L'hypothèse du monogénisme (Pr. Jérôme Lejeune)
Publié : dim. 05 août 2007, 0:42
monogénisme (Anthropologie) : Système d’après lequel on admet que toutes les races humaines dérivent d’un seul couple, ou du moins d’une seule origine.
Jérôme Lejeune (1926-1994), professeur de génétique, a constaté que la théorie darwinienne de l'évolution, si elle permet d'expliquer les variations raciales à l'intérieur d'une même espèce, ne rend en revanche pas compte de l'apparition d'espèces nouvelles. En effet, une espèce se définit par la notion d'interfécondité. Or le professeur Lejeune démontra que "chaque espèce vraie, c'est-à-dire présentant une barrière génétique avec les espèces voisines, possède un caryotype original. Une espèce - un caryotype". Le caryotype désigne l'arrangement standard de l'ensemble des chromosomes d'une cellule : passer d'une espèce à l'autre suppose des "remaniements chromosomiques". Ainsi, une douzaine de remaniements sont nécessaires pour passer du caryotype des primates à celui de l'homme.
Le professeur Lejeune avance l'hypothèse à l'époque totalement nouvelle, mais en accord avec les données paléontologiques, que la nature procède par bonds, par sauts brusques, dans la fabrications d'espèces nouvelles. Pour s'établir, un remaniement chromosomique nécessite qu'il existe un coupe de sujets, de sexe différent, marqués de la même particularité. "A partir de ce couple, une nouvelle espèce est isolée : les enfants sont identiques à leurs parents, ils sont féconds entre eux, mais ne peuvent échanger aucun gène avec la souche ancestrale dont ils viennent d'émerger". Reste à établir par quel miracle une telle mutation chromosomique, désavantageant sévèrement le premier porteur, pourrait se retrouver en double exemplaire, ce qui rétablirait la fertilité comme nous venons de le voir.
La solution serait de partir d'un sujet unique se reproduisant par autofécondation. "Mais si toutes les espèces nouvelles obtenues chez les plantes l'ont été de cette façon, chez les animaux supérieurs, la séparation des sexes s'oppose à cette pratique. L'autofécondation n'existe pas chez les mammifères. En revanche, la pathologie fournit un exemple extrêmement proche de l'autofécondation. On sait que des jumeaux identiques sont issus du clivage d'un seul oeuf en deux embryons distincts. A partir d'un oeuf fécondé mâle porteur de 46 chromosomes dont un X et un Y, il arrive exceptionnellement que le chromosome Y soit perdu lors de la séparation. Il en résulte deux jumeaux dont l'un persiste dans son devenir de garçon, tandis que l'autre, qui n'a pas reçu de chromosome Y et ne possède donc que 45 chromosomes dont un chromosome X, se développe en une femme imparfaite." Au chromosome Y près, ces deux jumeaux de sexe différent ont exactement le même ADN. Et le généticien d'ajouter : "Chez la souris, la femelle porteuse d'un seul X est normalement féconde et, même dans notre espèce, de très rares femmes porteuses d'un seul X ont engendré".
Et si cet oeuf fécondé original portait un remaniement chromosomique, le couple ainsi produit aurait une descendance indéfiniment fertile, sans croisement possible avec l'espèce d'origine. "Tirer la femelle du mâle est une possibilité très réelle et un moyen expéditif pour contourner la difficulté majeur des théories évolutives", conclut Lejeune.
Un couple unique à l'origine de l'espèce humaine ?...
Christophe
Jérôme Lejeune (1926-1994), professeur de génétique, a constaté que la théorie darwinienne de l'évolution, si elle permet d'expliquer les variations raciales à l'intérieur d'une même espèce, ne rend en revanche pas compte de l'apparition d'espèces nouvelles. En effet, une espèce se définit par la notion d'interfécondité. Or le professeur Lejeune démontra que "chaque espèce vraie, c'est-à-dire présentant une barrière génétique avec les espèces voisines, possède un caryotype original. Une espèce - un caryotype". Le caryotype désigne l'arrangement standard de l'ensemble des chromosomes d'une cellule : passer d'une espèce à l'autre suppose des "remaniements chromosomiques". Ainsi, une douzaine de remaniements sont nécessaires pour passer du caryotype des primates à celui de l'homme.
Le professeur Lejeune avance l'hypothèse à l'époque totalement nouvelle, mais en accord avec les données paléontologiques, que la nature procède par bonds, par sauts brusques, dans la fabrications d'espèces nouvelles. Pour s'établir, un remaniement chromosomique nécessite qu'il existe un coupe de sujets, de sexe différent, marqués de la même particularité. "A partir de ce couple, une nouvelle espèce est isolée : les enfants sont identiques à leurs parents, ils sont féconds entre eux, mais ne peuvent échanger aucun gène avec la souche ancestrale dont ils viennent d'émerger". Reste à établir par quel miracle une telle mutation chromosomique, désavantageant sévèrement le premier porteur, pourrait se retrouver en double exemplaire, ce qui rétablirait la fertilité comme nous venons de le voir.
La solution serait de partir d'un sujet unique se reproduisant par autofécondation. "Mais si toutes les espèces nouvelles obtenues chez les plantes l'ont été de cette façon, chez les animaux supérieurs, la séparation des sexes s'oppose à cette pratique. L'autofécondation n'existe pas chez les mammifères. En revanche, la pathologie fournit un exemple extrêmement proche de l'autofécondation. On sait que des jumeaux identiques sont issus du clivage d'un seul oeuf en deux embryons distincts. A partir d'un oeuf fécondé mâle porteur de 46 chromosomes dont un X et un Y, il arrive exceptionnellement que le chromosome Y soit perdu lors de la séparation. Il en résulte deux jumeaux dont l'un persiste dans son devenir de garçon, tandis que l'autre, qui n'a pas reçu de chromosome Y et ne possède donc que 45 chromosomes dont un chromosome X, se développe en une femme imparfaite." Au chromosome Y près, ces deux jumeaux de sexe différent ont exactement le même ADN. Et le généticien d'ajouter : "Chez la souris, la femelle porteuse d'un seul X est normalement féconde et, même dans notre espèce, de très rares femmes porteuses d'un seul X ont engendré".
Et si cet oeuf fécondé original portait un remaniement chromosomique, le couple ainsi produit aurait une descendance indéfiniment fertile, sans croisement possible avec l'espèce d'origine. "Tirer la femelle du mâle est une possibilité très réelle et un moyen expéditif pour contourner la difficulté majeur des théories évolutives", conclut Lejeune.
Un couple unique à l'origine de l'espèce humaine ?...
Christophe