Ton acceptation engage-t-elle ton âme ?
Publié : sam. 16 juin 2007, 15:31
J'avais 70 ans, j'étais devenu fou, mon esprit était aliéné et c'est du ciel que mon âme regarde mon corps sans vie dans cette chambre d'hôpital psychiatrique. J’essaye de comprendre comment j'en suis arrivé là, comment la folie s'est emparée de moi...
Tout a commencé à l'école où j'ai appris comment fonctionnait notre système, comment il était le seul valable. C'est à cet âge là, lorsque mon intelligence apprenait les mécanismes de la réflexion que la société ma convaincu à mon insu que le système capitaliste libéral était la seule voie possible, la seule forme d'organisation viable. Bien sur on ne me l'a pas dit en ces termes, mais jamais on ne m'a appris à réfléchir, à contester, jamais on ne m'a montrer du doigt les illogismes de ce système, jamais on ne m'a dit qu'il était absolument ignoble de brûler de la nourriture pour maintenir les cours de la bourse alors que dans le même temps des gens mouraient de faim, bien au contraire, les non-dits sous-entendaient que cela était inéluctable, irrémédiable et finalement bénéfique car si cela n'était pas, les conséquences seraient désastreuses. Les morts étaient nécessaires à la survie du système…
En effet, il est inéluctable que quelques-uns souffrent pour le bien être des autres, et cela vaut mieux que la chute de notre bon système capitaliste. Chute qui entraînerait le malheur de tous...
C'est tout naturellement que j'ai accepté la mort des autres pour mon bien être. A présent que j'analyse ma folie je m'aperçois que mon choix était ignoble, irrationnel et monstrueux, mais il faut me pardonner, je ne savais pas réfléchir lorsque j'étais jeune. Et il faut bien dire à ma décharge que ceux qui mouraient de faim m'étaient présentés comme d'ignobles fainéants incapables de subvenir à leurs propres besoins.
J'étais content, Certains mouraient et ceux-là même en mourant assuraient mon bonheur, car comme chacun le sait, certains doivent souffrir pour que d’autres vivent bien.
J'avais fait mon choix, j'allais pouvoir être heureux !!!
Mais voilà, j'avais oublié que notre système capitaliste avait des maîtres, les maîtres du capital, et que la paye qu'ils me donnaient était pour mes maîtres une dépense de trop, une baisse de leurs revenus. J'ai bien compris le dilemme et j'ai accepté que le maître du capital remplace les hommes par des machines qui coûtent moins cher et ne font pas grève. J'ai accepté car cela est inéluctable dans notre système. Bien entendu cela créait du chômage, chômage qui mettait les salariés en concurrence et participait à la baisse de mon salaire. Mais cela était inéluctable et valait mieux que la chute de notre bon système capitaliste.
C'est donc tout naturellement que j'ai accepté que ceux dont notre système n'avait pas besoin pour produire se retrouvent au chômage. Et que mon salaire soit baissé. J'ai accepté, mais comprenez-moi bien, tout ceci était inéluctable, irrémédiable et finalement bénéfique car si cela n'était pas, les conséquences auraient été désastreuses…
Avec moins de salaire j'achetais moins, mais voilà les bons maîtres du capital avaient tout prévu, ils partirent produire à l'étranger, et à présent je pouvais de nouveau acheter leurs produits. Comme j'avais de la chance !!!
Mais voilà, plus la production partait à l'étranger, plus il y avait de chômeurs, moins il y avait de recettes dans les caisses de l'Etat et on ne pouvait plus payer les chômeurs, on ne pouvait plus rembourser les médicaments... et ainsi de suite.
C'est donc tout naturellement que j'ai accepté qu'on ne paye plus les chômeurs et que l'on ne rembourse plus les médicaments. J'ai accepté car cela est inéluctable dans notre système. Bien entendu cela créait de la misère. Mais cela était inéluctable et valait mieux que la chute de notre bon système capitaliste.
Mais comprenez-moi bien, les chômeurs ont leur part de responsabilité, cherchent-ils vraiment du travail ?
Les malades aussi ont leur part de responsabilité, n'abusent-ils pas trop des médicaments ?
Maintenant que j'y pense, que je regarde mes choix d'en haut je me rend bien compte que les choix qu'on me proposaient étaient de nature à me rendre fou, j'avais le choix entre le bâton et le fouet...et quelque était le choix que je faisais, j'allais en payer les conséquences, tôt ou tard....car je savais bien au fond de moi que le chômeur était une victime et que tôt ou tard j'en serais un moi aussi, mais voyez-vous, ce n'est pas de ma faute, on ne m'a pas appris à réfléchir...Je sais à présent que j'ai toujours choisi entre le bâton et le fouet. Je m’aperçois à présent du génie diabolique de mes maîtres…me faire croire qu’il n’y avait aucune alternative possible, me faire croire une fois que le bâton était la solution et une autre fois que le fouet était la solution…mais que dans tous les cas, le pauvre était le responsable de mes malheurs.
Je vais vous dire quelques-uns des choix que j'ai fait, et ne soyez pas trop dur avec moi, j'ai des circonstances atténuantes, on ne m'a pas appris à réfléchir et je ne savais pas, j’étais jeune…
1) J'ai accepté que le système ne rémunère pas les personnes dont les maîtres du capital n'avaient pas besoin pour produire, les chômeurs.
Mais j'avais une bonne raison, les chômeurs ne voulaient pas travailler...
2) j'ai accepté que seul ceux qui ont de l'argent soient bien soignés (privatisation de la sécurité sociale).
Mais j'avais une bonne raison, les gens profitaient trop des médicaments gratuits...
3) J'ai accepté la refonte du contrat de travail, et la précarité du peuple.
Mais j'avais une bonne raison, le code du travail était trop vieux et nuisait à la liberté de licenciement des maîtres du capital...
4) J'ai accepté la vente de tout notre service publique aux riches, qui ont racheté avec l'argent que notre système les à autorisé à accumuler.
Mais j'avais une bonne raison, les fonctionnaires étaient tous des fainéants qui abusaient du système...
5) J'ai accepté la corruption
Mais j'avais une bonne raison, à un certain niveau la corruption est inéluctable...
6) j'ai accepté que l'on supprime les minima sociaux
Mais j'avais une bonne raison, les fainéants ne veulent pas travailler et se complaisent dans leurs 300 € par mois, ils abusent...et ont des aides de tous les cotés
7) En définitive j’ai vendu la démocratie et l’Etat aux riches.
Mais j’avais une bonne raison, je ne savais pas ce qu’était la démocratie.
J’ai accepté que la banque crée l’argent et j’ai accepté de priver l’Etat et les pauvres de ce même argent qui est pourtant gratuit.
Mais j’avais une bonne raison, les banques gèrent mieux l’argent.
Et ainsi de suite, en réalité j'ai accepté tout ce qui va dans le sens des riches et des nantis, je leurs ai trouvé des excuses et je suis toujours allé dans leur sens.
Je trouvais toujours des excuses aux riches, mais jamais aux pauvres, j’ai de même toujours accepté que l'on s’en prenne aux pauvres et aux plus faibles. C’est plus facile et ça a toujours été comme cela, je pensais ne pas être responsable.
Mais comprenez-moi bien, tout ceci est inéluctable, irrémédiable et finalement bénéfique...si notre système s'écroule cela aurait été pire...
Et puis il faut me pardonner, je ne savais pas réfléchir, j’étais vieux…
Ils m'avaient toujours mentis sur tout, la sécurité sociale: mensonges, les retraites: mensonges, les chômeurs fainéants: mensonges, et ainsi de suite, ils m'avaient mentis sur tout et j'avais crû leurs mensonges par facilité. J'ai cru et défendu les puissants et jamais les pauvres...jamais je n’ai cherché à comprendre que dans notre système capitaliste l’appauvrissement de l’Etat et des pauvres est inéluctable. Jamais je n’ai cherché à comprendre que la banque créait l’argent et que mes impôts remboursaient des intérêts, je ne savais pas que l’on donnait plus d’argent gratuitement aux riches qu’aux pauvres,...je n’ai pas cherché à savoir, j’ai préféré croire les puissants et persécuter le pauvre.
En ce qui concerne la sécurité sociale je n’ai pas chercher à savoir qu’avant 1945 elle était privée et que les pauvres n’avaient pas accès aux soins, que c’est dans un pays ravagé par la guerre que les français avaient obtenus la sécurité sociale et que cela fonctionnait bien. J’ai accepté sa privatisation au début rampante puis ensuite définitive, sans savoir que les puissants nous avaient repris ce que nos ancêtres nous avaient légué en nous faisant accepter cette privatisation par la méthode américaine libérale « affamer la bête » en anglais « starve the beast ». Je croyais savoir et je ne savais rien, rien de rien, j’ai cru mes maîtres sans savoir…Celui qui a la connaissance a le pouvoir, et j’étais ignorant…imbu que j’étais de moi-même et certain que j’étais de savoir, fou que j’étais !!!
Je ne savais pas, mais si j’avais su mes choix n’aurait-ils pas été les mêmes ? Non, assurément j’aurais pensé autrement.
Je pensais que je devais mon bien être au capitalisme alors que je le devais à la science, mais mes maîtres capitalistes avaient réussis à me faire croire le contraire….fou que j’étais de ne pas avoir cherché à comprendre, de ne pas avoir vu que l’on pouvait avoir la science sans le capitalisme. Comme je m’en veux aujourd’hui, que de souffrances à cause de moi et de ceux qui me ressemblent…Que de misère évitée si l’homme avait été plus humble et avait cherché à comprendre…ahhhh cela me rend fou à présent.
Aujourd'hui, nous sommes le 31 décembre 2030, les gens fêtent la nouvelle année, je suis mort dans cette chambre d'hôpital. Je suis mort pauvre, sans sécurité sociale, victime de moi-même. J'étais tellement fou, que même lorsque j'étais pauvre je croyais que le responsable des malheurs du monde était le pauvre qui abusait du système, pas moi bien sûr, mais les autres pauvres, ceux qui étaient plus pauvres que moi.
J'ai toujours douté de l'existence de Dieu, mais maintenant que je le vois je sais bien qu'il existe, et maintenant qu'il me demande des explications sur mes choix je ne sais pas trop quoi dire.
A Dieu je ne peux pas mentir, il sait tout...et cela à présent je le sais…
Si je lui dit que ma vie n’a pas été facile et que j'ai moi-même souffert de mes choix et de ma passivité devant l'injustice peut être me répondra-t-il que le Diable ne m'a jamais rien promis en échange de ma soumission...
Si je lui dis qu'au fond de moi j'étais une bonne personne peut-être me répondra-t-il qu'une personne 'est' ce qu'elle pense, et que de la même façon mes choix reflètent mon âme...
Si je lui dit que je ne savais pas, peut-être me répondra-t-il que je n'ai pas cherché à savoir, et que je ne me suis pas servi de l’intelligence qu’il m’avait donné, peut-être me dira-t-il que le jour ou j'ai décidé de ne pas réfléchir j'ai abandonné mon âme au diable...
Comment expliquer à Dieu que j'ai accepté l'inacceptable et que j’ai refusé de voir la misère du monde et des hommes? Comment lui expliquer que j’ai défendu l’indéfendable ?
En vérité je vous dis que si vous acceptez ce système il sera plus facile pour vous que Dieu n'existe pas, car vous n’avez pas vendu votre âme au diable, mais peut-être la lui avez-vous offert gratuitement. Choisissez votre camp, vous avez une chance sur deux de vous tromper.
Certains pensent que Dieu ne jugera pas, à ceux là en vérité je leur demande, quoi, à part notre choix du bien et mal peut justifier la création ? Quoi d’autre à part notre libre choix du bien et du mal peut justifier l’invisibilité de Dieu ?
Dieu n’existe pas me réponds-tu…hummm, tu avais deux choix possibles, et des deux tu as choisi le moins probable et celui qui te rapportera le moins. D’après toi, le monde se serait donc créé lui-même… peut-être es-tu encore plus fou que moi ? Si tu refuses celui qui de sa lumière éclaire à jamais l’obscurité et que tu préfères croire en cette dernière, méfie-toi car dans sa bonté, il te donnera peut-être ce en quoi tu crois.
Maintenant je sais et je vois, ce système capitaliste est l'oeuvre du Diable, il a été créé afin de damner les âmes du plus grand nombre, les valeurs sur lesquelles nous basons notre réflexion sont fausses, lors du jugement tout ce que vous avez tenus pour vrai vous apparaîtra dans sa vrai nature, et aucun argument ne tiendra face à la vérité.
Toutes les tentatives de justification du mensonge s'effondreront face à Dieu.
Ce système capitalo-diabolique est solide et universel, mais nous pouvons garder notre âme et dire jusqu’au bout que nous ne sommes pas d’accord et œuvrer pour le changer. Nous pouvons choisir de ne pas nous laisser aliéner.
Au 'bon', je dis ne faibli pas, reste dans les vraies valeurs jusqu'au bout, et clame haut et fort ta désapprobation du mal. Ce que tu penses est qui tu 'es' et en cela ta rétribution est inéluctable.
Vous tromper, et vous en faire payer le prix dans ce monde et dans l'autre, c'est cela la vraie force de Satan, vous perdre en vous faisant accepter l’inacceptable, l’indéfendable.
La pollution, réchauffement et destruction de la planète sont inéluctables car les marchés financiers ne peuvent s’écrouler pensons-nous, nous allons au devant de grandes catastrophes, et nous l’avons accepté…Bien sur ils nous disent que maintenant il y a une taxe et que des efforts sont faits, mais au fond de nous nous savons que ce n’est pas vrai.
L’anéantissement de l’homme par l’homme avec l’acceptation passive de tous…N’est-ce pas là, la meilleure preuve de notre folie et du prix que Satan et ses valets nous font payer…
Et à ceux qui ne pensent pas que Satan existe, laissez-moi vous dire qu’il est à mes cotés et qu’il est mon principal accusateur.
'Ce lieu Enoch, est préparé pour les impies,...., qui volent les âmes des hommes en cachette,...'
Prince Enmerudanki de Sippar
Si vous avez un peu d'intelligence essayez de ne pas vous retrouver face à Dieu dans la même fâcheuse posture que la mienne. Mais laissez moi vous dire que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, si vous justifiez encore l’injustifiable, si après avoir lu vous n’avez pas vu, alors votre âme ne vous appartient peut-être déjà plus…mais j’ai espoir qu’avant de mourir la lumière vous verrez et que mon chemin vous ne suivrez pas.
Pour ma part j’espère que dieu pardonne tout, et qu'il me pardonnera. Je sais que c'est un peu facile mais c'est tout ce qu'il me reste car ma défense repose sur de fausses valeurs et des mensonges. C’est bientôt mon tour, que lui dire ? S’il vous plait priez pour moi…
Cordialement
Celui qui va être jugé
Tout a commencé à l'école où j'ai appris comment fonctionnait notre système, comment il était le seul valable. C'est à cet âge là, lorsque mon intelligence apprenait les mécanismes de la réflexion que la société ma convaincu à mon insu que le système capitaliste libéral était la seule voie possible, la seule forme d'organisation viable. Bien sur on ne me l'a pas dit en ces termes, mais jamais on ne m'a appris à réfléchir, à contester, jamais on ne m'a montrer du doigt les illogismes de ce système, jamais on ne m'a dit qu'il était absolument ignoble de brûler de la nourriture pour maintenir les cours de la bourse alors que dans le même temps des gens mouraient de faim, bien au contraire, les non-dits sous-entendaient que cela était inéluctable, irrémédiable et finalement bénéfique car si cela n'était pas, les conséquences seraient désastreuses. Les morts étaient nécessaires à la survie du système…
En effet, il est inéluctable que quelques-uns souffrent pour le bien être des autres, et cela vaut mieux que la chute de notre bon système capitaliste. Chute qui entraînerait le malheur de tous...
C'est tout naturellement que j'ai accepté la mort des autres pour mon bien être. A présent que j'analyse ma folie je m'aperçois que mon choix était ignoble, irrationnel et monstrueux, mais il faut me pardonner, je ne savais pas réfléchir lorsque j'étais jeune. Et il faut bien dire à ma décharge que ceux qui mouraient de faim m'étaient présentés comme d'ignobles fainéants incapables de subvenir à leurs propres besoins.
J'étais content, Certains mouraient et ceux-là même en mourant assuraient mon bonheur, car comme chacun le sait, certains doivent souffrir pour que d’autres vivent bien.
J'avais fait mon choix, j'allais pouvoir être heureux !!!
Mais voilà, j'avais oublié que notre système capitaliste avait des maîtres, les maîtres du capital, et que la paye qu'ils me donnaient était pour mes maîtres une dépense de trop, une baisse de leurs revenus. J'ai bien compris le dilemme et j'ai accepté que le maître du capital remplace les hommes par des machines qui coûtent moins cher et ne font pas grève. J'ai accepté car cela est inéluctable dans notre système. Bien entendu cela créait du chômage, chômage qui mettait les salariés en concurrence et participait à la baisse de mon salaire. Mais cela était inéluctable et valait mieux que la chute de notre bon système capitaliste.
C'est donc tout naturellement que j'ai accepté que ceux dont notre système n'avait pas besoin pour produire se retrouvent au chômage. Et que mon salaire soit baissé. J'ai accepté, mais comprenez-moi bien, tout ceci était inéluctable, irrémédiable et finalement bénéfique car si cela n'était pas, les conséquences auraient été désastreuses…
Avec moins de salaire j'achetais moins, mais voilà les bons maîtres du capital avaient tout prévu, ils partirent produire à l'étranger, et à présent je pouvais de nouveau acheter leurs produits. Comme j'avais de la chance !!!
Mais voilà, plus la production partait à l'étranger, plus il y avait de chômeurs, moins il y avait de recettes dans les caisses de l'Etat et on ne pouvait plus payer les chômeurs, on ne pouvait plus rembourser les médicaments... et ainsi de suite.
C'est donc tout naturellement que j'ai accepté qu'on ne paye plus les chômeurs et que l'on ne rembourse plus les médicaments. J'ai accepté car cela est inéluctable dans notre système. Bien entendu cela créait de la misère. Mais cela était inéluctable et valait mieux que la chute de notre bon système capitaliste.
Mais comprenez-moi bien, les chômeurs ont leur part de responsabilité, cherchent-ils vraiment du travail ?
Les malades aussi ont leur part de responsabilité, n'abusent-ils pas trop des médicaments ?
Maintenant que j'y pense, que je regarde mes choix d'en haut je me rend bien compte que les choix qu'on me proposaient étaient de nature à me rendre fou, j'avais le choix entre le bâton et le fouet...et quelque était le choix que je faisais, j'allais en payer les conséquences, tôt ou tard....car je savais bien au fond de moi que le chômeur était une victime et que tôt ou tard j'en serais un moi aussi, mais voyez-vous, ce n'est pas de ma faute, on ne m'a pas appris à réfléchir...Je sais à présent que j'ai toujours choisi entre le bâton et le fouet. Je m’aperçois à présent du génie diabolique de mes maîtres…me faire croire qu’il n’y avait aucune alternative possible, me faire croire une fois que le bâton était la solution et une autre fois que le fouet était la solution…mais que dans tous les cas, le pauvre était le responsable de mes malheurs.
Je vais vous dire quelques-uns des choix que j'ai fait, et ne soyez pas trop dur avec moi, j'ai des circonstances atténuantes, on ne m'a pas appris à réfléchir et je ne savais pas, j’étais jeune…
1) J'ai accepté que le système ne rémunère pas les personnes dont les maîtres du capital n'avaient pas besoin pour produire, les chômeurs.
Mais j'avais une bonne raison, les chômeurs ne voulaient pas travailler...
2) j'ai accepté que seul ceux qui ont de l'argent soient bien soignés (privatisation de la sécurité sociale).
Mais j'avais une bonne raison, les gens profitaient trop des médicaments gratuits...
3) J'ai accepté la refonte du contrat de travail, et la précarité du peuple.
Mais j'avais une bonne raison, le code du travail était trop vieux et nuisait à la liberté de licenciement des maîtres du capital...
4) J'ai accepté la vente de tout notre service publique aux riches, qui ont racheté avec l'argent que notre système les à autorisé à accumuler.
Mais j'avais une bonne raison, les fonctionnaires étaient tous des fainéants qui abusaient du système...
5) J'ai accepté la corruption
Mais j'avais une bonne raison, à un certain niveau la corruption est inéluctable...
6) j'ai accepté que l'on supprime les minima sociaux
Mais j'avais une bonne raison, les fainéants ne veulent pas travailler et se complaisent dans leurs 300 € par mois, ils abusent...et ont des aides de tous les cotés
7) En définitive j’ai vendu la démocratie et l’Etat aux riches.
Mais j’avais une bonne raison, je ne savais pas ce qu’était la démocratie.
J’ai accepté que la banque crée l’argent et j’ai accepté de priver l’Etat et les pauvres de ce même argent qui est pourtant gratuit.
Mais j’avais une bonne raison, les banques gèrent mieux l’argent.
Et ainsi de suite, en réalité j'ai accepté tout ce qui va dans le sens des riches et des nantis, je leurs ai trouvé des excuses et je suis toujours allé dans leur sens.
Je trouvais toujours des excuses aux riches, mais jamais aux pauvres, j’ai de même toujours accepté que l'on s’en prenne aux pauvres et aux plus faibles. C’est plus facile et ça a toujours été comme cela, je pensais ne pas être responsable.
Mais comprenez-moi bien, tout ceci est inéluctable, irrémédiable et finalement bénéfique...si notre système s'écroule cela aurait été pire...
Et puis il faut me pardonner, je ne savais pas réfléchir, j’étais vieux…
Ils m'avaient toujours mentis sur tout, la sécurité sociale: mensonges, les retraites: mensonges, les chômeurs fainéants: mensonges, et ainsi de suite, ils m'avaient mentis sur tout et j'avais crû leurs mensonges par facilité. J'ai cru et défendu les puissants et jamais les pauvres...jamais je n’ai cherché à comprendre que dans notre système capitaliste l’appauvrissement de l’Etat et des pauvres est inéluctable. Jamais je n’ai cherché à comprendre que la banque créait l’argent et que mes impôts remboursaient des intérêts, je ne savais pas que l’on donnait plus d’argent gratuitement aux riches qu’aux pauvres,...je n’ai pas cherché à savoir, j’ai préféré croire les puissants et persécuter le pauvre.
En ce qui concerne la sécurité sociale je n’ai pas chercher à savoir qu’avant 1945 elle était privée et que les pauvres n’avaient pas accès aux soins, que c’est dans un pays ravagé par la guerre que les français avaient obtenus la sécurité sociale et que cela fonctionnait bien. J’ai accepté sa privatisation au début rampante puis ensuite définitive, sans savoir que les puissants nous avaient repris ce que nos ancêtres nous avaient légué en nous faisant accepter cette privatisation par la méthode américaine libérale « affamer la bête » en anglais « starve the beast ». Je croyais savoir et je ne savais rien, rien de rien, j’ai cru mes maîtres sans savoir…Celui qui a la connaissance a le pouvoir, et j’étais ignorant…imbu que j’étais de moi-même et certain que j’étais de savoir, fou que j’étais !!!
Je ne savais pas, mais si j’avais su mes choix n’aurait-ils pas été les mêmes ? Non, assurément j’aurais pensé autrement.
Je pensais que je devais mon bien être au capitalisme alors que je le devais à la science, mais mes maîtres capitalistes avaient réussis à me faire croire le contraire….fou que j’étais de ne pas avoir cherché à comprendre, de ne pas avoir vu que l’on pouvait avoir la science sans le capitalisme. Comme je m’en veux aujourd’hui, que de souffrances à cause de moi et de ceux qui me ressemblent…Que de misère évitée si l’homme avait été plus humble et avait cherché à comprendre…ahhhh cela me rend fou à présent.
Aujourd'hui, nous sommes le 31 décembre 2030, les gens fêtent la nouvelle année, je suis mort dans cette chambre d'hôpital. Je suis mort pauvre, sans sécurité sociale, victime de moi-même. J'étais tellement fou, que même lorsque j'étais pauvre je croyais que le responsable des malheurs du monde était le pauvre qui abusait du système, pas moi bien sûr, mais les autres pauvres, ceux qui étaient plus pauvres que moi.
J'ai toujours douté de l'existence de Dieu, mais maintenant que je le vois je sais bien qu'il existe, et maintenant qu'il me demande des explications sur mes choix je ne sais pas trop quoi dire.
A Dieu je ne peux pas mentir, il sait tout...et cela à présent je le sais…
Si je lui dit que ma vie n’a pas été facile et que j'ai moi-même souffert de mes choix et de ma passivité devant l'injustice peut être me répondra-t-il que le Diable ne m'a jamais rien promis en échange de ma soumission...
Si je lui dis qu'au fond de moi j'étais une bonne personne peut-être me répondra-t-il qu'une personne 'est' ce qu'elle pense, et que de la même façon mes choix reflètent mon âme...
Si je lui dit que je ne savais pas, peut-être me répondra-t-il que je n'ai pas cherché à savoir, et que je ne me suis pas servi de l’intelligence qu’il m’avait donné, peut-être me dira-t-il que le jour ou j'ai décidé de ne pas réfléchir j'ai abandonné mon âme au diable...
Comment expliquer à Dieu que j'ai accepté l'inacceptable et que j’ai refusé de voir la misère du monde et des hommes? Comment lui expliquer que j’ai défendu l’indéfendable ?
En vérité je vous dis que si vous acceptez ce système il sera plus facile pour vous que Dieu n'existe pas, car vous n’avez pas vendu votre âme au diable, mais peut-être la lui avez-vous offert gratuitement. Choisissez votre camp, vous avez une chance sur deux de vous tromper.
Certains pensent que Dieu ne jugera pas, à ceux là en vérité je leur demande, quoi, à part notre choix du bien et mal peut justifier la création ? Quoi d’autre à part notre libre choix du bien et du mal peut justifier l’invisibilité de Dieu ?
Dieu n’existe pas me réponds-tu…hummm, tu avais deux choix possibles, et des deux tu as choisi le moins probable et celui qui te rapportera le moins. D’après toi, le monde se serait donc créé lui-même… peut-être es-tu encore plus fou que moi ? Si tu refuses celui qui de sa lumière éclaire à jamais l’obscurité et que tu préfères croire en cette dernière, méfie-toi car dans sa bonté, il te donnera peut-être ce en quoi tu crois.
Maintenant je sais et je vois, ce système capitaliste est l'oeuvre du Diable, il a été créé afin de damner les âmes du plus grand nombre, les valeurs sur lesquelles nous basons notre réflexion sont fausses, lors du jugement tout ce que vous avez tenus pour vrai vous apparaîtra dans sa vrai nature, et aucun argument ne tiendra face à la vérité.
Toutes les tentatives de justification du mensonge s'effondreront face à Dieu.
Ce système capitalo-diabolique est solide et universel, mais nous pouvons garder notre âme et dire jusqu’au bout que nous ne sommes pas d’accord et œuvrer pour le changer. Nous pouvons choisir de ne pas nous laisser aliéner.
Au 'bon', je dis ne faibli pas, reste dans les vraies valeurs jusqu'au bout, et clame haut et fort ta désapprobation du mal. Ce que tu penses est qui tu 'es' et en cela ta rétribution est inéluctable.
Vous tromper, et vous en faire payer le prix dans ce monde et dans l'autre, c'est cela la vraie force de Satan, vous perdre en vous faisant accepter l’inacceptable, l’indéfendable.
La pollution, réchauffement et destruction de la planète sont inéluctables car les marchés financiers ne peuvent s’écrouler pensons-nous, nous allons au devant de grandes catastrophes, et nous l’avons accepté…Bien sur ils nous disent que maintenant il y a une taxe et que des efforts sont faits, mais au fond de nous nous savons que ce n’est pas vrai.
L’anéantissement de l’homme par l’homme avec l’acceptation passive de tous…N’est-ce pas là, la meilleure preuve de notre folie et du prix que Satan et ses valets nous font payer…
Et à ceux qui ne pensent pas que Satan existe, laissez-moi vous dire qu’il est à mes cotés et qu’il est mon principal accusateur.
'Ce lieu Enoch, est préparé pour les impies,...., qui volent les âmes des hommes en cachette,...'
Prince Enmerudanki de Sippar
Si vous avez un peu d'intelligence essayez de ne pas vous retrouver face à Dieu dans la même fâcheuse posture que la mienne. Mais laissez moi vous dire que si vous n’êtes pas d’accord avec moi, si vous justifiez encore l’injustifiable, si après avoir lu vous n’avez pas vu, alors votre âme ne vous appartient peut-être déjà plus…mais j’ai espoir qu’avant de mourir la lumière vous verrez et que mon chemin vous ne suivrez pas.
Pour ma part j’espère que dieu pardonne tout, et qu'il me pardonnera. Je sais que c'est un peu facile mais c'est tout ce qu'il me reste car ma défense repose sur de fausses valeurs et des mensonges. C’est bientôt mon tour, que lui dire ? S’il vous plait priez pour moi…
Cordialement
Celui qui va être jugé