papounet a écrit : Au IVe siècle, Grégoire de Nazianze confessait : « Un même créateur pour l'homme et la femme, pour tous deux la même argile, la même image, la même loi, la même mort et la même résurrection."
Dix-sept siècles plus tard, il est grand temps de désacraliser la supériorité du mâle, de dépasser les catégories du masculin et du féminin pour Dieu, d'oser la réciprocité dans la différence.
Et bien justement l'homme et la femme sont différents.... physiquement. C'est une évidence anatomique. Ils sont donc différents dans leur relation à leurs enfants. L'une enfante et allaite... l'autre trouve sa place dans la famille, probablement retenu initialement par son attirance sexuelle pour son épouse...
La famille s'est créée naturellement autour de la sexualité et de l'engendrement d'enfants.
Hommes et femmes ont donc des personnalités différentes, conséquences de leurs différences physiques et de relations différenciées à leurs enfants !
Le Christ est un homme, cela signifie que Dieu a choisi de s'incarner dans un corps d'homme. S'il l'avait voulu, Dieu aurait pu s'incarner dans un corps de femme : Il ne l'a pas fait.
Le Christ est donc un homme.
Il a choisi 12 Apôtres hommes pour fonder l'Eglise. Les prêtres sont donc des hommes à leur suite.
L'Eglise est prophète en affirmant, défendant et maintenant la spécificité sexuelle de l'humanité. Les prêtres sont donc des hommes, et c'est très bien comme cela.
Cela protège les femmes dans leur fonction maternelle....
Qu'il faille donner une place digne aux femmes dans l'Eglise, ne signifie donc pas qu'il faille faire d'elles des prêtres. Je crois que c'est Saint Jean Paul II qui disait que le sexisme dans l'Eglise n'était qu'une expression du péché originel. L'Eglise n'a donc pas à être sexiste. Mais elle ne peut donner une juste place aux femmes en abdiquant le message du Christ.
Donner une place digne dans l'Eglise aux femmes, ne doit donc pas se faire en singeant le sacerdoce masculin, mais en interrogeant les Évangiles.
Car, si on regarde les Évangiles, dès que le Christ a confié à l'humanité une étape nouvelle de sa mission, il l'a fait par une femme :
- L'
Incarnation a été confiée à Marie (Lc 1, 38).
- Sa divinité a été révélée à Élisabeth (Luc 1, 43),
- Sa vocation messianique à la
Samaritaine (Jean 4, 6-26),
- L'universalité de son message à la Syro-phénicienne (Mt 15, 21-28),
- Sa victoire sur la mort à Marthe (Jean 11, 22),
- Sa mort prochaine à Marie de Béthanie (Jean 12, 3) et, enfin, sa Résurrection à Marie-Madeleine (Jean 20, 18).
Les femmes ont toujours été sensibles à la Vérité de Dieu.... et le Christ a su leur reconnaître cette grâce prophétique.
Peut-être est-ce là la piste à creuser pour donner aux femmes la place dans l'Eglise qui leur reviendrait plus justement ?
A supposer naturellement que les femmes n'aient pas déjà une place immense dans l'Eglise ....
Pierre-Elie
P.Sl :
J'aime bien ce texte du IVe siècle, d'un bon Père de l'Eglise, qui affirme haut et fort l'égalité homme-femme. On nous bassine si souvent avec le sexisme de l'Eglise.... mais c'est bien l'Eglise (et avant tout autre), qui a affirmé cette égalité avec tant de conviction.