Scène de la vie de province...
Publié : sam. 21 juil. 2012, 19:08
Petit village charentais, grignoté par la banlieue de la ville proche et ses infâmes zones commerciales, rocades et parkings à l'américaine...
Franchie cette zone hostile, Je tombe pourtant sur une douce église romane aux pierres dorées par le soleil.
Invité à un mariage par une lointaine connaissance, je m'y rends par...stricte politesse (je ne connais pas les mariés)...
Ahurissement...brouhaha dans l'église, invités ricanant dès que le prêtre ouvre la bouche, musique rock à l'entrée (et Florent Pagny à la sortie). La petite fille du couple qu'on unit a cinq-six ans mais la mariée est en blanc, robe avec une longue traine, photographes excités (une entrée digne d'une star de ciné)...bref un "spectacle" qui me fiche rapidement le bourdon : triste, vulgaire, décadent...De toute façon la cérémonie a été vite expédiée (même le prêtre va trop vite et je ne n'arrive pas à suivre lors de la prière universelle). Je sors dès les premiers accents de Pagny, zappant la quête finale ! Bon, sociologiquement je trouve l'expérience intéressante mais ai besoin de compenser dès la sortie en m'offrant, après une visite solitaire des curiosités de l'église, une bière aux fruits rouges au bistrot du coin, juste avant de reprendre ma voiture...
Retour via les halls commerciaux, la vulgarité des affiches et panneaux divers...Je trouve tout-à-coup que le paysage ressemble de plus en plus, dans sa standardisation et sa laideur à...certains de mes contemporains, alors, regardant le ciel et les petites trouées de nature émergeant du chaos péri-urbain, je me mets à chanter de vieux airs médiévaux, histoire de me dire que mon pays...avait une âme !
Franchie cette zone hostile, Je tombe pourtant sur une douce église romane aux pierres dorées par le soleil.
Invité à un mariage par une lointaine connaissance, je m'y rends par...stricte politesse (je ne connais pas les mariés)...
Ahurissement...brouhaha dans l'église, invités ricanant dès que le prêtre ouvre la bouche, musique rock à l'entrée (et Florent Pagny à la sortie). La petite fille du couple qu'on unit a cinq-six ans mais la mariée est en blanc, robe avec une longue traine, photographes excités (une entrée digne d'une star de ciné)...bref un "spectacle" qui me fiche rapidement le bourdon : triste, vulgaire, décadent...De toute façon la cérémonie a été vite expédiée (même le prêtre va trop vite et je ne n'arrive pas à suivre lors de la prière universelle). Je sors dès les premiers accents de Pagny, zappant la quête finale ! Bon, sociologiquement je trouve l'expérience intéressante mais ai besoin de compenser dès la sortie en m'offrant, après une visite solitaire des curiosités de l'église, une bière aux fruits rouges au bistrot du coin, juste avant de reprendre ma voiture...
Retour via les halls commerciaux, la vulgarité des affiches et panneaux divers...Je trouve tout-à-coup que le paysage ressemble de plus en plus, dans sa standardisation et sa laideur à...certains de mes contemporains, alors, regardant le ciel et les petites trouées de nature émergeant du chaos péri-urbain, je me mets à chanter de vieux airs médiévaux, histoire de me dire que mon pays...avait une âme !