D'accord sur le principe général, ce sont des choses qu'il est toujours bon de rappeler. Notamment le fait que la Révélation est close. Je me méfie de l'idée de "Tradition vivante" trop facilement interprétée comme l'idée que le Saint Esprit nous révèle des choses nouvelles. Or, le dépôt de la Révélation est clos,, c'est un dogme de foi, et nous ne devons admettre comme révélé que ce qui se trouve dans le dépôt de la foi
transmis depuis les Apôtres.
Il y a néanmoins un point qui me gêne, je cite votre article:
il y a quand même un progrès à attendre dans la compréhension de ce donné,
Il y a bien sûr des points sur lesquels la réflexion théologique qui a lieu au fil du temps permet de mettre en relief, non sans l'assistance de l'Esprit Saint, certains éléments du donné révélé jusque-là passé sous silence. De même les hérésies ont souvent amené des précisions et des définitions dogmatiques.
Mais je ne vois pas ce qui permet d'écarter l'idée que sur d'autres points, la compréhension régresse plutôt que progresse, que des aspects de la foi peuvent être oubliés (ou passés sous silence par le discours du moment). Ces choses-là peuvent éventuellement, dans une certaine mesure, être retrouvées à une époque ultérieure. Qu'on pense au renouveau patristique du XXe Siècle, par exemple.
On doit aussi envisager que certaines clefs herméneutiques puissent se perdre au fil des siècles (et celles-là sont impossibles à retrouver après coup).
Bref, je ne vois rien qui puisse accréditer l'idée d'un "progrès" général de la compréhension du donné révélé. Je pencherais plutôt au contraire pour une tendance à l'appauvrissement.
In Xto,
archi.