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Anciennes appellations

Publié : mer. 12 févr. 2014, 11:08
par christophe68100
Bonjour,

Voilà, je me sens interpellé par rapport aux frères et soeurs de ma paroisse, en ce sens que j'utilise les anciennes formes : mon père, ma soeur, monseigneur, pour m'adresser au prêtre, à une religieuse et à un évêque. Pour moi ce n'est pas une manière de m'accaparer la personne mais une façon de m'adresser plus respectueusement à elle. Il semblerait qu'on ne doit plus utiliser "mon" "ma" et "monseigneur". Pourquoi ? Et si on fait de la résistance est-ce grave ?

Merci

Re: Anciennes appellations

Publié : mer. 12 févr. 2014, 12:20
par Pacem
Bonjour,
christophe23 a écrit :Il semblerait qu'on ne doit plus utiliser "mon" "ma" et "monseigneur". Pourquoi ? Et si on fait de la résistance est-ce grave ?
Je ne pense pas que ce soit grave, puisque c'est dit avec bonne intention.

Ensuite, je trouve cela étrange aussi : depuis quand c'est une "ancienne formule" ?
Chacun est sensé être capable de faire la distinction entre le rôle et la personne : on ne s'accapare pas la personne (ou même le rôle d'ailleurs) lorsque l'on dit "mon frère", "ma soeur", "monseigneur" ou même "mon père".
Lorsqu'on le dit, c'est pour souligner le fait que nous nous sentons concernés individuellement par le lien d'autorité et/ou fraternel.
C'est comme cela que je l'entend (et que ça à toujours été, il me semble).
Au contraire, dire frère X, soeur Y, évèque Z, ou père untel comme s'il s'agissait de "gens de nulle-part" alors qu'on s'adresse à eux, cela me semble un manque de considération et un détachement plutôt déplacé.

Après, si cela agace particulièrement la personne nommée, mieux vaut se plier à ses réclamations. C'est assez évident.
Mais à votre place, je ne me laisserais pas influencer par des discours moralistes de ce genre. Si c'est leur avis, tant mieux : vous avez le vôtre, et ce serait quand-même un manque d'ouverture d'esprit que de mépriser une personne pour cela...

Re: Anciennes appellations

Publié : mer. 12 févr. 2014, 15:37
par christophe68100
Bonjour Pacem,

Je vous remercie de votre éclairage. Jusqu'à présent aucun prêtre, aucune religieuse ne m'a signifié un refus de cette appellation. Hier encore j'ai déjeuné avec un évêque que j'ai plusieurs fois nommé "Monseigneur" et il ne m'a jamais signifié un refus de cette appellation. Me concernant je trouve cela plus déférent et c'est pour bien marquer que je me positionne sous leur autorité. Tout comme professionnellement je ne salue jamais mon directeur général par "bonjour Monsieur X" mais par "Bonjour Monsieur" qui -me concernant encore- me semble plus déférent à son égard.

Bonne journée à vous,