Mea culpa. Au sujet de mes propos sur François
Publié : dim. 20 oct. 2013, 11:44
Bonjour à tous,
J'ai eu ces derniers temps des propos très durs envers notre nouveau pape. Je dois avouer avoir été très perturbé par ses derniers propos, par son attitude.
Je tiens à m'en excuser.
Ce trouble, qui perdure encore un peu, n'a pas été sans porter des fruits et clarifier des choses en moi, en cela je remercie le Seigneur. Il reste que je n'aurais pas du dire ces choses en public, pas avant qu'elles ne soient digérées.
Il y a eu tout d'abord une incompréhension quand à sa personnalité même. Je l'ai dit très tôt : je le trouvais autoritaire, dur, et un peu moralisant à la manière d'un "curé de campagne" à l'ancienne. Or, je n'aime pas le cliché "curé de campagne à l'ancienne" !
En fait, je ne suis pas tellement étonné que le pape François ait choisi François d'Assise, car dans son attitude profonde il me fait penser à ce saint sur certains.
Or j'ai toujours trouvé François d'Assise dur et ... un peu rigide ! Je n'ai jamais compris comment on pouvait voir en lui un homme doux et tendre (ce qu'il était certainement).
Bref, je suis toujours passé un peu à côté de saint François d'Assise, comme je suis sans doute passé à côté du pape François, car ils ont une manière d'être que je ne comprends pas.
Ce qui est sans doute la marque d'un attitude orgueilleuse bien ancrée profondément en moi.
Il y a un deuxième : j'ai quelques désaccords avec notre pape sur des points particuliers (sur lesquels j'étais en accord avec Benoit XVI).
Ces deux points réunis, j'étais vraiment perturbé. Mais maintenant que je commence à avoir une vision plus "large" de notre pape, je relativise ces désaccords. Je craignais, venant de sa part, une forme "d'idéologisation de la pauvreté", et d'autres choses encore , or ça n'est pas manifestement pas le cas.
Qu'il y ait des désaccords importe assez peu. Que deux papes successifs, qui font une analyse proche d'un problème global, aient deux réponses opposées, cela n'est pas nouveau dans l'Église. Cela peut créer des troubles, mais au final, c'est toujours la vérité qui l'emporte.
En fait, fondamentalement, ce que François n'arrête pas de faire c'est ce que Benoit XVI disait et que personne n'écoutait : l'Église n'est pas une école de moralistes, elle est une famille unie dans la foi dans le Dieu Amour.
Benoit XVI faisait déjà le constat d'une Église qui n'arrivait pas à faire entendre son message. François semble essayer de trouver les moyens de faire passer ce message.
Il met en acte le chantier de la nouvelle évangélisation.
Je crois qu'il prend des risques énormes, le risque d'être mal compris, le risque de laisser penser que l'Église a mis à la poubelle ses règles morales.
Mais entre ce risque et celui de faire passer l'Église pour une machine moralisante en rappelant, en ces périodes troublées, les principes non négociables (ce qui était le cas jusqu'à maintenant), peut-être que les choses ne changent-elles pas fondamentalement, que le risque est toujours le même.
Subsistent toujours des désaccords sur des points précis (son côté "Martini" je dirais), mais ce sont des désaccords "d'école", importants en soi, mais secondaires dans le jugement que l'on peut se faire d'une personne.
Il m'apparaît comme évident que le pape François est un homme d'une grande foi, qui aime le Christ et son Église. Et après la douceur et la tendresse de Benoit XVI il est peut-être temps que nous prenions quelques gifles, mêmes quand elles nous paraissent (et son un peu en soi) injustes.
En fait, le pape François est un vrai prosélyte. Il va vers les "périphéries" avec douceur pour que, une fois revenues dans l'Église, elles puissent entendre ce qui était jusque là inaudible.
La méthode est risquée, elle risque vraiment d'affaiblir l'Église et de diviser les fidèles (voir resurgir les vieilles rengaines des années 70 me gonfle un peu, par exemple). Mais sans doute est-elle nécessaire et vaut-elle le risque d'être tentée.
Alors prions !
J'ai eu ces derniers temps des propos très durs envers notre nouveau pape. Je dois avouer avoir été très perturbé par ses derniers propos, par son attitude.
Je tiens à m'en excuser.
Ce trouble, qui perdure encore un peu, n'a pas été sans porter des fruits et clarifier des choses en moi, en cela je remercie le Seigneur. Il reste que je n'aurais pas du dire ces choses en public, pas avant qu'elles ne soient digérées.
Il y a eu tout d'abord une incompréhension quand à sa personnalité même. Je l'ai dit très tôt : je le trouvais autoritaire, dur, et un peu moralisant à la manière d'un "curé de campagne" à l'ancienne. Or, je n'aime pas le cliché "curé de campagne à l'ancienne" !
En fait, je ne suis pas tellement étonné que le pape François ait choisi François d'Assise, car dans son attitude profonde il me fait penser à ce saint sur certains.
Or j'ai toujours trouvé François d'Assise dur et ... un peu rigide ! Je n'ai jamais compris comment on pouvait voir en lui un homme doux et tendre (ce qu'il était certainement).
Bref, je suis toujours passé un peu à côté de saint François d'Assise, comme je suis sans doute passé à côté du pape François, car ils ont une manière d'être que je ne comprends pas.
Ce qui est sans doute la marque d'un attitude orgueilleuse bien ancrée profondément en moi.
Il y a un deuxième : j'ai quelques désaccords avec notre pape sur des points particuliers (sur lesquels j'étais en accord avec Benoit XVI).
Ces deux points réunis, j'étais vraiment perturbé. Mais maintenant que je commence à avoir une vision plus "large" de notre pape, je relativise ces désaccords. Je craignais, venant de sa part, une forme "d'idéologisation de la pauvreté", et d'autres choses encore , or ça n'est pas manifestement pas le cas.
Qu'il y ait des désaccords importe assez peu. Que deux papes successifs, qui font une analyse proche d'un problème global, aient deux réponses opposées, cela n'est pas nouveau dans l'Église. Cela peut créer des troubles, mais au final, c'est toujours la vérité qui l'emporte.
En fait, fondamentalement, ce que François n'arrête pas de faire c'est ce que Benoit XVI disait et que personne n'écoutait : l'Église n'est pas une école de moralistes, elle est une famille unie dans la foi dans le Dieu Amour.
Benoit XVI faisait déjà le constat d'une Église qui n'arrivait pas à faire entendre son message. François semble essayer de trouver les moyens de faire passer ce message.
Il met en acte le chantier de la nouvelle évangélisation.
Je crois qu'il prend des risques énormes, le risque d'être mal compris, le risque de laisser penser que l'Église a mis à la poubelle ses règles morales.
Mais entre ce risque et celui de faire passer l'Église pour une machine moralisante en rappelant, en ces périodes troublées, les principes non négociables (ce qui était le cas jusqu'à maintenant), peut-être que les choses ne changent-elles pas fondamentalement, que le risque est toujours le même.
Subsistent toujours des désaccords sur des points précis (son côté "Martini" je dirais), mais ce sont des désaccords "d'école", importants en soi, mais secondaires dans le jugement que l'on peut se faire d'une personne.
Il m'apparaît comme évident que le pape François est un homme d'une grande foi, qui aime le Christ et son Église. Et après la douceur et la tendresse de Benoit XVI il est peut-être temps que nous prenions quelques gifles, mêmes quand elles nous paraissent (et son un peu en soi) injustes.
En fait, le pape François est un vrai prosélyte. Il va vers les "périphéries" avec douceur pour que, une fois revenues dans l'Église, elles puissent entendre ce qui était jusque là inaudible.
La méthode est risquée, elle risque vraiment d'affaiblir l'Église et de diviser les fidèles (voir resurgir les vieilles rengaines des années 70 me gonfle un peu, par exemple). Mais sans doute est-elle nécessaire et vaut-elle le risque d'être tentée.
Alors prions !