Le devoir d'aimer : matière à réflexion
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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césarine
- Barbarus

Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Extrait du livre de Lytta Basset « Aimer sans dévorer »
Chapitre « Devoir aimer ? »
« Comment l’obligation d’aimer tue l’amour. » « Des discours incohérents ».
« C’est bien l’obligation d’aimer qui nous assourdit dans les discours chrétiens.
A commencer par les Dix paroles régulièrement présentées comme les Dix commandements. Dans la foulée, l’amour est le nouveau commandement énoncé par Jésus alors que (entolé) signifie d’abord « recommandation » …
Je suis atterrée par la multitude de commentaires chrétiens passés et présents qui parlent de l’amour en termes de devoir.
….
Où est la liberté chère à ces mêmes exégètes qui pourtant reconnaissent le respect infini du Dieu biblique à l’égard des choix humains ?
….
Le sommet de l’incohérence est atteint avec le raisonnement récurrent que voici : « Dieu vous aime gratuitement sans que vous le méritiez le moins du monde, donc vous devez l’aimer en retour, il l’exige. » Mais si l’Amour exige quelque chose, alors il n’est plus inconditionnel !
Césarine.
Chapitre « Devoir aimer ? »
« Comment l’obligation d’aimer tue l’amour. » « Des discours incohérents ».
« C’est bien l’obligation d’aimer qui nous assourdit dans les discours chrétiens.
A commencer par les Dix paroles régulièrement présentées comme les Dix commandements. Dans la foulée, l’amour est le nouveau commandement énoncé par Jésus alors que (entolé) signifie d’abord « recommandation » …
Je suis atterrée par la multitude de commentaires chrétiens passés et présents qui parlent de l’amour en termes de devoir.
….
Où est la liberté chère à ces mêmes exégètes qui pourtant reconnaissent le respect infini du Dieu biblique à l’égard des choix humains ?
….
Le sommet de l’incohérence est atteint avec le raisonnement récurrent que voici : « Dieu vous aime gratuitement sans que vous le méritiez le moins du monde, donc vous devez l’aimer en retour, il l’exige. » Mais si l’Amour exige quelque chose, alors il n’est plus inconditionnel !
Césarine.
Re: Matière à réflexion
Bonjour Césarine,
C'est bien joli de citer des passages d'un livre, mais ça ne fait pas non plus de mal d'avoir une réflexion personnelle et critique dessus. Balancer des citations comme on envoie des torpilles, c'est un peu facile.
Bref, pour répondre à vos "interrogations", l'Amour de Dieu est effectivement inconditionnel : il nous aime même si nous ne l'aimons pas. Mais le véritable Amour est exigeant car il veut le bien de l'autre. Si Dieu disait m'aimer mais ne voulait pas mon bien - ce qui implique de me corriger lorsque je m'égare -, il serait un menteur. On peut faire une comparaison avec l'amour d'un père ou d'une mère pour son enfant : plus ils l'aimeront, plus ils voudront son bien et plus ils essaieront de lui faire éviter les pièges de ce monde (sans l'infantiliser).
Bien sûr, Dieu se retirera de nos vies si on le rejette mais si on cherche à le connaître et à vivre avec Lui, il nous "façonnera" pour que nous soyons semblables à Lui. Imaginer l'amour comme une espèce de laxisme béat et niaisest tout sauf chrétien.
Maintenant, que dire du commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Peut-on commander d'aimer ? Bien entendu car commander n'est pas forcer. En fait, le Christ n'a jamais dit aux Hommes : vous êtes obligé d'aimer. Il leur a dit : si vous voulez me suivre et trouver le bonheur éternel, vous devez apprendre à aimer. Mais la réponse est libre, et personne n'est obligé de suivre le Christ.
Mais pourquoi le Christ fait-il de l'amour un commandement ? Hé bien tout simplement parce que Dieu est Amour et qu'il n'est pas possible de vivre en Lui sans aimer. De même, l'Homme blessé par le péché est incapable de trouver la paix et le bonheur (car originellement, l'Homme est fait par Amour et pour l'Amour), et l’amour est sa seule chance d’y arriver. C’est donc un commandement positif, non pas qui contraint mais qui libère.
Enfin, pour terminer, il est bon de rappeler que l’amour dont nous parle le Christ est tout sauf un sentiment vécu passivement, c’est un acte engageant notre liberté. Si donc aimer peut-être un choix de notre part (et ma propre expérience m’a prouvé que l’amour vrai est effectivement de l’ordre du choix libre et conscient, sans nier le sentiment mais sans l’y réduire), il est tout à fait possible de l’exiger. Mais encore une fois, nul n’est forcé de suivre le Christ…
Pour conclure, Lytta Basset ne sait pas ce qu’est l’amour chrétien. Elle parle donc de ce qu’elle ne connaît pas.
Cordialement,
C'est bien joli de citer des passages d'un livre, mais ça ne fait pas non plus de mal d'avoir une réflexion personnelle et critique dessus. Balancer des citations comme on envoie des torpilles, c'est un peu facile.
Bref, pour répondre à vos "interrogations", l'Amour de Dieu est effectivement inconditionnel : il nous aime même si nous ne l'aimons pas. Mais le véritable Amour est exigeant car il veut le bien de l'autre. Si Dieu disait m'aimer mais ne voulait pas mon bien - ce qui implique de me corriger lorsque je m'égare -, il serait un menteur. On peut faire une comparaison avec l'amour d'un père ou d'une mère pour son enfant : plus ils l'aimeront, plus ils voudront son bien et plus ils essaieront de lui faire éviter les pièges de ce monde (sans l'infantiliser).
Bien sûr, Dieu se retirera de nos vies si on le rejette mais si on cherche à le connaître et à vivre avec Lui, il nous "façonnera" pour que nous soyons semblables à Lui. Imaginer l'amour comme une espèce de laxisme béat et niaisest tout sauf chrétien.
Maintenant, que dire du commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Peut-on commander d'aimer ? Bien entendu car commander n'est pas forcer. En fait, le Christ n'a jamais dit aux Hommes : vous êtes obligé d'aimer. Il leur a dit : si vous voulez me suivre et trouver le bonheur éternel, vous devez apprendre à aimer. Mais la réponse est libre, et personne n'est obligé de suivre le Christ.
Mais pourquoi le Christ fait-il de l'amour un commandement ? Hé bien tout simplement parce que Dieu est Amour et qu'il n'est pas possible de vivre en Lui sans aimer. De même, l'Homme blessé par le péché est incapable de trouver la paix et le bonheur (car originellement, l'Homme est fait par Amour et pour l'Amour), et l’amour est sa seule chance d’y arriver. C’est donc un commandement positif, non pas qui contraint mais qui libère.
Enfin, pour terminer, il est bon de rappeler que l’amour dont nous parle le Christ est tout sauf un sentiment vécu passivement, c’est un acte engageant notre liberté. Si donc aimer peut-être un choix de notre part (et ma propre expérience m’a prouvé que l’amour vrai est effectivement de l’ordre du choix libre et conscient, sans nier le sentiment mais sans l’y réduire), il est tout à fait possible de l’exiger. Mais encore une fois, nul n’est forcé de suivre le Christ…
Pour conclure, Lytta Basset ne sait pas ce qu’est l’amour chrétien. Elle parle donc de ce qu’elle ne connaît pas.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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césarine
- Barbarus

Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Vous ai-je mis en colère ?
Ce n'était pas mon intention.
Césarine.
Ce n'était pas mon intention.
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Travailler, apprendre à aimer encore plus, le faire croître, c'est le devoir de chaque être humain, et encore plus d'un chrétien. Enfin, c'est mon humble avis.césarine a écrit :Je suis atterrée par la multitude de commentaires chrétiens passés et présents qui parlent de l’amour en termes de devoir.
Bien sur que Dieu nous a fait libre, et nous laisse libre. On est libre de nos actes, ainsi il faut en assumer la responsabilité.césarine a écrit :Où est la liberté chère à ces mêmes exégètes qui pourtant reconnaissent le respect infini du Dieu biblique à l’égard des choix humains ?
On est libre d'aimer Dieu ou non. Il ne l'exige pas.césarine a écrit :Le sommet de l’incohérence est atteint avec le raisonnement récurrent que voici : « Dieu vous aime gratuitement sans que vous le méritiez le moins du monde, donc vous devez l’aimer en retour, il l’exige. » Mais si l’Amour exige quelque chose, alors il n’est plus inconditionnel !
- Christophe
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Bonjour Césarine
La réflexion de Lytta Basset est typique de la pensée libérale pour laquelle le devoir (c'est-à-dire l'obligation morale) est antinomique avec la liberté. Non, la responsabilité et la liberté ne sont pas deux choses contradictoires ! Jean-Paul II disait : " le droit à la liberté est indissociable du devoir d'en faire un usage responsable ". Cette articulation de la liberté et de la responsabilité permet de lever la contradiction que croit percevoir Lytta Basset dans le discours chrétien. La liberté, ce n'est pas l'absence de devoirs ou d'obligation, la liberté chrétienne est la possibilité d'exercer son libre arbitre et de disposer d'une autonomie dans le choix des moyens à appliquer pour atteindre la fin discernée en conscience.
Bien à vous
La réflexion de Lytta Basset est typique de la pensée libérale pour laquelle le devoir (c'est-à-dire l'obligation morale) est antinomique avec la liberté. Non, la responsabilité et la liberté ne sont pas deux choses contradictoires ! Jean-Paul II disait : " le droit à la liberté est indissociable du devoir d'en faire un usage responsable ". Cette articulation de la liberté et de la responsabilité permet de lever la contradiction que croit percevoir Lytta Basset dans le discours chrétien. La liberté, ce n'est pas l'absence de devoirs ou d'obligation, la liberté chrétienne est la possibilité d'exercer son libre arbitre et de disposer d'une autonomie dans le choix des moyens à appliquer pour atteindre la fin discernée en conscience.
Bien à vous
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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etienne lorant
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
N'y a-t-il pas une manière dynamique de poser les questions ? Jésus nous a laissé un commandement nouveau: aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés... L'amour suppose toujours un engagement profond qui se traduit par des actes et une discipline. Et puis, bon, je passe au-dessus, pour dire simplement que personne n'a jamais obligé quiconque à aimer. L'amour suppose la liberté et Dieu lui-même s'y soumet : personne ne nous oblige à aimer. (Et rares ceux qui aiment Dieu jusqu'à aimer leurs ennemis, car Dieu aime aussi nos ennemis, et donc...)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
La question est trés subtile. Premièrement, Dieu ne nous demande pas de l'aimer, le "aimez-vous comme je vous ai aimé" est clairement un commandement d'amour universel de son prochain pas de Dieu. Mais, il est vrai qu'il donne le commandement d'aimer. Je pense que la nuance tient dans "commandement" (plutôt qu'obligation). Il nous faut aimer (charitas), dans le sens où il faut y tendre, à l'inverse des 10 commandements on ne peut les appliquer strictement. On ne peut pas aimer tout le monde simplement parce que nous sommes des êtres finis. Mais on peut essayer de partager avec Dieu cette infinie compassion pour tous les hommes, tels qu'ils sont.
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
36 « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »Ignace a écrit :Premièrement, Dieu ne nous demande pas de l'aimer, le "aimez-vous comme je vous ai aimé" est clairement un commandement d'amour universel de son prochain pas de Dieu.
37 Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
38 Voilà le grand, le premier commandement.
39 Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
40 Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Bonjour Christophe,
Je me permets de vous corriger :
Cordialement,
Mikaël
Je me permets de vous corriger :
C'est justement ça la pensée libérale : la liberté et la responsabilité. La liberté du "je fais ce que je veux et je laisse les autres assumer à ma place", ça n'est pas du libéralisme véritable (même si ça peut occasionnellement usurper son nom).Christophe a écrit :La réflexion de Lytta Basset est typique de la penséelibéralelibertaire pour laquelle le devoir (c'est-à-dire l'obligation morale) est antinomique avec la liberté. Non, la responsabilité et la liberté ne sont pas deux choses contradictoires !
Cordialement,
Mikaël
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
L'amour qui nous est demandé excède les forces naturelles et celui qui nous le commande s'engage à nous en fournir les moyens et paye de sa personne, ce qui rend acceptable le commandement.
Cet amour ne peut être connu naturellement et doit donc être ordonné pour le bien des personnes avant d'être pleinement compris et assumé, de même qu'on commande aux enfants pour ce qu'ils ne savent pas ou aux citoyens pour l'intérêt général.
Cet amour ne peut être connu naturellement et doit donc être ordonné pour le bien des personnes avant d'être pleinement compris et assumé, de même qu'on commande aux enfants pour ce qu'ils ne savent pas ou aux citoyens pour l'intérêt général.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
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Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Eh bien voilà !cracboum a écrit :L'amour qui nous est demandé excède les forces naturelles et celui qui nous le commande s'engage à nous en fournir les moyens et paye de sa personne, ce qui rend acceptable le commandement.
Cet amour ne peut être connu naturellement et doit donc être ordonné pour le bien des personnes avant d'être pleinement compris et assumé, de même qu'on commande aux enfants pour ce qu'ils ne savent pas ou aux citoyens pour l'intérêt général.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
Juste pour appuyer dans le sens des précédents commentaires, je préciserais :
cette auteur semble bien comprendre d'emblée le terme de "devoir" dans le sens d'un ordre plus ou moins pénible qui nous serait imposé arbitrairement de l'extérieur ; ou bien peut-être, comme si ne pouvait être considéré comme "devoir" de façon certaine que ce qui ne va dans le sens d'aucune de nos aspirations naturelles (un peu de Kant là-dedans ?).
Or, s'agissant de Dieu, si on rappelle qu'il est censé être source de toute existence, l'origine de tout être, le devoir dont il est question est alors ce qu'implique notre nature, non pas un ordre arbitraire imposé de l'extérieur mais le constat d'un élan intérieur - pour peu que nous ne nous y opposions pas, et que nous ayons la volonté et le courage d'élaguer ce qui en nous s'y oppose.
En fait, l'auteur n'a simplement pas compris le terme "devoir", et aurait dû commencer par une analyse des termes et de leurs sens possibles, et de l'évolution de leur sens au cours des siècles - le sens courant d'un mot dans la société occidentale actuelle ne représentant certainement pas l'étalon de sa réelle signification.
Après tout, même d'un point de vue humaniste sans religion particulière, le respect d'autrui EST un devoir, non ? Est-ce que cela enlève quoi que ce soit à sa justification et à sa valeur ?
Il s'agit simplement de reconnaître la nécessité d'un acte de notre part envers autrui, nécessité fondée sur notre nature humaine commune.
cette auteur semble bien comprendre d'emblée le terme de "devoir" dans le sens d'un ordre plus ou moins pénible qui nous serait imposé arbitrairement de l'extérieur ; ou bien peut-être, comme si ne pouvait être considéré comme "devoir" de façon certaine que ce qui ne va dans le sens d'aucune de nos aspirations naturelles (un peu de Kant là-dedans ?).
Or, s'agissant de Dieu, si on rappelle qu'il est censé être source de toute existence, l'origine de tout être, le devoir dont il est question est alors ce qu'implique notre nature, non pas un ordre arbitraire imposé de l'extérieur mais le constat d'un élan intérieur - pour peu que nous ne nous y opposions pas, et que nous ayons la volonté et le courage d'élaguer ce qui en nous s'y oppose.
En fait, l'auteur n'a simplement pas compris le terme "devoir", et aurait dû commencer par une analyse des termes et de leurs sens possibles, et de l'évolution de leur sens au cours des siècles - le sens courant d'un mot dans la société occidentale actuelle ne représentant certainement pas l'étalon de sa réelle signification.
Après tout, même d'un point de vue humaniste sans religion particulière, le respect d'autrui EST un devoir, non ? Est-ce que cela enlève quoi que ce soit à sa justification et à sa valeur ?
Il s'agit simplement de reconnaître la nécessité d'un acte de notre part envers autrui, nécessité fondée sur notre nature humaine commune.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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jeanbaptiste
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- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Le devoir d'aimer : matière à réflexion
@ gentil athée :
Bien à vous.
Oui, mais je crois que vous parlez du "vieux" libéralisme, du premier libéralisme, celui auquel Chesterton tenait et qu'il voyait disparaître. Le mot "libéral" a une longue histoire !C'est justement ça la pensée libérale : la liberté et la responsabilité. La liberté du "je fais ce que je veux et je laisse les autres assumer à ma place", ça n'est pas du libéralisme véritable (même si ça peut occasionnellement usurper son nom).
Bien à vous.
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