Découragement dans ma vocation du fait de ma paroisse
Publié : sam. 19 oct. 2013, 18:22
Découragement dans la pratique religieuse
Voilà voilà…
Je suis une adolescente de 17 ans, je souhaite plus tard me consacrer dans al vie religieuse apostolique. En attendant, j’aide ma paroisse à ma modeste échelle : je suis responsable du groupe de servant et servante d’autel.
Sauf que voilà : ma paroisse m’épuise. Je fais la liste :
a) Un nouveau prêtre a débarqué qui ne veut pas que les filles aprochent l’autel. Bon. Comme il n’est pas vicaire, il n’a pas le choix, et il fait avec, mais par exemple, il demande toujours aux petits garçons de faire beaucoup de choses (c’est bien !), mais sans nous laisser le temps de les former… etc’est mal fait ! En plus ce prêtre célèbre étrangement : il rajoute des mots partout, ne fait pas embolies après le Notre Père ,pas de chasuble, il fait danser les petits du cathéchisme, etc… Alors que d’habitude notre messe est certes avec des filles, mais au moins le prêtre suit le texte du missel, il est digne, il laisse des moments de silence… Là, cette messe m’épuise parce que je dois surveiller les garçons (quand je dis petit je ne parle pas de 7 ou 8 ans, mais de 4 ans…), et parce qu’il est impossible de se recueillir… d’ailleurs ce prêtre n’accompagne pas spirituellement les enfants de chœur : pas de prière avant la messe, pas de prière après la messe, comment les enfants de chœur peuvent ils comprendre que leur mission n’est pas que du « jeu », mais importante spirituellement ?
b) Comme partout, les bonnes familles catho sont favorisées… On dirait des réunions mondaines !! beaucoup viennent de milieu favorisé (prof, ingénieur, etc…) alors que ce n’est pas mon cas et je me sens mal à l’aise car nous n’avons pas du tout les mêmes problèmes dans la vie… Donc impossible de nouer de vrais amitiés avec les jeunes de ma paroisse… J’essaye de faire des efforts, j’ai été bien élevée, mais malgrés tout, quand je me retrouve fac eà des jeunes de 17 ans qui ne travaillent pas, qui vont avoir leurs études payées par leurs parents, ben… on a rien en commun. Notre foi ne vient pas du même endroit : eux de leur famille, moi de moi… Mais le pire c’est à la sortie de la messe quand j’entends les discussions, par exemple je discutais avec une dame qui vis tranquillement dans une maison qui m’expliquait que c’était horrible les quartiers Y de mav ille (je vis dans les quartiers Y). je lui dis que non, pas du tout, c’est très tranquille, elle « mais non il y a beaucoup d’immigrés ». mais qu’est ce qu’elle en sait ? J’y vis, je vois bien qu’il n’y a pas de voitures brûlées, etc… J’en pleure… Ils disent que ceux qui touchent les allocations sont des profiteurs (on touche des allocations…), ils disent qu’ils payent trop d’impot alors qu’ils partent en vacances (nous on gagne pas assez pour payer d’impot), que les immigrés ne peuvent pas s’intégrer (je ne suis pas française de naissance)… Ils disent tout ça parc eque je fais illusion, mais quand je finis par avouer qui je suis le comportement change… Il n’y a pas de bienveillance de la part de certaines familles…
c) Il y a des choses horribles (que je trouve horrible) qui se passent dans cette église. Par exemple le prêtre de ma paroisse a écrit un livre ,et il l’a vendue dans l’église même... Jésus n’a-t-il pas chassé les marchands du temple ? A la fin de la messe, il faut du silence… PAS VENDRE DES LIVRES SUR L’AUTEL MÊME OU A ETE CONSACRE L’HOSTIE… Désolée de ma colère mai slà…
d) Notre ancienne sacristine est décédée (elle me manque beaucoup), et la nouvelle est dure à vivre. Par exemple, elle me demande de laver toutes les aubes (une trentaine), de préparer la crédence, etc… c’est long… Elle a surtout une devise « souffrir pour le christ », donc quand je demande du repos (ne pas servir), à cause de ma hernie discale ou de ma maladie (un handicap physique reconnu, etc…), elle me le refuse… Pourtant mon partenaire chef servant d’autel est là (il est même là tous les jours en semaine), mais non, elle dit qu’il faut souffrir en silence…
e) En parlant de mon partenaire chef servant d’autel, il veut rentrer dans un ordre (les frères des écoles chrétienne). Bref, il était accompagné par mon prêtre, mais le nouveau prêtre, qui es tmembre d’une communauté nouvelle, essaye de le recruter pour sa communauté… Mon ami est un garçon très calme, il refuse poliment ses offres… Mais je n’aime pas la manière que ce prêtre présente sa communauté… Quand on l’écoute, la vie religieuse n’a pas de difficulté…
Bref, je suis épuisée nerveusement et physiquement et ma vie spirituelle s’en ressent. Je n’arrive pas à prier. J’arrive à m’astreindre à lire la Bible tous les jours. Mais je ne trouve pas la paix : ni par des prières orales comme le chapelet, ni par une oraison mentale, ni par des méditations. J’ai fait des neuvaines. Mais je n’y arrive pas. Je ne trouve plus ma place dans l’église. Je la trouve à la messe de 9 h 00 en semaine, quand mon curée habituel est là, quand l’église est peu rempli, quand seul Jean-Baptiste et moi servons, quand la messe suit son déroulement habituel, quand le prêtre fait un sermon non politisé, quand il n’y a pas de chants (dans ma paroisse on a la spécialité des chants joyeux avec tapement des mains, type Emmanuel, etc…). La messe a toujours été le centre de ma vie sprituelle, mais maintenant non.
Ajoutez à ça une période difficile à vivre chez moi (problèmes financiers, problème de santé, , et je suis épuisée spirituellement. Et cela me dérange dans le chemin de ma vocation : j'ai l'impression de ne pas être une vraie catholique parce que je n'ai pas tous ces trucs (je n'ai jamais fait de JMJ, ou de pélerinage, je ne suis pas membre d'un groupe scout, ou d'une communauté... je suis juste membre de ma paroisse. C'est tout.), et je n'arrive pas à être comme mon prêtre dit d'être... Je ne sais pas témoigner de ma foi, ça me gène, c'est intime, je suis plutôt discrète... Il me manque l'énergie...
Désolée pour ce message brouillon.
Voilà voilà…
Je suis une adolescente de 17 ans, je souhaite plus tard me consacrer dans al vie religieuse apostolique. En attendant, j’aide ma paroisse à ma modeste échelle : je suis responsable du groupe de servant et servante d’autel.
Sauf que voilà : ma paroisse m’épuise. Je fais la liste :
a) Un nouveau prêtre a débarqué qui ne veut pas que les filles aprochent l’autel. Bon. Comme il n’est pas vicaire, il n’a pas le choix, et il fait avec, mais par exemple, il demande toujours aux petits garçons de faire beaucoup de choses (c’est bien !), mais sans nous laisser le temps de les former… etc’est mal fait ! En plus ce prêtre célèbre étrangement : il rajoute des mots partout, ne fait pas embolies après le Notre Père ,pas de chasuble, il fait danser les petits du cathéchisme, etc… Alors que d’habitude notre messe est certes avec des filles, mais au moins le prêtre suit le texte du missel, il est digne, il laisse des moments de silence… Là, cette messe m’épuise parce que je dois surveiller les garçons (quand je dis petit je ne parle pas de 7 ou 8 ans, mais de 4 ans…), et parce qu’il est impossible de se recueillir… d’ailleurs ce prêtre n’accompagne pas spirituellement les enfants de chœur : pas de prière avant la messe, pas de prière après la messe, comment les enfants de chœur peuvent ils comprendre que leur mission n’est pas que du « jeu », mais importante spirituellement ?
b) Comme partout, les bonnes familles catho sont favorisées… On dirait des réunions mondaines !! beaucoup viennent de milieu favorisé (prof, ingénieur, etc…) alors que ce n’est pas mon cas et je me sens mal à l’aise car nous n’avons pas du tout les mêmes problèmes dans la vie… Donc impossible de nouer de vrais amitiés avec les jeunes de ma paroisse… J’essaye de faire des efforts, j’ai été bien élevée, mais malgrés tout, quand je me retrouve fac eà des jeunes de 17 ans qui ne travaillent pas, qui vont avoir leurs études payées par leurs parents, ben… on a rien en commun. Notre foi ne vient pas du même endroit : eux de leur famille, moi de moi… Mais le pire c’est à la sortie de la messe quand j’entends les discussions, par exemple je discutais avec une dame qui vis tranquillement dans une maison qui m’expliquait que c’était horrible les quartiers Y de mav ille (je vis dans les quartiers Y). je lui dis que non, pas du tout, c’est très tranquille, elle « mais non il y a beaucoup d’immigrés ». mais qu’est ce qu’elle en sait ? J’y vis, je vois bien qu’il n’y a pas de voitures brûlées, etc… J’en pleure… Ils disent que ceux qui touchent les allocations sont des profiteurs (on touche des allocations…), ils disent qu’ils payent trop d’impot alors qu’ils partent en vacances (nous on gagne pas assez pour payer d’impot), que les immigrés ne peuvent pas s’intégrer (je ne suis pas française de naissance)… Ils disent tout ça parc eque je fais illusion, mais quand je finis par avouer qui je suis le comportement change… Il n’y a pas de bienveillance de la part de certaines familles…
c) Il y a des choses horribles (que je trouve horrible) qui se passent dans cette église. Par exemple le prêtre de ma paroisse a écrit un livre ,et il l’a vendue dans l’église même... Jésus n’a-t-il pas chassé les marchands du temple ? A la fin de la messe, il faut du silence… PAS VENDRE DES LIVRES SUR L’AUTEL MÊME OU A ETE CONSACRE L’HOSTIE… Désolée de ma colère mai slà…
d) Notre ancienne sacristine est décédée (elle me manque beaucoup), et la nouvelle est dure à vivre. Par exemple, elle me demande de laver toutes les aubes (une trentaine), de préparer la crédence, etc… c’est long… Elle a surtout une devise « souffrir pour le christ », donc quand je demande du repos (ne pas servir), à cause de ma hernie discale ou de ma maladie (un handicap physique reconnu, etc…), elle me le refuse… Pourtant mon partenaire chef servant d’autel est là (il est même là tous les jours en semaine), mais non, elle dit qu’il faut souffrir en silence…
e) En parlant de mon partenaire chef servant d’autel, il veut rentrer dans un ordre (les frères des écoles chrétienne). Bref, il était accompagné par mon prêtre, mais le nouveau prêtre, qui es tmembre d’une communauté nouvelle, essaye de le recruter pour sa communauté… Mon ami est un garçon très calme, il refuse poliment ses offres… Mais je n’aime pas la manière que ce prêtre présente sa communauté… Quand on l’écoute, la vie religieuse n’a pas de difficulté…
Bref, je suis épuisée nerveusement et physiquement et ma vie spirituelle s’en ressent. Je n’arrive pas à prier. J’arrive à m’astreindre à lire la Bible tous les jours. Mais je ne trouve pas la paix : ni par des prières orales comme le chapelet, ni par une oraison mentale, ni par des méditations. J’ai fait des neuvaines. Mais je n’y arrive pas. Je ne trouve plus ma place dans l’église. Je la trouve à la messe de 9 h 00 en semaine, quand mon curée habituel est là, quand l’église est peu rempli, quand seul Jean-Baptiste et moi servons, quand la messe suit son déroulement habituel, quand le prêtre fait un sermon non politisé, quand il n’y a pas de chants (dans ma paroisse on a la spécialité des chants joyeux avec tapement des mains, type Emmanuel, etc…). La messe a toujours été le centre de ma vie sprituelle, mais maintenant non.
Ajoutez à ça une période difficile à vivre chez moi (problèmes financiers, problème de santé, , et je suis épuisée spirituellement. Et cela me dérange dans le chemin de ma vocation : j'ai l'impression de ne pas être une vraie catholique parce que je n'ai pas tous ces trucs (je n'ai jamais fait de JMJ, ou de pélerinage, je ne suis pas membre d'un groupe scout, ou d'une communauté... je suis juste membre de ma paroisse. C'est tout.), et je n'arrive pas à être comme mon prêtre dit d'être... Je ne sais pas témoigner de ma foi, ça me gène, c'est intime, je suis plutôt discrète... Il me manque l'énergie...
Désolée pour ce message brouillon.