La collégialité dans l'Eglise
Publié : sam. 29 juin 2013, 21:53
Bonjour,
L'homélie du Pape pour la fête des saint Pierre et saint Paul, contient des éléments intéressants sur ce quoi s'oriente le gouvernement de l'Eglise :
Est-ce un retour possible à un mode de gouvernement de l'Eglise plus traditionnel ?
Est-ce à même de séduire les orientaux séparés, permettant un retour à l'unité du premier millénaire ?
L'homélie du Pape pour la fête des saint Pierre et saint Paul, contient des éléments intéressants sur ce quoi s'oriente le gouvernement de l'Eglise :
Je n'ai pas d'a-priori sur la question....
3. Confirmer dans l’unité. Ici je m’arrête sur le geste que nous avons accompli. Le pallium est symbole de communion avec le successeur de Pierre, « principe et fondement perpétuels et visibles d’unité de foi et de communion » (Vatican II, Lumen gentium, 18). Et votre présence aujourd’hui, chers confrères, est le signe que la communion dans l’Eglise ne signifie pas uniformité. Vatican II, se référant à la structure hiérarchique de l’Eglise, affirme que le Seigneur « en fit ses Apôtres, leur donnant forme d’un collège, c'est-à-dire d’un groupe stable, et mit à leur tête Pierre, choisi parmi eux » (Ibid., 19). Confirmer dans l’unité : le synode des évêques, en harmonie avec la primauté. Nous devons avancer sur cette voie de la synodalité, grandir, en harmonie avec le service de la primauté.
Et le concile continue : « par sa composition multiple, ce collège exprime la variété et l’universalité du Peuple de Dieu » (Ibid., 22). Dans l’Eglise, la variété, qui est une grande richesse, est toujours fondée sur l’harmonie de l’unité, comme une grande mosaïque dans laquelle les tesselles s’assemblent pour former l’unique grand dessein de Dieu. Et cela doit nous pousser à dépasser toujours tout conflit qui blesse le corps de l’Eglise. Unis dans les différences : il n’y a pas d’autre route catholique pour être unis. C’est cela l’esprit catholique, l’esprit chrétien : être unis dans les différences. Voilà la route de Jésus ! Le pallium, s’il est le signe de la communion avec l’Evêque de Rome, avec l’Eglise universelle, avec le synode des évêques, est aussi un engagement pour chacun de vous à être des instruments de communion.
Est-ce un retour possible à un mode de gouvernement de l'Eglise plus traditionnel ?
Est-ce à même de séduire les orientaux séparés, permettant un retour à l'unité du premier millénaire ?