Nouvelles de l'Eglise des Pays-Bas

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jean_droit
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L'Église des Pays-Bas

Message non lu par jean_droit »

De Zenit.

Je savais que l'église des Pays Bas était vraiment sinistrée. Certains parlaient même d'une quasi disparition.
Or l'article ci dessous parle d'une renaissance ... comme quoi aucune situation n'est désespérée.
On voir, aussi, le mal qu'a apporté la période "post-conciliaire".
Est dit tout cru tout le mal qu'a fait l'église post-conciliaire ( moi je dis "soixante huitarde" ).
Heureusement le bon sens a repris le dessus ... avec l'aide de l'Esprit de Dieu, j'en suis persuadé.
Le chemin est long mais l'Espérance est là !

.........

Les Pays-Bas redécouvrent la foi
Déclaration du directeur de l’hebdomadaire catholique « Katholiek Nieuwsblad »

ROME, Lundi 11 décembre 2006 (ZENIT.org) – L’Eglise des Pays-Bas redécouvre la foi, discrètement mais avec dynamisme, affirme le directeur de l’hebdomadaire catholique « Katholiek Nieuwsblad ».

Ed Arons, 58 ans, a fait part à Zenit de ses considérations sur la situation des catholiques néerlandais.

Après une brillante période de présence missionnaire, de présence religieuse et de vitalité ecclésiale, Ed Arons explique que « l’Eglise des Pays-Bas a traversé une période très triste ».

« A l’époque où nous étions en plein élan missionnaire, il était si facile d’être catholique que, de fait, nous avons échoué dans notre tâche : transmettre la foi de manière personnelle et engagée », reconnaît-il.

Dans les années du Concile Vatican II et après le Concile, en se basant « sur une compréhension erronée, un grand nombre de théologiens et de prêtres ont opté pour une religion séculière, pour un Evangile social ».

Selon Ed Arons beaucoup de laïcs ont suivi leurs « leaders » « sans avoir les moyens pour discerner ce qui se passait. Pour l’Eglise, la plupart des personnes de cette génération sont encore perdues. Elles ont influencé leurs propres enfants de manière négative, les tenant à l’écart des richesses de Dieu dans l’Eglise ».

Toutefois on voit apparaître depuis peu « une nouvelle génération, moins marquée par les préjugés, et qui a envie de redécouvrir la foi. On l’a vu par exemple lors Journées Mondiales de la Jeunesse ».

On ne parle pas d’un grand nombre de personnes, reconnaît Ed Arons, mais d’un grand engagement.

Autre fait positif signalé par le directeur de la revue néerlandaise : « Le fait que la plupart des diocèses, après cette période de tâtonnement de la part des évêques, aient aujourd’hui le courage de suivre une direction pleinement en accord avec la ligne de l’Eglise de Rome ».

Et Ed Arons de souligner que pendant des années la société néerlandaise a été « très critique » vis-à-vis de l’Eglise catholique : « Un grand nombre de ses valeurs a été vivement attaqué et modifié, voire même au niveau des lois devenues alors très libérales. Mais là aussi les choses changent ».

« De nombreuses personnes, ressentant le vide d’une existence purement matérialiste, aspirent de plus en plus à une vie spirituelle authentique, libérée de tout préjugé, constate-t-il. Un changement que l’on a également constaté dans les médias, par exemple à l’occasion du décès de notre grand pape Jean Paul II ».

Cela dit, poursuit Ed Arons, « il est dommage que notre Eglise n’ait pas encore le personnel et les moyens suffisants pour affronter vraiment ce défi ».

Ed Arons déplore alors, concernant certaines grandes questions morales, que la voix de l’Eglise « à quelques exceptions près, ne soit pas encore suffisamment entendue, se limitant en général à un communiqué de presse ou à une lettre pastorale ».

Néanmoins, « l’Eglise néerlandaise sort d’une tragique période de dérive, conclut le directeur de la revue « Katholiek Nieuwsblad ». Il lui faudra du temps pour être prête à assumer de nouveau son rôle, un rôle dont notre société a tellement besoin. Mais Dieu agit et nous avons déjà fait beaucoup de chemin ».
ZF06121107
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Il s'en passent de belles aux Pays Bas

Message non lu par jean_droit »

Dans la dernière livraison du dite canadien de Michel j'extrais cette information déjà présente sur divers sites et forum.

Voir la suite :

http://vitamivero.free.fr/spip/spip.php?article1994

................

Menace de schisme venant des Pays Bas

lundi 8 octobre 2007, par Etchevénio


Dans un article inquiétant, l’excellent Sando Magister ( site : chiesa) décrit une situation de schisme imminent aux Pays Bas.

"Lorsqu’il a redonné pleinement droit de cité à l’ancien rite de la messe, par le motu proprio “Summorum Pontificum”, Benoît XVI a dit qu’il voulait aussi réagir à l’excès de "créativité" dans le rite moderne qui "a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable".

Au vu de ce qui se passe dans certaines parties de l’Eglise, cette créativité influe non seulement sur la liturgie mais aussi sur les fondements mêmes de la doctrine catholique.

Nimègue, en Hollande : à l’église des pères augustins, la messe du dimanche est présidée à la fois par un protestant et par un catholique. A tour de rôle, l’un s’occupe de la liturgie de la Parole et du sermon, l’autre de la liturgie eucharistique. Le catholique est presque toujours un simple laïque et souvent une femme. Pour la prière eucharistique, les textes écrits par l’ex-jésuite Huub Oosterhuis sont préférés aux textes du missel. Tous partagent le pain et le vin.

Aucun évêque n’a jamais autorisé cette forme de célébration. Mais le père Lambert van Gelder, l’un des augustins qui s’en font les promoteurs, est certain d’avoir raison : "Dans l’Eglise, différentes formes de participation sont possibles, nous sommes membres de la communauté ecclésiale à part entière. Je ne me considère pas du tout comme schismatique".

En Hollande, toujours, les dominicains sont allés encore plus loin, avec le consentement des provinciaux de l’ordre. Deux semaines avant l’entrée en vigueur du motu proprio "Summorum Pontificium", les dominicains ont distribué dans chacune des 1 300 paroisses catholiques un livret de 38 pages intitulé “Kerk en Ambt”, Eglise et ministère. Ils y proposent de transformer en règle générale ce qui se pratique de manière spontanée dans différents endroits.

Les pères dominicains proposent qu’en l’absence de prêtre, une personne choisie par la communauté préside la célébration de la messe : “Peu importe que ce soit un homme ou une femme, un homosexuel ou un hétérosexuel, une personne mariée ou un célibataire“. La personne choisie et la communauté sont invitées à prononcer ensemble les paroles de l’institution de l’eucharistie : “Prononcer ces paroles n’est pas une prérogative réservée au prêtre. De telles paroles constituent l’expression consciente de la foi de la communauté toute entière“.

Le livret s’ouvre sur l’approbation explicite des supérieurs de la province hollandaise des dominicains. Les premières pages sont consacrées à la description de ce qui se produit le dimanche dans les églises de Hollande.

Par manque de prêtres, la messe n’est pas célébrée dans toutes les églises. De 2002 à 2004, le nombre total des messes dominicales en Hollande est passé de 2 200 à 1 900. En revanche, au cours de la même période, le nombre de “services de Parole et de communion“ est passé de 550 à 630. Il s’agit de liturgies de substitution, sans prêtre et donc sans célébration sacramentelle, où la communion se fait avec des hosties consacrées précédemment.

Dans certaines églises, la distinction entre la messe et le rite de substitution est clairement perçue par les fidèles. Mais ce n’est pas le cas dans d’autres églises, où les deux sont considérés comme étant de valeur égale et totalement interchangeables. Le fait que ce soit un groupe de fidèles qui désigne l’homme ou la femme qui conduira la liturgie de substitution renforce chez les fidèles eux-mêmes l’idée que leur choix “d’en bas“ est plus important que l’envoi d’un prêtre de l’extérieur et “d’en haut“.

Il en va de même pour la formulation des prières et pour l’organisation du rite. On préfère donner libre cours à la créativité. Au cours de la messe, les paroles de la consécration sont souvent remplacées par “des expressions plus faciles à comprendre et plus en accord avec l’expérience moderne de la foi“. Dans le rite de substitution, il est fréquent que, pour la distribution de la communion, des hosties non consacrées soient ajoutées à celles consacrées
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Christophe
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Re: Il s'en passent de belles aux Pays Bas

Message non lu par Christophe »

Connait-on la position de l'épiscopat néerlandais sur cette affaire :?:
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
jean_droit
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Re: Il s'en passent de belles aux Pays Bas

Message non lu par jean_droit »

De l'épiscopat hollandais je ne sais pas.

De Rome un peu plus : Disons que c'est de l'embarras comme souvent avec les initiatives de nos chers ordres : Suite article :

....................

A Rome, la curie généralice des dominicains a faiblement réagi. Dans un communiqué daté du 18 septembre – non publié sur le site de l’ordre – elle a défini le livret comme une "surprise" et a pris ses distances par rapport à la "solution" proposée. Mais elle a déclaré de partager "l’inquiétude" des confrères hollandais quant à la rareté des prêtres : "Il se peut qu’ils aient l’impression que les autorités de l’Eglise n’ont pas suffisamment travaillé la question et, par conséquent, qu’ils poussent à un dialogue plus ouvert. [...] Nous pensons qu’il faut répondre à cette inquiétude par une réflexion théologique et pastorale prudente entre l’Eglise toute entière et l’ordre dominicain".

En Hollande, les dominicains ont annoncé une réimpression prochaine du livret. Les 2 500 premiers exemplaires ont été très vite épuisés.

Le synode des évêques de 2005 a travaillé sur les questions soulevées par les dominicains hollandais et en a tiré des indications radicalement différentes.

Dans l’exhortation apostolique post-synodale "Sacramentum caritatis", Benoît XVI a consacré le paragraphe 75 aux "assemblées dominicales en l’absence de prêtre". Le voici :

"Redécouvrant le sens de la célébration dominicale pour la vie des chrétiens, il est naturel de se poser le problème de ces communautés chrétiennes où manque le prêtre et où il n’est donc pas possible de célébrer la Messe le Jour du Seigneur. Il faut dire, à ce propos, que nous nous trouvons face à des situations très différentes les unes des autres. Le Synode a tout d’abord recommandé aux fidèles de se rendre dans une des églises du diocèse où est garantie la présence du prêtre, même quand cela demande un certain sacrifice. Là où, par contre, les grandes distances rendent pratiquement impossible la participation à l’Eucharistie dominicale, il est important que les communautés chrétiennes se rassemblent également pour louer le Seigneur et pour faire mémoire du jour qui lui est consacré. Cela devra cependant se réaliser dans le cadre d’une instruction appropriée sur la différence entre la Messe et les assemblées dominicales en absence de prêtre. Le soin pastoral de l’Église doit s’exprimer dans ce cas en veillant à ce que la liturgie de la Parole, organisée sous la présidence d’un diacre ou d’un responsable de la communauté à qui ce ministère a été régulièrement confié par l’autorité compétente, se déroule selon un rituel spécifique, élaboré par les Conférences épiscopales et approuvé par elles à cette fin. Je rappelle que concéder la faculté de distribuer la communion dans ces liturgies revient aux Ordinaires, qui évalueront attentivement l’opportunité des choix à effectuer. En outre, on doit faire en sorte que de telles assemblées n’entraînent pas de confusion sur le rôle central du prêtre et sur l’aspect sacramentel dans la vie de l’Église. L’importance du rôle des laïcs, que l’on doit justement remercier de leur générosité au service des communautés chrétiennes, ne peut jamais occulter le ministère irremplaçable des prêtres pour la vie de l’Église. On veillera donc avec attention à ce que les assemblées en absence de prêtre ne donnent pas prise à des visions ecclésiologiques qui ne seraient pas fidèles à la vérité de l’Évangile et à la tradition de l’Église. Elles devraient plutôt être des occasions privilégiées de prière adressée à Dieu pour qu’il envoie de saints prêtres selon son cœur. À ce sujet, ce qu’écrivait le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux prêtres pour le Jeudi Saint 1979, est particulièrement émouvant, rappelant les lieux où les fidèles, privés de prêtre par un régime dictatorial, se réunissaient dans une église ou dans un sanctuaire, mettaient sur l’autel une étole qu’ils conservaient encore et récitaient les prières de la liturgie eucharistique, faisant silence ’au moment qui correspondrait à la transsubstantiation’, témoignant qu’ils désiraient ’ardemment entendre les paroles que seules les lèvres d’un prêtre peuvent prononcer efficacement’. Dans cette perspective, étant donné le bien incomparable qui découle de la célébration du Sacrifice eucharistique, je demande à tous les prêtres une disponibilité effective et concrète pour visiter le plus souvent possible les communautés qui sont confiées à leur soin pastoral, pour qu’elles ne restent pas trop longtemps sans le Sacrement de la charité". " [1]
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monachorum
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Re: Il s'en passent de belles aux Pays Bas

Message non lu par monachorum »

Les pères dominicains proposent qu’en l’absence de prêtre, une personne choisie par la communauté préside la célébration de la messe : “Peu importe que ce soit un homme ou une femme, un homosexuel ou un hétérosexuel, une personne mariée ou un célibataire“. La personne choisie et la communauté sont invitées à prononcer ensemble les paroles de l’institution de l’eucharistie : “Prononcer ces paroles n’est pas une prérogative réservée au prêtre. De telles paroles constituent l’expression consciente de la foi de la communauté toute entière“.
Ca m'est arrivé quelques fois lorsque j'habitais dans une petite paroisse il y avait un dimanche par mois sans prêtre. IL y avait une réunion de prière, une femme théologienne de formation nous délivrait une homélie interessante, nous disons les prières que nous pouvions réciter et j'était chargé de donner la Sainte Communion uniquement parce que j'étais connu du curé de ma paroisse et qu'il savait à qui il avait a faire. Mais jamais au grand jamais, nous nous serions autorisés à réciter les prières qui transforme le pain et le vin, non il en était hors de question. Et ceci biensur était validé par Monseigneur qui avait donné son assentiment.

Je suis choqué par ce que je viens de lire sur ce fil. :furieux:
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Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par jean_droit »

De la revue Objections du Centre Saint Paul :

http://revueobjections.blogspot.com/200 ... chive.html

Ce texte part du constat de la diminution dramatique du nombre de prêtres aux Pays-Bas sans en expliquer les causes. Quant aux chiffres voici ceux que j’ai pu réunir : ordinations sacerdotales en 1960 : 318 ; en 1977 : 16 ; en 2005 : 3 ! En quarante ans, 100 fois moins ! L’après Concile voit 2 000 prêtres abandonner le ministère ou réduits à l’état laïc. L’après Concile voit encore les 50 petits séminaires supprimés, les 7 séminaires diocésains regroupés en 5 Instituts de Théologie aux mains des pires dissidents, qui ne sont que des « avortoirs de vocations sacerdotales » (P. J. Bots, s.j.). On compte aujourd’hui à peine 500 prêtres diocésains en activité. Les “missalisants” sont moins de 300 000. Le nombre de Messes dominicales chute : 2 200 en 2002, 1 900 en 2004, tandis que les “adap” progressent : de 550 à 630 en ces mêmes années.
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par jean_droit »

J'ai remarqué que le texte que je vous ai copié note qu'auncune analyse n'a été faite sur les raisons de la diminution des vocations et de la pratique religieuse.
Et, pourtant, au delà des chiffres, il serait vraiment intéressant de se demander pourquoi ce déclin de l'Eglise de Hollande ?
Mon analyse reste toujours la même :
Il est très dangereux pour l'Eglise d'être "du monde" parce que cela oblige à suivre des idéologies très éloignées du christianisme et que, d'autre part, à être "du monde" on n'a plus "d'utilité".
C'est là une grave erreur.
Il me semble qu'il vaut bien mieux assumer sa différence et être seulement "dans le monde".
Les dominicains hollandais ne trouvernt comme solution qu'une fuite en avant ou l'aveu de leur échec.
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coeurderoy
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par coeurderoy »

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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par jean_droit »

Mais mon explication est bâteau et trop générale.
Il faudrait pouvoir creuser ce qui se passe en Hollande.
Quelles sont les raisons spécifiques à la Hollande ? La mentalité hollandaise, en effet, me semble assez différente de la notre.
La structure du clergé est, peut être, différente de la notre ?
Quelles sont les raisons qui sont généralisables à d'autres pays ?
Quelles actions entreprennent les évêques pour susciter des vocations et pour augmenter le nombre de fidèles 'missalisés'.
Quelles sont leurs difficultés ?
Quelles sont les solutions possibles pour remonter la pente ?
Virgile
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par Virgile »

Bonjour,
jean_droit a écrit :Mais mon explication est bâteau et trop générale.
Il faudrait pouvoir creuser ce qui se passe en Hollande.
Quelles sont les raisons spécifiques à la Hollande ? La mentalité hollandaise, en effet, me semble assez différente de la notre.
La structure du clergé est, peut être, différente de la notre ?
Quelles sont les raisons qui sont généralisables à d'autres pays ?
Quelles actions entreprennent les évêques pour susciter des vocations et pour augmenter le nombre de fidèles 'missalisés'.
Quelles sont leurs difficultés ?
Quelles sont les solutions possibles pour remonter la pente ?
la République des Provinces-Unies a été créée à la fin du 16ème siècle après les révolte des calvinistes contre le roi d'Espagne Philippe II. Ce sont les calvinistes (pourtant minoritaires) qui se sont emparés du pouvoir. Dans le pays de la "tolérance" on est en fait assez intolérant et les catholiques y seront désormais des citoyens de seconde zone.
En somme, ils ne seront que "tolérés"! Et ils seront tolérés à la seule condition de rester très discrets (processions interdites, cloches interdites, pas d'église "ostentatoires").
Ce n'est que sous la République batave, en 1798, que les catholiques, les juifs et les protestants non calvinistes se verront accorder des droits civiques complets.
Enfin la séparation de l'Eglise et de l'Etat qui date de 1848, accordera à tous la liberté religieuse.
Cependant cette liberté religieuse se traduira dans la réalité par la création d'un système de cloisonnement social. Les catholiques dans un coin, les protestants de l'autre, les sociaux-démocrates ici, les libéraux là-bas... l'idée étant qu'un habitant des Pays-Bas appartient à une "communauté d'origine". On sépare donc toute la vie sociale à partir de ces "communautés d'origine" : l'enseignement, les syndicats, les partis politiques, les hôpitaux, les journaux.
Ce système va favoriser la construction d'identités communautaires. Vers 1968, la jeunesse néerlandaise va entreprendre de détruire de système de cloisonnement.
Les jeunes catholiques n'échapperont pas à cette vague, et leur objectif sera donc de se libérer de ce qu'il pense être la pesante identité communaitaire catholique. On peut expliquer ainsi en partie les dérives théologiques, doctrinales et liturgiques (il faut avoir vues pour y croire...) du clergé des Pays-Bas. Une crise d'adolescence un peu prolongée...
C'est en fait toute la société néerlandaise qui se sécularise... pas seulement les catholiques, et à un moment où arrivent les travailleurs immigrés en majorité musulmans, qui eux possèdent une forte sensibilité communautaire.
Aujourd'hui, ce sont plus de la moitié des néerlandais qui déclarent ne plus appartenir à aucune confession religieuse. L'héritage de ce passé de "cloisonnement " explique sans doute en grande partie l'institutionalisation de l'Islam aux Pays-Bas et le modèle d'intégration de ce pays.

Tout ceci est forcément trop simpliste et bien court. D'autres facteurs entrent certainement en jeu. A d'autres de compléter ce qui manque ici.

Au sujet de ce qui se passe aux Pays-Bas, un article intéressant sur le site des Dominicains de la Province de France:
http://www.dominicains.fr/fre/menu/nav_ ... ucharistie

Amicalement.
Virgile.
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par jean_droit »

J'en déduis que l'Eglise Catholique en Hollande aurait grand intérêt à se "re-communautariser".
C'est, je crois, le sens de l'action du Saint Père : Redonner à l'Eglise sa spécificité.
"Etre du monde mais pas dans le monde"
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par Virgile »

Cher Jean-Droit,
jean_droit a écrit :J'en déduis que l'Eglise Catholique en Hollande aurait grand intérêt à se "re-communautariser".
C'est, je crois, le sens de l'action du Saint Père : Redonner à l'Eglise sa spécificité.
"Etre du monde mais pas dans le monde"
Elle aurait donc intérêt à remettre en question sa "religion séculière" et son "Evangile social". Comme d'habitude, ce sont les jeunes qui se chargeront de faire vivre l'Eglise. D'autre part, il semble que les évêques néerlandais suivent maintenant avec fidélité les directives et les encouragements qui viennent de Rome. Le plus grand problème de l'Eglise des Pays-Bas, c'est la quasi-absence de vocations sacerdotales et le manque de prêtres...

Quelques chiffres concernant les Pays-Bas pour l'année 2006:

4,3 millions de catholiques (sur 16 millions d'habitants)
= diminution de 700.000 fidèles depuis 2000
= diminution de 1,3 million de fidèles depuis 1980.

60% des 4,3 millions se considèrent être catholiques "de nom seulement".

7% de la population catholique est pratiquante
14% en 1990 et 24% en 1980.

Il y avait, en 2006, 950 prêtres séculiers actifs.
Il y en avait 2150 en 1990.
3400 en 1980.

Le nombre d'ordinations est de 10 à 15 par an.
Le diocèse de Breda n'a pas célébré une seule ordination depuis 15 ans.



Amicalement.
Virgile.
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par Petit Matthieu »

C'est fou. Nous arrivons sans doute à une époque où l'évangélisation doit se faire chez nous, comme une nouvelle vague. Quel chantier !
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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Re: Eglise de Hollande : Chiffres inquiétants

Message non lu par jean_droit »

Toute petite information plutôt positive :

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=576787
Non seulement tous ses Evêques sont orthodoxes, non seulement il semble y avoir un ressaisissement de la pratique religieuse dans les bastions Catholiques du Sud (Ruremonde, Bois-le-Duc), mais désormais les séminaristes néerlandais ont la forme extraordinaire une fois par mois au séminaire de Tiltenberg.
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Nouvelles de l'Eglise des Pays Bas

Message non lu par jean_droit »

Sur le Forum catholique je viens de lire un message de Paterculus au sujet de la mort de
monseigneur Gijsen.

J'ai laissé les remarques personnelles de Paterculus parce qu'elles sont autant de témoignages.

Cela nous remet au temps de la reprise en main de l'Eglise de Hollande par le Vatican.

Je remarque que monseigneur Gijsen, lui aussi, a fondé un séminaire.

Je ne sais si cette reprise en main a donné des résultats et l'on sait bien que les Pays Bas sont un terrain difficile et rocailleux.

Quelqu'un aurait-il des nouvelles sur l'Eglise des Pays Bas ?

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=724940
L'Eglise aux Pays-Bas était en plein désordre, pour ne pas dire plus. En fait c'était bien plus grave que l'Eglise en France à cette époque, et même que l'Eglise en France aujourd'hui.
Le Nonce apostolique, Mgr Angelo Felici, fit nommer deux évêques de bon sens et de bonne foi, dont Mgr Gijsen fut le plus incisif.
Par exemple, il rompit les liens entre son diocèse et le machin qui tenait lieu de CCFD dans son pays.
Il fit tant qu'il y eut une réunion à Rome d'un synode des évêques spécial pour les Pays-Bas.
Je ne pense pas qu'il soit rentré dans le rang sans avoir obtenu des corrections.
Surtout il fonda un nouveau séminaire. Les seuls prêtres ordonnés ces années-là dans le pays venaient de ce séminaire de Ruremonde. On peut dire qu'il a sauvé la transmission du sacerdoce dans son pays.
"La Croix" tirait à boulets rouges sur lui, du genre "Rome a imposé deux évêques qui..."
J'écrivis au rédacteur en chef, lui faisant remarquer que s'il y avait des prêtres de mon âge aux Pays-Bas c'était justement grâce à ces deux évêques. Et que quand le Pape nomme un évêque, il n'impose pas, il donne un père aux diocésains (argument emprunté au Père Paul Toinet, dans "L'ordre sacerdotal et l'avenir de l'homme", FAC 1981).
Le rédacteur me répondit que nous ne donnions pas le même sens au mot imposer. Ben tiens ! C'est bien ce qu'on reproche aux révolutionnaires, entre autres, c'est de changer le sens des mots ! C'est comme pour le mariage aujourd'hui...
Il se trouve que le nonce apostolique en question était alors en poste à Paris. Je lui envoyais mon texte, il me remercia en me félicitant pour mon sens ecclésial.
Alors, oui, merci à Mgr Gijsen !
Que de nombreux évêques suivent son exemple !
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