Etre du monde ou dans le monde
Publié : sam. 20 oct. 2012, 9:26
Dans ma paroisse mon curé inaugure un cycle de réflexions mensuelles sur le Concile Vatican II. A partir d'un support créé par l'évêché.
La première fiche concerne "L'Eglise dans le monde".
Et on a redit, comme le dit notre évêque, qu'il faut être "du monde".
Pourquoi tout le temps revenir sur ce point puisque le Christ nous demande d'être "Dans le monde et non pas du monde".
Et je pense que c'est de plus en plus vrai dans un monde laïc et ouvertement anti-chrétien.
Notre travail est de proclamer la Bonne Nouvelle dans ce monde et non de vouloir de vive force suivre l'esprit du monde. De toute façon "suivre l'esprit du monde" ne nous a pas beaucoup servi.
Je pense que tout est dit dans l'Evangile selon Saint Jean :
La première fiche concerne "L'Eglise dans le monde".
Et on a redit, comme le dit notre évêque, qu'il faut être "du monde".
Pourquoi tout le temps revenir sur ce point puisque le Christ nous demande d'être "Dans le monde et non pas du monde".
Et je pense que c'est de plus en plus vrai dans un monde laïc et ouvertement anti-chrétien.
Notre travail est de proclamer la Bonne Nouvelle dans ce monde et non de vouloir de vive force suivre l'esprit du monde. De toute façon "suivre l'esprit du monde" ne nous a pas beaucoup servi.
Je pense que tout est dit dans l'Evangile selon Saint Jean :
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=648076Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (17, 11-19)
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : "Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'il soit un, comme nous-mêmes. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie et qu'ils en soient comblés. Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde de même que moi je ne suis pas du monde. Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. .
Ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi consacrés par la vérité.
À lire dans Le Monde de demain:
"Je reste perplexe à lire les conseils dispensés en direction de l'Eglise catholique pour qu'elle se "décrispe" (...) et affronte résolument les enjeux de la modernité. Comprendre: en finir avec un certain nombre d'interdits désormais incompatibles avec le monde comme il va. Je ne suis pas "d'église". Je n'ai aucune sympathie pour les "intégristes" et ne fais pas partie du troupeau de ces croyants " tièdes et hésitants".
Mais je me demande s'il est bien raisonnable de demander à l'Eglise de se vouloir toujours plus engagée dans ce processus de sécularisation, dont le but serait de réconcilier des fidèles récalcitrants.
Le philosophe Jean Baudrillard se demandait naguère avec humour quelle pourrait bien être l'utilité d'un pape "en accord avec le monde", d'une religion "dans le monde". De fait, avec ce type de raisonnement, pourquoi ne pas finir par trouver ringarde la transsubstantiation , y voir un obstacle insurmontable à l'aggiornamento indispensable, martèle-t-on, du message chrétien...
Certes, je me garderai bien de faire des propositions pour sortir l'Eglise d'une situation de fait, pour elle, très préoccupante.
Mais si j'avais la vigilance et la méfiance d'un Bossuet, je ne manquerais pas de me demander si tant d'insistance à réclamer plus de souplesse, plus d'ouverture, ne vise pas a obtenir de l'Eglise qu'elle programme tout bonnement elle-même sa propre fin..."
Cécilia Suzzoni, Paris
Restons donc optimistes, tous nos compatriotes n'ont pas perdu tout bon sens.