La Fraternité Sacerdotale Saint Pierre (FSSP)
Publié : lun. 03 avr. 2006, 8:58
La Fraternité Saint Pierre ( qu’il ne faut pas confondre avec la Fraternité Saint Pie X ) dans sa lettre de février 2006 revient sur le Concile Vatican II. C’est un juste milieu entre les opinions opposées.
Monseigneur Vingt Trois a dit lors de la messe du 8 décembre que le Concile était le « signe du renouveau de l’Eglise ». Hum ! Hum ! Heureusement que c’était « ce qu’il fallait qu’il dise ». La FSSPX ( voir un article de l’entrée FSSPX ) dit que le déclin évident de l’Eglise est dû au Concile. D’autres, et j’en suis, disent que c’est le dévoiement des conclusions du Concile qui sont à l’origine de ce déclin. C’est l’opinion de la FSSP et je la partage assez :
…………………
Avec Vatican II, l’autorité a-t-elle disparu dans le Eglise ?
A l’instar de la société civile, l’Eglise vit une profonde crise d’autorité. Nous ne sommes plus au temps où il suffisait au Pape d’ordonner pour être obéi. L’accueil fait à tout ce qui émane de Rome montre à quel point le problème est grave.
Il y a là un fait de société qui dépasse largement l’Eglise. Vatican II a-t-il contribué au phénomène ? Sans doute de manière indirecte, par une conception abusivement extensive de la notion de collégialité épiscopale, au détriment de l’autorité pontificale. Ou, encore, par un certain effacement de l’identité du sacerdoce ministériel conjointement à la montée du rôle des laïcs. Aujourd’hui l’idée même d’autorité magistérielle et disciplinaire n’est plus reconnue et le pouvoir doit adapter sa méthode s’il veut garder prise sur la réalité. Gageons que Benoît XVI saura agir en tenant compte de ces contraintes.
Vatican II a-t-il vidé la liturgie du sacré ?
Nous devons distinguer trois choses :
- Ce que Vatican II dit de la liturgie dans sa Constitution « Sacrosanctum Concilium » n’a rien de révolutionnaire et a été voté à la quasi unanimité des pères conciliaires.
- Le missel réformé de Paul VI qui contient une réforme assez profonde des rites de la messe et va beaucoup plus loin que ce que proposait le Concile.
- Les pratiques liturgiques en usage dans les communautés paroissiales qui vont encore plus loin que l’application stricte du missel de 1970.
Ces pratiques liturgiques ont souvent vidé la liturgie du sacré et découragé des nombreux fidèles, mais cela n’est nullement inscrit dans le texte de Vatican II.
Vatican II a-t-il privilégié le ressenti de la foi sur la transmission des dogmes ?
La norme catéchétique universelle issue de Vatican II est maintenant le « Catéchisme de l’Eglise Catholique » de 1992 et son récent Compendium. Difficile de dire que ces deux documents privilégient un « ressenti » par rapport au donné dogmatique, bien au contraire !
Le Concile a-t-il réconcilié l’Eglise avec le monde ?
Depuis le Concile, l’Eglise a parfois employé un langage nouveau qui pouvait être source d’ambiguïtés. Mais tout dépend du sens que l’on donne aux mots. Ainsi quand elle parle de « l’homme » l’Eglise donne à ce mot un sens précis qui n’est nullement celui de l’humanisme philosophique ; même chose quand elle emploie le mot « liberté ».
Pour le reste ; rarement la morale chrétienne n’aura occupé une telle place dans l’enseignement du magistère romain ; cela a été assez reproché à Jean Paul II ! Nombre d’incroyants reconnaissent même qu’ils trouvent dans cet enseignement un point de repère stable. En s’ouvrant au Monde avec Vatican II, l’Eglise est sans doute plus présente aux débats de notre temps. Mais l’Eglise - qui est « signe de contradiction » - ne s’est pas pour autant réconciliée avec le monde tel qu’il va !
Les catholiques ont-ils découvert les autres croyants ?
Grâce au mouvement œcuménique engagé par Vatican II ainsi qu’au dialogue interreligieux, les catholiques ont en un certain sens «découverts » les croyants d’autres religions. Mieux vaut en soi se connaître que se méconnaître si l’on veut marcher vers l’unité dans la vérité !
Mais sur ce qui peut en sortir et sur la manière d’aborder cette délicate question, il faut relire simultanément le Décret sur l’œcuménisme de Vatican II et la Déclaration « Dominus Jesus » publiée en l’an 2000 par la Congrégation de la doctrine de la foi sous l’autorité d’un certain cardinal Ratzinger …
Finalement, et c’est notre vœu, il faudrait redécouvrir ce qu’a vraiment dit Vatican II et le comparer avec ce qu’on lui a fait dire …. La différence est énorme !
Monseigneur Vingt Trois a dit lors de la messe du 8 décembre que le Concile était le « signe du renouveau de l’Eglise ». Hum ! Hum ! Heureusement que c’était « ce qu’il fallait qu’il dise ». La FSSPX ( voir un article de l’entrée FSSPX ) dit que le déclin évident de l’Eglise est dû au Concile. D’autres, et j’en suis, disent que c’est le dévoiement des conclusions du Concile qui sont à l’origine de ce déclin. C’est l’opinion de la FSSP et je la partage assez :
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Avec Vatican II, l’autorité a-t-elle disparu dans le Eglise ?
A l’instar de la société civile, l’Eglise vit une profonde crise d’autorité. Nous ne sommes plus au temps où il suffisait au Pape d’ordonner pour être obéi. L’accueil fait à tout ce qui émane de Rome montre à quel point le problème est grave.
Il y a là un fait de société qui dépasse largement l’Eglise. Vatican II a-t-il contribué au phénomène ? Sans doute de manière indirecte, par une conception abusivement extensive de la notion de collégialité épiscopale, au détriment de l’autorité pontificale. Ou, encore, par un certain effacement de l’identité du sacerdoce ministériel conjointement à la montée du rôle des laïcs. Aujourd’hui l’idée même d’autorité magistérielle et disciplinaire n’est plus reconnue et le pouvoir doit adapter sa méthode s’il veut garder prise sur la réalité. Gageons que Benoît XVI saura agir en tenant compte de ces contraintes.
Vatican II a-t-il vidé la liturgie du sacré ?
Nous devons distinguer trois choses :
- Ce que Vatican II dit de la liturgie dans sa Constitution « Sacrosanctum Concilium » n’a rien de révolutionnaire et a été voté à la quasi unanimité des pères conciliaires.
- Le missel réformé de Paul VI qui contient une réforme assez profonde des rites de la messe et va beaucoup plus loin que ce que proposait le Concile.
- Les pratiques liturgiques en usage dans les communautés paroissiales qui vont encore plus loin que l’application stricte du missel de 1970.
Ces pratiques liturgiques ont souvent vidé la liturgie du sacré et découragé des nombreux fidèles, mais cela n’est nullement inscrit dans le texte de Vatican II.
Vatican II a-t-il privilégié le ressenti de la foi sur la transmission des dogmes ?
La norme catéchétique universelle issue de Vatican II est maintenant le « Catéchisme de l’Eglise Catholique » de 1992 et son récent Compendium. Difficile de dire que ces deux documents privilégient un « ressenti » par rapport au donné dogmatique, bien au contraire !
Le Concile a-t-il réconcilié l’Eglise avec le monde ?
Depuis le Concile, l’Eglise a parfois employé un langage nouveau qui pouvait être source d’ambiguïtés. Mais tout dépend du sens que l’on donne aux mots. Ainsi quand elle parle de « l’homme » l’Eglise donne à ce mot un sens précis qui n’est nullement celui de l’humanisme philosophique ; même chose quand elle emploie le mot « liberté ».
Pour le reste ; rarement la morale chrétienne n’aura occupé une telle place dans l’enseignement du magistère romain ; cela a été assez reproché à Jean Paul II ! Nombre d’incroyants reconnaissent même qu’ils trouvent dans cet enseignement un point de repère stable. En s’ouvrant au Monde avec Vatican II, l’Eglise est sans doute plus présente aux débats de notre temps. Mais l’Eglise - qui est « signe de contradiction » - ne s’est pas pour autant réconciliée avec le monde tel qu’il va !
Les catholiques ont-ils découvert les autres croyants ?
Grâce au mouvement œcuménique engagé par Vatican II ainsi qu’au dialogue interreligieux, les catholiques ont en un certain sens «découverts » les croyants d’autres religions. Mieux vaut en soi se connaître que se méconnaître si l’on veut marcher vers l’unité dans la vérité !
Mais sur ce qui peut en sortir et sur la manière d’aborder cette délicate question, il faut relire simultanément le Décret sur l’œcuménisme de Vatican II et la Déclaration « Dominus Jesus » publiée en l’an 2000 par la Congrégation de la doctrine de la foi sous l’autorité d’un certain cardinal Ratzinger …
Finalement, et c’est notre vœu, il faudrait redécouvrir ce qu’a vraiment dit Vatican II et le comparer avec ce qu’on lui a fait dire …. La différence est énorme !