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On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 10:51
par Et.H
Bonjour,
Je suis tombé sur cette homélie sur le site d’un diocèse dans la rubrique spiritualité.

Isaïe 8, 23 à 9,3 ; 1 Corinthiens 1, 10-17 ; Matthieu 4, 12-23


Les commencements de la mission de Jésus selon Matthieu.

Tout comme Luc, l'évangéliste Matthieu marque la rupture entre deux époques : le temps de Jean-Baptiste et celui de Jésus. Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus retourna en Galilée..." Luc exprimait cette différence en parlant du temps de la Promesse et du temps de la réalisation. Au moment où Jean-Baptiste disparait, Jésus commence la proclamation du temps de Dieu qui vient. "Le royaume des cieux est tout proche". Et Jésus appelle ses premiers disciples. Rien d’original dans ces débuts : nous connaissons bien tout cela.


Arrêtons-nous aujourd’hui, quelques instants, sur les premières paroles de Jésus, avant même l’appel des disciples : “Convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche”. Nous connaissons bien l’appel à la conversion, mais peut-on être plus précis : “se convertir par rapport à quoi ?”. Nous avons tant appris que la conversion c’est se détourner du mal et du péché, que nous oublions que la conversion c’est aussi se tourner vers Dieu, se retourner vers Lui. “Tournez-vous vers Lui car son Royaume est tout proche de vous !”



Plusieurs générations ont été éduquées sur la peur de Dieu, au point de ne pas pouvoir entendre cette proximité de Dieu avec eux. Aux adultes d’aujourd’hui,pécheurs, des rubricites font comprendre qu’ils doivent avancer à la communion les bras croisés sur la poitrine, pour bien ne pas recevoir le Christ qui vient pour eux : “je ne suis pas venu pour les bien portants, mais pour les pécheurs. Depuis quand des clercs osent-ils ainsi détourner l’attitude d’accueil du Christ Jésus, notre frère ? “Le Royaume de Dieu est tout proche...

Les gens qui fréquentaient les bords de Jourdain, au temps de Jésus, attendaient et espéraient que vienne l’envoyé de Dieu. En même temps, ils avaient reçu une telle éducation qu’ils se savaient loin de Dieu, culpabilisés par les lois de puretés, les 633 règles à respecter. On en était passé du respect, de la crainte à la peur de Dieu, peur d’un Dieu courroucé précise notre cantique de Noël.



La proximité de Jésus avec les pécheurs et les petites gens de toute sorte vient annoncer la Bonne nouvelle, le contraire de cet éloignement. L’Eglise du XXIème siècle saura-t-elle ouvrir les bras et le cœur aux gens du peuple et aux pécheurs, tout comme avait su le faire le bon pape Jean, tout comme l’avait fait le Christ, au point de subir les railleries des gens bien, des gens de biens? Enfin l’Eglise saura-t-elle appeler des disciples qui, à la suite de leur maître, iront vers la brebis égarée pour la rassembler avec les autres, plutôt que de rester dans l’enclos à veiller sur les 99 qui n’ont pas besoin de consolation ?
Je trouve le texte ahurissant. C’est particulièrement ambigu et relativiste. Ce prêtre semble encourager la profanation du Corps du Christ. Il ne fait aucune distinction entre le fidèle de bonne foi qui a peut être commis une faute et qui se reconnait pécheur, et le mécréant venu pour une cérémonie et allant cherché un bout de pain. J’ai l’impression qu’il détourne totalement le sens du texte et le sens de l'Eucharistie.

Qu'en pensez-vous ? J'ai rêvé ou quoi ? :mal:

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 10:58
par Et.H
Pour info, voici l'évangile que cette personne a commenté :
Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali,route de la mer et pays au-delà du Jourdain,Galilée, toi le carrefour des païens :
le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière.Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort,une lumière s'est levée.
A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 11:23
par Et.H
Quelques précisions :
Pénitence/conversion
Grec classique : Le sens primitif du verbe Metanoein est « changer d’avis »…
Nouveau Testament et Pères Apostoliques : « Changer d’avis » ce peut être aussi « regretter, se repentir ». Le verbe « metanoein » a ce sens dès le grec classique.
Ce même verbe et le substantif correspondant (metanoia) vont être utilisés dans le NT pour signifier la démarche de l’homme pécheur qui se convertit. Mais il importe de noter ici combien la démarche est complexe : l’homme reconnait, avoue qu’il est pécheur, il le regrette, il est décidé non seulement à changer d’avis, mais à changer sa façon de vivre, et déjà il se soumet à des mortifications…
Ce mot a été rendu en latin, dans les vieilles versions latines de la Bible, puis dans les autres écrits latins, par le terme « paenitentia ». Du coup l’expression a trahi l’idée qu’elle voulait exprimer. Car la pénitence n’est que l’un des aspects de la métanoia. La pénitence évoque la mortification, mais la métanoia est tout autre chose que la mortification. Elle relève du cœur plus que du corps : de la foi, de l’espérance et de l’amour autnat que de la justice. La pénitence s’adresse à l’homme, la métanoia est avant tout conscience de la présence et du jugement de Dieu.

Les Pères Apostoliques (édition du cerf)
J’ai l’impression qu’ici c’est tout l’inverse… L’auteur est de mauvaise foi et évacue la pénitence. Je comprends mieux maintenant ce qui se passe à la messe…on invite tout le monde, voir n’importe qui, et hop…l’affaire est dans le sac ! :furieux:

Notez le mépris qu'à ce prêtre pour le Saint Père, qualifié de "rubriciste", ainsi que pour l'ensemble des Papes et des Conciles.

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 11:23
par jeanbaptiste
En plus de cela il critique une pratique liturgique tout à fait conforme qui n'est absolument pas le fruit de quelques "rubricistes" fous.

N'hésitez pas à lui faire part de votre étonnement, peut-être entendait-il quelque chose de tout différent, une anecdote bien particulière etc.

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 13:58
par Théophane
Cette homélie part sans doute de bons sentiments mais est assez maladroite... Il aurait dû dire plutôt que le Christ nous attend dans le sacrement de la confession. C'eût été plus logique !

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 18:37
par Et.H
Théophane a écrit :Cette homélie part sans doute de bons sentiments mais est assez maladroite... Il aurait dû dire plutôt que le Christ nous attend dans le sacrement de la confession. C'eût été plus logique !
Effectivement, je me suis peut être emporté mais le texte est particulièrement ambigu.... Ce manque de clarté fait quand même très louche... :roule: surtout que le lien avec la confession est totalement absent.

Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin. Mathieu 5:37

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : jeu. 20 janv. 2011, 21:00
par archi
Et.H a écrit :
Théophane a écrit :Cette homélie part sans doute de bons sentiments mais est assez maladroite... Il aurait dû dire plutôt que le Christ nous attend dans le sacrement de la confession. C'eût été plus logique !
Effectivement, je me suis peut être emporté mais le texte est particulièrement ambigu.... Ce manque de clarté fait quand même très louche... :roule: surtout que le lien avec la confession est totalement absent.
Il faut dire que quand le sacrement de la confession et de la réconciliation n'est plus pratiqué, comme c'est le cas dans la plupart des paroisses de cette Eglise moribonde... on n'a plus qu'une alternative: être parfait ou être indigne. Bref, comme personne n'est parfait, il ne reste plus d'alternative du tout. On ne peut pas être délié de ses péchés...

In Xto,
archi.

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mer. 16 févr. 2011, 12:02
par Et.H
Je suis tombé sur cette homélie sur le net :
[+] Texte masqué
HWHY Le Nom

18 mars 2001

Dans la scène du Buisson ardent, à travers Moïse, c'est l'âme d'Israël sans cesse à la recherche de son Dieu que l'on sent vibrer. Certes, les noms ne manquaient pas pour désigner le Dieu des pères. Mais le sens de la demande est ici plus profond il s'agit, non pas d'obtenir un vocable de plus, mais d'avoir un terme qui atteigne l'être même, l'intime réalité. C'est une question qui porte sur la nature même de Dieu. Israël ne se contente plus de l'expérimenter comme son sauveur, il est fasciné par le mystère de Dieu en lui-même. Et peut-être une telle demande est-elle plus importante que la réponse elle-même!

C'est déjà un grand pas dans le respect que de ne pas interpeller Dieu, de ne pas le prendre pour cible comme s'il était responsable des événements, des malheurs que nous pouvons trouver dans notre monde, comme au temps de Jésus. Mort des innocents, violence dans les banlieues, conflits sanglants dans beaucoup de coins de notre monde… Nous pouvons remarquer que les malheurs suscitent souvent des mouvements de générosité, de compassion et de solidarité. C'est à ces moments-là qu'on est saisi par le sens de Dieu et le sens de nos limites humaines, le sens de l'homme.

En fait, Jésus n'a pas répondu directement à la question des gens : Dieu est-il le justicier et les catastrophes sont-ils des punitions de Dieu ? Par deux fois, à la place des réponses attendues, il invite les gens à la conversion. La condition de la vie humaine est fragile. Il vaut mieux que chacun veille à sa propre conduite. Tout peut arriver à tout le monde.

Au Sinaï, pour être accrédité par son peuple, Moise a besoin de savoir le nom de Celui qui veut l'envoyer faire sortir son peuple de l'Egypte. " S'ils me disent : Quel est son nom ? - que leur dirai-je ? " Dieu dit à Moïse :" Ehiè ashèr èhiè ! - Je serai qui je serai. " On peut comprendre : Je suis celui qui suis, c'est à dire, je ne veux pas ou je ne peux pas dire qui je suis. Le nom s'écrit en effet, en quatre consonnes sans voyelles.

En hébreu,Yod He Wav He, eH vaW eH doY ou en notre alphabet YHWH. HWHY Ce nom est " imprononçable ". Celui que nous appelons " Dieu " est " l'Imprononçable ". On ne peut enfermer Dieu dans des mots.

Mais Dieu se révèle aussi dans nos vécus. Dans le contexte où il envoie Moise en mission, la phrase : je serai qui serai veut dire : je suis là, avec vous, de la manière que vous verrez. C'est l'histoire de l'exode qui va se dérouler. C'est le projet de la Pâques de Dieu.

Ce passage de l'exode où Dieu dit son nom éclaire tout ce que Jésus a dit dans l'évangile d'aujourd'hui. " Déjà même la hache est prête à attaquer la racine de l'arbre. Tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. " C'était la menace de jugement proférée par Jean le Baptiste.

Mais quand Jésus est venu, même dans la conversion à laquelle il nous invite, il nous a fait voir un visage de Dieu tout autre. Et voici qu'il répète plus de cent fois : " Vous avez entendu qu'il a été dit, mais moi, je vous dis..." Il complète ainsi l'enseignement des anciens en annonçant la plénitude de Dieu qu'il appelle son Père. " L'Imprononçable " est désormais prononcé en la personne de Jésus, C'est " Dieu qui sauve, Dieu avec nous ". Une relation personnelle, vivante s'est établie entre Dieu et l'homme.

On ne peut plus parler de "pécheur" sans penser aux paraboles de la brebis perdue, de la pièce retrouvée, de l'enfant prodigue. "Je vous le déclare, c'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vint-dix neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion." Les personnes qui ont pu recueillir le plus de confidences importantes de la part de Jésus s'appellent Matthieu, Zachée, le larron crucifié à côté de Jésus, la samaritaine, Marie Madeleine, la femme amenée de force devant Jésus pour qu'on puisse la lapider.

En changeant l'image de Dieu, Jésus a voulu mettre un terme à certaine théologie du péché et du sacrifice et libérer ainsi l'homme de sa mauvaise conscience. Ce n'est pas Dieu qui a voulu la mort de son fils bien-aimé, ce sont des hommes au coeur dur et pavé de bonnes intentions qui l'ont jugé, torturé et cloué sur la croix, parce qu'il avait mis en cause leur idée inhumaine de Dieu qui a besoin du sacrifice et du sang d'un innocent pour le rachat de nos péchés.
La fin de cette homélie (en rouge) n'est même plus chrétienne... Où va l'Eglise ?

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mer. 16 févr. 2011, 12:47
par Raistlin
Et.H a écrit :Je suis tombé sur cette homélie sur le net :
[+] Texte masqué
Ce n'est pas Dieu qui a voulu la mort de son fils bien-aimé, ce sont des hommes au coeur dur et pavé de bonnes intentions qui l'ont jugé, torturé et cloué sur la croix, parce qu'il avait mis en cause leur idée inhumaine de Dieu qui a besoin du sacrifice et du sang d'un innocent pour le rachat de nos péchés.
La fin de cette homélie (en rouge) n'est même plus chrétienne... Où va l'Eglise ?
Heu, ben ça dépend. Dieu a voulu la mort de son Fils dans le sens où Il savait que cela se produirait et que ce serait nécessaire à notre Salut, et qu'Il l'a permise. Mais Il ne l'a pas voulu dans le sens où Il aurait eu besoin du sang de son Fils pour apaiser sa colère (Dieu n'a besoin de rien, surtout pas d'apaiser sa colère dans le sang).

Par contre, dire que les Juifs ont crucifié Jésus parce qu'il aurait remis en cause leur "idée inhumaine de Dieu qui a besoin du sacrifice et du sang d'un innocent pour le rachat de nos péchés" me semble être erroné compte tenu de ce que les Évangiles nous disent.

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mar. 22 févr. 2011, 13:53
par Un catholique
Et.H, je comprends bien ce que vous avez ressenti à la lecture de ce texte. Je ne dirai pas que ce n'est que maladresse ou bons sentiments.

Et puis, s'il fallait noter toutes les perles noires que l'on peut glaner sur les sites des diocèses, il faudrait ouvrir une rubrique pour cela.

Je vous livre une des dernières que j'ai rencontrées :
Dans la fidélité à l’Église, prenons des initiatives pour renouveler nos manières de célébrer la liturgie de l’Eucharistie, des baptêmes, des mariages et des célébrations des funérailles chrétiennes.
À quoi peuvent bien servir les constitutions et instructions devant un tel appel à la créativité. Oui, je sais dans la fidélité à l'Église, rappelons-nous ce qu'est une clause de style.

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mar. 22 févr. 2011, 14:44
par coeurderoy
Et.H a écrit : Je trouve le texte ahurissant. C’est particulièrement ambigu et relativiste. Ce prêtre semble encourager la profanation du Corps du Christ. Il ne fait aucune distinction entre le fidèle de bonne foi qui a peut être commis une faute et qui se reconnait pécheur, et le mécréant venu pour une cérémonie et allant cherché un bout de pain. J’ai l’impression qu’il détourne totalement le sens du texte et le sens de l'Eucharistie.

Qu'en pensez-vous ? J'ai rêvé ou quoi ? :mal:

Comment reconnaissez-vous "le mécréant venu pour une cérémonie" du fidèle "de bonne foi"...L'expérience montre que les personnes hostiles à la Parole du Christ fuient plutôt son contact...Et si Jésus se réjouissait de pouvoir ainsi approcher et toucher "les mécréants" ??? Je ne pense plus que nous puissions "souiller" ou profaner Celui qui touchait les lépreux et les prostituées...

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mar. 22 févr. 2011, 20:59
par Eriluc
coeurderoy a écrit :Je ne pense plus que nous puissions "souiller" ou profaner Celui qui touchait les lépreux et les prostituées...
:furieux: :furieux: :furieux: :furieux: :furieux:

Pouvez vous préciser votre "non pensée" Gilles ???

Fraternellement

Eric

PS: rappel du CEC 2120 "Le sacrilège consiste à profaner ou à traiter indignement les sacrements et les autres actions liturgiques, ainsi que les personnes, les choses et les lieux consacrés à Dieu. Le sacrilège est un péché grave surtout quand il est commis contre l’Eucharistie puisque, dans ce sacrement, le Corps même du Christ nous est rendu présent substantiellement (cf. CIC, can. 1367 ; 1376)."

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mer. 23 févr. 2011, 7:46
par coeurderoy
Bonjour Eriluc,

la profanation relève je crois d'un acte délibéré : un désir d'offenser, de nuire, de "détruire Dieu" (comme si cela était possible), désir inspiré du démon imbu de l'idée (fausse) de sa toute-puissance. Ainsi ceux qui profanent une église (en France les exemples de 1793 sont légion), brisent un tabernacle, souillent - comme le firent les armées napoléoniennes - couvents, voire religieuses, tuent des prêtres...
Mais que Jésus soit offensé parce qu'un baptisé (et même un non baptisé) se sente mû à s'approcher de son Corps eucharistique, cela je ne le pense pas. Lorsque je suis revenu à Dieu (si tant est que je l'eusse vraiment quitté...), vers 19 ans, je me suis rapproché de la communion, avant de découvrir le sacrement de réconciliation : comme un aimant (un Aimant aussi !) le Seigneur m'a fait comprendre Son Désir, qui rejoignait le mien : c'est pourquoi j'ai du mal à poser un quelconque jugement sur quiconque s'approche de Lui : que savons nous de la préparation des âmes : je ne crois pas en tout cas qu'il y ait désir quelconque de profanation dans ces communions "indignes" (ce qu'elles ne sont pas à mon humble avis). Réjouissons-nous plutôt que la grâce travaille les âmes ...
Ceci dit, à la Messe, le canon devrait toujours être suffisamment solennisé pour qu'effectivement il n'y ait aucun doute sur le mystère de la transubstantiation et que les assistants n'aient jamais le sentiment, lors de la communion, qu'on ne partage "qu'un bout de pain". Et je trouve, en assistant à des messes ici ou là, que d'immenses progrès ont été faits en ce domaine depuis vingt ans...

cordialement, in Christo !

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mer. 23 févr. 2011, 20:47
par Eriluc
Cher Coeurderoy,

Je perçois la bonne intention et la générosité de votre propos c'est dans votre nature, celle de l'homme de bien. Je réagissait là où vous mettez l'intention comme condition pour voir un sacrilège à un accès inique au sacrement. Que le Seigneur soit prêt à pardonner à l'ignorant ou l'indélicat voulant s'approcher de Lui n'est pas discutable, cela relève du jugement divin et de sa magnanimité. Ce que je crois inacceptable est que l'on officialise des pratiques poussant à la profanation, par laxisme, ou par peur d'imposer des règles en désaccord avec nos propres agissements passés, ou par refus de notre propre indignité. Nous sommes souvent ignorant du mal que nous faisons aux autres, à nous même et surtout à Dieu. L'absence de volonté de nuire ne change en rien la nuisance. La responsabilité des ministres n'est elle pas d'aider les fidèles à ne pas se mettent pas dans des situations de faire le mal, même inconsciemment. Chez nous la boite à pharmacie a toujours était hors de porté des petits enfants pour qu'ils ne consomment pas les médicaments croyant manger des bonbons.

Très fraternellement.

Eric

Re: On trouve n'importe quoi sur le site d'un diocèse...

Publié : mer. 23 févr. 2011, 22:43
par archi
coeurderoy a écrit :la profanation relève je crois d'un acte délibéré
Je pense qu'elle provient beaucoup plus souvent de l'indifférence. Ce qui est grave, ce n'est pas de recevoir le Corps et le Sang du Christ en étant un pécheur et même un grand pécheur - c'est justement pour ça que nous recevons le Saint Sacrement, et nous ne sommes jamais dignes de Le recevoir - mais de recevoir ce Don sacré avec indifférence.

In Xto,
archi.