En complément, voici ce que m'avait inspiré aujourd'hui sur mon blog et mon FB la crise actuelle :
Arrêtons de déconner ! Je rappelle que les notes des Etats-Unis (car il y en a quatre principales) données par Standard & Poor's (qui est le plus influent) sont : - pour le long terme AA+ et AA+, - pour le TC rating : AAA (le maxi), - pour le court terme : A1+ (le maxi), soit ... 19/20, 19/20, 20/20 et 20/20 ! Et on panique !!! D'ailleurs le A1+ sur le court terme explique en partie les magouilles actuelles sur la Bourse. Les interventions actuelles à court terme baissières sur les bourses sont en fait sans risque pour les "gros" qui peuvent sans risque plumer les "petits" que les médias paniquent ! Et ici, une question : pourquoi la presse ne diffuse t-elle que les indices "négatifs" ???
De plus, ces agences sont-elles infaillibles ? Souvenons-nous ici de quelques "oublis" des agences américaines de notation (100 % commerciales et privées d'ailleurs) : - la crise de 1929 ; - les crises sud-américaines des années 80 ; - la crise actuelle ; - l'affaire Enron ; etc... etc... etc... Il faudrait plonger dans les archives pour l'emprunt franco-russe ou l'Allemagne nazie, juste pour voir... En tout cas, "beau" palmarès de loupés ! Mais passons…
Notons juste en passant que Moody's a reconnu avoir commis des erreurs, mettant cela sur le dos de l'informatique, ce qui est à la fois facile, mais aussi pas si faux que cela : «
Selon des informations du Financial Times la semaine dernière, une erreur de codage au sein de l'agence aurait abouti à des notes indues accordées par Moody's à des produits dérivés de crédit. Des produits complexes connus sous l'appellation de "Constant Proportion Debt Obligations" (CPDO) ont ainsi pu obtenir par erreur de la part de l'agence américaine la note maximale "AAA". Moody's a déclaré avoir noté 44 tranches européennes de CPDO totalisant environ quatre milliards de dollars (2,53 milliards d'euros). Il a ajouté avoir engagé le cabinet d'avocats Sullivan & Cromwell pour enquêter sur les sources d'une erreur de codage dans un modèle informatique, qui a abouti à noter ces produits quatre crans plus haut que de raison. Mais le gendarme boursier a également envoyé des lettres aux autres agences de notation américaines Fitch et Standard and Poor's afin d'examiner leur méthodologie. La SEC leur a également demandé de fournir des explications sur la politique et les procédures concernant d'éventuelles erreurs dans la notation de produits financiers. Les agences sont même appelées à déclarer toute erreur enregistrée ces quatre dernières années. » (La Tribune.fr, 27 juin 2008). Le gros problème, c'est lorsque l'on a une "foi" absolue en la machine, en l'espèce l'informatique...
Il n'y a donc aucun risque réel ! Mais le problème c'est que les financiers habituels ne savent plus prendre de risques puisque ce sont des machines qui les suppléent dans la décision, tout comme ce sont des machines qui décident pour les agences de notation qui s’arrogent le droit, dans un esprit uniquement libertarien et en aucun cas libéral, droit de vie et de mort sur les Etats, donc sur les hommes !
En fait, les Etats peuvent, comme l'avait montré Natixis en 2009, très bien se servir de ces crises, et de leur propre dette, pour la baisser en fait mécaniquement, d'où d'ailleurs les rachats actuels de dettes par les Banques centrales ! C'est un jeu subtil ! Le risque réel, ce sont les CDS, c'est-à-dire les produits d'assurance sur la dette actuellement mis en vente y compris pour ceux qui n'en possèdent pas, ce qui les transforme en spéculation !
Sinon, je rappelle que la dette souveraine est autre chose que la dette non souveraine, etc... De même, dire que l'on transmet la dette aux générations futures est du pipeau jet complet, car elle est en fait à ... sept ans ! Donc, il faut surtout, par les rachats par les banques centrales, permettre l'allongement de cette dette ! En fait, les critères dits de Maastricht ne veulent rien dire car ils n'ont aucune dimension de durabilité ! Ceci ne veut pas dire qu'il ne faille pas tendre vers le déficit budgétaire zéro !
Quant à la Chine à laquelle on prête le meilleur et le pire dans cette crise, il suffit de lui appliquer les critères anti-dumping de l'OMC... Mais, en ne voyant que le très court terme, on a délocalisé dans un Etat communiste qui ne respecte pas le jeu et maintient artificiellement le Huan faible !
Enfin, la Bourse n'est pas une image réelle de l'économie, ni même de la vitalité des entreprises !
Nous ne sommes dans la réalité que dans une phase de correction et de remise à niveau des dettes publiques qui se trouvent en fait réduites au réel par ces rachats, d'où la "colère" de certains éléments spéculateurs (fonds flottants, fonds non souverains, argent du crime, etc...) qui perdent en fait un fric fou et cherchent à détruire les Etats !
Car n'oublions pas qu'Obama a signé, en parallèle, au décret sur le plafond de la dette US un décret contre l'argent des quatre plus grandes associations criminelles mondiales ! Pas anodin du tout ! En fait, nous sommes dans une situation de guerre "soft", et les financiers n'hésiteront pas à provoquer des mouvements, car leur but est la disparition des Etats et le seul pouvoir de l'argent !
Mais il faudrait de notre côté arrêter de penser en termes de croissance financière et penser plus en termes de développement humain ! La croissance sera toujours plus forte dans un Etat partant de rien que dans un Etat (sur-)développé !
Donc, revenons au réel et cessons de penser uniquement en mathématiques, ces derniers n'étant de plus qu'un langage !
Il faudrait que l'Union européenne en profite pour adopter enfin sa réglementation sur la gouvernance économique. Et surtout pour mettre en place un cadre comptable budgétaire unique à suivre par les Etats membres, sur le modèle du plan comptable pour le privé, afin que chacun parle de la même chose en matière de déficit et de dette publics... Par exemple, introduire la patrimonialité (car user pour juger de notions de droit privé sans les appliquer aux Etats est une aberration) ou encore distinguer en matière de dépenses sociales les dépenses de solidarité (qui relèvent du public) et les autres (qui relèvent du privé même si elles sont à gestion publique) ! On verrait alors la réalité... Il faudrait aussi mieux organiser le parallélisme entre émission de monnaie et la croissance de la population, afin de maintenir une réelle péréquation en matière de monnaie disponible.
Ici, une question me vient à l’esprit : les émeutes au Royaume-Uni ne tombent-elles pas très bien pour certains financiers ?
Maintenant, la culture actuelle n’a-t-elle pas aussi son mot à dire dans la compréhension de cette crise, le propre de l’homme occidental étant aujourd’hui de se haïr et de s’auto-dénigrer ? Ce sont les mots terribles de Benoît XVII : «
Il y a, de la part de l’Occident, une étrange haine de soi-même, que l’on ne peut considérer que comme quelque chose de pathologique. L’Occident fait de louables efforts pour s’ouvrir, plein de compréhension, à des valeurs extérieures, mais il ne s’aime plus lui-même. Il ne voit plus de son histoire que ce qui est critiquable et négatif, et il n’est plus en mesure de percevoir ce qui y est grand et pur. »… Ce fut le
N’ayez pas peur ! non entendu de Jean-Paul II…
Pour finir, rappelons juste le Point 2409 du Catéchisme de l'Eglise Catholique : «
Sont (...) moralement illicites : la spéculation (...) pour faire varier artificiellement l’estimation des biens, en vue d’en tirer un avantage au détriment d’autrui ; la corruption (...) ; l’appropriation et l’usage privés des biens sociaux d’une entreprise ; les travaux mal faits, la fraude fiscale, la contrefaçon des chèques et des factures, les dépenses excessives, le gaspillage. »
Rappel ! En 1998 je crois, Wall Street avait perdu 22 % en une seule séance…
Donc, arrêtons d’écouter les pythonisses contemporaines que sont les agences de notation !
Edité à cause de trois fautes d'orthographe...