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Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican II
Publié : ven. 06 avr. 2012, 11:26
par Véronique Belen
Je vous propose de lire la très belle homélie de Mgr Jean-Pierre Grallet à la messe chrismale du 3 avril 2012 en la cathédrale de Strasbourg. Il y détaille tous les apports de Vatican II, et pour ma part je me réjouis de chaque point.
http://www.cathedrale-strasbourg.fr/fil ... ismale.pdf
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : ven. 06 avr. 2012, 12:47
par jeanbaptiste
Je suis un peu gêné par ce texte qui me semble opposer de manière caricaturale une Église d'autrefois et une Église d'aujourd'hui. Tout ce le texte est structuré autour de AUTREFOIS / AUJOURD'HUI, entendu que l'aujourd'hui est un beau progrès par rapport un autrefois obscur, clérical, aux fidèles entretenus dans l'ignorance etc.
Drôle de manière de célébrer un Concile qui se réfère constamment à tout l'enseignement de l'Église depuis ses origines...
Il y a des choses complètement fausses dans ce texte :
Catéchèse : dire que les enfants catéchumènes sont mieux formés aujourd'hui qu'hier est, j'ose le dire, honteux. Je n'ai rien appris au catéchisme étant petit, rien. Et je suis loin d'être le seul. Mon épouse, qui était croyante petite, se souvient n'avoir fait quasiment que dessiner des petits Jésus. Cette foi, elle ne l'a pas entretenue. Mais personne ne lui a donné les moyens de l'entretenir. C'est grave.
Liturgie : dire que les personnes ne comprenaient rien aux messes en latin est honteux. Il y a avait des missels qui proposaient les traductions en français et qui étaient de vrais manuels de liturgie. Ils étaient largement répandus puisqu'offert traditionnellement à la première communion. De plus, ça n'est pas parce que la messe est en français qu'on la comprend naturellement mieux.
Bref, je n'aime pas du tout le ton de ce texte qui sous couvert d'admiration béate pour notre temps méprise profondément la foi de nos aînés.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : ven. 06 avr. 2012, 17:03
par Véronique Belen
Parler ainsi d'une homélie d'un Archevêque aussi fin et humain que Mgr Grallet est aussi honteux à mes yeux.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : ven. 06 avr. 2012, 18:29
par Kerniou
Vous savez, Jean-Baptiste, je ne trouve pas les pros de Mgr Grallet si loin de la réalité, du moins dans l'ouest de la France. Dans les années 50 et 60, les mentalités n'étaient pas celles de maintenant et il ne me paraît pas abusif de dire que certains prêtres usaient d'une position d'autorité vis à vis des fidèles qui, dans les campagnes avaient peu accès aux études. encore bon nombre de personnes âgées n'avaient pas été scolarisées.
Dire que tous les livres de messe traduisaient les textes en français ... ? Dans certains missels, c'était le cas; mais ils étaient plus gros donc plus chers.Je peux vous dire que certains, pour beaux qu'ils fussent, n'étaient pas très épais.
La confirmation ne faisait l'objet d'aucune préparation elle avait lieu soit l'année qui précédait la Communion Solennelle, soit l'année d'après en fonction du passage de " Monseigneur " dans le doyenné.
Quant au catéchisme paroissial; on y apprenait par coeur des définitions et les prières que l'on récitait, chaque semaine, comme des leçons et qui étaient notées. Si on nous racontait le vie de Jésus, aucune place n'était faite à la réflexion. Pour la "Communion Solennelle", il existait un examen de catéchisme dont le résultat faisait l'objet d'un classement qui déterminait le banc réservé à la famille et la place des communiants dans la procession. Dans ma paroisse quand j'ai fait ma Communion Solennelle, en 1959, le jeune abbé a décidé de nous ranger par ordre de taille pour la procession; ce fut un mini scandale parce qu'on ne pouvait pas voir les premiers à l'examen de catéchisme !
J'ai eu la chance d'aller à l'école catholique où la catéchèse était solide;pour avoir vécu les deux en parallèle, j'ai pu apprécier la différence. C'est à partir de ma génération que les parents n'ont plus envoyé leurs enfants au catéchisme. Mes enfants qui sont allés au catéchisme à la paroisse, ont bénéficié d'un enseignement sérieux. Je dirais plus volontiers que la catéchèse était très variable selon les lieux plus que selon les époques.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : ven. 06 avr. 2012, 18:38
par Isabelle47
Je suis d'accord avec Jean Baptiste; la formulation binaire manque de subtilité et d'une certaine honnêteté intellectuelle et ce texte ressasse des clichés: messe en latin à laquelle on ne comprenait rien, etc...
Que ce texte soit celui d'un évêque ne devrait pas nous enlever tout esprit critique ni nous interdire d'y déceler la démagogie qui le sous tend, au prix d'une vérité un peu... "simplifiée".
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : ven. 06 avr. 2012, 19:07
par Sapin
Bonjour,
De fait, avec tout le respect que je dois à Mgr Grallet, je dois quand même dire que son homélie ne convient absolument pas pour une messe chrismale, si nous comprenons bien le sens de cette messe qui est, il est peut-être bon de le rappeler, la première messe du Jeudi saint qui en compte deux.
De plus, le pape Benoît a demandé de ne pas opposer le concile Vatican II avec ce qui a précédé, ne n'était pas le but du concile puisque Jean XXIII parlait d'aggiornamento et non de correction ou d'amélioration de quoi que ce soit. Donc ici aussi c'est mal comprendre l'esprit du Concile et c'est établir des mise en opposition avec le passé dont le concile ne voulait certes pas faire. Le pape Benoît nous parle, et à juste titre, de continuité avec ce qui s'est fait avant. Voilà donc une mauvaise ecclésiologie de la part de Mgr Grallet.
Bien à vous,
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : ven. 06 avr. 2012, 20:35
par Fée Violine
Je ne vois dans cette homélie ni clichés ni caricature ni division. L'allusion au latin c'est un détail juste en passant, il parle surtout du rôle des laïcs, des diacres, de la messe chrismale qui autrefois n'était pas ouverte au peuple, etc. Et pour ce qui va moins bien qu'avant, il essaie de trouver quelque chose d'encourageant à dire.
Non, je la trouve bien, cette homélie.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : sam. 07 avr. 2012, 9:25
par PaxetBonum
jeanbaptiste a écrit :
Bref, je n'aime pas du tout le ton de ce texte qui sous couvert d'admiration béate pour notre temps méprise profondément la foi de nos aînés.
Je suis d'accord avec vous.
Monter l'Eglise d'après Vatican II contre celle d'avant c'est vouloir faire une rupture dans l'Eglise.
Je dois dire que cela m'a rappelé (allez savoir pourquoi ?) la publicité parodiée d'Alice Sapritch par Thierry Le luron : "Avant j'étais moche…"
Bref avant tout était moche et maintenant tout va mieux.
Sauf qu'avant la messe christmale était une des rares messes concélébrées et cela avait un sens.
Pour le catéchisme, le désert actuel n'a rien de réjouissant, on n'y dessine plus de petit Jésus mais des ribambelles d'enfants de toute nationalité et de toute religion encourageant un syncrétisme politiquement correct.
Quant aux missels exclusivement en latin, je suis surpris. Il est bien rare d'en trouver chez les bouquinistes, les missels paroissiaux ont souvent (toujours) la traduction en langue vernaculaire. Et ce sans être gros (j'en possède qui tiennent dans ma poche de chemise).
Triste exemple d'unité de l'Eglise que ce sermon et qui plus est le jeudi saint…
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : dim. 08 avr. 2012, 14:48
par jeanbaptiste
Kerniou :
Je suis bien d'accord, tout n'était pas parfait ici et là, et malheureusement qui peut dire aujourd'hui que tout est parfait ici et là après Vatican II ?
Je n'idéalise ni l'Église pré-conciliaire, ni l'Église post-conciliaire (je n'aime pas trop ces termes, mais bon) : elle Sainte mais composée de pécheurs.
Non, ce qui me déplaît c'est cette organisation binaire du texte selon un AUTREFOIS uniforme et un AUJOURD'HUI uniforme.
Il présente les choses comme si le renouveau liturgique et la notion de "participation des fidèles" étaient nés avec Vatican II. Ce qui est faux, c'est nier totalement le travail d'un Dom Guéranger (entre autres) et de tout le mouvement liturgique qu'il a impulsé.
Enfin, je souhaiterai répondre à Véronique :
Parler ainsi d'une homélie d'un Archevêque aussi fin et humain que Mgr Grallet est aussi honteux à mes yeux.
Je n'ai jamais remis en cause la finesse et l'humanité de Mgr Grallet que je ne connais pas. Je donne simplement mon avis sur ce texte que vous nous proposez, et je trouve ce texte malheureux, voilà tout.
Je ne veux pas juger la personne de Mgr Grallet. Tout le monde peut écrire un texte malheureux, même avec les meilleures intentions du monde. Et me concerne moi aussi.
Je le répète : je n'ai pas une vision idéaliste de l'Église d'avant Vatican II. Je suis heureux que nous soyons sortis de certains travers (place du prêtre trop politique dans certains cas), je suis heureux que nous ayons développés un certains nombre de points qui étaient encore flous (je pense à nos relations avec le peuple juif et son histoire en particulier), mais enfin nous sommes tombés dans d'autres travers ! Et c'est normal, l'Église étant dans le monde, ses membres sont touchés par les maux du monde, et ces maux diffèrent entre les époques, les cultures etc.
Non, ce qui me déplaît, mais je me répète, c'est cette opposition binaire qui me semble très grave. Opposer ainsi l'Église à elle-même, à son histoire, c'est réactiver de vieilles rancœurs, et nous n'avons pas besoin de cela en ce temps de célébration de l'anniversaire de Vatican II.
D'autant plus que notre pape nous a montré la voie à suivre ici : retrouver la continuité.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : dim. 08 avr. 2012, 15:31
par Griffon
Ben,...
Chers amis,
Je ne vois pas que Monseigneur Grallet veuille opposer l'Autrefois et le Maintenant dans un but critique ni pour glorifier le présent.
Si je ne me trompe, il revient de Lourdes, où ils ont traités des apports du Concile.
C'est un peu comme le moment de faire le point.
Il ne dit pas qu'Autrefois tout était mal et aujourd'hui tout va bien, mais il se réjouit de certaines changements qui apparaissent pour lui comme des progrès, et même en regrettant d'autres points.
Ce qu'il rapporte est juste.
Je ne vois pas en quoi il irait par exemple à l'encontre de la volonté de Saint-Père : il ne met pas avant une quelconque rupture. Au contraire.
Franchement, nous allons entendre parler du concile à l'occasion de son jubilé.
Si on ne peut se réjouir pour certaines des réformes qu'il a impulsé, alors, on ne peut non plus remercier Dieu pour son Esprit et pour le soin qu'il a de son Église.
Pour ma part, je suis content d'avoir lu ce sermon.
Quant à dire qu'il convient ou non pour une messe chrismale, je pense qu'il sait mieux que moi ce qui convient.
Christ est ressuscité !
Griffon.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : dim. 08 avr. 2012, 23:28
par jeanbaptiste
Bon, j'ai lu et relu, et j'ai peut-être été trop dur, en effet. Je prie Véronique ainsi que Mgr Grallet de bien vouloir m'excuser.
En fait, c'est moins l'analyse de l'AUTREFOIS que celle de l'AUJOURD'HUI qui me gêne dans ce texte. Je ne partage pas son "optimisme".
Certes la Bible est devenue bien plus accessible. Merci l'imprimerie, Internet, et le renouveau biblique dans l'Église. En vérité, le fait que la messe soit en français ne change rien ici. Si on veut bénéficier profondément des textes entendus à la messe, il faut étudier la messe, lire les textes et les oraisons du jour, sinon on n'intègre quasiment rien. On pouvait hier, comme aujourd'hui, faire ce travail, grâce aux missels, si on le désirait. Là vraiment, rien n'a changé.
Pour le dire autrement : le vernaculaire n'a pas rendu la messe plus compréhensible. Et j'ose même dire : aujourd'hui la plupart des fidèles comprennent encore moins bien la liturgie qu'auparavant.
Cela n'a rien à voir avec la langue, cela a à voir avec les signes. L'esthétique, la gestuelle, les chants, tout cela sert à comprendre ce qui se passe de manière "physique". Si on n'étudie pas consciencieusement les textes, ce sont les seuls moyens de saisir ce qui se passe.
Combien de personnes ont complètement perdus la compréhension de la dimensions sacrificielle de la messe, qui sans être la seule est centrale, par exemple ?
Bref, dans cette affaire Vatican II et le français n'y sont pour rien, c'est un problème plus complexe qui touche à la structure profonde de la modernité.
Je pourrais dire à peu près la même chose au sujet du catéchisme.
Bref, ce qui me dérange dans ce texte c'est qu'il présente ces progrès comme consommés alors que quasiment tout reste à faire.
Sans doute s'agissait-il de réchauffer le cœur de l'auditoire. Mais je pense que la vraie espérance ne passe pas la mise sous silence des problèmes qui se posent à nous, mais par leur mise à la lumière afin que l'on puisse, précisément, aller vers eux et les résoudre grâce à Dieu.
C'est ce qui distingue selon moi l'optimisme de l'espérance.
Mais bon, c'est sans doute mon tempérament "critique" qui s'exprime plus qu'autre dans cette affaire ! Mon erreur ayant été de donner à Mgr Grallet des intentions qui n'étaient sans doute pas les siennes.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : lun. 09 avr. 2012, 10:05
par Griffon
jeanbaptiste a écrit :En fait, c'est moins l'analyse de l'AUTREFOIS que celle de l'AUJOURD'HUI qui me gêne dans ce texte. Je ne partage pas son "optimisme".
Certes la Bible est devenue bien plus accessible. Merci l'imprimerie, Internet, et le renouveau biblique dans l'Église. En vérité, le fait que la messe soit en français ne change rien ici. Si on veut bénéficier profondément des textes entendus à la messe, il faut étudier la messe, lire les textes et les oraisons du jour, sinon on n'intègre quasiment rien. On pouvait hier, comme aujourd'hui, faire ce travail, grâce aux missels, si on le désirait. Là vraiment, rien n'a changé.
Pour le dire autrement : le vernaculaire n'a pas rendu la messe plus compréhensible. Et j'ose même dire : aujourd'hui la plupart des fidèles comprennent encore moins bien la liturgie qu'auparavant.
Ouf !
Cher Jean-Baptiste,
J'ai bien peur que vous ne vous engagiez là sur un terrain que vous connaissez peu.
Pourrais-je reformuler ainsi ?
L'AUJOURD'HUI ne vous satisfait pas. Point.
Car l'Autrefois, je suis persuadé que vous ne l'avez pas connu.
C'est manifeste. (pas besoin de demander votre âge)
La messe en français change bcp.
Les oraisons en français, par exemple. Pourquoi faudrait-il les étudier pour les comprendre ?
En quoi lire leur traduction à partir du latin dans un missel fait qu'on les comprendrait mieux ?
Moi, je préfère (de loin) une assemblée qui écoute le prêtre en comprenant la prière, et qui prononce Amen en comprenant.
Plutôt que la moitié de l'église penchée sur son missel (dans un travail intellectuel qui mobilise l'esprit), et l'autre moitié qui répond Amen sans chercher à comprendre ce que le prêtre a dit.
Aussi, quand vous dites que la moitié des fidèles comprennent encore moins bien la liturgie qu'avant, vous me faites bien rire !
Sur quoi donc vous basez-vous pour sortir cette impression ?
Cela tient parfaitement du préjugé.
Je ne doute pas de votre bonne volonté à réformer encore plus pour atteindre à la perfection de la compréhension, mais bon...
Petit pas après petit pas !
Quant à comprendre la signification sacrificielle de la messe... !
Non, vous avez raison, il n'y a probablement pas d'amélioration. (quoique, cela reste à prouver)
Mais il n'y a sûrement pas de détérioration non plus. Ca, j'en suis certain.
Car d'une manière générale, les chrétiens d'aujourd'hui sont bcp plus avertis et motivés que ceux "d'Autrefois".
Je vais vous soumettre un petit souvenir réel.
A l'époque, lors d'une discussion avec plusieurs de mes tantes (ce qui nous ramènent à la guerre quand-même, pour ce qui est de leur formation) je leur parle du retour du Christ. Toutes sans exception m'ont regardé bouche bée : de quoi donc je parlais ?
Elles n'avaient aucune conscience du retour du Christ en gloire.
(famille chrétienne et tout et tout...)
Croyez bien que lorsque j'ai découvert ce rappel du mystère de la foi après la consécration, j'ai compris l'importance que cela revêtait. Aujourd'hui, les chrétiens ne peuvent plus dire qu'ils ne savent pas. En plus c'est en français.
Est-ce Vatican II ?
En fait, peu me chaud... c'est mieux ainsi. Point.
Par contre, vous avez raison sur le fond,... ce n'est qu'une goutte d'eau dans un océan.
Mais, il faut le reconnaître, chaque chrétien est libre d'aller de l'avant dans la compréhension du mystère du Salut.
L'Eglise ne peut assumer seule toute la responsabilité.
Christ est ressuscité !
Griffon.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : lun. 09 avr. 2012, 12:18
par nad
bonjour à tous,
je vais me rallier à Jean-Baptiste d'une certaine façon, mais de quel autrefois parle Mgr Grallet ?
Je suis dubitative sur le fait de vouloir montrer absolument les différences entre le autrefois et le aujourd'hui,. Opposer pour montrer combien aujourd'hui c'est mieux, n'est pas nécessairement une bonne chose.
Si c'est tellement mieux aujourd'hui pourquoi est -il nécessaire d'en parler autant, les faits ne suffisent -ils pas pour s'en convaincre ?
...
Je ne suis pas convaincue qu'une messe Chrismale soit la place pour une homélie qui fait le point.... Je comprends très bien que revenant de Lourdes, il fallait faire un compte rendu, mais une communication écrite aurait surement été aussi efficace ...
Certaines personnes ne viennent à la messe que deux fois par an pour Noël et pour Pâques peut-être est-il temps de faire de évangélisation, pas des compte rendu.
Ces propos n'engagent que moi et non pas pour but de manquer de respect ni choquer ils sont simplement une expression de ma pensée profonde....
en udp
nad
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : lun. 09 avr. 2012, 13:40
par Griffon
Chère Nad,
Vous vous ralliez à Jean-Baptiste.
J'en suis très heureux pour lui, mais... Quel argument apportez-vous ?
Monseigneur dit une parole.
Vous parlez d'opposition, moi je lis amélioration.
Euh..
Je vous signale que la messe chrismale est la messe du jeudi-saint où l'evêque consacre les huiles saintes pour les baptêmes, confirmations et autres sacrements de la nouvelle année.
Cela n'est en aucun cas la messe de Pâques.
" Autrefois ", aucun laïque n'assistait à cette messe.
Il constate donc la différence, et il la voit comme un progrès dont il se réjouit.
Je ne vois pas pourquoi il ne devrait pas le dire.
Tout progrès est dû à l'action de l'Esprit dans l'Eglise.
Le reconnaître, c'est aussi une manière de rendre grâce.
Fraternellement,
Griffon.
Re: Homélie de la messe chrismale : Les apports de Vatican I
Publié : lun. 09 avr. 2012, 13:56
par Véronique Belen
Nad, l'évangélisation, c'était tout le thème de la conférence de carême de Mgr Grallet. Il faut considérer la globalité de sa prédication. Je vous renvoie ici :
viewtopic.php?f=93&t=21098