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Vivre le biformalisme

Publié : ven. 27 janv. 2012, 17:10
par AdoramusTe
Bonjour,

J'aime beaucoup la forme extraordinaire du rit romain, presque à le préférer à la forme ordinaire, sur le plan rituel.
Cependant, je n'y assiste qu'occasionnellement.
En effet, il y a deux choses qui me gênent : le calendrier et le lectionnaire.
Je ne dis pas que la réforme de ces deux éléments fut une réussite, loin de là, mais il y a un état de fait qui est que l'Eglise latine dans son ensemble est à un autre diapason.
Je ne suis pas très à l'aise avec les fait que deux saints puissent être fêtés à des dates différentes, et que l'on puisse fêter autre chose que ce qui se fait à Rome.
Bien entendu, on peut arguer qu'il existe d'autres rits avec leur propre calendrier, mais ici, il s'agit du même rit.

Comment vivre cela ? Quel est votre avis ?

Re: Vivre le biformalisme

Publié : ven. 27 janv. 2012, 19:53
par etienne lorant
J'ai participé à des messes de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (c'est curieux, il est si peu connu !), mais cela me coûtait cher en essence. J'ai trouvé merveilleux de réapprendre à changer mon Credo en latin et j'y suis allé chaque dimanche pendant six mois. Cependant, il est vrai que le choix des Lectures est différent. Je ne suis pas spécialiste, je ne sais pas à quoi cela tient. N'importe: pour communier tous les jours, une petite chapelle, un prêtre qui dit bien sa messe, cela fait mon bonheur - et il dure depuis ... je me vieillirais en vous le disant !

Re: Vivre le biformalisme

Publié : ven. 27 janv. 2012, 20:09
par archi
AdoramusTe a écrit :Bonjour,

J'aime beaucoup la forme extraordinaire du rit romain, presque à le préférer à la forme ordinaire, sur le plan rituel.
Cependant, je n'y assiste qu'occasionnellement.
En effet, il y a deux choses qui me gênent : le calendrier et le lectionnaire.
Je ne dis pas que la réforme de ces deux éléments fut une réussite, loin de là, mais il y a un état de fait qui est que l'Eglise latine dans son ensemble est à un autre diapason.
Je ne suis pas très à l'aise avec les fait que deux saints puissent être fêtés à des dates différentes, et que l'on puisse fêter autre chose que ce qui se fait à Rome.
Bien entendu, on peut arguer qu'il existe d'autres rits avec leur propre calendrier, mais ici, il s'agit du même rit.

Comment vivre cela ? Quel est votre avis ?
Je pense que sur ce plan il faut choisir une des 2 formes pour en faire celle que l'on "vit", qu'on suit au jour le jour. Ce qui n'empêche pas de participer à la messe selon l'une ou l'autre forme, en sachant que dans un des cas on célébrera une fête qui n'est pas celle de "son" calendrier.

Personnellement, j'ai choisi de réciter l'Office Divin selon le calendrier de la Forme Extraordinaire (plus précisément le diurnal bénédictin, ce qui rajoute quelques différences mineures de calendrier), donc mon calendrier principal est celui de l'Office que je récite, quelle que soit la forme de la messe où je me rends - de toutes façons il y a des jours, et même la majorité, où je ne vais pas du tout à la messe.

C'est sans doute plus facile de se "caler" sur 1 calendrier principal en priant l'Office... ce qui ne fait jamais de mal de toutes façons.

Idéalement bien sûr, on ira principalement à la messe dans la forme que l'on suit dans l'Office, et ça peut être un critère de choix... mais l'idéal n'est pas toujours possible.

L'idéal serait d'avoir un calendrier et un lectionnaire commun, mais ça mettra le temps que ça mettra, on ne peut pas précipiter les choses.

In Xto,
archi.

Re: Vivre le biformalisme

Publié : sam. 28 janv. 2012, 20:20
par AdoramusTe
etienne lorant a écrit :J'ai participé à des messes de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (c'est curieux, il est si peu connu !), mais cela me coûtait cher en essence. J'ai trouvé merveilleux de réapprendre à changer mon Credo en latin et j'y suis allé chaque dimanche pendant six mois. Cependant, il est vrai que le choix des Lectures est différent. Je ne suis pas spécialiste, je ne sais pas à quoi cela tient. N'importe: pour communier tous les jours, une petite chapelle, un prêtre qui dit bien sa messe, cela fait mon bonheur - et il dure depuis ... je me vieillirais en vous le disant !
Merci de votre témoignage. :D
Je suis aussi du genre à ne pas aller ailleurs lorsque je trouve que ce qui est à côté de chez moi est convenable.

Re: Vivre le biformalisme

Publié : sam. 28 janv. 2012, 20:29
par AdoramusTe
Merci de votre témoignage.
archi a écrit : Je pense que sur ce plan il faut choisir une des 2 formes pour en faire celle que l'on "vit", qu'on suit au jour le jour. Ce qui n'empêche pas de participer à la messe selon l'une ou l'autre forme, en sachant que dans un des cas on célébrera une fête qui n'est pas celle de "son" calendrier.

Personnellement, j'ai choisi de réciter l'Office Divin selon le calendrier de la Forme Extraordinaire (plus précisément le diurnal bénédictin, ce qui rajoute quelques différences mineures de calendrier), donc mon calendrier principal est celui de l'Office que je récite, quelle que soit la forme de la messe où je me rends - de toutes façons il y a des jours, et même la majorité, où je ne vais pas du tout à la messe.
Il me semble que vous suivez principalement la forme extraordinaire, non ?, donc cela est en phase avec l'office que vous récitez.

Je pratique les Heures Grégoriennes de la C.S.M. mais je pratique aussi de temps en temps le diurnal monastique quand j'ai plus de temps.
Il propose aussi le calendrier de 1969.
Néanmois reste le problème du temporal dont les antiennes correspondent toujours aux lectures.
C'est sans doute plus facile de se "caler" sur 1 calendrier principal en priant l'Office... ce qui ne fait jamais de mal de toutes façons.

Idéalement bien sûr, on ira principalement à la messe dans la forme que l'on suit dans l'Office, et ça peut être un critère de choix... mais l'idéal n'est pas toujours possible.
En fait, je me pose aussi la question sur le plan de l'oblature bénédictine. Il se peut que l'on soit attiré par une communauté monastique célébrant une autre forme que celle à laquelle on assiste régulièrement.
L'idéal serait d'avoir un calendrier et un lectionnaire commun, mais ça mettra le temps que ça mettra, on ne peut pas précipiter les choses.
Je ne peux qu'être d'accord avec vous. Je pense que la priorité aujourd'hui est de mettre l'accent sur le sacré.