Une définition philosophique de la charité
Publié : sam. 16 juil. 2011, 18:23

« Se vider de sa fausse divinité, se nier soi-même, renoncer à être en imagination le centre du monde, discerner tous les points du monde comme étant des centres au même titre et le véritable centre comme étant hors du monde, c’est consentir au règne de la nécessité mécanique dans la matière et du libre choix au centre de chaque âme. Ce consentement est amour. La face de cet amour tournée vers les personnes pensantes est charité du prochain ; la face tournée vers la matière est amour de l’ordre du monde, ou, ce qui est la même chose, amour de la beauté du monde. » (Attente de Dieu 5, 148-149)
***
Aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie : s'aimer soi-même comme un étranger. (La pesanteur et la grâce, p.74, Pocket-Agora n°99)
***
A propos du sens et du malDire que le monde ne vaut rien, que cette vie ne vaut rien, et donner pour preuve le mal, est absurde, car si cela ne vaut rien, de quoi le mal prive-t-il ?
(La pesanteur et la grâce, p.100, Pocket-Agora no99)
***
Ma préférée:"Le Christ aime qu'on lui préfère la vérité, car avant d'être le Christ, il est la vérité et l'on ne saurait trop s'éloigner de la vérité sans lui tomber dans les bras"
(Dans son 'Autobiographie spirituelle')
***