Ces lois qui interdisent la mendicité
Publié : mar. 01 juil. 2014, 16:49
Un règlement interdisant la mendicité entrera en vigueur dès mardi, le 1er juillet, à Namur, a indiqué jeudi le bourgmestre Maxime Prévot. Il n'est pas question pour autant d'abandonner les mendiants à leur sort et de "déclarer la guerre aux pauvres", a-t-il indiqué.
Depuis un an et demi, le nombre de mendiants a augmenté dans les rues de Namur, selon le bourgmestre.
Entre le 1er janvier 2014 et le 27 mai 2014, par exemple, la police a comptabilisé 118 interventions relatives à la mendicité. Pourtant, aucun procès verbal n'a pu être encodé pour mendicité puisqu'elle ne figure pas comme telle dans l'arsenal réglementaire actuel. Désormais, toute forme de mendicité, qu'elle soit active ou passive, sera interdite.
Concrètement, demander une quelconque aide sous forme d'aumône ou en proposant un service comme la vente d'objets ou de périodiques ou le lavage de pare-brise, seul ou accompagné d'animaux ou d'enfants sera prohibé dans les rues, les carrefours, et à l'entrée des édifices publics et privés.
Cette interdiction sera d'application dans l'hyper-centre de Namur (la Corbeille), au Grognon, dans les rues principales de Jambes et les axes commerciaux pénétrants de Bouge (chaussée de Louvain), Salzinnes (Rue Patenier) et Saint-Servais (chaussée de Waterloo).
L'interdiction de mendier sera limitée dans le temps puisqu'elle entrera en vigueur pendant un an à dater du 1er juillet 2014. Ce qui permettra d'en évaluer les effets et d'envisager d'éventuelles adaptations en fonction des constats qui en seront tirés avant de la fixer dans une réglementation générale.
Les sanctions applicables aux personnes qui enfreindront cette interdiction seront des peines de police.
Pour le bourgmestre, il est inutile d'infliger des amendes à des personnes faisant la manche ou de leur confisquer l'argent récolté.
"Les policiers feront preuve de souplesse les premières semaines le temps que tout le monde soit informé", a-t-il assuré. Un dépliant explicatif sera distribué aux mendiants. "Il y aura aussi des pictogrammes puisque l'on sait que l'analphabétisme touche une partie d'entre eux", a-t-il ajouté. Ce règlement ne concerne pas les SDF. "Tous les SDF ne sont pas mendiants et tous les mendiants ne sont pas nécessairement sans-abri", a précisé le bourgmestre.
"Mûrement réfléchi"
Ce règlement fait suite à de nombreuses plaintes ou doléances envoyées au bourgmestre par des citoyens, des commerçants et des touristes désagréablement apostrophés par des mendiants. Pour Maxime Prévot, la mendicité crée un sentiment d'insécurité notamment auprès des commerçants qui craignent des représailles s'ils demandent aux mendiants de ne pas se tenir à l'entrée de leur commerce et d'éviter d'importuner la clientèle. Outre le nombre croissant de mendiants, leurs façons d'interpeller dérangent: agressivité verbale, injures, proximité physique, tentative d'attendrissement avec des animaux ou des enfants, etc.
De nombreuses villes ont introduit des règlements pour cadrer ou interdire la mendicité et Namur est jusqu'à présent la seule grande ville en Wallonie qui ne disposait pas d'un règlement visant clairement et uniquement la mendicité. Ce qui peut expliquer l'accroissement des mendiants dans les rues namuroises puisqu'ils quittent les cités voisines.
Maxime Prévot précise que ce règlement n'a pas été réalisé sur un coup de tête mais qu'il a été mûrement réfléchi et qu'il est le fruit d'un travail avec des juristes, des policiers, des assistants sociaux, ou encore un professeur d'université. En 2008, alors qu'il était échevin des Affaires sociales, Maxime Prévot avait mené un colloque sur ce sujet et un premier projet de règlement avait été envisagé.
Note perso : comment n'ont-ils pas songé à la solution de leur donner de l'argent ? Eh bien oui, mesdames et messieurs, donnez de l'argent à un pauvre et il disparaîtra, il cessera d'être, c'est aussi simple que çà !
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgiqu ... amur.dhtml
Depuis un an et demi, le nombre de mendiants a augmenté dans les rues de Namur, selon le bourgmestre.
Entre le 1er janvier 2014 et le 27 mai 2014, par exemple, la police a comptabilisé 118 interventions relatives à la mendicité. Pourtant, aucun procès verbal n'a pu être encodé pour mendicité puisqu'elle ne figure pas comme telle dans l'arsenal réglementaire actuel. Désormais, toute forme de mendicité, qu'elle soit active ou passive, sera interdite.
Concrètement, demander une quelconque aide sous forme d'aumône ou en proposant un service comme la vente d'objets ou de périodiques ou le lavage de pare-brise, seul ou accompagné d'animaux ou d'enfants sera prohibé dans les rues, les carrefours, et à l'entrée des édifices publics et privés.
Cette interdiction sera d'application dans l'hyper-centre de Namur (la Corbeille), au Grognon, dans les rues principales de Jambes et les axes commerciaux pénétrants de Bouge (chaussée de Louvain), Salzinnes (Rue Patenier) et Saint-Servais (chaussée de Waterloo).
L'interdiction de mendier sera limitée dans le temps puisqu'elle entrera en vigueur pendant un an à dater du 1er juillet 2014. Ce qui permettra d'en évaluer les effets et d'envisager d'éventuelles adaptations en fonction des constats qui en seront tirés avant de la fixer dans une réglementation générale.
Les sanctions applicables aux personnes qui enfreindront cette interdiction seront des peines de police.
"Les policiers feront preuve de souplesse les premières semaines le temps que tout le monde soit informé", a-t-il assuré. Un dépliant explicatif sera distribué aux mendiants. "Il y aura aussi des pictogrammes puisque l'on sait que l'analphabétisme touche une partie d'entre eux", a-t-il ajouté. Ce règlement ne concerne pas les SDF. "Tous les SDF ne sont pas mendiants et tous les mendiants ne sont pas nécessairement sans-abri", a précisé le bourgmestre.
Ce règlement fait suite à de nombreuses plaintes ou doléances envoyées au bourgmestre par des citoyens, des commerçants et des touristes désagréablement apostrophés par des mendiants. Pour Maxime Prévot, la mendicité crée un sentiment d'insécurité notamment auprès des commerçants qui craignent des représailles s'ils demandent aux mendiants de ne pas se tenir à l'entrée de leur commerce et d'éviter d'importuner la clientèle. Outre le nombre croissant de mendiants, leurs façons d'interpeller dérangent: agressivité verbale, injures, proximité physique, tentative d'attendrissement avec des animaux ou des enfants, etc.
De nombreuses villes ont introduit des règlements pour cadrer ou interdire la mendicité et Namur est jusqu'à présent la seule grande ville en Wallonie qui ne disposait pas d'un règlement visant clairement et uniquement la mendicité. Ce qui peut expliquer l'accroissement des mendiants dans les rues namuroises puisqu'ils quittent les cités voisines.
Maxime Prévot précise que ce règlement n'a pas été réalisé sur un coup de tête mais qu'il a été mûrement réfléchi et qu'il est le fruit d'un travail avec des juristes, des policiers, des assistants sociaux, ou encore un professeur d'université. En 2008, alors qu'il était échevin des Affaires sociales, Maxime Prévot avait mené un colloque sur ce sujet et un premier projet de règlement avait été envisagé.
Note perso : comment n'ont-ils pas songé à la solution de leur donner de l'argent ? Eh bien oui, mesdames et messieurs, donnez de l'argent à un pauvre et il disparaîtra, il cessera d'être, c'est aussi simple que çà !
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgiqu ... amur.dhtml