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L'islam persécuté ou persécuteur ?

Publié : jeu. 13 sept. 2012, 18:48
par Sol Invictus
[Sujet divisé]

En rapport avec le sujet. Voici le documentaire qui, la semaine dernière, a créé la polémique chez nos voisins d'outre Manche sur les premiers temps de l'I/islam. Finalement, pas grand chose, un ton très modéré... et pourtant plus de 1000 plaintes et des menaces...

Islam The Untold Story BBC Four (Islam, l'histoire inédite)

http://mrctv.org/node/116588

Re: La Mecque existait-elle avant l'islam ?

Publié : jeu. 13 sept. 2012, 20:38
par ledisciple
Sol Invictus a écrit :Voici le documentaire qui, la semaine dernière, a créé la polémique chez nos voisins d'outre Manche sur les premiers temps de l'I/islam. Finalement, pas grand chose, un ton très modéré... et pourtant plus de 1000 plaintes et des menaces...
Je rebondis sur cet aspect de la compassion musulmane.

Que devons-nous penser au lendemain de l'assassinat de l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye parce qu'un film blasphématoire humoristique sur Mahomet est sorti à peine aux Etats-Unis dans une seule salle et une seule projection unique, subventionnés par des fonds privés? Son titre: "L'innocence des musulmans". Cette religion de "paix et d'amour", prétendue comme telle si on ne veut pas la guerre et la haine de leur part, voit s'attribuer une troisième belle qualité: l'humour bien connu des musulmans!
http://www.sudouest.fr/2012/09/13/l-amb ... 8-4803.php

Quand des spectacles blasphématoires ont terni la communauté catholique, "Golgotha Picnic", mis en scène par Rodrigo Garcia, les manifestants catholiques se sont fait tabasser par la police dans Paris avec l'appui du Maire. Le problème c’est que de telles expositions ou spectacles sont subventionnés par des fonds publics.
https://www.youtube.com/watch?v=wPYBlSt ... re=related

Quand l'automne catholique en 2011 s'est enflammé d'indignation pacifiste dans plusieurs villes de France, Son Eminence André Vingt-Trois, Cardinal catholique français, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques, a condamné ce "groupuscule intégriste"...

Nous avons donc eu droit au spectacle dégoûtant "Sur le concept du visage du fils de Dieu" de Romeo Castellucci avec l'aval du Ministre de la Culture.

En somme, quand les catholiques blessés défilent paisiblement en priant avec des bougies et leur chapelet, ce sont "de dangereux intégristes". Quand c'est l'islamisme, il faut condamner sévèrement au micro devant tout le monde, et en douce faire ami avec eux.
https://www.youtube.com/watch?v=PPNIfWtQU8I

Pensez-y...

Nous n'avons pas oublié le sinistre "Piss Christ" non plus. Une fois encore, "une poignée d'intégristes dangereux". Notre arme, le chapelet. Nos paroles, la prière. Ah, comme il est agréable pour les forces de police (dixit) d'encadrer les manifestations paisibles des catholiques. [Je tiens mes archives sur ces événements]

Charlie-Hebdo? Le feu, destruction totale. Ah, mais l'Islam, c'est autre chose, c'est une religion de paix. Nuance! A peine sorti sur quelques écrans et uniquement aux Etats-Unis, le film médiocre "L'innocence des musulmans" fait donc un massacre en Lybie.

Je me modère pour ne pas voir mon message disparaitre, car enfin, je suis un simple catholique pratiquant. Quel danger!

Sans autre commentaire donc.

Domine, non sum dignus ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbo et sanabitur anima mea.

Re: La Mecque existait-elle avant l'islam ?

Publié : jeu. 13 sept. 2012, 21:11
par Sol Invictus
Ce "machin" auquel vous faites illusion n'est pas "un film médiocre" c'est grotesque au possible et de plus, les "acteurs" ont (auraient) été roulés dans la farine par le réalisateur, ce qui est dégueulasse.

Sinon votre diagnostique sur le deux poids et deux mesures est le bon.

Durs avec les (tendres) cathos, accommodants et tendres avec les (durs) musulmans... ce qui fut sera, ce qui s’est fait se refera, et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Pendant ce temps, sortira tranquillement American Horror Story, Asylum qui placera une pierre de plus à l'édifice de la légende noire du catholicisme et à l'imaginaire des bouffeurs de curés... :roule:
Image

En France, on ne compte plus les messages ironisant sur les positions de l’Église concernant le mariage homosexuel...
(en gros : "et si il fallait interdire aux couples cathos d'adopter" quand il ne s'agit pas carrément de procréer...)

Je viens de lire cet article... que voulez-vous y faire, ce médecin ne serait pas complétement inintéressant s'il ne faisait pas son débat tout seul, donc que ses écrits n'ont aucune valeur alors qu'ils passent pour autorité morale... surtout que visiblement il ne sait rien des textes religieux et à l'Histoire ! :rire: Mais bon on est habitués à ce genre de types qui auréolé de leur doctorat en médecine s'estiment en droit de s'exprimer sur tout à tort et à travers.

http://www.slate.fr/tribune/60677/maria ... catholique
[+] Texte masqué
L'église catholique contre le mariage homosexuel, trois arguments qui ne tiennent pas
Une tribune d'Yves Ferroul, médecin, sexologue et écrivain.

L’Église catholique s’oppose au mariage homosexuel en avançant plusieurs arguments. D’abord, l’homosexualité serait, en soi, «une dépravation grave» (Catéchisme, § 2357). Ensuite, le mariage est un sacrement qui lie un homme et une femme. Enfin, un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour s’épanouir.

Le premier argument est censé s’appuyer sur des textes de la Bible, dont le plus célèbre est l’épisode de Sodome et Gomorrhe: ces deux villes auraient été détruites par Dieu pour punir leurs habitants de leur homosexualité.

Or, pour les historiens, cet épisode illustre l’impiété et un refus d’hospitalité envers l’étranger, comme le confirment l’épisode parallèle de Gidéa (Juges, XIX, 22-25) ainsi que toutes les références à Sodome dans le reste de la Bible comme dans les évangiles.

D’autres textes renvoient à des lettres de Paul, mais des erreurs de traduction les annulent. Le seul texte explicite est celui du Lévitique (XX, 13), mais il est inséré dans un ensemble de prescriptions rituelles juives dont les chrétiens se sont affranchis dès l’époque de Paul, ce qui rend curieuse la volonté de s’accrocher à tout prix à cette seule interdiction, en ignorant toutes les autres.

D’ailleurs des protestants, plus conséquents, ne s’estiment pas concernés par ces malédictions, et ont accepté d’ordonner des pasteurs homosexuel(le)s et de marier des personnes de même sexe. (Pour le point de vue d’un catholique marié contraire à celui de la hiérarchie, cf. Bruno Grange, La Sexualité, chemin vers Dieu, éd. Du Signe. Pour une étude détaillée de l’épisode de Sodome).

Le deuxième argument n’est valable qu’à l’intérieur de la communauté catholique. Pour la société civile, le mariage est un contrat qui a été mis en place il y a environ 8 à 10.000 ans, quand les sociétés humaines se sont structurées autour de l’agriculture et de l’élevage.

Auparavant, on a toutes les raisons de penser que les groupes humains vivaient à peu près comme les autres chimpanzés, les macaques ou les babouins, en sociétés ignorant la paternité et dont les petits étaient élevés par les mères, les femmes de la famille de la mère, et les hommes «amis» de la mère: chaque individu devait chercher personnellement sa nourriture quotidienne, et personne ne pouvait asservir autrui.

Mais à partir du moment où du grain pouvait être stocké, que des bêtes pouvaient être accumulées, des «dominants» sont apparus qui ont pu monopoliser la nourriture et ainsi s’asservir des congénères. Le contrat définissant la répartition des biens en cas d’alliance devient nécessaire.

Accaparer les femmes qui vont donner les enfants, héritiers ou main d’œuvre, doit se faire dans les règles, par des accords entre clans de dominants. Le «mariage» n’est que ce contrat social. Cet état des choses est bien reflété dans la Bible juive, dans l’Ancien Testament chrétien.

Les Grecs et les Romains ont toujours ce contrat privé entre les familles. En Europe, c’est très tard que l’Église catholique finira par imposer un mariage devant témoin (le mariage à l’église: XVIe siècle?). La Révolution française le transforme en contrat devant l’État, qui définit ses clauses et en garantit le respect.

L’État ne s’occupe pas des raisons du mariage (si les individus s’aiment ou non, veulent des enfants ou non, ne sont mus que par l’intérêt ou pas, etc.): il prend fait que deux individus veulent lier leurs vies, et définit les conditions matérielles dans lesquelles cela peut se faire, en proposant aujourd’hui le choix entre deux types de contrats (pacs ou mariage) et en laissant la liberté de ne pas établir de contrat (concubinage).

On ne voit donc pas ce qui empêcherait, par principe, un tel contrat entre deux personnes de même sexe, ce que constataient déjà les juristes romains comme Cicéron (cf. Jared Diamond, Le Troisième chimpanzé, Folio).

Le troisième argument, qui affirme qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour se construire, ne correspond pas à la quasi-totalité de l’histoire humaine. De plus, il occulte les problèmes posés par la famille nucléaire («familles, je vous hais»), par les ruptures de couples (familles monoparentales, recomposées) ainsi que l’état de fait actuel des dizaines de milliers d’enfants élevés par des couples homosexuels.

Cet argument tient à l’évidence de l’idée reçue et du préjugé, et n’a pas de fondement dans le concret des situations réellement vécues. Et notons également le paradoxe de ces hétéros qui refusent aux homos de s’occuper d’enfants, quand on connaît le chiffre des gosses maltraités et abusés par de bons hétéros, vivant en couples hétéros.

Souvenez-vous: les catholiques objectaient déjà que la liberté d’avorter allait conduire à une prolifération infinie du massacre des fœtus; que la famille allait disparaître avec l’instauration du pacs! À force de crier «au loup!» sans que personne ne voie de loup surgir, les catholiques ont convaincu la majorité des français qu’ils étaient de piètres prédicateurs d’avenir.

N’ayons donc pas peur de l’avenir de la famille, et laissons les homosexuels qui le désirent se marier et élever des enfants: la société en sera plus humaine et plus riche dans sa diversité!

Yves Ferroul

Re: L'islam persécuté ou persécuteur ?

Publié : mer. 16 janv. 2013, 19:11
par Yves Ferroul
Réponse à Sol Invictus
Je viens de découvrir par hasard ce site, et ce commentaire sur un de mes articles.
Devant l'expression d'idées qui le gênent, son auteur réagit de la manière la plus intelligente qui soit : il insulte la personne au lieu de dire en quoi elle se trompe sur les textes religieux, en quoi ellle ignore l'histoire.
Il permet ainsi à la réflexion de s'approfondir, et au dialogue, à la discussion si souvent mise en avant ces temps-ci par les responsables catholiques, de faire un bond en avant.
Merci beaucoup.