations précédentes qui lui sont transmis à son entrée dans le monde. Et je cite Louis Even dans son article D'où vient le Progrès? À Qui le Progrès?
"L'homme qui invente une machine, avec quoi l'a-t-il inventé? Il a la science, la science qu'il n'a pas faite, qu'il a trouvé toute faite pour lui en entrant dans le monde. Il a pu contribuer à l'augmenter, mais il n'est pas parti de zéro. La grosse partie de la science qu'il applique est une accumulation de l'esprit humain, de génération en génération."
De la même façon donc, c'est la famille, puis la collectivité qui sont sensées transmettre les savoirs et toutes les valeurs accumulées en étant garantes du bien commun et elles ne doivent pas faillir à leur mission permanente sur les plans sociaux d’une part, et économiques d’autre part.
Le progrès est le fruit collectif du génie humain, il est formé par toutes les générations qui nous ont précédé, et bien qu'il soit presque toujours activé par les ambitions de l'intérêt humain en compétition, il doit forcément tendre à s'égaliser de manière naturelle dans toutes les couches et éléments sociaux qui ont donc des droits inaliénables à ce progrès dont ils ont hérité et qu'ils continuent chaque jour de développer. Le progrès ne diminue pas avec le partage, au contraire, il ne peut que se déployer, se socialiser dans le bon sens du terme, c'est à dire devenir sociable, sinon ce ne serait aucunement un progrès. N'oublions pas cette parole d'Évangile qui s'applique à maints domaines: "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits". Et bien nous les reconnaissons tout à fait!
C'est ainsi que je vais citer un peu pèle-mêle et en raccourci des extraits des écrits des papes s'agissant du domaine socio-économique.
"Les êtres humains sont et doivent êtres le fondement, le but et les sujets de toutes les institutions où se manifeste la vie sociale", mais aussi « L'homme ne peut devenir esclave des choses, esclave des systèmes économiques, esclave de ses propres produits" C'est ainsi que l'on doit "veiller à ce qui se passe dans le puissant monde de l'argent qui est un monde humain et donc s'il n'est pas, ou très peu contrôlé, contribue, même indirectement, à l'injustice et aux violences, jusqu’aux guerres » déclare le Pape Jean-Paul II. Il ne faut pas, ainsi que l'a écrit si justement le Pape Pie XI, que "sans le consentement du monde financier nul ne puisse plus respirer". C'est ainsi que "Quelques hommes imposent leur propre volonté à tous les autres hommes", sans avoir à l'annoncer, ce qui est encore plus étouffant et asphyxiant car il faut le comprendre par défaut, sans explication. Le Pape Jean-Paul II aurait-il lu Louis Even quand il écrit dans son encyclique Laborem exercens sur le travail humain: "L’homme, par son travail, hérite d’un double patrimoine : il hérite d’une part de ce qui est donné à tous les hommes sous forme de ressources naturelles et, d’autre part, de ce que tous les autres ont déjà élaboré à partir de ces ressources, avant tout en développant la technique, c’est-à-dire, en réalisant un ensemble d’instruments de travail toujours plus parfaits. Tout en travaillant, l’homme hérite du travail d’autrui". Ainsi l'ont souligné plusieurs papes au XXème siècle sur le grave sujet de l'économie et de l'argent et son impact terrible sur les peuples de la Terre. Il y aurait beaucoup d’autres citations des papes à faire.
Il ne peut y avoir aucune contrainte financière là où les hommes se voient privés de leurs ressources vampirisés par des paiements iniques d'intérêts sans fin et hors la loi. Il s'agit là d'autant de soustractions de biens et de services absolument indispensables aux habitants des pays ainsi manquant d'aliments, de vêtements, d'eau potable, de santé et sécurité physique, d'apprentissage et d'études, etc. Comment peut-on négocier cela? Et pour quel développement alors? Oui, un certain capitalisme est condamné par l'Église au même titre que le fut le marxisme et le socialo-communisme. C'est pourquoi, et quoiqu'en aient dit de nombreux intellectuels dévoyés, l'accès non hypothéqué par des prêts voleurs à la juste propriété privée et son usage productif possible dans le respect d'autrui, de l'environnement et de l'écosystème, doit pouvoir être développé et systématiquement valorisé en vue, par exemple d'une production adéquate pour la communauté nationale au lieu d'être achetée à bas prix par l’étranger avide qui fera monter les prix très au dessus du pouvoir d'achat des nationaux. Dieu a destiné la Terre à tous les hommes et il n'est pas pensable que l'injustice dépasse toutes les limites naturelles. Une économie de type pastorale respecte vaille que vaille, et par obligation, la préservation du patrimoine et de tout l'espace et du temps nécessaire au renouvellement naturel du vivant : hommes, animaux, végétaux. C'est à dire qu'elle reste dans la limite du croît biologique. Tandis que l'économie industrielle, mais surtout l'économie financière, piétine et éreinte tous ces principes et seule la "jet-set" se pâme de satisfaction... Le gros-argent tourne sans cesse autour du monde comme les satellites et plonge tel une attaque aérienne ou un oiseau de proie sur des victimes "à bon marché" et s'approprie pour peu de chose les biens de ce monde. Ainsi l'héritage ancestral des peuples passe progressivement sous embargo des groupes financiers apatrides et leur savoir-faire est annihilé par le chômage et la misère. Le "génie" humain serait-il le fossoyeur du progrès?
Les statistiques sur la mortalité dans le monde sont formelles en soulignant que plus de 30 000 personnes par jour meurent de mauvais traitements économiques, et cela, dans un silence et une paix, tranquilles ou oppressante, selon la situation. Les naufrages privés, familiaux et sociaux se font sans bruit ni spectateurs, ce sont les plus poignants.
L’on sait aujourd’hui que la durée moyenne du travail a diminuée de 50% depuis 1850. Est-ce que les dettes suivent le même chemin? Absolument pas! Plus les pays se développent, plus ils croulent sous les dettes! Louis Even et Clifford Hugh Douglas nous le démontrent par a + b. C’est une preuve majeure que le système financier n’a aucunement suivi la même ligne et qu’il confisque iniquement les bienfaits du progrès qui ont ainsi toutes les difficultés à s’appliquer avec justice dans le monde, tout particulièrement dans les pays pauvres et très pauvres. Il n’est pas pensable que le génie humain, si fécond techniquement, ne puisse jamais régler ce tragique problème. Il semblerait qu’une force, une force métaphysique, ait pour dessein qu’il en soit tout autrement... En effet, derrière le monde financier oeuvre une force inhumaine, la démonstration en a été magistralement faite par Louis Even dans son historique de la crise mondiale de 1929 suivie d'une décennie de chômage massif et d'appauvrissement, puis, soudainement, voici un flot d'argent pour financer la guerre... Il y a une foule d'autres exemples et des plus ACTUELS. Sachons que la guerre actuelle en Irak coûte 150 millions de dollars par jour. Je dis bien 150 millions de dollars par jour (source : François Heisbourg directeur de l’Institut Stratégique de Londres) ce qui fait 625 000 dollars l’heure pour une heure de guerre en Irak. Ici aussi, cela se passe de commentaires!!
Un mot sur les problèmes de l'émigration insoluble de nos jours. Ces problèmes sont consécutifs aux privations indicibles dues aux ponctions financières. Comment peut-on imaginer que cet extraordinaire "génie" humain (est-il vraiment humain?) puisse faire en sorte que l'on en soit aux prises avec une émigration massive à partir des pays pauvres et très pauvres en direction des pays riches en oubliant à ce point que la perverse globalisation économique et financière (et même générale) consiste à vampiriser les pays pauvres dont les dettes, à partir de années 1980 notamment, ont monté en flèche simultanément à la chute dramatique des prix de leurs matières premières. Ainsi les victimes volées, maintenues historiquement dans l'ignorance, cherchent à émigrer vers les pays d’où vient le vol (et donneurs de leçons!) Ainsi les volés veulent se réfugier chez leurs voleurs pour y mendier ce qui leur revient de droit et qui leur a été volé, tout spécialement par le biais des finances vampires! Les pauvres, ça se comprend, préfèrent être pauvres chez les riches plutôt que d'être pauvres chez les pauvres…
C'est ça le génie humain? Qui est inhumain?
Enfin, je ne résiste pas à vous citer ce « bel » exemple de définition de la monnaie, transmis par l’Association française pour les Droits Économiques et Démocratiques ADED, nom bien trouvé, car soit dit en passant : que signifie donc une démocratie politique SANS démocratie économique pour ceux qui ont les poches toujours vides, plutôt vidées? C’est la définition de la monnaie dans le « Dictionnaire des sciences économique » (PUF, Presses Universitaires de France, 2001) une "référence" entres toutes dans l’enseignement universitaire en France.
Dégustez et savourez ce morceau d’anthologie de la littérature universitaire.
La Définition : « En dépit du fait que nous vivons quotidiennement l’expérience d’une économie monétaire, la monnaie est l’un des concepts économiques les plus difficiles à cerner. C’est sans doute que les formes monétaires sont variées, que les fonctions de la monnaie sont diverses, que la hiérarchie de ces fonctions continue à faire problème, que la rationalité même d’une économie monétaire est moins évidente qu’il n’y paraît; c’est encore parce que les propriétés d’équilibre et d’optimum d’une économie monétaire sont toujours en question; c’est aussi parce que le débat relatif aux modalités de régulation monétaire reste vif; c’est surtout que l’opposition reste grande entre ceux qui s’en tiennent à une conception fondamentaliste de la monnaie et ceux qui l’appréhendent, dans une optique institutionnaliste, comme le fondement même de la société »
Vous ne dormez pas?
Après une telle dose soporifique, il serait sage de ne pas compter sur une pareille école pour résoudre les problèmes gigantesques du présent et de l’avenir. Voici donc une preuve magistrale qu'en matière financière, qui nous concerne tous et toutes, tous les jours, sans la moindre exception, nous sommes placés À NOTRE INSU, devant le fait accompli et la confusion cultivée à souhait pour ta tromperie générale. L'argent dont on se sert TOUS les jours, avec facilité, mais le plus souvent avec grande difficulté, n'est même pas une matière scolaire! Il est grand temps de prendre nos propres affaires en mains. C'est ce qu'on entend de plus en plus dans les pays pauvres (en réalité appauvris) et émergeants que le "système financier" mondial veut absolument contrôler à 100%. Dans nombre de ces pays les gens ont compris dans les faits ce que le major C. H. Douglas avait découvert expérimentalement, c'est à dire que la décomposition d'un prix et l'analyse des parties et éléments formant ce prix démontrent, sans appel, qu'un pourcentage pouvant aller jusqu'à 50% du prix est la sommes des intérêts bancaires et de la rémunération financière ayant "servi" à la fabrication et à la distribution du produit acheté. Soit très au-delà de tout ce qui est nécéssaire. Ce -très au-delà- peut aller jusqu'à représenter 25 fois les frais honnêtes et rémunérateurs du "financement" du produit en question. Soit dit en passant, cela va jusqu'aux rapports déterminants pour le monde entier entre l'Amérique du Nord et l'Asie Orientale, et qui, dans le monde contemporain, déterminent, actuellement et à terme, le sort de la majorité de l'humanité.
Lorsque l'on assiste à un vol ou à un crime, nous nous rendons coupables nous-mêmes de ne pas dénoncer fortement et efficacement ces fautes gravissimes en oeuvrant à les prévenir. Leurs conséquences n'empoisonnent-elles pas le monde entier? Faut-il faire un dessin?
Nous devons faire humblement notre examen de conscience individuel, puis collectif. Ainsi, balayant devant notre porte nous contribuerons, sans doute plus que nous le pensons, à préserver et conforter l'ordre naturel sur tous les plans ici-bas et dans tous les pays du monde. Ce faisant, nous nous mettons concrètement à l'école de la Parole de Dieu par Marie. L'élaboration du CRÉDIT SOCIAL, avec tout ce qui lui correspond, participera et participe déjà à l'oeuvre de Vérité tant attendue. Félicitation à tous et à toutes.
Renaud
En ce jour de l'Epiphanie, l'épisode des Rois-Mages est l'un des plus BEAUX et de la plus grande portée dans le domaine universel des Nations, de la société, de la connaissance de la reconnaisance de Dieu, et Il nous récompense au centuple!
intervention de Renaud au
Congrès International des PÈLERINS DE SAINT MICHEL, Rougemont, 3, 4, 5 septembre 2005
(Québec-Canada) (4 septembre 2005)
Il est une chose paradoxale, notre langage ne nous appartient pas, il préexiste à notre entrée dans le monde. Par lui nous accédons à l’entendement, durant notre enfance. Alors, de quoi s’agit-il?
Et bien, par dessus toutes les sciences psychologiques qui, par ailleurs, peuvent nous éclairer un peu, c’est de la Parole de Dieu dont il s’agit, celle que dessinent, généralement sans le savoir, les vrais professionnels des sciences PSY . Cette Parole incarnée en Jésus-Christ par Marie Sa Mère. Parole qui ne passe pas et qui reste. Vérité incorruptible. Cette Parole est à la source de toute la Création. La preuve en est, lorsqu’on demande à un jeune enfant qui sait parler, s’il préfère qu’on lui dise la vérité ou qu’on lui mente. Invariablement il préfère la vérité. C’est bien là la meilleure preuve de la dimension divine en l’homme. La vérité doit s’exercer dans TOUS les domaines, y compris les plus UTILITAIRES et les plus CONTINGENTS.
Si le langage ne nous appartient pas, mais plutôt, c'est nous qui lui appartenons, l'on se rend bien compte que, lorsque nous pratiquons le mensonge, la souffrance se manifeste tôt ou tard.
Donc individuellement comme collectivement, il n’y a pas de dérogation à ne pas exercer la vérité. Si cela est bien clair au niveau individuel, c’est aussi clair au niveau collectif.
Ainsi notre sujet étant le Crédit Social, il peut se résumer ainsi : application de la vérité en technique économique, avec pour conséquences la justice et l’équilibre dans la fabrication et le traitement de l’argent. Il s’agit de rendre financièrement possible ce qui est possible physiquement selon les termes mêmes de Louis Even. Et l’on sait que quand la loi humaine est issue du mensonge, ici s’agissant de l’argent, elle entraîne les conséquences les plus perverses. En plus de ses mensonges économiques et sociaux, la base de cette " loi " s’affranchit de l’arithmétique et des mathématiques qui sont des sciences exactes que, jusqu’à nouvel ordre, nous n’avons pas inventés!
Or le Crédit Social, c’est le christianisme appliqué. Qui a dit cela? C’est le major Clifford Hugh Douglas. Le major Douglas savait de quoi il parlait! Lui qui découvrit EXPERIMENTALEMENT les principes du Crédit Social tellement bien enseignés par Louis Even.
Le Crédit Social est avant toute chose un procédé ORGANIQUE, en AMONT du politique. Un organe n’est pas politique, il doit fonctionner au mieux, tel la recherche constante du meilleur rendement pour un moteur ou une machine. L’application du Crédit Social relève donc du domaine organique et technique. Ainsi, l’on s’aperoit que le Crédit Social est avant tout une technique économique. Or, dans le domaine matériel et celui de l’arithmétique et des mathématiques, nous savons bien que l’on ne peut pas tricher longtemps. Ainsi nous pouvons affirmer, par l’histoire et l’actualité de notre monde ici bas, que le progrès matriel technologique est foudroyant et il s’exerce essentiellement dans le domaine de la PRODUCTION des biens et des services mais ne s’applique pas, ou de faon insignifiante, à la DISTRIBUTION des mêmes biens et services. D’où les désordres et des souffrances sans nombre dans notre monde contemporain dont l’actualité déborde.
C’est donc la référence au progrès dans la justice qui sera le fil conducteur de ma modeste intervention. Dans un deuxième temps, je vous répercuterai selon le temps restant, tout ou parties, de l’intervention de mon grand ami mexicain Luis Lopezllera dans sa ville de M騙ico en décembre 2004. C’est un excellent rapport sur l’essentiel des expériences menées au Mexique auxquelles j’attache une grande importance car cela signifie beaucoup de choses pour qui veut un argent juste dans son élaboration et je n’hésite pas à appeler ces expériences : la germination du Crédit Social.
***
Lorsque, inexplicablement, je ramassai près de chez moi sur le trottoir, un chiffon de papier sali, jauni et en mauvais état, poussé par le vent et sans doute dirigé par la Main divine, ce fût la grâce inattendue de lire un article aussi clair que concis, qui captiva mon attention, signé par un certain Louis Even, intitulé: - D'où Vient le Progrès? À Qui le Progrès? - Je connu ainsi, par cette feuille de Vers-Demain tombée du Ciel, le Crédit Social. Ainsi se déclencha, il y a un peu plus de quinze ans, le processus de ma présence ici.
Si le Crédit Social est du christianisme appliqué, n’oublions pas que le terme catholique signifie: universel. Et comme en matière économique et social, tout le monde, sans exception, est concerné, il en est de même avec le Crédit Social. C'est le cas de tous les chrétiens, mais aussi de tous les libres penseurs, les athées, les agnostiques, tous les tenants des autres religions, etc. Il faudrait être bien peu lucide pour ne pas discerner que, sur Terre, nous sommes tous, vraiment tous, immergés dans l'économique et le social.
Par exemple, le fait d'être non chrétien, voire antichrétien, nous affranchit-il des ponctions fiscales et des intérêts à payer sur les dettes? Bien sûr que non, et c'est là une réponse universelle. Que personne ne l'oublie jamais! Le Major Douglas et Louis Even nous démontrent magistralement que les extraordinaires progrès dans la production des biens et services ne sont nullement répercutés dans la distribution et nous sommes tous concernés par cet état des choses. Mais les « habits neufs » de la prétendue modernité nous cachent ce terrible constat.
Or, quelle est l'essence du Crédit Social?
C’est:
L’EQUILIBRE ENTRE LA PRODUCTION DES BIENS ET DES SERVICES D'UN PAYS (ou d’un espace économique donné) ET DE L'EISSION MONETAIRE QUI Y CORRESPOND EXACTEMENT.
Tel des objets reflétés dans un miroir, la PRODUCTION est le PATRON, OU L'ETALON de la quantité d’argent à mettre en circulation dans le pays (ou l’espace économique en question).
Ni plus ni moins.
C'est à ce stade social que se constatent : soit l'exercice plein et entier des responsabilités collectives, soit le détournement ou le dévoiement des dites responsabilités.
C'est à la direction de la collectivité, c'est à dire au gouvernement, d'assumer pleinement ses responsabilités en vue du bien commun dont il a la charge. C'est à dire faciliter le développement du progrès technique dans la PRODUCTION d’une part (c’est ce qui se fait à peu près actuellement). ET d’autre part, faciliter le développement du même progrès dans la DISTRIBUTION des biens dans le pays (c’est ce qui ne se fait pas du tout aujourd’hui, comme jamais!) et ne pas laisser la distribution sous contrôle financier à peu près exclusif des banques commerciales qui font d’ÉNORMES profits ni d'une banque centrale presque entièrement dévouée aux intérêts de ces banques commerciales qu'elle est supposée contrôler. Et je fais une rapide digression.
Aux États-Unis, le capital de la banque Centrale (qui s'appelle la Federal-Reserve ou FED) appartient aux 12 ou 13 principales banques commerciales privées qui se répartissent le territoire des États-Unis. L'on voit très bien dans cet exemple que les contrôlés "choisissent" leurs contrôleurs... Que la Federal Reserve, pourtant banque Centrale des États-Unis, sensée exercer le contrôle des banques commerciales, (celles qui créent, à partir de rien, environ 90% de la monnaie en circulation par le biais des crédits qu'elles octroient à leurs clients), est elle-même le jouet de ses propres actionnaires, alors que c'est elle qui, théoriquement, les contrôle... Le tour est joué, la boucle est bouclée... Voici un exemple élucidant du détournement et du dévoiement du progrès dans la distribution car le pouvoir d'achat est littéralement vampirisé par les intérêts bancaires à verser. C'est à dire: ramener PLUS d'argent aux banques (par les intérêts à payer) qu'il en était sorti lorsque ces mêmes banques avaient fait des crédits à leurs clients, ce qui hypothèque en permanence la marche saine de l'économie et rend les dettes collectivement impossibles à rembourser. La puissance et la "bonne santé" de l'économie nord-américaine ne doit pas nous leurrer car les transferts provenant du reste du monde vers les États-Unis sont tellement massifs en tout domaine, surtout financier, que cela suffit à soutenir le "train de vie" étatsunien... et son illusion… (Le Japon possède quelque 450 milliards de dollars de bons du trésor étatsunien et la Chine détiendrait quelque 150 milliards de dollars des mêmes bons, etc). Fin de la digression.
En général, les hommes que nous sommes déployons assez bien le génie technique matériel, l'élaboration d'outils, le perfectionnement des instruments à tous les stades et tous les échelons pour le développement et le confort. Mais, au delà de l'historique du progrès et de son avenir, il s'agit en toute priorité de veiller à ce que le progrès démontre concrètement qu'il s'exerce dans TOUS les domaines humains où il peut vraiment progresser et que ces deux types de progrès : PRODUCTION et DISTRIBUTION marchent ensemble, indissolublement. Or, quel est le moteur de la distribution? C’est l’argent. C’est le pouvoir d’achat de la population correspondant exactement à la production, ni plus ni moins. S’il n’y a pas cette égalité, ou cet équilibre, c’est le pays ou l’espace économique en question qui est atteint dans sa substance. C’est le règne de la globalisation anarchique à la clé et l’atomisation des structures sociales qui avait mis des siècles à se former.
Que ce déséquilibre soit maintenu avec complaisance par les états-majors financiers apatrides, et les plus grandes violences seront au rendez-vous, jusqu’à la guerre, jusqu’aux guerres. L’histoire et l’actualité débordent d’exemples. C’est donc le domaine financier qui est la CLÉ de l’équilibre : production = distribution. Tel est le sujet essentiel. Tel est le but primordial le plus urgent. Dans le domaine socio-économique en tous les pays, il n’y en a pas de plus urgent.
Car n'oublions jamais et ayons à l'esprit en permanence qu'au progrès technique et technologique doit CORRESPONDRE le MÊME PROGRÈS dans la DISTRIBUTION des biens et des services. Cela nous conduit directement et rigidement, sans aucun détours, au CONTRÔLE absolument nécessaire DES FINANCES par la société civile productrice sans laquelle rien n'existerait. Car ce sont SES propres finances. Ce ne sont pas des finances de banquier, mais ce sont les finances du pays productif, elles sont sensées refléter, exactement comme dans un miroir, ses réalisations de productions.
Parlons par image : si j’ai fait pousser des légumes dans mon champ (et non pas si j’ai l’intention de les faire pousser) car il y a une demande de ces légumes par la population, c’est un devoir impératif que soit émis l’argent nécessaire à son achat par la population qui, elle, produit d’autres biens par ailleurs. Et comme j’ai hérité d’un progrès dont je me sert pour ma production et que je perfectionne sans cesse ce progrès (j’ai d’ailleurs plusieurs brevets à mon actif) je représente, comme d’autres branches professionnelles, un capital réel qui est un actif de plus s’ajoutant aux autres actifs du pays auquel j’appartiens et c’est cela qui autorise et garantit le CRÉDIT POSSIBLE dans le pays, donc l’émission monétaire correspondante; et AUCUNEMENT un crédit basé sur les caprices des banquiers repus qui gèrent leurs énormes profits. Petite digression.
Rien qu’en France les banques commerciales, créatrices À PARTIR DE RIEN d’environ 90% de la monnaie en circulation dans le pays, ont vu leurs bénéfices pulvériser leurs records aux derniers bilans parus cette année 2005, de l’ordre de 30% d’augmentation par rapport aux précédents exercices (en 2004, il y avait le même « saut » de profit par rapport à 2003!) . Et les impôts sont écrasants pour les petites classes! Rien qu’en France, les impôts résultant des dettes de l’État ponctionnent plus de 60% du PIB. Chaque Français, y compris celui qui naît aujourd’hui, a sur le dos une dette qui dépasse 17 000 euros. Sans commentaires! Dans les pays pauvres, c’est une saignée indicible. Quand le Mexique, qui a, dans le « meilleurs » des cas une dette internationale de 155 milliards de dollars! (alors que ce pays a déjà payé 270 milliards de dollars du fait des « intérêts » à payer) doit payer un peso pour lutter contre la pauvreté dans le pays, il doit en sortir 12 autres pour payer le « service de la dette »… Fin de la petite digression.
Ce système est tout simplement indéfendable!!
Or, l'on sait qu'un être humain, en naissant, se trouve déterminé biologiquement et familialement, culturellement, spirituellement et économiquement par tous les éléments mémorisés des générations précédentes qui lui sont transmis à son entrée dans le monde. Et je cite Louis Even dans son article D'où vient le Progrès? À Qui le Progrès?
"L'homme qui invente une machine, avec quoi l'a-t-il inventé? Il a la science, la science qu'il n'a pas faite, qu'il a trouvé toute faite pour lui en entrant dans le monde. Il a pu contribuer à l'augmenter, mais il n'est pas parti de zéro. La grosse partie de la science qu'il applique est une accumulation de l'esprit humain, de génération en génération."
De la même façon donc, c'est la famille, puis la collectivité qui sont sensées transmettre les savoirs et toutes les valeurs accumulées en étant garantes du bien commun et elles ne doivent pas faillir à leur mission permanente sur les plans sociaux d’une part, et économiques d’autre part.
Le progrès est le fruit collectif du génie humain, il est formé par toutes les générations qui nous ont précédé, et bien qu'il soit presque toujours activé par les ambitions de l'intérêt humain en compétition, il doit forcément tendre à s'égaliser de manière naturelle dans toutes les couches et éléments sociaux qui ont donc des droits inaliénables à ce progrès dont ils ont hérité et qu'ils continuent chaque jour de développer. Le progrès ne diminue pas avec le partage, au contraire, il ne peut que se déployer, se socialiser dans le bon sens du terme, c'est à dire devenir sociable, sinon ce ne serait aucunement un progrès. N'oublions pas cette parole d'Évangile qui s'applique à maints domaines: "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits". Et bien nous les reconnaissons tout à fait!
C'est ainsi que je vais citer un peu pèle-mêle et en raccourci des extraits des écrits des papes s'agissant du domaine socio-économique.
"Les êtres humains sont et doivent êtres le fondement, le but et les sujets de toutes les institutions où se manifeste la vie sociale", mais aussi « L'homme ne peut devenir esclave des choses, esclave des systèmes économiques, esclave de ses propres produits" C'est ainsi que l'on doit "veiller à ce qui se passe dans le puissant monde de l'argent qui est un monde humain et donc s'il n'est pas, ou très peu contrôlé, contribue, même indirectement, à l'injustice et aux violences, jusqu’aux guerres » déclare le Pape Jean-Paul II. Il ne faut pas, ainsi que l'a écrit si justement le Pape Pie XI, que "sans le consentement du monde financier nul ne puisse plus respirer". C'est ainsi que "Quelques hommes imposent leur propre volonté à tous les autres hommes", sans avoir à l'annoncer, ce qui est encore plus étouffant et asphyxiant car il faut le comprendre par défaut, sans explication. Le Pape Jean-Paul II aurait-il lu Louis Even quand il écrit dans son encyclique Laborem exercens sur le travail humain: "L’homme, par son travail, hérite d’un double patrimoine : il hérite d’une part de ce qui est donné à tous les hommes sous forme de ressources naturelles et, d’autre part, de ce que tous les autres ont déjà élaboré à partir de ces ressources, avant tout en développant la technique, c’est-à-dire, en réalisant un ensemble d’instruments de travail toujours plus parfaits. Tout en travaillant, l’homme hérite du travail d’autrui". Ainsi l'ont souligné plusieurs papes au XXème siècle sur le grave sujet de l'économie et de l'argent et son impact terrible sur les peuples de la Terre. Il y aurait beaucoup d’autres citations des papes à faire.
Il ne peut y avoir aucune contrainte financière là où les hommes se voient privés de leurs ressources vampirisés par des paiements iniques d'intérêts sans fin et hors la loi. Il s'agit là d'autant de soustractions de biens et de services absolument indispensables aux habitants des pays ainsi manquant d'aliments, de vêtements, d'eau potable, de santé et sécurité physique, d'apprentissage et d'études, etc. Comment peut-on négocier cela? Et pour quel développement alors? Oui, un certain capitalisme est condamné par l'Église au même titre que le fut le marxisme et le socialo-communisme. C'est pourquoi, et quoiqu'en aient dit de nombreux intellectuels dévoyés, l'accès non hypothéqué par des prêts voleurs à la juste propriété privée et son usage productif possible dans le respect d'autrui, de l'environnement et de l'écosystème, doit pouvoir être développé et systématiquement valorisé en vue, par exemple d'une production adéquate pour la communauté nationale au lieu d'être achetée à bas prix par l’étranger avide qui fera monter les prix très au dessus du pouvoir d'achat des nationaux. Dieu a destiné la Terre à tous les hommes et il n'est pas pensable que l'injustice dépasse toutes les limites naturelles. Une économie de type pastorale respecte vaille que vaille, et par obligation, la préservation du patrimoine et de tout l'espace et du temps nécessaire au renouvellement naturel du vivant : hommes, animaux, végétaux. C'est à dire qu'elle reste dans la limite du croît biologique. Tandis que l'économie industrielle, mais surtout l'économie financière, piétine et éreinte tous ces principes et seule la "jet-set" se pâme de satisfaction... Le gros-argent tourne sans cesse autour du monde comme les satellites et plonge tel une attaque aérienne ou un oiseau de proie sur des victimes "à bon marché" et s'approprie pour peu de chose les biens de ce monde. Ainsi l'héritage ancestral des peuples passe progressivement sous embargo des groupes financiers apatrides et leur savoir-faire est annihilé par le chômage et la misère. Le "génie" humain serait-il le fossoyeur du progrès?
Les statistiques sur la mortalité dans le monde sont formelles en soulignant que plus de 30 000 personnes par jour meurent de mauvais traitements économiques, et cela, dans un silence et une paix, tranquilles ou oppressante, selon la situation. Les naufrages privés, familiaux et sociaux se font sans bruit ni spectateurs, ce sont les plus poignants.
L’on sait aujourd’hui que la durée moyenne du travail a diminuée de 50% depuis 1850. Est-ce que les dettes suivent le même chemin? Absolument pas! Plus les pays se développent, plus ils croulent sous les dettes! Louis Even et Clifford Hugh Douglas nous le démontrent par a + b. C’est une preuve majeure que le système financier n’a aucunement suivi la même ligne et qu’il confisque iniquement les bienfaits du progrès qui ont ainsi toutes les difficultés à s’appliquer avec justice dans le monde, tout particulièrement dans les pays pauvres et très pauvres. Il n’est pas pensable que le génie humain, si fécond techniquement, ne puisse jamais régler ce tragique problème. Il semblerait qu’une force, une force métaphysique, ait pour dessein qu’il en soit tout autrement... En effet, derrière le monde financier oeuvre une force inhumaine, la démonstration en a été magistralement faite par Louis Even dans son historique de la crise mondiale de 1929 suivie d'une décennie de chômage massif et d'appauvrissement, puis, soudainement, voici un flot d'argent pour financer la guerre... Il y a une foule d'autres exemples et des plus ACTUELS. Sachons que la guerre actuelle en Irak coûte 150 millions de dollars par jour. Je dis bien 150 millions de dollars par jour (source : François Heisbourg directeur de l’Institut Stratégique de Londres) ce qui fait 625 000 dollars l’heure pour une heure de guerre en Irak. Ici aussi, cela se passe de commentaires!!
Un mot sur les problèmes de l'émigration insoluble de nos jours. Ces problèmes sont consécutifs aux privations indicibles dues aux ponctions financières. Comment peut-on imaginer que cet extraordinaire "génie" humain (est-il vraiment humain?) puisse faire en sorte que l'on en soit aux prises avec une émigration massive à partir des pays pauvres et très pauvres en direction des pays riches en oubliant à ce point que la perverse globalisation économique et financière (et même générale) consiste à vampiriser les pays pauvres dont les dettes, à partir de années 1980 notamment, ont monté en flèche simultanément à la chute dramatique des prix de leurs matières premières. Ainsi les victimes volées, maintenues historiquement dans l'ignorance, cherchent à émigrer vers les pays d’où vient le vol (et donneurs de leçons!) Ainsi les volés veulent se réfugier chez leurs voleurs pour y mendier ce qui leur revient de droit et qui leur a été volé, tout spécialement par le biais des finances vampires! Les pauvres, ça se comprend, préfèrent être pauvres chez les riches plutôt que d'être pauvres chez les pauvres…
C'est ça le génie humain? Qui est inhumain?
Enfin, je ne résiste pas à vous citer ce « bel » exemple de définition de la monnaie, transmis par l’Association française pour les Droits Économiques et Démocratiques ADED, nom bien trouvé, car soit dit en passant : que signifie donc une démocratie politique SANS démocratie économique pour ceux qui ont les poches toujours vides, plutôt vidées? C’est la définition de la monnaie dans le « Dictionnaire des sciences économique » (PUF, Presses Universitaires de France, 2001) une "référence" entres toutes dans l’enseignement universitaire en France.
Dégustez et savourez ce morceau d’anthologie de la littérature universitaire.
La Définition : « En dépit du fait que nous vivons quotidiennement l’expérience d’une économie monétaire, la monnaie est l’un des concepts économiques les plus difficiles à cerner. C’est sans doute que les formes monétaires sont variées, que les fonctions de la monnaie sont diverses, que la hiérarchie de ces fonctions continue à faire problème, que la rationalité même d’une économie monétaire est moins évidente qu’il n’y paraît; c’est encore parce que les propriétés d’équilibre et d’optimum d’une économie monétaire sont toujours en question; c’est aussi parce que le débat relatif aux modalités de régulation monétaire reste vif; c’est surtout que l’opposition reste grande entre ceux qui s’en tiennent à une conception fondamentaliste de la monnaie et ceux qui l’appréhendent, dans une optique institutionnaliste, comme le fondement même de la société »
Vous ne dormez pas?
Après une telle dose soporifique, il serait sage de ne pas compter sur une pareille école pour résoudre les problèmes gigantesques du présent et de l’avenir. Voici donc une preuve magistrale qu'en matière financière, qui nous concerne tous et toutes, tous les jours, sans la moindre exception, nous sommes placés À NOTRE INSU, devant le fait accompli et la confusion cultivée à souhait pour ta tromperie générale. L'argent dont on se sert TOUS les jours, avec facilité, mais le plus souvent avec grande difficulté, n'est même pas une matière scolaire! Il est grand temps de prendre nos propres affaires en mains. C'est ce qu'on entend de plus en plus dans les pays pauvres (en réalité appauvris) et émergeants que le "système financier" mondial veut absolument contrôler à 100%. Dans nombre de ces pays les gens ont compris dans les faits ce que le major C. H. Douglas avait découvert expérimentalement, c'est à dire que la décomposition d'un prix et l'analyse des parties et éléments formant ce prix démontrent, sans appel, qu'un pourcentage pouvant aller jusqu'à 50% du prix est la sommes des intérêts bancaires et de la rémunération financière ayant "servi" à la fabrication et à la distribution du produit acheté. Soit très au-delà de tout ce qui est nécéssaire. Ce -très au-delà- peut aller jusqu'à représenter 25 fois les frais honnêtes et rémunérateurs du "financement" du produit en question. Soit dit en passant, cela va jusqu'aux rapports déterminants pour le monde entier entre l'Amérique du Nord et l'Asie Orientale, et qui, dans le monde contemporain, déterminent, actuellement et à terme, le sort de la majorité de l'humanité.
Lorsque l'on assiste à un vol ou à un crime, nous nous rendons coupables nous-mêmes de ne pas dénoncer fortement et efficacement ces fautes gravissimes en oeuvrant à les prévenir. Leurs conséquences n'empoisonnent-elles pas le monde entier? Faut-il faire un dessin?
Nous devons faire humblement notre examen de conscience individuel, puis collectif. Ainsi, balayant devant notre porte nous contribuerons, sans doute plus que nous le pensons, à préserver et conforter l'ordre naturel sur tous les plans ici-bas et dans tous les pays du monde. Ce faisant, nous nous mettons concrètement à l'école de la Parole de Dieu par Marie. L'élaboration du CRÉDIT SOCIAL, avec tout ce qui lui correspond, participera et participe déjà à l'oeuvre de Vérité tant attendue. Félicitation à tous et à toutes.
Renaud
En ce jour de l'Epiphanie, l'épisode des Rois-Mages est l'un des plus BEAUX et de la plus grande portée dans le domaine universel des Nations, de la société, de la connaissance de la reconnaisance de Dieu, et Il nous récompense au centuple!