La vie extraordinaire de sainte Mariam Baouardi

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etienne lorant
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La vie extraordinaire de sainte Mariam Baouardi

Message non lu par etienne lorant »

Je ne recopie qu'une courte partie du texte qui est sous le lien :

http://www.carmes-paris.org/canonisatio ... -neuvaine/


Mariam Baouardy est née le 5 janvier 1846, à Ibillin, un petit village de Galilée à mi-chemin entre Nazareth et Haïfa. Ses parents, profondément croyants, portent une lourde épreuve : ils ne parviennent pas à mettre au monde d’enfant qui survive ; l’un après l’autre, douze garçons sont morts tout petits. Dans leur profonde douleur et confiance en Dieu, ils décident alors de faire un pèlerinage à pied à Bethléem pour aller prier à la crèche et demander à la Vierge Marie la grâce d’une fille. Mariam naît neuf mois plus tard. Elle est baptisée et confirmée selon la tradition gréco-catholique de sa famille.

L’année suivante, un petit frère, Boulos, vient ajouter à la joie de la famille. Mais Mariam n’a pas encore 3 ans lorsque son père meurt, puis quelques jours plus tard sa mère, emportée par la douleur. Voyant la mort arriver, son père avait pris Mariam dans ses bras, demandant à St Joseph d’être désormais son père et de veiller sur elle. A bien des reprises cette prière sera exaucée. Boulos est adopté par une tante maternelle, habitant un village voisin, et Mariam par un oncle paternel, de condition aisée. Quelques années plus tard, celui-ci s’installera à Alexandrie en y emmenant Mariam.

De ses années d’enfance en Galilée, il restera à Mariam tout à la fois l’émerveillement devant la beauté de la Création, la lumière, les paysages où tout lui parle de Dieu (cet émerveillement se reflètera plus tard dans les hymnes jaillies spontanément de son coeur au cours de certaines extases) et le sentiment profond que tout passe. Un petit incident la marque profondément : deux petits oiseaux meurent dans ses mains alors qu’elle entreprend de les laver énergiquement ; elle doit donc les enterrer, tristement, lorsqu’elle entend intérieurement cette parole qui la marquera pour toujours : « Vois, c’est ainsi que tout passe ; mais si tu veux me donner ton cœur, je te resterai toujours. »
Texte de Mariam : « Jésus »

Quand Jésus regarde ses élus, son regard fait fondre le cœur. Oh ! ce regard ! Le Seigneur frappe à toutes les portes ; personne ne veut lui ouvrir ; il appelle, personne ne répond ; il attend, personne ne vient… Dédommagez-le ; ouvrez-lui votre cœur ; faites-le entrer dedans ; donnez-lui tout. Ne pensez qu’à lui, n’aimez que lui, faites tout pour lui…

Quand je vois Jésus, mon cœur est déchiré. Il a dit, ce Seigneur : Le Maître n’oublie pas sa servante, mais la servante oublie son Maître… Jésus n’est pas connu, Jésus n’est pas aimé !… Je voudrais être oiseau pour courir tout l’univers, pour crier : Vous seul, vous seul, mon Dieu !…

Il est doux d’entendre parler de Jésus, mais plus doux d’entendre Jésus lui-même… Il est doux de penser à Jésus, mais plus doux de le posséder… Il est doux de prêter l’oreille à Jésus, mais plus doux de faire sa volonté…

Aujourd’hui, je prends du temps pour redire à Jésus quelle place il a dans ma vie !

Dimanche 10 mai : le martyre à Alexandrie ; la Vierge Marie

Mariam a communié dans sa chair à la Passion de Jésus. Cela se vérifie dans son martyre à Alexandrie mais aussi dans la mystérieuse grâce de ses stigmates. Appel pour nous à prier en ce jours pour nos frères chrétiens persécutés aujourd’hui, surtout en Orient.Alexandrie : le martyre

1858 : Mariam a 12 ans, elle est depuis quelques années à Alexandrie, quand elle apprend que son oncle veut la marier. Mais elle est décidée à se donner tout entière au Seigneur et refuse. Menaces, humiliations et mauvais traitements ne peuvent entamer sa résolution. Au bout de trois mois de cette situation, elle va trouver un ancien serviteur de la maison pour tenter de transmettre une lettre à son frère resté en Galilée. En entendant le récit de ses souffrances, le serviteur qui est musulman l’exhorte à quitter les chrétiens et à embrasser sa religion. Mariam refuse. En colère, l’homme tire son cimeterre et lui tranche la gorge, puis abandonne son corps dans une ruelle sombre. Nous sommes le 8 septembre 1858.

C’est alors que le surnaturel va faire irruption dans sa vie. Elle racontera plus tard qu’elle est vraiment morte à ce moment-là, et qu’il lui a semblé entrer au Paradis, voir la Vierge, les saints et ses parents, la glorieuse Trinité… Mais son temps n’est pas encore venu, et elle se réveille dans une grotte, auprès d’une jeune femme qui ressemble à une religieuse habillée en bleu. Durant quatre semaines, celle-ci la soigne, la nourrit, l’instruit. Puis lorsqu’elle est guérie, celle qu’elle présentera plus tard comme la Vierge Marie elle-même, l’emmène dans une église et l’y laisse.

A partir de ce jour, elle va de ville en ville (Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth, Marseille…) comme servante, choisissant de préférence des familles pauvres, les aidant, partant dès qu’elle se trouve trop honorée. Mais elle va devenir aussi de façon toute particulière témoin de cet « univers invisible » auquel nous croyons sans le voir, et qu’elle a expérimenté tout au long de sa vie
...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Kerniou
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Re: La vie extraordinaire de sainte Mariam Baouardi

Message non lu par Kerniou »

Merci, Etienne, pour cette biographie de Sainte Mariam.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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Fée Violine
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Re: La vie extraordinaire de sainte Mariam Baouardi

Message non lu par Fée Violine »

Il y a un fil sur cette sainte, dans la section "Sanctoral":
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 07#p322707

Cet après-midi j'étais au carmel de Mende, les soeurs sont évidemment très contentes de cette canonisation, elles ont mis dans leur chapelle des panneaux avec la vie de la sainte. La soeur avec qui j'en ai parlé m'a dit que ce qui est beau chez ste Mariam, c'est qu'elle a été la promotrice du Saint Esprit à une époque où on n'en parlait guère dans l'Église catholique, à la fin du XIXème.
Elle m'a dit aussi que d'après le témoignage d'une vieille carmélite de Pau qui avait connu ste Mariam, Mariam parlait très peu français, mais quand elle parlait de Dieu aux autres soeurs, tout le monde comprenait très bien. Le Saint Esprit était là, c'est sûr !
Et elle m'a montré une photo de Mariam, qui ne ressemble pas aux portraits qu'on voit partout, où elle a un air éthéré avec les yeux au ciel : sur la vraie photo, elle a des joues rondes et l'air d'une personne qui a les pieds par terre, très sympathique !
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