Les réfugiés atomiques...
Publié : dim. 03 avr. 2011, 23:00
"Nous somme entrés dans l'ère des conséquences", s'insurge le directeur général de WWF France, Serge Orru, citant Churchill alors que la centrale de Fukushima reste incontrôlée.
L'évacuation de la préfecture de Fukushima mais aussi celle de Yamagata, à l'Ouest, ainsi que celle de Myiagi, au Nord, dont la capitale Sendai totalise 1 million et demi d'habitants, semble fortement envisageable, même si les autorités japonaises s'en défendent à ce jour.
A terme, plusieurs millions de japonais pourraient être concernés par cet exode nucléaire.
Ils rejoindraient alors leurs 250000 compatriotes contraints et forcés à l'abandon de leur habitat.
Plus encore que des réfugiés climatiques ou environnementaux. ils deviendraient des réfugiés atomiques, victimes d'une catastrophe technologique majeure.
Voilà un triste rappel d'une vulnérabilité qui nous est permanente et commune puisqu'il existe 442 réacteurs nucléaires en activité sur notre unique planète.
Nombreux, aux alentours de Fukushima
(signifiant l'île du bonheur et de la fortune), seront les déracinés qui ne reviendront jamais sur leur terre, eu égard au niveau élevé du taux de radioactivité.
Pour mémoire, la zone d'évacuation de Tchernobyl était de 30km.
Au Japon, dès les premiers signes élevés de radioactivité constatés le 17 mars, le gouvernement américain a conseillé à ses ressortissants vivant dans un rayon de 80km d'évacuer la zone. Si les autorités japonaises décidaient de suivre les recommandations de leurs homologues américains, c'est près de 5 millions de Japonais qui devraient quitter leur région transformée en sanctuaire nucléaire.
La tragédie des réfugiés atomiques et des victimes du séisme et du Tsunami est la nôtre parce que nous faisons partie d'un Tout. Un Tout qui nous oblige à la solidarité écologique, au partage de solutions plutôt que des risques. Sir Winston Churchill nous le rappelle implacablement : "Nous somme entrés dans l'ère des conséquences".
Serge Orru.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... iques.html
L'évacuation de la préfecture de Fukushima mais aussi celle de Yamagata, à l'Ouest, ainsi que celle de Myiagi, au Nord, dont la capitale Sendai totalise 1 million et demi d'habitants, semble fortement envisageable, même si les autorités japonaises s'en défendent à ce jour.
A terme, plusieurs millions de japonais pourraient être concernés par cet exode nucléaire.
Ils rejoindraient alors leurs 250000 compatriotes contraints et forcés à l'abandon de leur habitat.
Plus encore que des réfugiés climatiques ou environnementaux. ils deviendraient des réfugiés atomiques, victimes d'une catastrophe technologique majeure.
Voilà un triste rappel d'une vulnérabilité qui nous est permanente et commune puisqu'il existe 442 réacteurs nucléaires en activité sur notre unique planète.
Nombreux, aux alentours de Fukushima
(signifiant l'île du bonheur et de la fortune), seront les déracinés qui ne reviendront jamais sur leur terre, eu égard au niveau élevé du taux de radioactivité.
Pour mémoire, la zone d'évacuation de Tchernobyl était de 30km.
Au Japon, dès les premiers signes élevés de radioactivité constatés le 17 mars, le gouvernement américain a conseillé à ses ressortissants vivant dans un rayon de 80km d'évacuer la zone. Si les autorités japonaises décidaient de suivre les recommandations de leurs homologues américains, c'est près de 5 millions de Japonais qui devraient quitter leur région transformée en sanctuaire nucléaire.
La tragédie des réfugiés atomiques et des victimes du séisme et du Tsunami est la nôtre parce que nous faisons partie d'un Tout. Un Tout qui nous oblige à la solidarité écologique, au partage de solutions plutôt que des risques. Sir Winston Churchill nous le rappelle implacablement : "Nous somme entrés dans l'ère des conséquences".
Serge Orru.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... iques.html