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Des paroissiens sans prêtres ....

Publié : dim. 08 juin 2008, 7:15
par jean_droit
Bonjour à tous,

Aujourd'hui c'est la Saint Médard et il semble qu'il fait beau à Paris.
J'irai donc à la messe dans ma paroisse, Saint Médard, sans parapluie.
Et il risque pas de pleuvoir dans 40 jours....

Je tombe sur cette entrée supéfiante du Forum Catholique.

Comment est-ce possible ? En est-on arrivé à ce point là. Supprimer la messe pour 500 paroissiens !

Tant qu'à la remplacer par une AEP je suis totalement et définitivement contre. Jamais je n'assisterai à cette mascarade.

On voit, d'autre part, que l'évêque préferre supprimer la cure que de la confier, sous une forme ou une autre, à une communauté Ecclesia Dei. C'est cela se préoccuper de "son peuple".

Des intervenants du Forum catholique proposent quelques pistes amusantes :

D'abord répandre l'information afin que cette décision soit connue ce qui peut mener l'évêque à trouver une solution.

Faire appel à la FSSPX ce qui risque de provoquer la réaction habituelle de l'évêque : Trouver un prêtre.

Faire appel à Rome. Bof !

Mais, enfin, quelle misère ! C'est tellement gros que je ne peux y croire.

Au secours, Saint Médard !

...................

J’ai appris il y a quelques temps que nous serons sans prêtre dans notre paroisse qui compte 15000 habitants autour du plus gros clocher et quelques 10000 de plus repartis sur les 12 clochers environnants. Entre 400 et 700 personnes le dimanche à l’église de ma commune. En effet, le jeune prêtre arrivé il y a 5 ans est déplacé sur Arras. Sentant venir cette situation depuis quelques temps, j’ai contacté la FSSP ainsi que la communauté St Martin pour leur demander s’ils étaient partant pour venir sur notre belle côte d’Opale. Le supérieur de la communauté Saint Martin me dit oui ainsi que le supérieur de la FSSP, mais il faut pour cela qu’ils soient appelés par l’évêque. J’écris donc à l’évêque pour lui faire part de mon mécontentement. Bien sur, il ne me répond pas. J’apprend cette semaine par mon curé que l’évêque a décidé qu’il n’y aurait pas de prêtre dans la paroisse, et qu’il mettait en place des équipes d’animation paroissiales (EAP).
Mon évêque préfère voir son diocèse se vider plutôt que de faire venir un prêtre issu d’une communauté. Je suis furieux de cette décision. Que vont devenir les enfants ? Que vont devenir les personnes âgées ne pouvant se déplacer ? Un catholique peut il vivre sans prêtre, sans les sacrements ?
Comme le dit si bien le supérieur de la FSSP : « Faut il se résoudre à une Eglise sans prêtre et des prêtres sans églises ? »

Re: Des paroissiens sans prêtres ....

Publié : dim. 08 juin 2008, 8:43
par Christophe
Situation kafkaïenne... :zut:

Comment conserver nos paroisses

Publié : jeu. 06 mai 2010, 10:12
par jean_droit
Je viens de lire dans Perépiscopus l'article suivant :

Remarques personelles :
Je me permets de le copier en entier tellement il est intéressant.
D'abord parce qu'on voit un évêque qui veut maintenir son diocèse à flot. Voilà qui est extrèmemenr sympathique.
Un évêque qui ne veut pas "passer la main" aux laïcs.
Tout cela ne suit pas tellement la mode. Bravo, monseigneur !
Il donne des indications tout à fait intéressantes sur les vocations dans son diocèse.
On voit qu'une grande partie des vocations concerne des communautés diverses.
On retrouve toujours cette attraction des communautés.
Cela veut dire que les évêques doivent se reposer beaucoup plus sur les communautés tout en faisant attention aux susceptibilités.
On voit un évêque, lui ou son prédecesseur, qui sait utiliser les prêtres étrangers, africains ici.
Par contre il semble que les vocations diocèsaines ne sont pas très nombreuses. J'aurais aimé savoir ce que l'évêque compte entreprendre pour essayer de rendre plus "attractives" les vocations diocésaines.
La remarque concernant le devoir de ne pas abandonner les fidèles me semble très forte. Sans cesse je dis que fermer des églises, fermer des paroisses c'est abandonner toute une couche de fidèles. Abandonner des fidèles ! C'est pour cela que je condamne, sur ce point, l'attitude de monseigneur d'Evreux.

http://www.perepiscopus.org/article-mgr ... 65790.html

Mgr Giraud se bat pour conserver le maillage paroissial

Mgr Hervé Giraud, évêque de Soissons et président de la commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale, répond à Famille chrétienne :

"Dans mon diocèse de Soissons, je dois résoudre l’équation suivante : mon diocèse fait 7 400 kilomètres carrés, compte 540 000 habitants. Je dispose de 109 prêtres sur lesquels 20 sont religieux ou Africains fidei donum. Le diocèse est bâti autour de 43 paroisses. Mon problème est donc de savoir comment je vais réussir à avoir 43 curés, plus quelques prêtres auxiliaires ou vicaires. À l’heure actuelle, le diocèse compte une soixantaine de prêtres en activité. Nous arrivons tout juste à avoir un prêtre par paroisse grâce notamment au fait que nous pouvons compter sur quatre prêtres originaires du diocèse de Lokossa (Bénin) avec lequel nous sommes jumelés. Ces prêtres viennent dans l’Aisne pendant six ans. Durant cette période, ils sont à la fois curé de paroisse et suivent des études à Paris. Grâce à ce partenariat, je sais que nous pouvons tenir encore 10-15 ans en renouvelant tous les six ans ces prêtres. Je n’envisage pas une Église sans prêtre mais je me demande au contraire comment faire pour qu’il y en ait. L’Aisne ne manque d’ailleurs pas de vocations… [...]Récemment, deux jeunes hommes originaires de l’Aisne sont rentrés à la Fraternité monastique de Jérusalem, deux à la communauté Saint-Jean, deux autres à la communauté Saint-Martin, un est parti avec Point-Cœur, un autre avec les Missions étrangères de Paris, etc… Depuis que j’ai été nommé évêque ici il y a deux ans, chaque année, j’ai eu deux entrées au séminaire. Si ce chiffre devait perdurer, je peux compter sur une ordination par an. [...]


Mais n’importe quel chrétien – et même les non-chrétiens – de mon diocèse a droit au ministère presbytéral. Je pense aux pauvres fidèles. Dois-je les abandonner ? Le Christ est venu pour eux pourtant. C’est pour cette raison que je ne veux pas abandonner l’idée de couvrir le territoire de mon diocèse. Parfois, j’entends qu’il n’est plus nécessaire de chercher à avoir des présences d’Église dans tout le diocèse étant donné qu’il n’y a plus de prêtres. Je réponds, qu’au contraire, nous devons nous battre pour ça. Peut-être n’y aura-t-il qu’une messe de temps en temps dans cette paroisse mais on peut toujours se réunir pour prier, lire la Parole de Dieu, de maintenir une vie chrétienne en espérant qu’un jour l’Eucharistie soit de nouveau au centre de la vie paroissiale. [...] on ne remplace un prêtre que par un autre prêtre. Je peux avoir vingt laïcs bien formés, ils ne remplaceront jamais un prêtre. [...] Entre évêques de diocèses similaires à celui de Soissons, nous cherchons à assurer le "minimum territorial" : faire en sorte qu’il y ait dans chaque paroisse un curé, une équipe d’animation et un conseil paroissial. [...]

Dans certaines paroisses sans curé, j’applique le canon 517-2 avec mise en place d’une équipe pastorale placée sous la responsabilité d’un prêtre modérateur. Et j’explique que cette situation est "extra"-ordinaire et que l’objectif est de revenir le plus rapidement à l’ordinaire. "

Re: Comment conserver nos paroisses

Publié : jeu. 06 mai 2010, 12:02
par jean_droit
L'article de perépiscopus fait référence à un article de Famille chrétienne qui est plus complet et tout aussi intéressant.

Parmi les propos que j'ai remarqués celui là :

"Pour que l’Église soit l’Église, je reste convaincu que nous avons besoin de « simples » prêtres dans de « simples » diocèses. Sinon, l’Église va évoluer vers la secte, tout du moins vers une Église de réseaux".

Car grande est la tentation, c'est mon cas, de sortir du cadre paroissial et de s'adresser à la communauté dont nous nous sentons proches.


http://www.famillechretienne.fr/dossier ... 54098.html

Les paroisses sans prêtres ....

Publié : ven. 16 juil. 2010, 10:27
par jean_droit
Dans perépiscopus je viens de lire l'article suivant repris de Témoignage Chrétien :

Remarques :
C'est à la fois triste et significatif de toute une mentalité destructice.
Triste car cela montre en filigranes combien la place de l'évêque dans le diocèse s'est dégradée.
On voit, aussi, les conséquences du manque de prêtres.
Enfin la "fatigue" de tout un clergé.
Triste, triste.
Et comme solution au manque de prêtres on nous ressert l'idée des paroisses avec curé laïc.
Pour ma part si cela est mis en place dans ma paroisse je m'enfuis à grands pas.
Mais, au fait, allons jusqu'au bout : pourquoi pas un évêque laic aidé par un ministre évêque.
Espérons que le futur évêque de Rodez saura mettre bon ordre à toutes ces folles idées.
Espérons qu'il soit un évêque évangélisateur.
Espérons qu'il appliquera les instructions de Benoît XVI et d'abord le Motu Proprio.
L'obéissance au Souverain Pontife devrait, d'ailleurs, être une condition sine qua non de l'élévation à l'épiscopat.
L'évêque de Rodez déclare à Témoignage chrétien :

"J'ai présenté ma démission au pape et je ne sais ni quand ni par qui je serai remplacé [...] En 1990, l'évêque était une autorité spirituelle pour les chrétiens et pour tout le département. Aujourd'hui, les gens s'adressent à moi pour chaque problème, sans aller voir les responsables en place. Cela me met dans le rôle du juge, une position difficile. Je suis parfois débordé par ces questions".

Bellino Ghirard espère que le Nonce apostolique à Paris, Mgr Ventura, ne tardera pas à lui trouver un successeur.

"Je ne compte pas mon temps. Mais je me sens vieux et fatigué. De plus, les gens savent que je vais partir, alors je ne peux proposer de choses nouvelles. Je désire que cela ne s'éternise pas".

Son successeur risque de se heurter à la situation locale :

"Il devra agir avec un clergé difficile à faire évoluer, car vieillissant et fatigué. Il lui faudra tenir compte de la capacité des laïcs à participer au travail. Ce sera plus difficile pour lui que pour moi, comme cela le fut pour moi à mon arrivée. [...] Si on me le demande, je dirais qu'il faut des changements. J'ai bien aimé l'expérience de Mgr Rouet à Poitiers, avec des laïcs responsables de paroisse. Mais il faut quand même un ministre-prêtre".

Re: Les paroisses sans prêtres ....

Publié : ven. 16 juil. 2010, 19:32
par Un catholique
Le journal écrit :
En espérant la retraite, Bellino Ghirard, évêque de Rodez, fait un bilan de ses 20 ans d'épiscopat
Je ne vois qu'un bilan comptable 500 prêtres devenus une centaine et d'âge avancé.
Le métier (sic !) d'évêque a changé...

Pour les confirmations, je participe à deux rencontres...
Je viens à toutes les réunions diocésaines des groupes de laïcs...
Je les accompagne, j'écoute leurs questions...
En 1990, l'évêque était une autorité spirituelle pour les chrétiens et pour tout le département.
Quand donc aurons-nous une, une seule, une toute petite réponse aux pourquoi ?

Pourquoi n'y a-t-il plus de séminaristes ?
Pourquoi le métier (sic !) d'évêque a-t-il changé ?
Pourquoi cette réunionnite effarante ?
Pourquoi les fidèles sont-ils absents de ce texte ?
Pourquoi la charge d'âmes a-t-elle été remplacée par un métier ?
Pourquoi n'est-il plus une autorité spirituelle ?

Quand aurons-nous une petite idée sur les causes de ce bilan ? car 19 ans ce n'est pas rien.

Au lieu d'une réflexion sur les pourquoi, je ne lis qu'un conseil sur le comment. Son successeur
devra d'abord poursuivre les choses en place avant d'inventer.
Le seul conseil est donc ne changez rien. J'en pleure chaque jour !

Si vous voulez savoir comment sont vus les prêtres lisez cet article http://www.diocese-rodez.com/news-190.htm

Re: Les paroisses sans prêtres ....

Publié : sam. 17 juil. 2010, 10:28
par Fleury
Pour ce cas précis je comprends presque ce désenchantement de l'évêque.
Je sais situer l'Aveyron sur une carte, je l'ai obligatoirement traversé, mais c'est tout.
Un tour sur la Wikipédia et je découvre qu'en un siècle il a perdu le quart de sa population, population dont la pyramide des âges présente un vieillissement supérieur à la moyenne de la France.
En clair, c'est la désertification, avec cependant un petit frémissement ces dernières années par l'arrivée d'une population qui ouvre aux richesses des différentes cultures...
C'est terrible.

Re: Les paroisses sans prêtres ....

Publié : sam. 17 juil. 2010, 13:28
par Un catholique
C'est un fait que l'exode rural est depuis longtemps arrêté et que le poncif de la désertification n'est plus de mise.

Sur la pyramide des âges, je suis bien d'accord, mais hélas cela ne prouve qu'une chose, que des catholiques pratiquants ont fui l'église en prenant de l'âge. Qu'il y ait matière à désenchantement certes oui, mais pourquoi cela ?
Toujours ce pourquoi qui taraude, tant qu'on ne le connaîtra pas, tant qu'on refusera de le dire, tant qu'on le cachera, comment y porter remède ?

Quant à la population qui ouvre aux richesses des différentes cultures qui reprend mot pour mot l'expression de wikipedia, que ne dites vous la stricte réalité, savoir un afflux de mahométans.

Re: Les paroisses sans prêtres ....

Publié : sam. 17 juil. 2010, 16:00
par Fleury
La reprise de la formule politiquement correcte de la Wikipédia était voulue et loin d'être neutre :cool:
Sinon, je crois que nous sommes sur la même longueur d'onde : éducation, retour aux fondamentaux et rigueur.
Au XVIIème siècle, la Bretagne avait tellement dérivé que le père Julien Maunoir, aidé d'une trentaine de missionnaires, l'avait prise comme terre de mission.
J'ai l'impression qu'on y arrive, France terre de mission, et qu'il faut oublier toute idéologie en vue du seul résultat.
Quelle importance que le missionnaire soit tradi ou charismatique ?

Re: Les paroisses sans prêtres ....

Publié : sam. 17 juil. 2010, 18:41
par Un catholique
Fleury a écrit :La reprise de la formule politiquement correcte de la Wikipédia était voulue et loin d'être neutre :cool:
...
Je vous prie de bien vouloir excuser mon incompréhension.

Les Fraternités Monastiques de Jérusalem - Qui sont-elles ?

Publié : mer. 16 mars 2011, 18:31
par ti-coz
Cela peut intéresser certains de savoir ce que sont les "Fraternités Monastiques de Jérusalem" une communauté de moines et de moniales.
Au cœur de l’Église catholique, les Fraternités Monastiques de Jérusalem rassemblent en deux instituts des frères et des sœurs qui ont pour vocation spécifique de creuser dans le «désert des villes» des oasis de prière, de silence et de paix.
Elles sont nées le jour de Toussaint 1975, en l’église Saint-Gervais, de la rencontre entre un désir porté par le Cardinal François Marty, alors archevêque de Paris, et une proposition du Père Pierre-Marie Delfieux, aumônier d’étudiant à la Sorbonne, fondateur des Fraternités de Jérusalem.
Implantées aujourd’hui à Paris, Vézelay, Strasbourg, Le Mont-Saint-Michel, Bruxelles, Florence, Montréal, Rome, Cologne et Varsovie — ainsi que dans deux lieux d'accueil et de retraite : Magdala, en Sologne, et Gamogna, en Toscane — les Fraternités Monastiques de Jérusalem vivent, avec des colorations particulières selon leur situation, le même charisme fondamental de vie fraternelle, de prière, de travail et d’accueil «au cœur des villes» ou «au cœur du monde», tout en cherchant à demeurer toujours «au cœur de Dieu».
Un charisme qui met particulièrement l’accent sur la beauté de la liturgie, cet oasis de paix où chacun peut venir se ressourcer, le soir, au matin ou à midi, et se reposer en Dieu du rythme harassant de la cité.
Voilà.