Communiqués de Solidarité - Liberté, Justice et Paix
Publié : mar. 26 oct. 2010, 9:57
par Pneumatis
Si ça intéresse certains, je me permets de porter à votre connaissance les derniers communiqués de Solidarité. Je voulais le faire au fur et à mesure, mais... j'ai un peu raté. Donc je vous livre ça en bloc. Je pense que je vous tiendrai informé plus régulièrement ensuite (faut que je trouve un rythme de croisière).
16/09/2010 : Non à la stigmatisation des minorités
06/10/2010 : Un vote au Conseil de l’Europe bafoue la liberté d’objection de conscience (c'était évidemment avant le vote, et son résultat réjouissant)
10/10/2010 : Le Président l’a dit, qui va le faire ?
14/10/2010 : Marche de prière pour la Vie samedi 16 octobre
25/10/2010 : Pour l’allongement du congé maternité
- [+] Texte masqué
- C’est avec une vive inquiétude que le parti Solidarité – Liberté, Justice et Paix constate les dérives croissantes du gouvernement français et l’impasse morale dans laquelle il entraîne notre nation. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, et la création d’un ministère associant identité nationale et immigration, comme si le second était systématiquement la cause des problèmes du premier, le gouvernement s’est ménagé une porte de sortie face à la crise économique : réveiller nos pulsions xénophobes afin de pouvoir désigner le moment venu les boucs émissaires choisis pour porter la responsabilité de ses échecs.
C’est chose faite avec ce qu’il est convenu désormais d’appeler la « question Roms ». Dans cette affaire, les plus hauts responsables de notre gouvernement ont montré leur capacité à mentir impunément autant à leurs citoyens qu’aux autorités de régulation qu’ils ont eux-mêmes contribuées à mettre en place pour éviter ce genre de dérives. Ils ont également montré leur capacité à renouer sans scrupule avec la notion de responsabilité collective et avec la désignation de minorités ethniques à la vindicte populaire. Le président aura beau marteler encore et encore qu’il ne stigmatise personne, il ne fera que s’enferrer dans le mensonge : la réunion qu’il a convoqué cet été sur la question des Roms et qui a donné lieu à l’émission de la circulaire du 5 août en est une preuve accablante. Faut-il encore rappeler combien la désignation comme indésirables de catégories de personnes en raison de leur naissance ou de leur nationalité constitue une grave atteinte à la dignité humaine ?
La question de la sécurité met parfois les autorités devant des choix difficiles. Les autorités ont le devoir de faire respecter la loi, la même pour tous, et il est donc légitime d’intervenir dans les cas de campements illicites. Mais ces interventions, en particulier les démantèlements quand ils s’avèrent nécessaires, doivent se faire dans le respect de la dignité des personnes et dans le respect de leurs biens. Il faut souligner que respecter la loi n’est pas un devoir que pour les Roms ou les gens du voyage : c’est aussi, pour les communes, respecter leurs obligations en matière de mise à disposition d’emplacements salubres pour les itinérants.
En outre, il est important que le gouvernement mette tout en œuvre pour protéger la dignité des personnes en amont de ces situations extrêmes, en particulier le droit des plus jeunes, et le devoir pour leurs parents à leur procurer une instruction jusqu’à l’âge de 16 ans. L’école est la première des solutions pour sortir les enfants de la rue et faire cesser ce scandale des enfants contraints à mendier.
Parallèlement, la France doit prendre des mesures pour que la misère et l’exclusion ne soit une fatalité pour personne. S’agissant des Roms, nous demandons que soit retirée la taxe que doivent payer à l’Office français de l’immigration et de l’intégration les employeurs désireux d’embaucher un travailleur étranger, et qui depuis le 1er juillet 2008 reste une restriction pour l’accès au marché de l’emploi spécifique aux ressortissants Roumains ou Bulgare. Il y a là une discrimination intolérable. Nous attirons aussi l’attention du gouvernement sur le fait que des villages d’insertion expérimentaux ont donné d’excellents résultats en matière d’intégration des communautés Roms et qu’il y a là une alternative à l’expulsion pure et simple.
Enfin, pour endiguer les flux de migrations de Roms déracinés, parce qu’exclus et condamnés à être marginalisés dans leur pays d’origine, la France doit absolument inciter ses entreprises présentes en Roumanie à ne pas faire le jeu de cette discrimination et à montrer l’exemple, en favorisant l’intégration des communautés Roms sur place. Elle peut également accompagner cette intégration par du conseil, de la formation et des aides au financement par le microcrédit. Tout ceci peut largement être mis en œuvre par un tissu associatif sérieux et compétent en partenariat avec les entreprises sur place, dans la mesure où le gouvernement français se montrera moteur et caution de telles initiatives, et en assurera la pérennité sur le plan diplomatique. Dans ce domaine, la France peut devenir un exemple de solidarité au regard des autres pays européens, fidèle à sa tradition de promotrice des droits de l’homme, plutôt que de devenir, comme le gouvernement actuel s’escrime à le faire, la honte de l’Europe.
Parce que le parti Solidarité – Liberté, Justice et Paix espère et veut proposer un vrai projet de civilisation, ses membres veulent donc dénoncer les dérives irresponsables et injustes de la politique actuelle du gouvernement. Nous voulons rappeler qu’on ne peut jamais confondre une personne avec ses actes ; encore moins toute une catégorie de personnes avec les actes de quelques-uns. Et nous voulons rappeler que le gouvernement a des responsabilités dans la gestion de notre pays qu’il ne peut indéfiniment les faire porter aux citoyens issus de l’immigration et aux étrangers. Si notre pays continue dans cette voie, l’espérance d’une civilisation juste, d’une civilisation de l’Amour, se fera de plus en plus sourde au point d’en devenir totalement inaudible. Faudra-t-il que ce soit sur les ruines d’une nation détruite par les fautes morales répétées d’un gouvernement à la dérive que nous projetions de bâtir cette civilisation ? Ou saurons-nous nous réveiller à temps et reprendre, point par point, un chemin de justice ?
- [+] Texte masqué
- Halte au totalitarisme !
La mise au vote du Projet : « Accès des femmes à des soins médicaux légaux : problème du recours non réglementé à l’objection de conscience » menace les Droits de l’homme.
Le Conseil de l’Europe, spécialisé dans la protection des Droits de l’Homme et des libertés publiques, renie sa propre Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales du 4 novembre 1950, notamment son article 9 qui garantit la liberté de conscience. En soumettant au vote (7 octobre 2010) ce projet de résolution, il s’attaque de front à l’une des libertés les plus fondamentales dans notre société : le droit à l’objection de conscience des personnels médicaux et des institutions médicales. Ce droit, déjà malmené dans les faits dans de nombreux pays, dont la France, pourrait être un jour officiellement refusé à l’Europe entière si cette résolution se transformait un jour en loi.
Le recours à l’objection de conscience face à l’avortement et aux techniques de procréation médicalement assistée a été croissant en Europe ces dernières années. Aussi la députée Christine McCafferty exprime-t-elle sa « vive inquiétude » et présente un projet qui entache les objecteurs de présomption de mauvaise foi. Une résolution n’est qu’une recommandation, non une loi, mais le but de ce projet très est clair : faire croire que l’accès des femmes à l’avortement est devenu difficile et habituer les mentalités à l’idée que la coercition envers les personnels médicaux et les institutions serait une bonne idée, voire une nécessité.
Parmi les dispositions irrecevables, le projet de résolution demande aux 47 états membres de l’Europe :
- d’ « obliger les professionnels de santé à donner le traitement désiré auquel le patient a légalement droit [i.e. l’avortement] en dépit de son objection de conscience » ;
- d’obliger le professionnel de santé à prouver que « leur objection est fondée en conscience ou sur des croyances religieuses et que leur refus est donné en toute bonne foi » ;
- de priver « les institutions publiques/d’Etat telles que les hôpitaux et cliniques publics dans leur ensemble » de la « garantie du droit à l’objection de conscience » ;
- de créer un « registre des objecteurs de conscience » ;
- de créer « un mécanisme de plainte efficace » contre les objecteurs de conscience.
De plus, une obligation perverse est faite aux objecteurs de conscience d’orienter les patients vers des non-objecteurs, prétendant les transformer en hypocrites recherchant leur confort moral. Face à toutes ces dispositions aux sinistres relents de vies entières vécues dans la peur quotidienne de la délation, de nombreuses ONG défendant la liberté de conscience ainsi que divers partis politiques se mobilisent massivement, tant en France que dans le reste de l’Europe. Heureusement, car adopter cette résolution serait accepter qu’un jour les voies de contraintes puissent être la norme. Or La liberté de conscience, source inconditionnelle de l’objection de conscience, a préexisté à l’Union Européenne et à ses Institutions - elle existait déjà durant l’antiquité - et elle leur survivra, car elle dépend de la nature même de l’homme.
L’objection de conscience face aux lois mortifères d’une société en décomposition est ce qui nous a conduits à fonder « Solidarité, Liberté, Justice et Paix » et à nous y engager. Nous refusons de voir la Liberté et la Justice enfermées dans ce nouveau relativisme. La dignité de l’homme en dépend. Ce droit est inaliénable et non négociable parce qu’il est fondamental.
En remettant en question un droit aussi essentiel, pilier de la démocratie, le Conseil de l’Europe sape les bases mêmes sur lesquelles s’édifiait son pouvoir. Ceux qui croient à la démocratie continueront-ils à estimer le Conseil légitime ? Est-on encore crédible lorsqu’on veut abattre ce que l’on a créé pour protéger et défendre ? C’est ce qu’ont bien compris tous ceux qui dénoncent ce projet, tant en France qu’à l’étranger, tant dans le monde politique ou associatif que dans le monde médical.
- [+] Texte masqué
- Le 8 octobre 2010, lorsqu’il était en déplacement au Vatican, le Président Nicolas Sarkozy a prononcé un discours très positif à la Villa Bonaparte. Il s’y est engagé à présider un G8 et un G20 dans un esprit qui nous apparait aller dans le sens d’une recherche du bien commun véritable, pour faire progresser le monde vers plus de solidarité, de liberté, de justice et de paix. Nous nous réjouissons de cet engagement, et portons toute notre espérance dans ce sens. C’est aussi pourquoi nous espérons que ses propos ne sont pas une nouvelle réponse médiatico-électoraliste en réponse à des sondages défavorables, en particulier concernant l’électorat chrétien qu’un tel discours a beaucoup pour séduire. Et cette espérance se réalise dès aujourd’hui dans une attente très forte des actes qui traduiront dans le concret de la politique cet engagement. Le monde a besoin de plus que des mots. Ces mots, qu’on devine choisis avec un grand soin, montre à l’évidence que l’Elysée a compris les enjeux du siècle qui naît : « De crises économiques et financières en crises écologiques, de crises identitaires en crises sociales et politiques, nous courons au désastre si nous ne faisons rien. » Et la nécessité d’unir toute les énergies : « Pourquoi [...] l’Église et la République française ne seraient-elles pas davantage aux côtés l’une de l’autre pour proposer à l’humanité un sort meilleur ? ». Le monde a besoin d’actes concrets, et nous attendons beaucoup de ces promesses pour le G20 sur la lutte contre les persécutions religieuses, la réforme de la gouvernance mondiale, la régulation de la finance, la stabilisation des marchés de matières premières et la promotion d’un commerce éthique, équitable et durable, ainsi que sur la gestion des flux migratoires dans le respect de la vie et de la dignité des personnes.
Nicolas Sarkozy voudra-t-il traduire en solutions pratiques inspirées par la charité politique ces déclarations ? Le peut-il ? A-t-il la liberté de le faire ? Nous l’espérons et s’il ne le fait pas, SOLIDARITE le fera.
Solidarité - Liberté, Justice et Paix
- [+] Texte masqué
- Le samedi 16 octobre à 17H45 devant ND des Victoire à Paris a lieu la 20ème marche de prière pour la Vie.
Le combat pour la Vie est politique, associatif et spirituel. Il ne saurait être efficace si les amis de la Vie rejettent l’un ou l’autre des trois terrains qui rendront possible cette prise de conscience des cœurs sans laquelle il n’y aura pas de victoire. La bataille pour la Vie est un combat de civilisation.
Certains définissent cette marche comme celle de groupes catholiques identitaires. Elle ne l’est que parce que les autres n’y viennent pas, alors qu’ils y sont bienvenus. En aucun cas cette manifestation n’a pour but de dresser une partie de chrétiens contre les autres mais au contraire de partager un appel qui nous rassemble. C’est pourquoi nous la soutenons comme nous soutenons la marche de janvier.
J’appelle ainsi les membres et amis de Solidarité -Liberté, Justice et Paix qui souhaitent s’associer à cette marche priante à y participer : j’y serai moi-même présent.
Axel de Boer
Président de Solidarité
- [+] Texte masqué
- Solidarité - Liberté, Justice et Paix se félicite de la prise de conscience par le parlement européen de la crise européenne de la natalité et son souhait d’y remédier en faisant un pas en faveur de la maternité. Nous ne pouvons qu’encourager l’Union Européenne à ainsi poser les bases minimales pour ses États membres de vraies politiques en faveur de la famille. En effet, en votant ce mercredi 20 octobre en faveur de l’allongement de la durée du congé maternité à 20 semaines pour tous les pays de l’UE, les eurodéputés facilitent l’accueil de la vie par les femmes actives.
En revanche, nous sommes plus qu’inquiets pour les familles françaises de la réaction de Nadine Morano, pourtant secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité auprès du Ministre du Travail. En France comme dans les autres pays d’Europe, la baisse de la natalité ne suffit déjà plus au renouvellement des générations, et les conséquences économiques et sociétales du vieillissement de la population se font déjà ressentir (comme par exemple dans la question du financement des retraites). En témoignant de sa ferme opposition à cette mesure, relative au coût qu’elle ferait porter à l’État, Mme Morano semble oublier que sa première mission est de conduire des politiques en faveur de la famille, dont l’un des piliers est la maternité et son bon déroulement.
Sans doute Mme Morano ignore-t-elle qu’en France allaiter son enfant est un vrai parcours du combattant pour une mère qui travaille et que les mères sont généralement obligées de sacrifier cet allaitement maternel à la reprise du travail. Pourtant l’OMS préconise, pour la bonne santé des enfants, un allaitement maternel d’au moins 6 mois. D’autre part, selon une étude du ministère de la santé publiée en octobre 2006, 84 % des mères considèrent que le congé maternité devrait « durer plus longtemps » et 70 % souhaiteraient s’arrêter pendant un an à l’arrivée de l’enfant. Quelle est le rôle de Mme Morano, si ce n’est pas de prendre la mesure de ces nécessités exprimées par une très large majorité des mères de famille ?
Les membres de Solidarité - Liberté, Justice et Paix expriment donc à la fois leur inquiétude quant au discours démissionnaire de la première en charge des intérêts de la famille, mais aussi leur engagement à améliorer vraiment la condition des mères, notamment par la promotion d’une extension du congé maternité à 30 semaines minimum (6 semaines avant accouchement et 6 mois après) sans perte de revenus pour les femmes qui le souhaitent, et par l’instauration d’une allocation pour les femmes enceintes dès leur déclaration de grossesse.
Solidarité - Liberté, Justice et Paix