Desir et Décalogue
Publié : lun. 26 mars 2007, 18:33
" Les commandements 6,7,8, et 9 sont aussi brefs que simples . Ils interdisent les violences les plus graves dans l' ordres de leur gravité :
Tu ne tueras point
Tu ne commettras pas d 'aldutère
Tu ne voleras point
Tu ne porteras pas de faux témoignages contre ton prochain .
Le dixième et dernier commandement tranche sur ceux qui le précèdent et par sa longueur et par son objet : au lieu d'interdire une action , il interdit un désir :
TU ne convoiteras pas la maison de ton prochain.Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain , ni son serviteur , ni sa servante , ni son boeuf , ni son ane , rien de ce qui est a lui .
Si le Decalogue interdit ainsi le désir le plus fréquent, ne mérite -il pas le reproche que le monde moderne presque unanime adresse aux interdits religieux ? et a la tradition judéo- chrétienne en particulier ?
( ......) Pour penser que les interdits culturels sont inutiles , comme le répètent sans trop réfléchir les démagogues de la" modernité " , il faut adhérer à l'individualisme le plus outrancier , celui qui suppose l' autonomie totale des individus , c'est a dire l' autonomie de leur désirs.
( ........) L' homme est cette créature qui a perdu une partie de son instinct animal pour acceder à ce qu'on appelle le désir .Une fois leurs besoins naturels assouvis, les hommes désirent intensément, mais ils ne savent pas exactement quoi car aucun instinct ne les guide. Ils n'ont pas de désir propre.Le propre du désir est de ne pas etre propre .Pour désirer vraiment , nous devons recourir aux hommes qui nous entourent , nous devons leur emprunter leurs désirs ."
On reconnaitra la théorie giradienne dans ce commentaire dans : Je vois Satan tomber comme l' éclair . Il éclaire de façon nouvelle le fait que le décalogue insiste " lourdement " si on peut dire , sur ce commandement particuler qui porte sur le désir de l' homme de s ' approprier ce qui a du prix pour lui a savoir ce que l' autre possède et qu'il ne désirerait pas forcément si l' autre ne le possédait pas !
Tu ne tueras point
Tu ne commettras pas d 'aldutère
Tu ne voleras point
Tu ne porteras pas de faux témoignages contre ton prochain .
Le dixième et dernier commandement tranche sur ceux qui le précèdent et par sa longueur et par son objet : au lieu d'interdire une action , il interdit un désir :
TU ne convoiteras pas la maison de ton prochain.Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain , ni son serviteur , ni sa servante , ni son boeuf , ni son ane , rien de ce qui est a lui .
Si le Decalogue interdit ainsi le désir le plus fréquent, ne mérite -il pas le reproche que le monde moderne presque unanime adresse aux interdits religieux ? et a la tradition judéo- chrétienne en particulier ?
( ......) Pour penser que les interdits culturels sont inutiles , comme le répètent sans trop réfléchir les démagogues de la" modernité " , il faut adhérer à l'individualisme le plus outrancier , celui qui suppose l' autonomie totale des individus , c'est a dire l' autonomie de leur désirs.
( ........) L' homme est cette créature qui a perdu une partie de son instinct animal pour acceder à ce qu'on appelle le désir .Une fois leurs besoins naturels assouvis, les hommes désirent intensément, mais ils ne savent pas exactement quoi car aucun instinct ne les guide. Ils n'ont pas de désir propre.Le propre du désir est de ne pas etre propre .Pour désirer vraiment , nous devons recourir aux hommes qui nous entourent , nous devons leur emprunter leurs désirs ."
On reconnaitra la théorie giradienne dans ce commentaire dans : Je vois Satan tomber comme l' éclair . Il éclaire de façon nouvelle le fait que le décalogue insiste " lourdement " si on peut dire , sur ce commandement particuler qui porte sur le désir de l' homme de s ' approprier ce qui a du prix pour lui a savoir ce que l' autre possède et qu'il ne désirerait pas forcément si l' autre ne le possédait pas !