Et c'est reparti pour des échanges stériles de 2 pages...
Un gentil athée a écrit :Si je dis une chose, c'est que je la crois juste.
Dans ce cas, vous avez dit une grosse ânerie.
Un gentil athée a écrit :A partir du moment où l'hallucination individuelle est possible, alors l'hallucination collective peut bien être extrêmement improbable, elle n'est pas, en toute rigueur, impossible.
Et encore une fois, comme à votre habitude, vous changez de sujet. Car je vous rappelle que je ne parlais pas du tout de la possibilité ou non de l’hallucination collective mais du fait que vous la mettiez sur le même plan que la Résurrection, ce qui est une bourde monumentale.
Au demeurant, pour répondre à votre question (au-delà du peu de pertinence de votre argument car, par exemple, ce n’est pas parce que mes ongles repoussent et ma peau se régénère après une blessure qu’on peut dire pour autant qu’il n’est pas impossible, en toute rigueur, que mon bras repousse si on me le coupe…), deux choses s’opposent à l’hallucination collective :
1- Aucune n’a jamais été observée.
2- Il semble bien que la raison elle-même nous apprenne qu’elle soit impossible. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une hallucination est le produit de notre imagination, de notre psychisme. Une hallucination collective suppose alors que plusieurs personnes, qui ont vu et entendu la même chose, ont donc le même psychisme. Or nous savons bien que c’est faux. Que plusieurs personnes aient donc des hallucinations en même temps, c’est très certainement possible, mais qu’elles voient
exactement la même chose, non.
Et puis, l’explication de l’hallucination collective – quand bien même elle serait possible – ne se révèle de toute façon pas satisfaisante. Car le Christ ressuscité n’est pas apparu une fois mais plusieurs fois sur une période de 40 jours environ, et à des personnes différentes dans des lieux différents. Esnuite, les disciples ont
touché leur "hallucination" (cf. saint Thomas) et ont mangé avec elle. Enfin, s’il y avait eu hallucination collective, alors le corps de Jésus serait demeuré en place. Or le tombeau était vide. A cela vous rétorquerez peut-être qu’en plus d’être des malades mentaux sujets aux hallucinations, les disciples étaient des menteurs (ça commence à faire beaucoup) et qu’ils ont dérobé le corps pour faire croire à la Résurrection, et prétendus faussement avoir touché Jésus. Mais dans ce cas, vous n’expliquez pas le fait qu’ils ont donné leur vie pour un mensonge qu’ils ont élaboré de toute pièce.
Bref, quelque soit l’angle par où on la regarde, l’explication par l’hallucination collective ne tient pas la route. Mais enfin, si elle vous permet de vous rassurer…
Un gentil athée a écrit : Et de toute façon, entre deux miracles, il faut choisir le moindre. Rationnellement parlant.
Vous rendez-vous compte des absurdités que vous proférez ? Entre deux miracles il faut choisir le moindre ? Et quels sont les critères que vous utilisez pour hiérarchiser les miracles ?
Un gentil athée a écrit : Oui mais voilà le problème justement : tenir la Résurrection pour une explication possible implique donc de poser préalablement l'existence de Dieu. Ça tombe mal pour ceux qui entendent baser cette dernière sur la Résurrection...
Qui a dit que nous basions l’existence de Dieu sur la Résurrection ?
La raison et la philosophie suffisent à démontrer l’existence de Dieu. La Résurrection ne fait que prouver la mission du Christ et donc le Christianisme.
Un gentil athée a écrit : J'essaye de vous expliquer pourquoi, si on tient la Résurrection pour surnaturelle, il est alors impossible de déterminer de manière objective sa probabilité a priori car on n'a pas de cadre ou de contexte à prendre en compte sur lequel s'appuyer pour calculer cette probabilité (pour prendre une image évocatrice, c'est comme si on cherchait à s'orienter avec une boussole en se trouvant au pôle Nord magnétique...).
Votre raisonnement est faux car si on ne peut calculer la probabilité d’un miracle, on peut calculer la probabilité qu’aucune autre explication ne fonctionne. On peut aussi calculer la probabilité qu’un
évènement se soit produit, compte tenu des témoignages que l’on a.
Le problème, c’est que comme d’habitude, vous réduisez tout au champ de la science expérimentale. Un contre-exemple pour vous aidez à comprendre : l’apparition de l’Univers. La science ne sait pas ce qui s’est passé (elle fait des hypothèses) et ne peut en aucun cas le vérifier expérimentalement. Pourtant, on peut déterminer qu’il y a 100% de chances que cet évènement se soit produit… car nous pouvons témoigner par notre existence qu’il a bien eu lieu.
Bien entendu, calculer la probabilité que tel évènement soit miraculeux (et non pas la probabilité qu’un miracle se produise, nuance) nécessite une chose : un regard parfaitement objectif, libre de toute contrainte idéologique de type rationaliste ou matérialiste. Bref, le pré-requis est un esprit véritablement objectif.
Un gentil athée a écrit :Au contraire, l'histoire se doit de s'appuyer sur les connaissances des sciences de la nature.
Oui mais s'appuyer sur les sciences de la nature ne signifie pas n’évoluer que dans leur cadre et que selon leur lecture des choses. Je ne vois aucune raison pour que la science historique soit soumise aux sciences de la nature.
Et donc, votre raisonnement tourne à vide : vous refusez la possibilité du miracle non pas parce que c’est déraisonnable mais parce que ça n’entre pas dans le cadre de la science expérimentale. Et vous refusez le témoignage pour la même raison. Finalement, vous raisonnez en vase clos. Ainsi, Dieu pourrait vous mettre un authentique miracle sous le nez que vous le refuseriez au nom de votre idéologie (ce qui me fait penser aux paroles du Christ sur le fait que même un homme revenu d'entre les morts ne suffirait pas à ceux qui ont le coeur fermé et les oreilles bouchées). C’est ça être rationnel selon vous ? Refuser le réel au profit d’une idéologie ?
Mais bon, nous avons déjà eu ce débat stérile. Tout a été dit, pas la peine d’y revenir.
Un gentil athée a écrit :Ça va vous contrarier mais même si on écarte l'hallucination collective, il reste la possibilité (au moins) de la fraude pure et simple... D'un point de vue rationnel j'entends.
Ca va vous contrarier, mais cette hypothèse a déjà été débattue sur ce forum. Mais bon, répétons ce qui a déjà été dit…
Cette explication, sans être rationnellement impossible, est peu crédible. Déjà parce qu’il est étrange que des hommes abattus par la mort de leur maître (je vous rappelle qu’ils ont fui lors de la Passion de Jésus) se soient soudainement mis en tête de bluffer la Terre entière (pas seulement la Palestine, hein, mais TOUTE la Terre). Ensuite parce qu’ils sont donné leur vie pour un mensonge qu’ils auraient forgé or comme le dit Pascal :
« Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger ». Enfin parce qu’il est étonnant qu’aucune voix discordante n’ait émergé, compte tenu des persécutions. Quoi, voilà des hommes qui meurent pour un mensonge qu’ils ont inventé et personne pour vendre la mèche ! Il faut vraiment qu’ils aient
tous été de grands malades mentaux…
Et pour rajouter à l’inanité de cette explication, on peut ajouter que quitte à mentir, les disciples auraient pu donner une image d’eux un peu plus glorieuse que dans les Évangiles (où ils apparaissent comme des lâches ou des personnes qui ne comprennent rien). Autre chose : compte tenu de la société de l’époque, jamais un tel mensonge n’aurait mis les femmes comme premiers témoins de la Résurrection. C’est d’ailleurs ce qui faisait dire à Celse :
« Les Galiléens croient à une résurrection, sur le seul témoignage de quelques femmes hystériques. »
Pour terminer, la Résurrection du Christ n’est pas une anomalie dans la vie du Christ : elle est son accomplissement. Par elle, toute la vie et la mission du Christ prennent un sens extraordinaire, qui a permis le développement d’une théologie unique et cohérente. Ainsi, il me semble bien que supposer que la Résurrection ait été inventée revient à dire que tout le message du Christ l’a été. Or ce message justement, non seulement atteint des sommets qu’aucune autre religion ou philosophie n’a atteints, mais aussi était totalement contraire aux mentalités de l’époque. L’œuvre des disciples ne serait alors pas celle de fous ou d’illuminés, mais d’authentiques génies. A la fraude monumentale, et à la folie furieuse, il faut donc que vous ajoutiez aux disciples le génie.
Mais je vous vois déjà venir :
« Peut-être que cette explication n’est pas très crédible mais elle l’est toujours plus que la Résurrection qui n’est pas une évènement naturel ». Et le débat sera sans fin, comme d’habitude puisque nul ne pourra déboulonner vos préjugés de base.