Forme extraordinaire en Français ?
Publié : jeu. 02 sept. 2010, 17:01
Dans la forme extraordinaire le prêtre peut-il dire le canon en Français ?
Pour l'intelligence de la foi
https://www.cite-catholique.org/
Si je ne m'abuse, les paroles de la Consécration doivent être prononcées à voix audible pour qu'au moins un servant puisse entendre qu'elles aient correctement été prononcées.Laurent L. a écrit :2) Même si le prêtre dit le canon en Français, les fidèles ne pourront pas le savoir car le canon est dit à voix basse !
Archi a écrit : Si je ne m'abuse, les paroles de la Consécration doivent être prononcées à voix audible pour qu'au moins un servant puisse entendre qu'elles aient correctement été prononcées.
http://www.ceremoniaire.net/pastorale19 ... .html#VIIICode des rubriques - 1960 a écrit : 500.
Après la préface et le Sanctus, le Canon de la Messe est dit secrètement, comme dans l’Ordinaire de la Messe.
512.
Le prêtre doit porter la plus grande attention à prononcer distinctement et posément ce qui doit être dit à voix claire, sans grande hâte, pour être attentif à ce qu’il dit, et sans trop de lenteur, pour ne pas ennuyer ceux qui l’écoutent ; et s’il célèbre à un autel secondaire, il ne doit pas trop élever la voix pour ne pas troubler ceux qui célébreraient en même temps dans l’église, ni à voix tellement basse qu’il ne puisse être entendu de ceux qui l’entourent. Et ce qu’il doit dire secrètement, il le prononcera de façon à s’entendre lui-même, sans être entendu de ceux qui l’entourent.
En effet.Laurent L. a écrit :Archi a écrit : Si je ne m'abuse, les paroles de la Consécration doivent être prononcées à voix audible pour qu'au moins un servant puisse entendre qu'elles aient correctement été prononcées.Vraiment ? Ce n'est pas ce qu'on m'avait dit.
J'ai cherché dans le code des rubriques, mais il semblerait dire le contraire :
Dans la pratique, archi a raison. Le servant doit savoir où en est le prêtre en est dans le canon.Laurent L. a écrit : J'ai cherché dans le code des rubriques, mais il semblerait dire le contraire :
En fait, il semble que si, car l'assistance doit l'entendre.Théophane a écrit :Même dans la forme ordinaire il n'est pas nécessaire que le canon soit prononcé à haut voix. Le Cardinal Razinger suggérait que le prêtre dise simplement à haut voix certaines mots qui permettraient aux fidèles de savoir où l'on en est.
Vous avez mis le doigt sur la question.Théophane a écrit :Au mois de juin j'ai joué de l'orgue pour une Messe de funérailles célébrée en latin selon la forme ordinaire. Le canon était dit à haute voix mais le prêtre se trouvait au maître-autel sans micro, et du fait de la grandeur de la cathédrale il n'était pas possible d'entendre clairement ses paroles. Moi-même depuis l'orgue j'avoue avoir eu beaucoup de mal à suivre (par exemple afin de donner la note pour le Sanctus ou l'Agnus Dei).
Je pense que lorsque le clergé de l'époque voulait se faire entendre du peuple, il savait le faire (psalmodies et chants... le canon était semble-t-il chanté au début).AdoramusTe a écrit :Le canon à voix basse est probablement apparu au moment où les basiliques se sont agrandies et où le prêtre ne pouvait plus se faire entendre. Par conséquent, il ne servait plus à rien de le dire à voix haute.
Il ne devrait y avoir sur l'autel que les objets nécessaires au sacrifice. Donc pas de micro.Dans votre cas, pour respecter la norme, il devrait y avoir un micro.
Il y a surtout une Tradition de l'Eglise universelle qui va très majoritairement dans votre sens.En ce qui me concerne, je suis en faveur du canon à voix basse mais mon opinion importe peu
Sauf que les psalmodies, chants, lectures étaient faites à l'ambon, qui était proche de la nef, parce que fait pour ça.archi a écrit : Je pense que lorsque le clergé de l'époque voulait se faire entendre du peuple, il savait le faire (psalmodies et chants... le canon était semble-t-il chanté au début).
En réalité, aucune pratique n'était uniforme. C'est même différent en orient. Mais, on peut imaginer que la réforme carolingienne, désirant uniformiser la liturgie et appliquer la liturgie romaine, ait pu avoir une influence (quoiquePar contre, on peut penser qu'à cette même époque, le "recrutement" chrétien s'ouvrant largement, on ait voulu préserver le Mystère sacré. Ceci dit, on n'a finalement que très peu de certitudes à ce sujet (date et apparition de ce silence du canon).
Hmm, c'est une déduction un peu hâtive de ma part, même si je suis contre les micros.Il ne devrait y avoir sur l'autel que les objets nécessaires au sacrifice. Donc pas de micro.Dans votre cas, pour respecter la norme, il devrait y avoir un micro.
N'est-ce-pas là une preuve suffisante que la norme (si elle dit réellement cela) est mal écrite?![]()
Justement, si il avait été important que le peuple entende ce qui se passe à l'autel, celui-ci aurait été rapproché du centre de l'édifice.AdoramusTe a écrit :Sauf que les psalmodies, chants, lectures étaient faites à l'ambon, qui était proche de la nef, parce que fait pour ça.archi a écrit : Je pense que lorsque le clergé de l'époque voulait se faire entendre du peuple, il savait le faire (psalmodies et chants... le canon était semble-t-il chanté au début).
En revanche, l'autel n'a fait que reculer dans le fond de l'abside.
En Orient, le silence existe aussi dans la plupart des anaphores (en plus des iconostases byzantines), au moins dès le VIe Siècle, ce n'est donc pas une invention carolingienne ni même romaine.En réalité, aucune pratique n'était uniforme. C'est même différent en orient. Mais, on peut imaginer que la réforme carolingienne, désirant uniformiser la liturgie et appliquer la liturgie romaine, ait pu avoir une influence (quoiquePar contre, on peut penser qu'à cette même époque, le "recrutement" chrétien s'ouvrant largement, on ait voulu préserver le Mystère sacré. Ceci dit, on n'a finalement que très peu de certitudes à ce sujet (date et apparition de ce silence du canon).)
Disons que soit il y a vraiment au départ volonté des célébrants (ou encore inspiration de l'Esprit Saint) de mettre à part le lieu du Mystère, du Saint des Saints. Soit c'est un effet accidentel, lié au développement du chant ou autre chose. Mais l'explication par le Saint des Saints a tout de même été très répandue après (effectivement, ça ne prouve rien de façon définitive).Je me méfie des interprétations mystiques souvent faciles, mais ça peut être une explication.
J'en déduis qu'au vu de tout ça, il y a vraiment des chances que l'idée que le peuple doive "entendre le Canon" soit une nouveauté. Par contre, le peuple peut bien sûr s'unir à la prière du prêtre sans entendre tout ce qui est prononcé.Hmm, c'est une déduction un peu hâtive de ma part, même si je suis contre les micros.Il ne devrait y avoir sur l'autel que les objets nécessaires au sacrifice. Donc pas de micro.
N'est-ce-pas là une preuve suffisante que la norme (si elle dit réellement cela) est mal écrite?![]()
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Si le peuple doit entendre le canon et s'unir à la prière du prêtre, c'est difficile sans micro. Prenez Saint-Pierre de Rome par exemple