Re: Une vision bien plus artistique du visage du Christ...
Publié : dim. 13 nov. 2011, 0:55
Pour l'intelligence de la foi
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Le cirque n'est plus vraiment un art au sens des beaux-arts, du théâtre ou de la danse, car il n'a plus aujourd'hui d'autre contenu que l'effet produit sur le spectateur, pas d'autre portée, bien que cet effet ait été au coeur de la chose. Les lions et le risque que court le "dompteur" d'être dévoré (on n'attend qu'une chose, que cela arrive), le risque de chute de l'acrobate (tout le monde n'attend que ça, on vient pour ça), c'est du pur effet de saisissement. Autrefois, il y avait un sens religieux, païen et sacrificiel. Le cirque, l'arène, le cercle formé autour de l'événement, le massacre, les lions et les taureaux, les combats entre humains ou humains et animaux, etc. ce sont les ingrédients d'une liturgie décomposée et perdue.Petit Matthieu a écrit :C'est en effet un beau numéro de cirque, vivant. Mais j'ai beaucoup de respect pour le cirque.
C'est un art populaire, c'est peut-être cela qui vous déplaît.

Les peintres d'aujourd'hui condamnent ce genre de mensonge, ceux d'autrefois, regroupés en guildes très strictes, ne l'auraient pas même autorisé.Petit Matthieu a écrit :D'ailleurs, vous faites un mauvais procès à cet artiste : je suis persuadé qu'il n'a jamais pensé un seul instant être dans la même catégorie que les grands peintres cités. Il a néanmoins le droit d'exister, et rien ne vous dit que les grands peintres auraient eu du mépris pour son acte.
Un "paysan du coin qui savait un peu manier les outils"... quel mépris ! C'est toujours le même abaissement des maîtres d'autrefois, la même relativisation, la même ignorance des exigences et difficultés de l'art.Petit Matthieu a écrit :Les sculptures romanes étaient bien souvent faites par un paysan du coin qui savait un peu manier les outils, et son œuvre, certes simple, nous émeut pourtant.


"Quand l'un de vous a un différend avec un autre, ose-t-il bien aller en justice devant les injustes, et non devant les saints ?Petit Matthieu a écrit :Séparer le bon grain de l'ivraie n'est d'ailleurs pas notre rôle ici bas.
Ah non, mais je ne pensais pas du tout aux merveilles de Moissac, aux magnifiques vierges, aux riches tympans. J'habite l'Auvergne, l'art roman est sans doute son plus beau patrimoine et j'ai une grande admiration pour la production de ces hommes que je trouve si harmonieuse.Charles a écrit :Un "paysan du coin qui savait un peu manier les outils"... quel mépris ! C'est toujours le même abaissement des maîtres d'autrefois, la même relativisation, la même ignorance des exigences et difficultés de l'art.Petit Matthieu a écrit :Les sculptures romanes étaient bien souvent faites par un paysan du coin qui savait un peu manier les outils, et son œuvre, certes simple, nous émeut pourtant.
Bien-sûr que non, mais je viens d'expliquer le malentendu plus haut. J'ai trouvé pertinent votre explication de la motivation des artistes contemporains, issue de leur humiliation.Charles a écrit :En fait, c'est d'une véritable haine des artistes dont vous vous faites l'écho. Car il y a en effet un ressentiment immense des pseudo artistes contemporains, stériles, envers les artistes d'hier et d'aujourd'hui, féconds. Un désir, une jalousie et une haine.
Oula, je n'avais pas en tête une condamnation si générale ! J'aurais du être plus précis et ne pas utiliser cette phrase, car on pouvait la comprendre mal. Vous avez raison : j'ai simplement voulu dire, puisque nous parlons de cet artiste, qu'il est périlleux voire injuste de le condamner, car nous ignorons ses intentions. Qu'il ne faut pas juger quand nous ne sommes pas certains d'avoir en face de nous une imposture.Charles a écrit :"Quand l'un de vous a un différend avec un autre, ose-t-il bien aller en justice devant les injustes, et non devant les saints ?Petit Matthieu a écrit :Séparer le bon grain de l'ivraie n'est d'ailleurs pas notre rôle ici bas.
Ou bien ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c'est par vous que le monde doit être jugé, êtes-vous indignes de prononcer sur des riens ?
Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? A plus forte raison les choses de cette vie !" (1 Co 6, 1-3)
Je ne supporte pas ce misérabilisme particulier qui voudrait interdire aux chrétiens d'exercer leur intelligence, leur jugement et leur discernement. Comme si les chrétiens étaient des enfants, plus aveugles que les païens sur le sens des choses, et spécialement des choses spirituelles. Nous ne pourrions pas comprendre la différence entre la vérité et le mensonge du point de vue naturel ou rationnel. C'est une véritable aberration que vous soutenez, Petit Matthieu. Et bien évidemment contraire à l'enseignement de l'Eglise, de ses apôtres et de ses docteurs.