Méditation pour le temps de Carême
Publié : mar. 27 févr. 2007, 10:59
De monseigneur Chauvet :
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Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7
Méditation de Carême - 1ère semaine de Carême, mardi 26 février 2007
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 7-15)
07 Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: "Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens: ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
08 Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
09 Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié.
10 Que ton règne vienne ;
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
11 Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
12 Remets-nous nos dettes,
comme nous les avons remises nous-mêmes
à ceux qui nous devaient.
13 Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mal.
14 Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
15 Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.
Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet
Je vous rappelle que tout au long de cette semaine, la Parole de Dieu va nous faire découvrir nos fragilités, nos tentations, mais aussi le force que nous portons pour les chasser.
Hier, un appel à nous donner. Aujourd’hui, un retour à la contemplation. Nos prières sont toujours souvent encombrées. Mais peut-être avons-nous peur de ce silence intérieur.
Saint Augustin nous exhorte à entrer dans nos cœurs pour découvrir celui nous habite. Ce chemin d’intériorité est essentiel pour nous connaître.
Cette peur est celle du regard du Père ; pourtant « notre Père sait de qui vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé. » Il connaît lui aussi nos blessures ; il nous connaît mieux que nous, car son regard est celui de la tendresse.
Si nous avons tant de mal à nous aimer, c’est parce que nous ne regardons pas avec les yeux de Dieu. Parfois, on se survalorise ; c’est alors l’orgueil, la suffisance, l’incapacité à changer d’appui.
Parfois, on se dévalorise ; c’est alors les complexes, la destruction de l’image de soi-même.
Nous devons plutôt nous valoriser, c’est-à-dire découvrir nos valeurs, mieux notre valeur aux yeux du Seigneur. Nous avons du prix et si le Père a envoyé son Fils, c’est parce qu’il ne supportait pas de voir ses enfants s’égarer et se déshumaniser. Chacun d’entre nous a au moins un talent. Notre devoir n’est-il pas de le faire fructifier ?
Aujourd’hui, prenez un temps de silence, dans votre chambre ou dans une église. Soignez la mise en présence de Dieu et pour cela, commencez par
un signe de croix,
puis un acte de foi : Seigneur, je crois que tu es là.
Une reconnaissance de nos péchés par un je confesse à Dieu ou le psaume 50,
Une invocation à l’Esprit-Saint, comme le Veni Créator ou la séquence de la Pentecôte ou toute prière spontanée,
Enfin un acte d’offrande, car ce temps est pour le Seigneur… Mais aussi pour vous, puisqu’ainsi vous répondez à votre vocation en devenant louange. C’est alors le temps de descendre en vos cœurs et d’y demeure. C’est de l’ordre du combat, mais vous recevrez le centuple…
Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra
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Ecoutez cette méditation quotidienne de Mgr Patrick Chauvet tous les jours à 8h20 sur Radio Notre-Dame 100.7
Méditation de Carême - 1ère semaine de Carême, mardi 26 février 2007
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 7-15)
07 Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: "Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens: ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
08 Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
09 Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié.
10 Que ton règne vienne ;
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
11 Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
12 Remets-nous nos dettes,
comme nous les avons remises nous-mêmes
à ceux qui nous devaient.
13 Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mal.
14 Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
15 Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.
Méditation par Monseigneur Patrick Chauvet
Je vous rappelle que tout au long de cette semaine, la Parole de Dieu va nous faire découvrir nos fragilités, nos tentations, mais aussi le force que nous portons pour les chasser.
Hier, un appel à nous donner. Aujourd’hui, un retour à la contemplation. Nos prières sont toujours souvent encombrées. Mais peut-être avons-nous peur de ce silence intérieur.
Saint Augustin nous exhorte à entrer dans nos cœurs pour découvrir celui nous habite. Ce chemin d’intériorité est essentiel pour nous connaître.
Cette peur est celle du regard du Père ; pourtant « notre Père sait de qui vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé. » Il connaît lui aussi nos blessures ; il nous connaît mieux que nous, car son regard est celui de la tendresse.
Si nous avons tant de mal à nous aimer, c’est parce que nous ne regardons pas avec les yeux de Dieu. Parfois, on se survalorise ; c’est alors l’orgueil, la suffisance, l’incapacité à changer d’appui.
Parfois, on se dévalorise ; c’est alors les complexes, la destruction de l’image de soi-même.
Nous devons plutôt nous valoriser, c’est-à-dire découvrir nos valeurs, mieux notre valeur aux yeux du Seigneur. Nous avons du prix et si le Père a envoyé son Fils, c’est parce qu’il ne supportait pas de voir ses enfants s’égarer et se déshumaniser. Chacun d’entre nous a au moins un talent. Notre devoir n’est-il pas de le faire fructifier ?
Aujourd’hui, prenez un temps de silence, dans votre chambre ou dans une église. Soignez la mise en présence de Dieu et pour cela, commencez par
un signe de croix,
puis un acte de foi : Seigneur, je crois que tu es là.
Une reconnaissance de nos péchés par un je confesse à Dieu ou le psaume 50,
Une invocation à l’Esprit-Saint, comme le Veni Créator ou la séquence de la Pentecôte ou toute prière spontanée,
Enfin un acte d’offrande, car ce temps est pour le Seigneur… Mais aussi pour vous, puisqu’ainsi vous répondez à votre vocation en devenant louange. C’est alors le temps de descendre en vos cœurs et d’y demeure. C’est de l’ordre du combat, mais vous recevrez le centuple…
Vous avez des questions, vous souhaitez écrire à Mgr Patrick Chauvet, merci d'écrire à communication@diocese-paris.net qui transmettra